B)'CONC)HA
La passion amené la soutït'ancc' Quelle puissance calmera le cœur oppresse qui a tout perdu? Où sont les heures si vite t. I.itMrafemcut e Lt passion amtne !e pAtir. ·
POËStRS.
envo!~cs?Yaincrheht~u avais eu en~p~ le, s6f1;IJ"pJqslië~ij:, ton âme est troublée, ta résolution confuse. Ce monde sublime, commeilechappeatessens!' Soudain s'c!eve"et se balance une musique aux ai!cs d'ange~ elle ehtrëmele~dés mélodies sans nombré, ptitir pé#,é!rèt)~ cœur de l'homme, pour Icrem~~ a~:t'éiêi'iièÍié:h~~mf¡ lés yeUxsemouillent~ ils sentent, dans uhe'plUs haute aspiration) lemeritedivindeschantscômmedeslarmës~ Et le cœur, ainsi soulage~ s'aperçoit bientôt qu'il vit encore) qu'il bat~ et voudrait battre, pour se donner lui-mcme, a son tour, avec joie) eh pure reconnaissance de cette magninque iargessc. Alors se nt sentir (oh) que ce fut pour jamais)) la double ivresse de la mélodie et de l'amour.
M«rpM éeMenne*. v Lui. Il me semblait n'éprouver point de domenr, et pourtant j'avais le cœur plein d'angoisse je me sentais le front serre, la tête vide cnnh mes tarmes coulent en abondance, elles épan-chent l'adieu jUsque-Ia retenu. Le sien fut cahno et serein; et peut-être elle pleure maintenant comme toi.
R[,t,E. Ou~ il est parti, il faut me résigner mais laissez-moi scule~ o mes amis. Si peut-être je vous semblais bizarre, cela ne sera pas toujours. Maintenant je ne puis endurer son absence, c<itfautqucjcpteure.
Lui. Je ne suis pas dispose a la tristesse et je no puis non p!us goûter la joie. Qu'ai-je faire de ces fruits mûrs, que l'on cueine a chaque arbre? Le jour me pesé ~l'ennui méprend, lorsque s'allument lés feux de la nuit, ma seule jouissance est de me rappeler sans cesse ta douce image~ et, si.tu sentais le désir de cette feiicitë, tu ferais la moitié du chemin pour veniramoi.
MLLE. Tu t'affligés de ne pas me voir paraître, de ce qu'eloi-gncc de toi, je suis peut-être moins fidèle sansccla~ dis-tu, mon esprit serait en image devant toi. Iris vient-c!Ie parer l'azur du ciel? Fais qu'il pleuve elle réparait soudain. Tu p!cures, tu me revois.
Lui. Oui, sans doute, Iris est bien ton image) Tu es un ai-mable prodige, tu as la souplesse et la magnificence, la diver-sité, l'harmonie, et tu es nouvelle toujours et toujours la même commeelle.
Partout et <e*J<mr<.
Pénètre dans les profondes cavernes des montagnes; suis les nuages au haut des Mrs; la Muse t'appelle vers les ruisseaux et les vallons mille et mille ibis.
Sitôt qu'un frais calice est fleuri, il demande de nouvelles chansons, et, si le temps en murmurant s'envole, lès saisons reviennent.
A~rU.
Beaux yeux~ dites-moi, dncs, que dites-vous? Car vous dites de belles choses, avec le plus délicieux langage, et vous inter-rogez dans le même sentiment.
Mais je crois vous comprendre, derrière ces yeux limpides, repose, en amour et eh vérité, un cceur, aujourd'hui abandonne à lui-même, Auquel il potirrait plaire parmi tant de regards aveugles, émoussés, d'en trouver un enfin qui sût l'estiniér à son tour. Et tandis que je m'épuise à étudier ces chiures~ laissez-vous engager aussi a déchiffrer mes regards.
Mat.
De légers nuages argentés {luttent dans les airs enfin attiédis; rayonnant d'une douce clarté, le soleil luit a travers les vapeurs; la vague doucement se balance et se presse vers la rive féconde et comme brillante et nettement lavëe, deçà delà flottante, se mire la jeune verdure!
