XIV. — FROISSàRT
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RoQs et Pierre Roos vouldrent refermer la porte ; mais les François dirent : « Alain , laissiés la porte ouverte , t nous la voulons avoir ouverte , et c*est raison. Nous « sommes tous prests de vous délivrer argent , ainsi que t ordonnance et convenance porte. 9 — « Or çà dont , t respondirent les Bretons « mettes argent avant. 9 — t Voulentiers » respondirent-ils. » Là descendirent les Bretons emmy la place ung drap de lit, et furent les flourins espars dessus à tous costés.
Entretant que Alain Rous et Pierre Rous entendoient à regarder les flourins et la finance en laquelle il y avoit ung beau mont de flourins, les trois chevalliers entendoient aussi à regarder le convenant et ^ ordonnance ' du chastel. Si dist messire Pierre iiespin à messire Guillemme le Boateillier : « Faittes ouvrir celle tour avant que vous mettes t vostre argent oultre , car il pourroit là dedens avoir une
• embusche par quoy nous serions tous attrapés, et perde-
• rions nos corps et nostre argent aussi. 9
A ces mots , messire Ouillemme le Bouteillier dist à Alain Rous : « Faittes-nous ouvrir celle tour. Nous voulons « qu*elle soit ouverte avant que nous vous délivrons ce , ne « quoy. » Alain respondi que non feroit et que les cle& en estoient perdues. Si tost comme il ot dit ce mot , les chevalliers entrèrent en plus grant souspechon que devant, et dirent ainsi : 1 Alain , il ne peult estre que de la sou- « veraine tour et garde de chéans vous ayés les clefs per- « dues. Ouvrés-la nous bellement ou nous la vous ferons « ouvrir à forche ; car vous nous avés promis et juré à « rendre le chastel toutainsi comme il est, sans frauda, « malengien , barat , ne cautelle , et vous devés avoir dix « mil frans. Vous les veés tous appareilliés sur celle
*-• Demaine.