‹ Œuvres de FroissartChapitre 36 sur 75 · XIV. — FR0IS8AKT · texte numérisé non relu

XIV. — FR0IS8AKT

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« bataille , que je le * desconfiroie ; et , se vous voulés « demourer dalés moy et que en nostre party je vous « puisse trouver jusques à dix ou vingt ou trente vaillans « hommes , je me mettray en peine de euls appeller et de « attraire autant des leurs en bataille. Nous avons juste « querelle , car ils n*ont nulle cause , ne raison de nous a guerroier. Et le droit que nous avons, aveuc bon courage « lequel il m'est advis que j*aie et que nous devons avoir , « nous donra victoire. »

Dont respondy Maudiffer de Thune qui estoit moult vaillant homme , et dist : « Certes , Âgadinquor , en vostre « parole n*a que ^ toute ' haulte honneur. Chevauchiés « demain au matin, et soies ou premier chief des nostres, et « approchiés de vostre cheval les ennemis , et menés ung « drugheman dalés vous , et faittes signe que vous voulés « parler et proposer quelque chose à euls. Et , se vous les « trouvés en voulenté , si prendés et acceptés la bataille de t dix des nostres à dix des leurs. Nous verrons et ourons « quel chose ils respondront et diront. Toosjours , qnoyque « la chose soit acceptée , aurons-nous bien conseil et onlont nance que nous en ferons ; et tendront les crestiens plus t de bien et de vaillance de nous. »

Tous se arrestèrent sur cest estât , et passèrent la nuit jusques au matin. Ordonné fut , ainsi que plusieurs fois avoient fait , que ils iroient veoir et escarmuchier leurs ennemis ; mais toutesfois Agadinquor à celle escarmuche seroit monté sur son cheval tout devant et auroitung drugman de oosté luy. Ce jour flst moult cler et moult bel , et ung petit âprôs soleil levant les Sarrazins qui approchier les crestiens dévoient , furent tous prests et se mirent on bataille.

* Combatrove et. — •" Trèi.

Pour celle nuit de la part des crestiens avoient fait le guet messii^ Guy de la Trimouille et messire Guillemme son frère , et estoit ainsi que sus le département du guet que on se devoit retraire. Et vecy les Sarràzins* ' tant ayant venus que ^ à la veue des chrestiens , et se tindrent tous quois ainsi que ù, trois ^ traitties \ Agadinquor et son drugman se départirent de leur route et chevauchèrent les galots en approchans les crestiens , et s en vindrent sur une elle en signifiant et monstrant qu ils venoient là pour parlementer , et chéirent d*aventure sur le pennon d'un gentil escuier et bon homme d'armes,, qui s*appelloit ^ Cifirenal *. Quant il yey la contenance du Sarrazin venant et les signes que il faisoit , il s'avança hors des siens environ vingt pies et dist ^ : « Demourés icy tous quois. Je voy « parler a ce Sarrazin qui chevauche et vient vers nous. « Il a ung drugman avec luy ; il vient pour proposer « aucune chose. » Tous se tindrent quois.

L*escuier que je ^ nomme * Cifirenal , vint jusques au Sarrazin qui estoit arresté sur les champs , et se tenoit sur son cheval et ' endittoit son drugman quel chose il diroit. Quant ils furent Fun devant Fautre , le drugman parla et dist et demanda : a Crestien , estes- vous noble homme de « nom et d*armes et ^® taillié " de faire response sur ce que r l'en vous demandera ?» — « Oïl , respondy Cifirenal ; « dittes ce qu'il vous plaist. Vous serés oy et recueillie. » Dist le drugman : a Vecy ung gentil homme " des nostres, « qui demande la bataille à vous corps à corps, et , se plus « en y voulés mettre ou avoir , vous en trouvères dix des « nostres tous appareilliés qui se combateront contre dix « des vostres. Et la querelle est telle que les nostres propo-

* • Qui 86 meurent. — '• Traite d'arbalètre. — ^^ Affrenal. *— ' A ses gens. — • • Dis. — *•-«• Prest. — " Et noble.

