‹ Œuvres de Gilbert précédées d'une notice historiqueChapitre 36 sur 134 · IS · texte numérisé non relu

IS

« Sur VOS bouches vole sans cesse.

« Vantez en eux des bienfaiteurs,

« Et non point vos antiques princes ;

« Louis commande à ces provinces,

« Comme eux il a droit à vos cœurs.

« Que dis-je? ahl que vos cœurs à Louis seul se donnent: « C’est moi, c’est mes aïeux, leurs ombres qui l’ordonnent.

a Leur sceptre est brisé pour jamais,

« Il est brisé ; mais, ô Lorraine !

« Déjà pour toi l’heureux Français « Les voit tous revivre en sa reine.

« Sans doute dès ses jeunes ans « On lui redit leurs grands exemples ;

« Que de ses pères dans tes temples « Étaient cachés les ossements :

« S’ils aimaient les Lorrains, le même amour l’enflamme,

« Et toutes leurs vertus ont passé dans son âme. «

L’ombre a dit : vous savez ses lois.

Voici sa tombe redoutable;.

Jurez-y, peuples, à vos rois

140 ODE A LA REINE

Une tendresse inviolable :

Parlez. « Nous jurons à Louis « De vivre tous Français fidèles :

« Oui, s’il restait des cœurs rebelles ’ « Que sa vertu n’eût point conquis,

« O reine, ô des Lorrains chère et douce espérance 1 « 11 les reçut de vous dévoués à la France. »

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