L'air est paisible et paisible la brise. Qui donc agite les ra-meaux ? C'est l'amoureuse ardeur de cette multitude qui vole des arbres à travers les buissons. Mon regard soudain s'éclaircit. Vois, la troupe volage des bambins vivement s'éveille et s'agite, comme le matin les a produits, ailés, voltigeant deux a deux. Ils commencent à tresser le toit do branchages. Qui avait besoin de cette cabane?.Et) comme des vrais charpentiers, ils placent un banc; une table au milieu t. Et je m'extasie encore; le soleil décline, a peine je m'en aperçois. Et maintenant, par centaines, ils amènent à moi ma bien-aimée dans cet asile jour et nuit. Ueve charmant!
<tt<n.
Derrière cette montagne elle demeure) celle qui répond a mon àmoun Dis-moi, montagne) ce que cela signifie? Il me semble qUetuesdeverre~ Et que je ne suis pas loin d~elle; car elle vient; déjà je la vois: triste, car je ne suis pas la; riante, oui, elle devine ma présence.
Mais entre deux se déploie un frais vallon, avec de légers 6m-hrageS) des ruisseaux~ des prairies et choses pareilles, moulins et roues) !e signe 16 plus hëau qu'il Ya paraitre une plaine, de vasteschamps tout ouverts, et toujours ainsi, toujoursjusqu'a mon jardin et ma maison.
Mais comment la chose arr!ve-t-e!!e? Tout cela ne me charme point. J'étais charme de son visage, de ses jolis yeux brit-jants charmé de sa démarche légère, et comme je la vois de la t~e aux pieds t EHe est partie, je suis ici je suis parti, je suis chezeile.
Se promène-t-eiie sur les après coltines, va-t-el!c courant dansiava!!ée, on entend comme un bruit d'ailes, il s'évolue comme un chant; et ces trésors de jeunesse, cette beauté M'afche et brinante) il les attend dans le silence, celui qu'c!!c rend uniquement heureux.
Que i'amoûr est bien fait pour ci!e Je no vis jamais rien de si beau. Une moisson de fleurs doucement s'épanche de son sein. Si je me dis < Il en doit être ainsi! cela me rafratchit )o sang. Uevé-je peut-être, si elle m'aime, qu'il existe encore quel-que chose de mieux?
Ht plus belle encore est la fiancée, lorsqu'elle s'abandonne a moi sans réserve, lorsqu'elle parle, et me conte ce qui la réjouit et ce qui l'afnige, ce qu'elle éprouve et ce qu'elle a éprouvé. Ht pourtant je la connais parfaitement. Oit! qui posséderait, corps et âme, une pareille enfant, une femme pareille!
Le pritttemp* proebain.
Déjà la plate-bande s'étevc labourée; les clochettes s'y balan-cent, blanches comme la neige, le crocus déploie sa flamme éblouissante; il germe des émeraudes, ilgerme comme du sang; la primevère se pavane, Indiscrète ta violette rùsce se dérobe avccsbin. Et qUc ne voit-on pas encore s'éveiller et s'animer' 1 Brcf~eYoisIëpnntcmpsagir;et\'ivret Mais; dans !ë jar~ih~ ce qui Heunt~ùrtoùt, prit d~mabeUetLascs regards de nammë me bi'~ cessC~;` vives chansonncttes~prop'ds enjoués ) un cœur toujours ouvert, nëuri, un cceur caressant dans le sérieux ét pûr ~f 1ns lèbddiÏÚigè~' ° Quand l'été apportera les rosés et les lis, il cédera !a victoire a; mabeltc.
ttMetHedetaStatnt-Xépoimnc~he't
Cartsb~dt le <S tnat ttto De petits {lambeaux hàgentsûr le neuvc~dcs'ehfauts chantent sur !epont/ et) de la tour, cloche et c!ochettc' s'associent ta pri6re,aU ravissement.
Les {lambeaux s'évanouissent, les étoiles s'évanouissent ainsi s'éteighitl'ame de noire saint; il ne voulut pas publier les fautcs'côhfessees.
Petits flambeaux, nagez; jouez, enfants; chœur des enfants; chantez, chantez, et ne vous lassez pas de publier ce qui porte l'ctoileauxctoiies.
KmpMMmt.
Dans la campagne j'atlàis'rcvant, et ne chercher rien était ma pensée.
Soudain Une neurette se montra tout près je n'avais, de ma vie,rien vudcptuscharmant. ,'¡' Je voulus la cueillir'; elle me dit soudain < J'ai des racines, dcsracinessecrctcs.
< Dans la terre profonde je suis plantée c'est pourquoi mes Heurs ont des corolles si jolies.
Je ne puis coquctcr, je ne puis faire l'amour. H ne faut pas mccueiinr.Itfautmc transplanter." Dans là forêt j'allais rêvant, j'étais joyeux; je voulais atler tou-jours plus avant. C'était 1& ma pensée.