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<( Entre vous , jeunes gens , qui ne congnoissés le monde « et qui point ne pesés , ne savourés les choses , vous « exaulchiés mais tantost une folie plus tost que ung bien. « En celle aatie et entreprinse je n'y voy nulle raison par « plusieurs voyes. L'une est que dix chevalliers des nostres, tt nobles et gentils hommes d'armes et de nom , se doivent « et veuUent aler combatre à dix Sarrazins. Comment 0 sçauront les nostres se ceulx qui vendront ' contre eulx, a encoires se ils y viennent , seront gentils hommes * ? Et a euls pourront mettre sus , se ils veulent, pour combatre, dix ribauls ou varlets ; et, se on les desconflt, au mieulx venir Ton n*aura riens gaignié , ne conquesté que dix varlets. Pour tant n'aurons-nous point la ville d'ÂfTrique, et * mettrons nos bonnes gens en grant aventure, Espoir feront-ils embusche sur nous , et quant les dix seront sur les champs attendans les leurs , ils les pourront enclorre et prendre. De tant serons-nous plus afToiblis. » — « Je dis , dist le sire de Coucy , que Cifirenal n a point bien sagement ouvré de ceste matière. Et quant il eut la première aventure de trouver le Sarrazin qui * Taatye ^ d'armes demandoit , il deuist avoir autrement respondu et dit : « Je ne suis pas le chief de l'ost , mais je suis le moindre. Et vous , Sarrazin , qui parlés à moy et qui • desprisiés ' nostre loy , vous n'estes pas pour avoir response de ceste matière bien adrechie. Je vous menray devant les seigneurs et vous prens sur mon saulfconduit que jà mal vous n'y aurés, ne recevrés , alant et venant ; mais vous orront Toolentiers les seigneurs parler. • Si ainsi les eaist CiiTrenal amenés devant monseigneur de Bourbon et le conseil de l'ost , là euissent-ils

• Combattre. — • Ou aultret. — » Si. — *• Le défi. — • ' Blairaé».. BUsphém^.

« esté oys à loisir , et euist-on sceu leur entente et là euls « respondu selon ce que ils euissent parlé et proposé. Telle « * aatie ' d armes pour telle querelle ne se devoit point « passer fors par grans traittiés et délibération de bon a conseil. Et quant les armes euissent esté accordées à faire (I des nostres aux leurs , ou euist sceu véritablement quels « gens se fuissent combatus par nom et par sournom et de « nom et d'armes , et nous eussions aussi advisé et esleu « les nostres à nostre entente pour nostre honneur et a prouffit , et de ce prins aux Sarrazins ^ créance ^ et a hostages , et de nostre costé aussi livré : ce fuist raison tt pour faire plus deuement. Se la chose euist esté démenée (1 par ce party , sire de Ghin , il me semble qu il vaulsist a mieulx que Taatie dont vous m avés parlé , et qui la « pourroit par aucuns moien et traittié ramener à raison , « ce seroit bien fait. Pour tant j*en veul aler parler au « duc de Bourbon, et en feray mettre le conseil des barons « de lost ensemble pour sçavoir par Tadvis de tous que ils « en diront. » Atant party le seigneur de Coucy du sire de Chin et se mist à voye et à chemin devers la tente du duc de Bourbon où jà tous les barons se recueilloient , car on estoit infourmé de ceste matière ^ , pour avoir advis et conseil comment on s en cheviroit pour le mieulx.

Quoyque le seigneur de Coucy euist parlé au seigneur de Chin sur fourme de bon advis et. espèce de bien , le sire de Chin ne se laissa point pour ce à armer et à appareillier, et sen vint en Testât ainsi que il devoit estre pour combatre aveuc les autres aux dix Sarrazins. Tous y furent appareilliés et en bon arroy , et messire Guy de la Trlmouille ou chief devant.

Ëntretant proposèrent les seigneurs de France en la tente

*■• Detiiaille. — *** Cran. — • Si so rasscmbloient.

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du cluc Lojs (le Bourbon plusieurs paroles , et si ne sembloit pas à aucuns ccste aatie raisonnable , et soustenoient grandement la parole et Toppinion du seigneur de Coucy qui Touloit qu*on y alast par antre traittié. Le duc Loys et les autres disoient (par espécial messire Phelippe d'Artois , conte d*Eu , et messire Phelippe de Bar), puisque les armes estoient entreprinses et enconvenencies ' de leur costé ' , trop grant blasroe seroit de les brisier et que ou nom de Dieu et de Nostre-Dame on laissast les chevalliers et escuiers convenir. Ce pourpos fut tenu et soustenu , car autrement de le rompre on n'en fuist jà venu à chief.

Or fut r^^ardé , tout considéré , que pour le mieulx on feroit armer et appareillier tout l'ost générallement et mettre en arroy et ordonnance de bataille , par quoy , se les Sarrazins youloient faire leur mauvaistié , que len fuist pourveu à rencontre d*euls. A celle ordonnance ne désobey nuls , ce fut raison, et se armèrent et appareillièrent toutes gens , chascun selon son estât , et se trairent sur les champs où ils se misrent moult honnourablement en belle ordonnance de bataille ainsi que pour aler corabatre , les arbalestriers gennevois d'une part et les chevalliers et escuiers d*autre part , chascun seigneur dessoubs sa banière et son pennon armoié de ses armes. Et fut du commencement et de l'ordonnance belle chose à regarder , et \ùl monstroient bien les crestiens que ils avoient grant désir que les Sarrazins venissent pour euls combatre , et estoient les dix chevalliers et escuiers crestiens trais sur les champs à une part , et attendoient les dix Sarrazins qui de\'oient venir , mais ils n'en avoient nulle voulenté comme bien le monstrèrent ; car , quant ils veirent l'arroy des crestiens et comment sagement et bellement ils estoient mis en ordon-

