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290 À1IBA8SÂDEURS ANGLAIS A PARIS.
« nostre sire le roy d'Angleterre , moy et mes compaignons « sçaurions voulentiers à quoy il * përist *. » A celle parole respondy le roy de France et dist : a Thomas , le cheval- « lier que vous nommés , puisque vous le voulés sgavoir , « n a pas mestier, se il se trouve en bataille à rencontre de « nous, que son cheval choppe ; car, se il estoit prins ^ , sa « raenchon seroit paiée. »
A ces mots le roy fist lever sus messire Thomas de Perssy et rentra en autres paroles. Assés tost après on apporta vin et espices : si en prindrent le roy et les seigneurs à leur plaisance. Et tantost , ce fait , le congié fut prins et donné, et retournèrent les Anglois à leurs hostels. Si firent compter et payer partout , et à Tendemain ils se départirent et mirent au retour vers Angleterre , et firent tant par leurs journées que ils vindrent en Angleterre et recordèrent au roy et à ses oncles comment ils avoient exploittié , et se loèrent grandement du roy de France et de sa bonne chière qui faitte leur fut et des dons et des joiaulx qui donnés leur furent.
Nous nous soufirirons ^ à parler des Anglois , et compterons ' ung petit du roy Jehan de Castille et ensievant du conte d'Armignach.
Vous scavés , sicomme il est icy dessus contenu en nostre histoire , comment la paix fut faite dentre le roy de Castille et le duc de Lancastre qui calengoit et demandoit à avoir grant droit ou royaulme de Castille de par madame Con-
stance sa femme qui fille avoit esté du roy damp Piètre ; et par le moien d'une fille que le duc de Lancastre avoit de celle dame, la paix se fist et conferma ; car ce roy Jehan de
*^ Ti«iit. — • Pri«oiiiii«r. — * Pour la prêtent. — • Et parleroni.