STANCES A M. D'ARNAUD
Toi qui verses dans moi tout le feu qui t’enflamme, Arbitre des beaux vers, Apollon, loin de moi !
Pour célébrer d’Arnaud, pour chanter sa grande àmc. Mon cœur dicte; il suflit, qu’ai-je besoin de toi?
Pour peindre son amour aux yeux de sa maîtresse. L’amant va-t-il d’un dieu mendier le secours?
Il dit ce qu’il ressent, et toute sa tendresse De son cœur amoureux coule avec ses discours.
Vanterai-je, ô d’Arnaud, l'éclat de ton génie? Sophocle, Anacréon, Ovide tour à tour.
Tu nous peins les plaisirs, les langueurs, la furie Qu’inspirent aux amants les transports de l’amour.
Sous ces dômes sacrés, séjour de l’innocence,
Muse, entends-tu Comminge et son amante en pleurs? De leurs feux, de leurs maux tu sens la violence.
Pour la peindre à d’Arnaud ils ont prêté leurs cœurs.
Vois-tu Fayel brûlant d’amour, de jalousie.
Combattre pour mourir, Couci pereé de coups?