RUPTURE DES NÉGOCIATIONS
d*ÂngIeterre furent. Si parlementèrent ensemble ses seigneurs sur Testât de ce qu*ils avoient en convenant et promis à faire et à tenir au roy de France et à ses oncles quant ils se départirent du parlement d*Âmiens et pour délivrer aussi les deux chevalliers de France qui estoient là et qui les poursieuvoient pour avoir response. Conseillié fut entre euls, et respondirent ainsi aux chevalliers francois : « Vous, « Chastel-Morant et vous Chantemelle , sachiës , considéré « toutes choses , vous ne povés avoir autre response , ne a délivrance maintenant ; car trop fort seroit de assambler « pour le présent les consauls sur les trois estas du « royaulme d'Angleterre jusques & la Saint-Michiel que tous « viennent par ordonnance aux parlemens et ^ au palais « de * Wesmoustier, et de ce, pour nous acquitter et pour « vous tenir excusés , nous en ' rescripvons ^ par delà. Et, « se adont vous ou ^ autruy * vous vueilliés ou veulent tant « traveillier que vous retournés icy, on en fera response « deue et raisonnable telle que généralement le conseil des « trois estas du royaulme d'Angleterre respondera. »
Quant les deux chevalliers veirent que ils estoient respondus et que autre chose n'en auroient , si respondirent : « ^ Dieux y ait part * ! nous nous contemptons assés de tout « ce que vous dittes, fisûttes , escripvés et séellés , et puis « nous nous metterons au retour. » Il fut * ditté ^^. Lettres furent escriptes et séellées. On les leur bailla. Ils les prindrent et eurent congié du roy et des seigneurs , et puis se mirent au retour et vindrent à Londres , et puis se ordonnèrent pour partir.
Le roy d'Angleterre les fist partout délivrer de tous coustages et conduire jusques à Douvres, et leur fist le
*^ Ans plaids à. — *-* Ratcriprons. — ^ Aucun de la partie de France.. Du royaume de France. » '-* De par Diea. — *-*' Fait.
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bailly de Douvres avoir ong vaissel passagier pour euls et leurs gens et pour leurs chevaulx. Mais ils séjoumôrent là cinq jours en deffault de vent : au ^ VI^ ' ils esquipôrent et eurent vent à voulenté et vindrent prendre terre à Boulongue. Là yssirent-ils hors du passagier, et , quant la mer fut rettraite , on mist hors leurs chevaulx. Depuis ils se départirent de Boulongne et prindrent le chemin d'Amiens et chevauchèrent à petites journées et firent tant que ils vindrent à Paris. Si trouvèrent là le roy et les seigneurs, car ce fut par les festes d*une Penthecoste. Ils monstrèrent leurs lettres. On les lisy. On vey Tordonnancé des Ânglois. Il m*est advis que le roy et les seigneurs n'en firent point trop grant compte , car dedens brie& jours ils eurent grandement ailleurs à entendre.
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PfN DU TOMB XIV.
Ce Yolame retrace la demidre période où quelqoe éclat entoore le règne de Charles VI. Centrée de la reine Isabeao à Paris permet an roi de France d*étaler on Inxe qui frappe viTement ses contemporains. Les jootes de Saint-Inglerert resteront inscrites dans les annales de la chevalerie ; Texpédition da duc de Bourbon rappelle un instant la croisade de saint Loois sur le même rivage. D*antre part, Charles VI se montre pénétré des besoins et des intérêts de son peuple en se rendant successivement en Languedoc pour châtier les exactions de Béti* sac« et à Amiens pour traiter de la paix avec les Anglais.
Coitférencet de Lelinghen (pp. 1-5). — Les pleins pouvoira donnés aux ambassadeura de France et d'Angleterre nous ont été conservés ; ils offrent la preuve de Texactitude des informations de Froissart.
Entrée à Paris de la reine Isaheau (pp. 5-25). — Charles VI avait chargé des hérauts d'aller annoncer en Angleterre et en Allemagne les fêtes qui devaient avoir lieu à Paris ; une amnistie générale avait été accordée à tous les bourgeois qui étaient en exil. Blanche de Navarre, veuve de Philippe de Valois, vivait encore; elle régla toutes les cérémonies d*aprés les anciens usages et consulta même àoe sqjet les annales de Saint-Denis.
L*entrée de la reine Isabeau eut lieu on dimanche ; le prévôt des marchands des bourgeois de Paris était vêtu de vert ; les officiera