‹ Œuvres de FroissartChapitre 65 sur 75 · M0TB · texte numérisé non relu

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et estât de noatre dit oncle de BeiTj ; car, se il Tenst dit et nous l'enssions entendu, nous-mesmes y eussions pourven incontinent, ainsi qu*il eust appartenu pour Tonneur de nostredit oncle. Et des dictes paroles parut bien à la dicte seconde journée ; car quant le dict chancellier et pluseurs du conseil de nostre dit oncle de Berry eurent proposé quancques il vouldrent dire, et ledit mojrne ot rôcitô ce qu'il avoit dit k la dicte première journée, il fu trouvé en conclusion que onques à la dicte première journée ne à la dicte récitation il n'avoit dit chose qui toachast Tonneur et estât de nostre dit oncle de' Berry , ainçois dist notablement, en la présence de nous , de tout nostre conseil et de plus de V« ou mil personnes , que onques à jour de sa vie ne entend! , ne pensa dire, ne parler de chose qui peust estre contre Tonneur de la personne de nosti*e dit oncle de Berry , mais le louoit et honnouroit très-grandement par ses paroles. Et pour ce que pour autres besoignes nous envoions par devers vous nos amés et féaulx conseilliers révesque de Lengres et le sire de Chevreuse , lesquels furent à ces choses présens , nous leur avons enchargié de vous dire plus au lonc tout le démené de ceste matière , et nous semble que vous ne vous deussiés pas si légièrement enfourmer ; car, s'il y a aucuns qui yous aient sur ce raporté autre chose que nous ne vous escrivons , il vous ont fait raport contre vérité et ne sont bons, ne ioyaulx 4 nous, ne & vous, et fériés bien, nostre dit oncle de Berry et vous, de les en chastier ; car pour certain nous , nosti^e dit frère de Touraine , nostre dit oncle de Bourbon , nostre dit cousin le connestable et ceulx de nostre dit conseil ne vouidrions olr, ne escouter chose qui feust contre Ton* neur et estât de nostre dit oncle de Berry, ne de vous, que & lui et à vous nous ne Ji feissions savoir et y pourveissions tantost à son honneur et au vostre comme pour nous-mesmes. Donné...

Charles. »

Sur le dos de cette pièce on lit :

ce A monseigneur le duc de Bourgogne, et non à autre. » (Archives de Lille.)

Le duc d'Irlande se retire en Brabant (pp. 32-34). — On conserve au Record-office une enquête relative aux biens qui furent confisqués sur le duc d'Irlande.

Charles VI à Avijnon (pp. 34-39). — Charles VI traversa Melun, Montargis , La Charité-sui'-Loire et Maçon, en se rendant à Lyon. A son entrée dans cette ville , il se dirigea vers le palais de Tarchevéque sous un dais de drap d*or que i)ortaient quati*e belles et nobles damoi-

selles. Le 30 octobre 1389 , il arriva & Roqaemaiire à quatre Mi d*Ayignon. Là une réception non moins solennelle lattendait , et !• pape le fit asseoir près de lui sur un siège un pen moins éleré que le sien. {Reliffieux de Saint-Denis.)

Cabaret d*Orronvillo mentionne le séjour de Charles VI au chAteaii de Mehun-sur-YèTre, où le duc de Berrj lui fit grand accueil, et aa château de Gannat, où il fut reçu par le sire de La Tour. Il s^arrêta également au Puj.

Charles 71 à 3fontpeUier{^^. 39-43).— Les habitants de Montpellier araient totyours souffert fort impatiemment les exactions. Ils allèrent môme en 1378 jusqu*à Jeter dans un puits Gui de TEstrié et Guillaume Pointel qui araient été enroyés dans leur rille par le due d* Anjou.

Froissart parle beaucoup de la beauté des dames de Montpellier. Selon une légende accueillie par quelques archéologues, le rentable nom de Montpellier était autrefois Moni Pneîlamm*

Joute du sire de Clary et du sire de Courtenay (pp. 43-55). — Le •ire de Coucj intervint sans doute avec beaucoup d*empressemeQt en faveur du sire de Clary, car vers la même époque il fut question d*ttii combat singulier prés de Calais, où il aurait eu lui-même pour adversaire le comte de Nottingham, grand maréchal d'Angleterre.

La lettre de défi du comte de Nottingham était conçue en ces termee :

« A noble et honnoré sire le conte de Soissons , sire de Coucy.

« Honoré sire « pour ce que vous estes homme d*onneur apprové de vaillance et de chevallerie et do grant renommée, comme bien est cogneu en ploseurs lieux honnorablee, et je suys joesne d'âge , plus joesne et moins encore apris do prouesse et de chevalerie, et ay meetier an plaisir de Dieu de plus éprendre, je envoie devers vous Notynghant , mon héraut , pour vous porter cestea mes lettres es quiex je vous réécris que à ma requeste vous plaise me délivrer, à certain jour et lieu acoi*dé entre vous et moy , au plus tost que &ire se porra, sens grant délay , de trois pointes de lance à cheval férus ée tieuls escus qu*il vous plaira, sens fer et sens acier, et après les trois cops de lance trois pointes d*espée , trois pointes de dague et trois cops de hache à pié par bonne compaignie , et ce fait , se rien me voulés requerre par bonne compaignie, je feray mon povoirdcTacomplir ove l'aide de Dieu, et sur ce vous plaise m'escrire vostre response par vos lettres séelléee du scel de vos armes, entendant que aussi sont mesdictes lettres séellées du scel de mes armes et que je vous fcray avoir bon et lolal sauf-

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