N0TI
conduit da roy mon très-redonbt^ et BOUTerain «ire pour voos et les Tostres, de quel estât qu^il soient, jusques au nombre p&r vous nommé et à moy certifie par tos dictes lettres, moy faisant aToir semblablement du roj vostre sire pour moy et les miens, incontinent que tous serés accordd de me parfurnir ma dicte requeste. Et quant à limitacion de lieu où vous me vouldrës délivrer, s*il tous plaira que les dictes choses se porront faire sur les champs en la marche de Calais, molen entre tous et nostre pailie , devant tieulx personnes que à vous et à moy plaira d*amener et là loger es tentes, tant que ma dicte requeste soit parfumie sur bon et lolal sauf-conduit. Considéré que j'ay la mer à passer, vous me ferës courtoisie et bonne compaignie d^armes, et vous en seray très-grandement tenus en cas semblable ou en greignour, et ne vous vueille desplaire que je vous fais ma dicte requeste ; car je me tendray plus honnoi*é d^avfir à faire avecques vous que à autre pour Tonneur et chevalerie de vous , honoré sire* Dieu par sa grâce vous ait en sa sainte gai*de. Escript à Londres le X* jour de janvier Tan de grâce mille CCC.IIII'* et neuf selon le compte de l'église d'Angleterre.
« Par le conte mareschalle et de Notyngham , sire de Moubray et de Segrave, mareschalle d'Angleterre. » (Archives de Lille.)
Un an auparavant , le 25 juin 1388, Richard II avait autorisé le héraut Northampton à passer en France pour y porter le défi que Thomas Cliffbrd adressait à Bouciquaut.
Proclamation des joutes de Saint-Inglevert (pp. 55-58). — Charles VI, dit Froissart, se réjouit fort de la haute emprise des trois chevaliers. Selon le beau vers du roman de Garin le Loherain :
« Li cuer d*un homme vaut tout For d*un pats. »
Charles VIII, contemporain de Bayard , le dernier chevalier , exprimait la même pensée dans ces vers , les seuls probablement qu*il ait composés :
Dictyé fait par le roy Charles VII !•.
Prince qui n*ayme sa noblesse , Prestre qui ne dit bien sa messe, Chevalier en qui n'a prouesse , Juge qui vérité délaisse , Voysin qui ses voysins oppresse , Amy fainct qui au besoin vous laisse »
Père qui ses enffani n*adreM6 , Eoffans arrogaos en jeanene , Femme labricque et taoseereiae :
MetUa les tous en ane letae Sans poar leur amour pourchaaier , Car bons ne eont fora pour chasser.
Charles VI à Bétiers (pp. 58-66). — L'^véque de Béxiers se nommait Barthélemi de Montcalve. Le 26 juillet 1389, dans un synode pro* Tincial tenu à Saint-Thibëry, on régla tout oe qui se rapportait à lentrée du roi dans le diocèse de Narbonoe, et une somme de cent ti*ente-cinq mille franca fut mise à la disposition de Tëvéque de Biziers pour lea frais qu'entraînerait la défense des intérêts ecclésiastiques de la pro« Tince de Narbonne près du conseil du roi.
Charles VI, en quittant Montpellier, dfna à Gignan, que Froiasart appelle ici Lesignan. Par la ville de Saint-Ubère, od coucha le roi da France, il désigne Saint-Thibéi7, à quatre lieues de Béxiers. Il j avait là un monaatère dont il existe encore ai\jonrd*hui quelqnea ruinea.
Praeès de Bétisae (pp. 60-70). — Jean de Bétisac était en 1387 secrétaire du roi , et en 1388 conservateur dea privilégea dea Juiia à Montpellier.
D*aprèa le Religieux de Saint-Denis, Oudart d*Attainville , aaeiea bailli de Toulouse, qui était en prison depuis deux ana , dénonça les prévarications de Jean de Bétisae. Celui-ci subit le supplice du fea le mercredi avant Nodl.
La femme de Bétisae fut mise à la question assex longtemps aprèa la mort de son mari. Elle déclara qu'elle avait eu deux centa francs de dot et avoua qu*elle avait reçu plus de dix mille francs en jojans donnés par le duc de Berry et par d*autres. (Matinées d% Parlewumi^ 18 août 1396.)
Dans le même registre , à la date du 6 juin 1396 , se trouve cité Ambroise de Bétisae, receveur-général du Languedoc, accusé d'avoir volé au roi soixante-seize mille francs.
Charles VI à Toulouse (p. 71). — On trouve dans les registres de l'hôtel de ville de Toulouse la mention suivante de rentrée de Charles VI :
« AnnoDomini millésime ti*ecentesimo octusgesimo nono, die vigesinu octava mensis novembris, fueniot eleoti ad honorabile oiBcium capitulatus régi» urbis et suburbii Tolos» per dominum vicarinm regium
ToloMB sea ejas locamtenentem honorabiles viri domini qui seqaantur.... Et incraatinum dictas diei, quse fuit TigesiAia nona noyembrii, in fasto beati Satamini, dominus Carolas, rex Franoice, Tenitin Toloaam et intraTit per portam Sancti-Stephani et moratas fuit in Tolota usque addiem septimum mentis tum sequentis januarii. Eodem vero anno et die menais decembris,de mandato dicti domini nostri régis adbuc ipso in Tolosa exiatente, fuit publiée voce tubse praJicente pneconisatum quod numerut capitulariorum et consulum iinguse occitance qui excedébat numerum quatuor, reduceretur ad dictum numerum quatuor , propter quod vacavit officium capitulatus usque ad qiiintam diem mentis januarii, qua diefuerunt electi pro capitulariis ejusdem anni domini Arnaldus Guilhelmi de Palasio, miles etc. » {Bibl. nai. de Paris^ 18517.)
Charles VI arriva à Toulouse le 29 novembre 1389, et j resta jusqu'au 7 janvier. {Religieux de Saint-Denis»)
Il faut aussi consulter sur le séjour de Charles VI à Toulouse, le récit de Cabaret d^Orronville.
Hommage du comte de Poix (pp. 71-79). — D*aprôs le Religieux de Saint- Denis , Charles VI se rendit à Mazères où le comte de Foix lui fit une brillante réception. Il ajoute, et ceci parait fort douteux, que ce prince, en prêtant serment de fidélité au roi de France , le pria d'accepter pour lui et pour ses héritiers le comté de Foix.
Il j a quelques détails de plus dans Juvénal des Ursins, qui reproduit habituellement le récit du Religieux de Saint-Denis.
L'auteur de la chronique 5001 de la Bibliothèque Nationale de Paris, rapporte au contraire que Charles VI attendit vainement à Tonlouse le comte de Foix « qui nommé estoit Fébus ».
Faveurs accordées au sire d'Albret (p. 79). — Le sire d'Albret avait été Tun des compagnons d'enfance de Charles VI. Un jour devait venir, où les descendants de la maison d' Albret ne se contenteraient plus de porter « par cause de augmentation deux quartiers des armes des « fleoni de lis de France. »
Le roi de France retourne à Paris (pp. 79-82). — Charles VI confia le gouvernement du Languedoc à Pierre de Chevreuse ; il en priva le duc de Berry par des lettres dont fut chargé le sire de Harpedanne, neveu d'Olivier de Clisson. De là une haine implacable du duc de Berry contre le connétable. (Religieux de Saint-Denis.)
Mort d* Urbain VI (pp. 82-87). — Urbain VI mourut le 18 octobre 1380 ; l'élection de Boniface eut lieu le 2 novembre suivant.