). Satnt Ntpomuc~ne, aumûnier do t'emperc'ir'\Vehces!as, refusa de lui r6-- Ytter la confession do t'im))<ra(r!(!e Jeanne, dont !a Odêtité ttait s<)upconn<e. U fut mis a la torture et noy6dansta Motdau. U est te saint do )a Bohême, )e pa-tron des rivières. Il porte un dtademe de cinq etoites; quis'enToterent au c)et, quand H fut plongé dans la MoMau.
femtecète.
Sous des c6u!'6nnes ~oit~n~ries,' ho~ë âm! sommëntë doftcëment.~Ô~! cOmbfen !e~<!jouira'cë quë'jë~ëûx tùi con~~ 1 Sans racinM/ceramëaùse ciess~he.'jëuneptant~mâls l'amour) comme M. Dfëissig~ sait nourrir ses rejetons.
«éetptfotwe.
Que fait la ma mighonhe assise? Qùeisujëtlàrehdstjôyeùsci Elle berce cettii qui est ~enù de iotn el!é le tient sur ses genoux Dans une jolie cagë~elië garde un ped oiseau }ei!e le taissc sortira)ntani;qu'eHêvëut.
A-t-H becqùÉtë sur son doigt, sur ses lèvres, if prend l'essor etvoltigeëtrëYieht. :i !!ien, retourne dans ton asile: c'est l'usage maintenant, et, si tu possèdes la ullette, elle te possède à son tour..
~ébr<~tm<i.
( chanson f.atoise. ) Ma maison n'a point de porte ma porte n'a point de maison et, a toute heure, avec ma mignonne j'ehtre et je sors. Ma cuisme n'a point de foyer, mon foyer n'a point dccuisine, on y fait rôtir et bouillir pour soi et pour moi. Ma paillasse n'a point de lit, mon lit n~a point de paillasse, fnaisje ne connais personne qui mène plus joyeuse vie. Ma cave est en haut, ma grange est eh hàs,sens dessus dès-sous.et je me couche et je dors.
Htsuis-je ëveillé~c'est toujours de même: mon séjour n'a point de demeure, ma demeure point de séjour.
t<e moaTeM Copernte.
J'ai tmegentilte maisonnette) et, dedans cache, je suis trcs-connnodëmental'abridusoiciit Car il s'y trouve petites fermetures~ petits ressorts, petits vo-lets. Je me sens aussi bien tout seul qu'avec de jolies finettes. Car, A merveiitet pour mon plaisir, les bois se meuvent, les champs éloignes s'approchent de moi; t. Jardinfer péptni~rute, à Tonndorf, pr&s de WefmaLr. Et les montagnes) grandies/passent aussi en dansant il h~y manque que les cris de joie des nains éveillés. Mais ces choses courent devant mot dans un parfait silence~ la plupart tout droit, souvent aussi en tournant, et, comme cela, j'y prends plus de plaisir. "i'" Si je veux le bien considérer et sérieusement l'observer, tout cela peut-être demeure iminobile, et c'est moi qui chemine.
V<tM<t te hérM <at me ptmtt.
(Une jeune Otte parte.) Fuis, colombe, fuis; il n'est pas ici, celui qui, par un beau jour de printemps, te troUva dans le bosquet ôh tu étaiscachée. Fuis, colombe, fuis; il n'est pas ici Les pieds des méchants espions jamais ne reposent.
Écoutel Les sonsdelà flûte, les chants d'amour, volehtici dans les airs aux oreilles do la bten-aimée et trouvent le sensible cœur ouvert, écoute les sons de la flûte, les chants d'amour) Hcoute. Pour la tendresse, c'est trop de tourment.
Sa démarche est fière, son pas assuré; des cheveux noirs flot-tent sur l'ovale de son front sur ses joues fleurit un éternel printemps. Sa démarche est Mère, son pas assuré; de nobles Al-lemands marchent avec lui.
Joyeux est son cœur, chaste son désir; ses yeux noirs, sous deux arcs arrondis, sont encadrés si bien de plis gracieux t Son cœur est joyeux, chaste son désir il ne faut que le Voir pour l'aimer.
Elle est vermeille sa bouche, qui m'ablessée; ses lèvres exha-lent les parfums du matin sur ses lèvres murmurent de frais zéphyrs. Mlleest vermeille sa bouche, qui m'ablessée Un regard de lui peut seul me guérir. 1 Fidèle est son sang, ferme son courage; là force proteètrice réside en ses bras délicats, la noble pitié, sur son visage. Fidèle est son sang, ferme son courage; heureuse qui repose dans ses bras 1
tmpt~ttence.
