‹ Œuvres de Gilbert précédées d'une notice historiqueChapitre 49 sur 134 · LE PRINTEMPS · texte numérisé non relu

LE PRINTEMPS

Sur un vieux char de fer traîné par les orages,

L’hiver, ce noir géant, compagnon des ravages.

Fuit avec les frimas et l’ennui, ses enfants.

Aux accords enchanteurs des oiseaux triomphants, Foulant d’un pied léger la naissante verdure,

Lei Printemps, au milieu d’une foule d’amours.

Des zéphyrs précédé, suivi par les beaux jours.

Arrive, et d’un coup d’œil embellit la nature.

L’arbre, qui n’était plus qu’un cadavre séché,

.Est étonné des fleurs qui brillent sur sa tête;

Et le fleuve, tantôt sous les glaces caché.

Tantôt rapide, impur, battu par la tempête.

Se promène orgueilleux du calme de ses eaux :

Et vous, longtemps muets, vous murmurez, ruisseaux ;

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