A VALENCIENNES
Brabant , mais il s'en excusa saigement. Se vinrent à Valenchiennes le conte de Gueldres, le marquis de Julers, le marquis de Misse et d'Eurient , le marquis de Blanckebourq, le conte de Clèves , le conte de Mons , messire Renault de Backehem, le sire de Fauquemont et pluiseurs autres de l'Empire, et ossy l'évesque de Trêves etl'évesque de Convalenche qui envoies y furent de par l'empereur. Et sachiés que tous ches seigneurs vinrent en la ville de Vallenchiennes et tenoient grant estât. Se y furent là tout le quaresme et y firent leurs Pasques tant que le jour de TAsension passa, et ossy la Pentecouste, et nul François n'aparoit , dont ils estoient tout esmervilliés , ne point ne s'en voloit ly rois escuser , et par espécial le conte de Haynau en avoit grant engaigne pour ce que à sa prière tant de vaillans hommes et de bonnes gens s'estoient travilliés.
Alors fut aviset que derechief on envoiroit madame la contesse de Haynau en France assavoir pour quoy le roy ses frères avoit défailly à sa journée à laquelle il avoit prorais et sayellet de y envoler. Sy se remist derechief la bonne dame au chemin. Le sire d'Antoing et le sire de Fauquerelle furent en la compaignie de madame la contesse de Haynau ; car messire Jehan de Haynau n'y volt adont aler , et dist que jamais n'enteroit en Franche fors le bachinet en la teste , dont les seigneurs orent grant joie. Ladite contesse esploita tant par ses journées que elle vint à Paris, Se y trouva le roy à grant foison de seigneurs . Sy se traist tantost la dite dame devers son frère le roy de Franche , et ly renouvella les parolles endevant, lesquelles ly rois avoit accordées, et ly demanda pourquoy il n'avoit envoiet à Vallenchienes , ensy que dit estoit. Le