LE DIX -HUITIÈME SIÈCLE
« .Mais dans noire âge! Allons, il faut vous corriger :
« Eclairez-vous, jeune honnme, au lieu de nous juger;
« Pensez, à voire Dieu laissez venger sa cause :
« Si vous saviez penser, vous feriez quelque cho.se :
« Surtout point de satire; oh! c’est un genre affreux!
« Eh! qui put vous apprendre, écolier ténébreux,
« Que des mœurs, parmi nous, la perte était certaine;
« Que les beaux-arts couraient vers leur chute prochaine? ^ « Partout, même en Russie, on vante nos auteurs.
« Comme l’humanité règne dans tous les cœurs!
« Vous ne lisez donc pas le Mercure do France!
« Il cite, au moins, par mois, un trait de bienfaisance. »
Ainsi le grand Pathos, ce poëte penseur,
De la philosophie obligeant défenseur,
Conseille par pitié mon aveugle ignorance ;
De nos arts, de nos mœurs garantit l’excellence;
Et de son plein savoir, si je réplique un mot.
Pour prouver que j’ai tort , il me déclare un sot.
Mais de ces sages vains confondons l’imposture :
De leur règne fameux retraçons la peinture;