Toujours, 6 fantaisies, vous revolez au loin de pays en pays jusqu'à la mer; vous planez ça et là sur le rivage. L'épreuve est toujours nouvelle; le coeur est toujours inquiet; les douleurs sont l'aliment de la jeunesse; les larmes, l'hymne du bonheur.
Aiftele<mm~tet<eTey<t~e<.
Les années de voyage sont commencées)' et chaque pas du voyageur est circonspecte alàvérité~jl h'à pas coutume dé chan-ter et de prier, mais, aussitôt que lesentier est trompeur, si les nuages l'entourent deleursvôilés.iljëtteûn regard sérieux dans son cœur et dans ]e cœur de son amante.
Ainsi je découvre d'antiques trésors, et pour le coup, c'est merveilleux. Ce n'est pas de l'or sans doute, mais enfin c'est du métal. On peut le fondre, on peut lé tailler. Il est pur, il se laisse peser. Puissent de nombreux amis avec joie le modeler a leur image 1 A peine saurais-je dire si je suis le même encore. Qu'en somme on me !é demande, je réponds <c Oui, tel est mon sen-timent, un sentiment qui tour a tour nous oppresse, nous en-chante, et, dans ces lignes sans nombre, retrouve son équi-libre enfin'.
Htmt NachN*.
(Explication d'une ancienne gravure surb')h représentant sa mission poétique.) Dans son atelier, le dimanche matin, voici notre cher maître. Il a posé le sale tabiier de cuit; il porte un décent pourpoint î. Yoy. te vol. VU.
2. Après cette pièce viennent le Chant du cot/a~cur et le Chant dM ~u'~ranft, pour lesquels nous renvoyons le lecteur au t. VH, p. 280, M), M! et 374. 3. Mans SMhs, le plus remarquab!e des Jfeftfer~aM~er (mattres chanteurs), naquit a Nuremberg en t494 et y mourut en 1676. Il était cordonnier, et la poésie ne fut pour lui qu'un detassement. Cependant H a laissé un nombre prodigieux do poèmes en dirers genres, qui attestent l'originalité autant que la fécondité de son génlo. Il a composé plus de dëuï cents drames et dix-sept cents contes et fabliaux. C'est dans ce dernier genre qu'il déploie le plus de talent. Sdt'nt Pt'erre el la chèvre, cit6 par Goethe, est uns légende charmante par t'heùreui mctahge du sérieux et du comique. D'ailleurs H. Sachs était ahtm& d'une piété naïve et d'un chaud patriotisme. Partisan de Luther, ii contribua beaucoup, par ses poé-sies religieuses et satiriques, au succès dela réforme dans M vilie natale, et, en gcncrat, dans tes rangs populaires. Au dix-septième siecte, lepedantismpJitteraire osa dédaigner le Tén6raMo meistersaenger. Wieland et Goethe, indignes de l'in-juste oubli où il était tombé, firent yatoir ses titres à la reconnaissance et à l'a-mour du peuple allemand. Tel est l'objet que Goethe se propose dans ce petit poème, écrit dans le style et la manière de Hans Sachs, et qui fut publié d'a-bord, en t~6, dans le ~r<Mre, journal littéraire de Wieland. de fête il laisse dormir te ligneul) le marteau et la pince; i l'alcnccst plantée sur la boite a ouvrage s lui aussi, il se repose, le septième jour) de maint coup d'aiguille et de marteau. Aussitôt qu'il sent lé soleil prmtàhier, le repos lui suscite un nouveau travail; il sent qu'un peut monde couve dans son cer-veau que ce monde commence à travailler et a vivre, et que volontiers il lui donnerait l'essor.
Son regard estsincère et pénétrant il est aussi fort bienveil-lant, pour voir clairement mainte chose et tout s'approprier Ha aussi une langue) qui sait verser a flots les paroles fines et légères les Muses mettent en lui leur joie elles veulent le pro-clamer mattrc chanteur.
Alors entre une jeune femme, a la gorge pleine au corps potelé son attitude est celle de la force; elle marche droit devant elle avec noblesse, sans se tortiller avec robe traînante ou lancer des œillades autour d'elle. Htle porte une règle a la main sa ceinture est un ruban d'or elle a sur la tête une cou-ronne d'épis, son oeil a l'éclat du jour pur. On la nomme l'active Honnêteté, ou bien aussi Grandeur d'âme, Droiture. Elle entre et le salue avec amitié. M ne s'en étonne point, car,. telle qu'elle est, bonne et belle, il croit l'avoir vue des long-temps.