• • A faire.

nance de bataille , ils doubtèrent et n osèrent traire avant , quoyque ils fuissent de pueple trois fois plus grant nombre que les crestiens n'estoient. A la fois ils faisoient * faire * visage par aucuns des leurs bien montés et chevauchier devant les batailles pour veoir le convenant , et tantost se retraioient , et tout ce faisoient-ils par malice pour donner aux crestiens ^ traveil \

Ce jour flst si très-asprement chault de grant ardour d air et de soleil, que devant, ne depuis nulle chaleur pour ung * jour ne fut pareille , et tant que les plus durs et les plus jolis et frisques en leurs armeures estoient si eschaufies et si brûlés du soleil qu à peu qu'ils n*estaindoient par defaulte d ayr , de vent ou de alayne , et toudis attendoient les crestiens les dix Sarrazins , mais nul n en venoit , ne nulle nouvelle on ne ouoit d eulx.

Or fut-il alors ainsi conclud que len approcheroit la ville d*Auffrique et la yroit-on assaillir ; car , puisque chevalliers et escuiers estoient armés et appareilliés , ils feroient armes et emploieroient la journée , et toudis se tendroient les dix chevalliers et escuiers pour leur honneur aux champs jusques à la retraitte du soir. Dont alèrent ^ assaillant ^ chevalliers et escuiers de grant voolenté , car tous désiroient à faire armes , et plus estoient eschauffés et traveilliés , et plus encoires se traveilloient ; et , se les Sarrazins euissent bien sceu le convenant des crestiens, ils leur eussent porté grant dommage , espoir levés hors du siège et tout délivré et eu la victoire ; car tant estoient ^ las * et traveilliés les crestiens que en euls il ny avoit point trop grant force , ne deffense. ^ Mais *® ils conquirent par assault la prcmièi*e muraille de la ville d'Affrique au dehors de la souveraine fermeté en lacjtielle nuls ne demou-

^onttrer.— »-* Paine.— •• A Tassaut.— * • Lassés.— •" Toutesfois.

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roit. Atant se retrairent les Sarrazins en la seconde * fer-

meté ' de la ville , lanchant et escarmuchant et sans ^ perdre * , ne avoir trop grant dommage qui h parler face. Mais les crestiens Teurent trop grant et à ^ point ^ de conqueste ; car , en assaillant et escarmuchant , ils furent celle part à la challeur de Tair et du soleil et sus le sablon jusques à la nuit , dont plusieurs bons chevalliers et escuiers le compa* rèrent jusques à mort , desquels ce fut pitié et dommage. Et là demeurèrent ceulx que je vous nommeray : premièrement messire Guillemme de Gacely , messire Guichart de la Garde, messire Lyon ' Saclet ', messire Guy de ^ Flavesche *®, messire Guillemme ^^ d^Estaple ^' , messire Guillemme de " Guéret *\ messire Roffroy de la ** Sépelée *• , le seigneur de Pierre- Bussière , banneret, le seigneur du " Banlocq ^', messire Robert de Hangès , messire Ëstienne de ^' la Sansoirre ^, messire Âubert de la Motte, messire Alain de la Champaigne , messire Godeflroy Fressier , messire Kaoul d*Ësconflans, messire Eustasse de Cler>'auls , le seigneur de Bours, artisien, messire Jehan de Trie, bastard, messire Bertran dit " de la Mâche '^, messire ^ Guichart " de la*^ Moulleraye ^ , messire Tristran son frère , messire Amé de Coussay , messire Amé de " Donnay ^ , messire Jehan de ^ Compaignie ^ , messire Fouques d*Ëscaufours , messire Jehan de Dignant et messire Jehan ^* Catlienais ?. Après sensieuvent les noms des escuiers : Foucault de Liège , Jehan des Ysles, Blondelet '^ d'Areton '*, Jelian de la Motte, Blomberis, Flouridas de ^ Vesnove ^, Jehan Morillon, Flou-

•• Force. — •* Prendre. — »• Peu. — *• Scalet.. SaqueK»t. — • •• U CaUeiïta. — •' •• De StopeHe. — •»" Goiret. — *^'* Chapelle. — •"• Bloc.. Boooet. — •"• Sarebiére. — ••" D'Eapall.. d'Osmach.. dKaroach.. de Sinach. ^^^ Pincliart. — •^•* Mortaioe. — ""Tournay. — "^ Champaigne. — »• " Catenaa. — »*^" DArcnton. — •'^•* VillenoYe.

