‹ Œuvres de FroissartChapitre 9 sur 75 · JOUTE DU SIRE DE CLARY · texte numérisé non relu

JOUTE DU SIRE DE CLARY

t mareschaulx de France, et aveuc oe en la voix et dis- « crétion de messire Pierre de Courtenay à laquelle requeste « je fis les armes , et ad ce aussi que tous chevalliers et a escuiers d*honneur de France et d*Ângleterre en voul- « dront , euls bien conseilliés et infourmés , discerner. »

Quant le sire de Clary eut remonstré ses affaires et ses excusations bien et sagement, ainsi que vous avés ouy , il adoulçy et brisa grandement Tayr et la félonnie de ceulx qui Favoient aoqueilly ; mais, non obstant toutes ses paroles et excusations , il ne peult onoques estre excusé , ne délivré, que il ne luy convenist tenir prison, et en demeura ung temps en grant dangier ' et fut sur le point d*en estre banny et de perdre le royaulme de France , mais le duc de Bourbon et le sire de Couçy qui * Tamoient, prièrent pour luy, et À grant paine luy acquirent-ils sa paix, aveuc Fayde de la contesse de Saint-Pol devant qui les paroles avoient esté ' prononchies. Et luy fut dit à sa délivrance : « Sire de Clary, a vous cuidastes très-bien avoir fait et trop vaillamment a ouvré quant vous vous * attesistes ^ à faire armes à mes- « sire Pierre de Courtenay qui estoit ou conduit du roy, et « on le vous avoit baillié en garde pour mener et conduire « jusques en la ville de Calais. Vous fesistes ung grant oul- « trage quant vous relevastes les paroles lesquelles on disoit « en * englois ^ à la contesse de Saint-Pol. Avant que vous « eussiés entreprins Taatie , vous deussiés estre retourné « en France devers les seigneurs et euls dit et remonstré : « Telles paroles impétueuses contre lonneur des chevalliers « de France a dittes en la présence de moy messire Pierre « de Courtenay. » Et ce que Ten vous en eust conseillié à « faire , deussiés avoir fait. Et pour ce que point ne Tavés

* Et foi ta taire uiaie. — • Trop. — • Proposa et. — ^ Oftiitm. — **' OeDgks.

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