Elle dit < Je t'ai choisi entre mille dans le chaos du monde, pour te donner une claire intelligence. Tu ne feras nulle entre-prise déraisonnable. Quand les autres iront courant péle-mole, tu le verras d'un œil sûr; quand les autres se plaindront pi-toyablement, tu conteras plaisamment ton histoire; tu tiendras pour l'honneur et la justice en toute chose tu seras simple et droit; tu sauras estimer loyalement la piété et la vertu, appeler le mal par son nom. Rien de mitigé et rien de subtilisé rien d'enjolivé et rien de grimaçant; tel que l'a vu Albert Durer; le monde sera devant toi, dans sa vie puissante et sa virilité, sa force intérieure et sa stabilité. Le génie de la nature te mènera par la main en tout pays, te montrera la vie tout entière, l'é-trange conduite des hommes; tu les verras brouiller, chercher, heurter et presser, pousser, arracher, percer et frotter; comme confusément extravague l'hôtellerie; comme la fourmilière grouille pélc-méle mais cnnn ce sera pour toi comme si tu
POHSi~S.
voyais une lanterne magique. Hcriscëscli'oscs pour les iMbitants de la terre, et puissent-elles leur servir de leçon'B Alors el)e ouvre une fenêtre, lui montre au dehors là foule bigarrée, et, sous le'Mel, toute sorte de gens, comme vous le pouvez liredahs~es'écrits.
Etcommë'ie'cher mattre se delecte'a c6~ voyez, de l'autre c6tét une petite vieilie se glisser vers lui. On la homme Historia,Mytho)6già/Fabulà~c!Mncela~nte;essô~~ elle trame un grand tableau gravésur bois. Vous y voyez, avec de larges manches et une robe a plis, Dieu te perCt qui caté-chise tes enfants, Adam, ËVc, te paradis et leserpent, la ruine de Sodome et de Gomôrrhe vous pouvez y voir aussi, dans un mi-roir d'honneur~ tes douze temmes jiîustres {'puis toute espèce de carnages, d'horreurs et de meurtrcS)!e port de !a honte des doUzè tyrans') avec toute sotte de sentences et de bonnes chan-sons. Vous pouvez voir saint Pierre avec ia chèvre, mccon<ch< du gouvernement de ce inondé, et redresse par Notre-Sei-gneur j et, sut' les vastes pans de leurs robes traînantes, et jus-que sur les bords, était peinte l'histoire des vertus et des vices du monde.
Notre tnaitrc voit tout cela et s'en réjouit mervei!leusement) car cela profite beaucoup a son industrie; il en recueille de bons exemples et de bonnes leçons; il en fait le récit exact et ~delc, comme si lui-même s'y fût trouvé. Son esprit était plongé dans ce travail, il n'en aurait pas détourné les yeux, s'il n'avait pas oui derrière son dos un vacarme de crécelles et de sonnettes.
Alors il voit venir un fou qui lui fait sa cour avec des sauts de bouc et de sit)ge~ et lui prépare, avec des folies et des extrava-gances, un joyeux intermède. Il traîne derrière lui, à un cor-deau, tous les fous) grands et petits, gras et maigres, droits et tortus, trop spirituels et trop bêtes. Avec un grand nerf de bœuf, il les gouverne comme des singes dansants; tiraille la figure de chacun, les pousse au bain, leur coupe le ver et leur
t. t~o, Sara, Hehecca, Rachei, L<a, Jae), Huth, Michot, Abigail, Judith, Ksthcr et Susanno.
te premier est Pharaon, le dernier, Anticchus.
GOKME. t t5 cause mille tourments amers, sans que pour cela leur nombre diminuer Lorsqu'il se voit ainsi .enveloppé, cela lut tourne, peu's'en faut, la tête. Comment trôuvcràit-lt des paroles po~r tout cela? Comment pourrait-il ëhcimtnër un pareil dëbordement?Co~~ment rester de b6hhe;humëu~ ClHlntÓr; t¿'tijÙUtSet `pôüi' écrire? Alùrs.s'éI&Yë) sur la frange d'un nuage/dahs tecadrede la h&ute fenêtre; la Musé) sainte ngUre~'cdmmeunë~i Notre-Dame cliérie. Elle l'environne de sa'clarté, de sa venté sansccssëagissante. = c Je viens pour te consacrer) dit-eue. Reçois ma bénédiction et nia faveUrt Que lé feu sacré qui sommenlecn toi jaillisse en namme haute et claire) Mais,annquoIàYiequ)i'aigmilonne garde toujours sa force heureuse, j'ai chois: pour ton cœur le baume et la nourriture, en sorte que ton âme nage dans !cs délices comme un bouton dans la rosëe.
