‹ Œuvres de FroissartChapitre 22 sur 75 · DE SA1KT-U<GLEV£RT · texte numérisé non relu

DE SA1KT-U<GLEV£RT

et depuis esperonnôrent et portàrent les lances j(r3Jicefnent, et ne faillirent pas ceste seconde jouste , mais s^ consieuvirentde grant randon. Messire I^egnault deshe^u^ipa le chevallier d'Angleterre et passa oui trp et . ri^tpurna sur son lés et se tint tout quoy ; car il avoit fait. ses dei\x lî^ces.

Messire Pierre de Courtenay fut reheaulmé et rem^s e|i bon estât. Dont se traist avant le sire de Sai^t-)Py pour jouster , et courui*ent de plains eslais lun çpntre , Vautre , ^t rompirent parmy leurs heaulmes leurs i|a;)c^ , C9]3)biefi fortes et roides quelles fuissent , et passéup6|it oul^re. Qn leur rendy nouvelles lances. Si esperojiijii^rent Ij^i^r^ çhevaulx et vindrent lun sur Tautre de grant raf^dpn. Le sire de Saint-Py consieuvy messire Pierçp de Cpm^tei^y en widant, car son cheval se desroya ung petit. Messire Pierre le consieuvy ens ou heaulme et ^e deshe^ulma , et

pois passa bien et franchement oultre , ^çt revint .tout \e pas sur son lés.

Adont se traist avant messire Bouchiçault pour açço^iplir le désirier de messire Pierre de Courtenay , et print sa lance et esperonna le cheval , et piessire Pierre contre luy. Si se consieuvirent emmy les targ^s de jplain coup si dur et si roit que les chevaulx s*arrestôrent tous quoys jsur la place , ne Tun , ne lautre dommage ils ne se 4^ent. De la seconde lance ils desheaulmèrent Tun l'autre.

Ces six lances faittes , messire Pierre de Courtenay requist encoires par grâce que il en peuist avoir une auquel des chevalliers que ce fuist , mais on luy reffusa , et iuy fut mandé et dit que il en avoit assés fait pour ce jour. Si se reposa & tant messire Pierre de Courtenay.

Adont se retraist avant ung gentil chevallier d'Angleterre , qui s*appelloit messire Jehan Goulouffre , armé de toutes pièces , la targe au col et la lance toute preste , et envoia hurter par ung sien escuier à Fe^ de guerre à mes-

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