DE LA VILLE d'aFRIQUE. 351

ridas de Roque , le seigneur de * Belleflre *, Guillemme ' Foudigray * , Gaultier ^ de CauflTours *, Pierre de ' Mauvies ', Guiot Villain , Huguemin Huncquet , Jehan de la Lande , Jehan Pierrier , Jehan le Moisne , Jehan Villain, Jehan de Lanay, ^ Franque *® Bocq , Guillemme du Parcq , Guillemme Audennay et tant que là en y eut de mors et estdns jusques à soixante chevalliers et escuiers.

Or considérés le dommage et la grant perte ; et , se le " sire de Coucy ** en euist esté creu, tout ce meschief ne fust point advenu , mais se fuissent les Franchois tenus bellement et quoyement chascun en son logeis , ainsi que on avoit fait en devant. De celle aventui'e et de la *' mort de ces chevalliers et escuiers furent tous ceulx de Tost courrouchiés et esbahis , et bien fut raison ^* que chascun en menast dueil ^^.

*• L'en se retray sur le tard " chascun en ses logeis , et fist-on plus grant guet en celle nuit assés que Ten n avoit fait en devant pour la doubte des Sarrazins. La nuit passa sans autre dommage , et se ordonna-on plus sagement. Et devés sçavoir que de ceste advenue les Sarrazins n en sceurent riens ; car , se ils eussent sceu le convenant des crestiens , ils avoient bien grant avantage de euls porter dom* mage et contraire , mais tousjours les doubtèrent-ils et ne s'osoient avanchier , ne fyer trop en leur puissance , sinon sur lordonnance ** de traire deux ou trois fois et de euh très-bien paveschier. Et celluy de leur costé qui faisoit plus d'armes et d apertises et qui avoit le plus grant nom d en faire , c estoit Agadinquor d'Olifeme , car il aymoit par

• ■ Bellefrie. — » * Foudrighay. — •*• D*E0cauffours. — '• Maulués.. Masmines. — '*** Fouque. — ""•* Gentil seigneur. — " Perte et. — **•" Chascun plaigny ses amis. — "'" I-^es crcstions se i*etrairent. — " D'escarmuchier et.

ffî2 SIÈGE DE LA VILLE d'AFRIQUE.

amours la fille au roy de Thunes, pour quoy il sen tenoit à toute heure plus gay et plus joly et plus appert en armes.

Ainsi se persévéra^ et o^ntinua le siège devant la forte yille dAffrique , et devés savoir que ens ou royaulme de France , ne en Angleterre , ne ens es pays dont les chevalliers et escuiers estoient yssus, qui devant Afirique se tenoient» len ne soavoit néant plus nouvelles d euls que se ils fuissent entrés en teire, dont les * dames et seigneurs, pour leurs amis, pour leurs cnffans et pour leurs proixmes^, estoient moult esbahis et n*en sçavoient que dire , ne que penser. Si en furent en plusieurs lieux en France ^ et en Haynnau processions faittes en instance de prier à Dieu que il les voulsist sauver et ramener à joye et à léesse et santé arrière en ^ leurs lieux *.

L*intention des crestiens estoit telle que ils se tendroient là tant devant la ville d* Afirique que ils Tauroient conquise , fuist par force , par afiamer ou par traittié. Le roy de Sécille euist très-voulentiers vcu que ce fuist advenu , et aussi euissent tous ceulx des ysles voisines et prochaines, car celle ville d'Afirique leur estoit trop fort ennemie et contraire , et par espécial les Jennevois rendoient grant peine à servir les seigneurs à gré et à plaisance à la fin que ils ne se tannassent du long siège ^.

' I*ar telle manière. — * ' Amis des seigneurs et des escnierj*. — • En Angleten*e. — •"• Leur pays. — * A proprement ftarler , cVstoit une merveilleuse entrapHae et qui Tenoit d'un grant courage aux crestiens . cbe^-aliers et escuyera , et mesmement aux François qui après la grant aventure et [wrte de leurs cbcvaliers et gens, en celle |K>vreté et malaise , comme dit est , tindrent siège à grans frais et despens, sans aucune aide , ne confort de nnlluy, et lorsque les Genevois qui entrepris avovent le voyage jà se faignoyent , et sembloit , ainsi que renommé ctmroit, qu'ils vouloyent avoir traittié avec les Sarra/ins et laisser les François et chevaliers d'Angleterre et pais voisins en la bcsongne, ainsi que nous dirons cy>après comme nous avons esté infourméi.

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