Alors ëitc lui'montre derrière sa maison~ secrètement~ par la porte dérobée/dans le jardin a l'étroite c!6ture,uhcgra-cieuse jeune nlle, assise dans!l'a<tchte) au bord du ruissclet, près du buisson de sureau; la tête et les yeux baisses, eUe est assise sous un pommier, et remarque a peine le monde autour d'elle; eUe a cueilli des rosés dans son giron) et tresse de ses mains habiles une petite couronne, cntremelcc de boutons vermeits et de feuillage. Pour qui sera-t-etle, la petite cou-ronne?. Une est donc assise, pensive et recueiHie; son sein se gonfle d'espérance; elle est pleine de pressentiments, ne sait ce qu'elle doit désirer, et, parmi tant de rêveries, s'exhale peut-être un soupir.
Pourquoi ton front cst-it si sombre? Ce qui oppresse ton cœur, douce bien-aimëe, c'est une abondance de joie et de féli-cite/pour toi toute prête chez un ami, qui se consolera dans tes yeux de maintes fortunes contraires; que mille baisers déli-cieux rappelleront à la vie. Qu'il presse un jour dans ses bras ton corps souple et charmant, il goûtera l'oubli de toutes ses peines; qu'il s'abandonne à tes étreintes, il y puisera une vie et t. Ce passage tenfenne diverses aUusions aux farces de carnaval de tfans Sachs. des forces nouvelles; et il t'en reviendra un nouveau bonheur r de jeunesse; elte reviendra~ ton humeur friponne, par des œillades, par mainte espièglerie, tu le provoques et tu l'amuses tour a tour: Ainsi l'amour n'est jamais vieux et le poète n'est jamais froid.
Tandis qu'il passe sa vie dans ce bonheur secret; 1~-hant se e balance dans les nues une couronne de chchc aux fcuiues tou-jours vertes, que !a postente posera sur sa <6tC) repoussant dans la marc coassante toute cette multitude qui mécohnau son maitre.
Smr ta moft tté Mtcdit)~ Quel tumulfc remplit la maison de thanë? OneHc est cette foule empressée qui entre et qUtsort? Le marteau retentit sur !es ptahchers vides !c dimanche ne ch6mc pas !a nuit devient jour; ce que l'esprit inventa fmement ch silence occupe a grand bruit !c rude charpentier. Je vois Hauenschild* reYCU! Hst-cc un Turc, est-ce un païen qu'il doit habiller? Yoila Schoumanh~ {oyeux, comme s'it était déjà payC) parce qu'il peut enfin peindre à pleine pâte. Je vois s'avancer, d'une marche légère, Thicl\ qui est d'autant plus gai qu'il vous a plus mal taillé. Ë!can', l'infatigable, court avec les coupons qui lui restent, et cette fermentation présage une fête.
Mais combien de gens ai-je passes en revue et je ne homme pas l'homme qui ne manqua jamais, l'homme ingénieux et prompt, quand le chagrin pesait sur son coeur, habile a disposer 1'ediHcc de lattes, l'échafaudage de p!anches, qui, cessant d'être anime par lui, flotte comme un squelette suspendu aux fils de fer sans vie. On est-il? dites-moi. 1,'art lui était si cher, que ni catarrhes ni douleurs d'entrailles ne l'arrêtaient, Il est ma-lade il ne fut jamais si mal. Ah) mes amis.Malheur) Je devine le Si la maladie l'arrête, le cas est désespère. Il n'est pas malade, non, enfants, il est niort.
Eh quoi) ~fieding est mort? La maison vide retentit jusque sous les combles, l'écho répond par un hclast L'ouvrage s'ar-rête, toutes les mamssont engourdies, la colle se refroidit, la
1. Jean Martin Mieding, directeur du tMAtrc de Weimar. ?. Vatct de chambre et tailleur du grand-duc. 3. Peintre de la cour. 4. Tailleur de la cour. &. Juif de la cour. couleur ne coule plus; chacun reste confondu & sa place, et, le mercredi seulement, le travait continue.
