‹ Œuvres de FroissartChapitre 8 sur 75 · ET DU SIRE DE GOUATHEY; S · texte numérisé non relu

ET DU SIRE DE GOUATHEY; S

nation , et ne vouloye pas que il se peusist ranter en Angleterre que il n*euist sceu en France ^ ne sur son voiage à qui faire armes, et que j*estoie tout prest et désirant de faire armes à luy, et pour accomplir sa plaisance et son désir ier , courir trois cours de glaive, fuist ce jour ou l'autre. Certainement , messeigneurs , pour lonneur du rojaulme de France et de la chevallerie qui 7 est I je dis ceste parole , et me sembla qu*il en ot grant joye , et accepta à faire les armes à Tendemain ou propre lieu où nous parlions ensemble. Il ala à Calais ; je vins tout droit à Marquise. Je me pourvey, et Tendemain« ainsi que enconyenencié Favions, nous ^ nous retrouvasmes * en la place. Il y vint bien accompaignié de ceulx de la garnison de Calais. Aussi vindrent avoec moy aolcuns chevalliers et escuiers de la frontière , le sire de Montquavrel et messire Jehan de Longvilliers. Nous veismes Tun lautre et eusmes pour Teure bien petit de parlement. Nous joustames de fers de guerre et estions armés de toutes pièces au mieulx que nous poyons. L*adventure d*armes fut telle que, le second coup que je joustay contre luy , je lenferray tout oultre et le portay à terre. Depuis je me retournay sur luy pour sçavoir en quel estât il estoit et se des armes il vouloit plus faire. Le cappitaine de Calais me dist que ce qui fait en estoit, souffissoit, et que je me mesisse au retour. Je m*y suis mis ; vous m'avés mandé ; je suis venu , je cuide avoir ' bien exploittié et gardé Tonneur du royaulme de France et des chevalliers qui y sont. Je vous ay racompté la pure vérité du fait. Se amende y ensieult sur ce pour bien fidre , je m'en rapporte * par * Taccord et jugement de monseigneur le connestable et de messeigneurs les

•-• Retoamaamet. — » Très-bien fait et. — *^ Sur.

Page 1