AMBASSADE ALLEMANDE
cel estât. Depuis, ne say quel terme, le roy se consilla après as barons de France assavoir quelle cose en estoit bonne à faire et à respondre. Se m'est advis que le roy fut adont conseilliës que , pour l'amour du conte de Haynau , qui s'ensonnioit pour le bien de ceste besoigne , il dist que il envoiroit une soufissant esbassade à Vallenchiennes pour oyr dire les Englès plus clèrement quel choses il voUoient mettre en avant, et seroient fort les seigneurs qui là venroient, par procuration royalle de accepter tous proches d'accort et de pais. Et fut le jour assinés à esfcre en la ville de Valenchienne dedens l'Asension,
Sur cel estât se départi la bonne dame de Haynau de •son frère le roy Phelippe et de son aultre frère monseigneur Charles conte d'Alenchon, et retourna arière et fist tant par ses journées que elle vint à Vallenchiennes. Quant elle fut revenue avec monseigneur Jehan de Haynau en sa compaignie , elle fist relation à son seigneur et marit et as seigneurs d'Engleterre qui là estoient, comment elle avoit exploitiet et que le roy vollentiers y envoiroit dedens le jour de l'Assension au plus tart une embassade de par luy. De ceste response et de che messaige se contentèrent bien les seigneurs d'Engleterre, et osy fist le conte, et reraerchièrent grandement les Englès la contesse de Haynau que tant s'estoit travillie pour eulx , et elle respondy que elle l'avoit fait vollentiers.
En après escripsirent en Allemaigne . en priant moult douchement le conte de Haynau, les seigneurs d'Engleterre qui là estoient commis de par le roy , as aucuns hauls barons et prélats d' Allemaigne et de l'Empire que il volsissent venir à Valenchiennes et y estre à la journée contre les Franchois, et espécialleraent ils en prioient le duc de