OU!~ Micdhtg est mort F Oh) 'n'enterrez pas ingratementsc~ -s restes comme tant d'autres) Lfussez son cercucit ouvert; ap-- ~Tochczt pleurez tout citoyen qui a vécu comme Un, et, au bord ~e la fosse où nous sommes arrêtes, méditons nos dou-leurs.
0 Wëimar, un sôi't étrange (Ut ton partage i comme Beth-lécm, dans Juda, petit et grand t La voix de l'Europe te célèbre au loin, tantôt pour l'esprit et le génie, tantôt pour la sottise. Le sage observe en silence et voit d'abord comme les extrêmes se touchent de près. Toi qui prends ce qui est bon un singu-lier plaisir, ouvre ion cœur a l'émotion.
Et toi, Muse~ proclame haut et loin le nom qui nous édifie en silence aujourd'hui. Par un heureuX hasard, ta main propice sauva de la huit éternelle plus d'un nom digne et indigne i ne soum'c pas non plus que le nom de Micding périsse; fais-le tou-jours briller à l'horizon.
Komme-le au monde, qui politique ou guerrier~ est l'es-clave du sort, et se croit maître de lui-même, vainement ré-siste aux conseils du temps, s'agite anairc, confus et troublé; le monde, ou chacun, assez tourmenté pour lui-même, s'enquiert si rarement du plus procite voisin, mais volontiers prend l'es-sor en esprit vers les climats lointains, et s'associe au bonheur, aux souffrances de l'étranger. Répète bien haut et dis en tout lieu Dans la chute d'un seul, que chacun voie sa propre chute. · Approche, homme d'Utatt Ici repose l'homme qui entreprit comme toi une tache difficile. Avec plus de goût pour le travail que pour le gain, il élevait, d'un esprit léger, un léger écha-faudage, mcrvciHcux édifice, qui enchante par dehors, tandis <mc l'enchanteur se tapit dans un coin. Il était homme a perdre négligemment mainte journée, si vivement que l'auteur, que l'acteur le conjurât, et, lorsque enfin venait l'heure du com-bat, le succès de la pièce était suspendu à un fil léger. Que de fois, nos princes faisaient déjà leur entrée, on donnait le signal, la symphonie commençait, qu'il grimpait encore, oortait les perches, tirait les cordes et plantait quelque clou. Ce!a fui rcttssH souvent~ i!se jouait ttar(hhtcnt du danger. Mais Une bévue ne lui faisait pas non p!us des chcYCuxgris.: Qui les àppréctait dignement/ses mains habites, iorsqu'it tressait avec du H! d'archaldes ressorts é!astiqucs$qu'i! fixait sur les tattcs des cartons de toute sorte, disposait. Je roUfeau qui portait !e char; qu'on le voyait assis, entoure de taffetas, de tôle, de verre < de papier peint, et sourire a i'événcmcnt. Ainsi,'f)de!c a soh emploi, toujours infatigable) il créait aisé-ment le héros et le' hc~cr; tout ce qui émeut les tendres et belles urnes, i) savait le iproduire par une imitation fidèle le Yèrt gaxoU) !a cascade àrgcntcC) le chant des oiseaux, Icsëciats du tonnerre, l'ombre du feuntagc et !c clair de !une. un monstre mchie ne rcnrayait pas.
Comme ta nature dompte en les unissant les ibrces ennemies, et en luttant produit !es corpS)it domptait chaque métier, chaque industrie} a son commahdementt naissait le monde du poctc, et c'est bon droit que la Muse te proclame tui scu! te DtRECTfOm DE LA NATURE'.
Apr~s lui, quel homme plein d'esprit et d'audace tiendra toutes les renés d'une seule thain? Ici, of) chacun poursuit son sentier, où un factotum est indispensable, ou même le poète, plein d'un chagrin secret, en cas do nécessite, doit moucher teschandcHes! 1 Oh! ne craignez rien:sa mort donne l'cveit a beaucoup de gens. On ne peut hériter de son génie, mais bien de son pain; et têt brave homme) qui ne lui ressemble guerc~ se dit <r !<o !c mérite-je pas, si je puis le manger?' Qu'est-ce qui vous étonne? Vous voyez le ccrcuci! mal dëcorc; le cortège aussi vous scmb)e chetifet mesquin. Eh quoi) dites-vous~ celui qui fut si ingc-uieux et si fin, si plein d'activité, doit être mort opulent) Pour-quoi lui refuser toutapparciide deuil, toute bienséance exté-rieure des honneurs suprêmes? r t'as si vite) La fortune égalise tout, !e paresseux et le di)i-gent, le pauvre et le nche. ti n'était pas homme a thésauriser; le jour consumait coque le jour gagnait..PJaigncz-te, lui qui, jusqu'à !a tombe, travaUfant pour son art et non pour le gain, 1. Goethe lui avait d6jt donné ce titre <)c son vhant. vit détour en jour diminuer ses csp6ranccSt vécut abus6 et mourut abusé.
