SE RÉFUGIE EN BRETAGNE
« Ha ! a ! beau frère, quel chose vous fault ? Vous montrés « à estre tout tourblé. .» — « Monseigneur, dist-il, bien y a « cause que je le soye. » — « Pourquoy , ne sur qui ? res- « pondy le roy : nous le voulons savoir » . Le duc qui riens ne lui voult celer , luy compta mot après autre toute
* Tenclavure * et se plaigny amèrement de messire Pierre de Craon et dist : « Monseigneur, par la loy que je vous doy, « se ce n'estoit pour lonneur de ' moy \ de tant Tay-je bien « "enchargié , je le feroie occire. » — « Non ferés , dist le « roy , mais nous luy ferons dire par nos plus espéciaulx « que il wide nostre hostel et que de son service nous « n'avons plus que faire. Et aussi vous le ferés * widier • « du vostre. D — a C'est bien nostre entente , » respondy le duc de Thouraine, et se contempta assés de celle response.
Ce propre jour fut dit à messire Pierre de Craon, de par le roy , par le seigneur de la Rivière et messire Jehan le Merchier, venant de la bouche du roy , que on n'avoit plus que faire de son service en Tostel du roy et que il quesist ailleui*s son mieulx. Pareillement messire Jehan de Buel et le sire ^ d'Arbauls • , sénéchal de Thouraine , luy dirent
• ainsi ". Quant messire Pierre de Craon se vey ainsi licencié, si fut tout vergondeux et honteus , et prist ce en grant félonnie et despit , et ne savoit ymaginer , ne penser , ne adviser pourquoy c'estoit, car on ne luy avoit point " esclarchy ". Vérité est que il voult venir en la présence du roy et du duc de Thouraine demander en quel manière il les povoit avoir courrouchiés ; mais de rechief il luy fut dit que le roy , ne le duc n avoient que faire de ses paroles. Quant il vey que on Tavoit ainsi ^^ dossé ^* , il ordonna ses be<
•-• La bdsongne. — »^ Vous. — "^ Départir. — '^ D'Erbauls.. D*ErvaaU. — *^* Aussj qu'il se retirast de la maison du duc son maistre. — •*-" Dit.. Déclaré. — **-*• Adossé.. Accoustré.