LS DOC DE GL0CB8TER
' Vous savés * , sicomme il est icy dessus contenu, en nostre histoire, comment messire Thomas de Perssy fut ens ou royauhne de France envoie de par le roy Richard d'Angleterre, lequel roy, sicomme il monstroit etmonstra depuis, avoit grande affection que ferme paix fîiist entre France et Angleterre , et avoit par espécial cils deux de ses oncles ooncordans très-grandement à toutes ses voulentés : c estoient le duc Jehan de Lancastre et le duc Aymond dTorch, mais son autre oncle leur firère messire Thomas duc de Glocestre, conte d^Ëxcesses et de Buch et connestable d'Angleterre, ÛQ s*i concordoit, ne vouloit concorder nullement » et disoit bien ' en requoy ^ que jà ne s*accorderoit ad ce que paix fuist dentre les François et eulx , comment que on traittast , ne parlementast , se ce n*estoit à leur honneur, et que toutes les terres, cités , villes , chasteaulx et seigneuries qui données avoient esté au roy d* Angleterre et à ses hoirs héritablement , lesquelles frauduleusement et sans nul titlê de raison les François avoient repris, seroient rendues et aveuc tout ce la sonmie de quatorse cens mil frans qui demourés estoient derrière à payer , quant les François la guerre renouvellèrent.
De ceste oppinion estoient plusieurs barons d'Angleterre et par espécial le conte d'Arondel, et disoit bien que jusques à mort il ne ysteroit de ceste oppinion ; et les aucuns autres barons d'Angleterre , qui bien disoient que le duc de Glocestre avoit droit et raison de soustenir ce propos , 8*en dissimuloient couvertement pour tant que ils veoient que le roy d'Angleterre de bon cuer et affection si enclinoit si grandement. Aussi s'enclinoient À la guerre povres chevalliers et escuiers et archiers d'Angleterre, qui avoient aprins les ^ oiseuses * et soustenoient leur estât sur la guerre.
" Or devés sçavoir. — **^ Seorètenent ^ Aises.