Maintenant sonnez les cloches, et qu'enfin le glas retentisse pour sa sépulture. Qui prononcera son ëidgë au bord de la fosset avant que la terré y retombe, avant que les chants aient cesse?
0 vous, jeunes sœurs; quit tantôt sur le chair de Thespis, tramées par des ânes, applaudies par des fous peiné préser-vées de la faim, jamais de la honte, roulez de viuàgc 'eh vinagc ipour vous offrir aux acheteurs; et tantôt; comblées de la faveur des hommes~ enchantez le monde, au sein de ses magnifi-cences vos pareillès sont rarement avares, vehez~ offrez a ce cercueil le~s plus belles couronnes unissez vos douleurs à !a nôtre; payez-lui, payez-nous un juste tribut Lorsqu'un af-freux embrasement dévora votre temple, en fûtes-vous moins entourées de nos hommages? Combien d'autels s'élevèrent de-vant vous Combien d'encens y fut brûlé en votre honneur! En coinbien dclieuX) incliné devant vous un public dimcile sa-tisfaire ne fut-il pas ravit Dans les étroites cabanes et dans les riches salons; sur les collines d'Httersbourg, dans la valiée de Tiefurt*, dans la tente sur les tapis magnifiques et sous la voûte de la nuit sublime, vous paraissez sous mille formes, un jour en habit de cheval, un jour en habits de fctc. Et ce cortége autour de vous répandu à qui le goût ferme la porte avec dédain, cette troupe légère, fol!c,bigarrcet elle accourait en foule et toujours bienvenue.
Sur la muraille blanche, la-bas la baguette magique fait sortir le peuple des ombres du mythologique tombeau; comme une parade bouffonne, le vieux temps se trémousse bonne-ment, mais d'une façon grossière. Ce que les Gaulois, les Bretons, ont imagine, fut décemment vêtu a l'allemande et présente ici aux Allemands, et souvent le pauvre dialogue emprunta la chaleur, la vie et l'éclat au chant et a la danse. Au clinquant, aux folies confuses du carnaval furent associes in-génieusement l'action et les jeux de la scène; on vit môme pa-- 1 Le tMAtre de Wcimar fut consume par le feu en t?!4. a.Ch&teauiYoisinsdeWennar.
PÙÉSÏËSt ~ahfe sous la forme dramattque~ro!s rois envoyés du fond de l'Orient; et, sur l'autel purt là prêtresse* de Diane, ofïrit avec pudeur son sàcnMçe'. Ëh bien) Itôhorez-hoUs aussi dans ces jours de deuil) Donnez-nous un signe, car vous n'êtes pas éloi-gnés.
Amis/faites place, reculez d'un pas seulement) Voyez qui yientlaets'approche d'un ail' splenneIP~C~ Sa bonté ne nouant jamais déibut. Nous sommes exauces; les Muses nous l'envoient. Vous la cohnàtssez bien {la voila celle qui platt toujours t Ëtle se montre la terre comme ùn~nei.tr. Avec le pro-grès des ans, sa bel!e ngurë est devenue Un modèle ~désormais accomplie~ elle l'est et le présente. Les Muses lui dispensèrent tous les dons, et la Mture a créé l'art en elle. Ainsi elle réunit sans et!ort tous les charmes~ et ton nom même, Corôha) est ta parure~ Rtle s'avance. Voyez-la s'arrêter avec grâce! belle sans y son-ger, mais comme si elle y songeait; et, avec étonnémènt, vous voyez s'accomplir en elle un idéal qui ne se révèle qu'aux ar-tistes.
Samain, doucement élevéc~porteavec grâce labellé couronne, entourée de crêpes funèbres.'Larose riante) au visage épanoui, la fidclëviolette, lebrillant narcisse, l'œiUetvarié~lespompeUses tulipes, habilement reproduits par les mains des jeunes ûlles, entrelacés de myrte gracieux, sont réunis avec art en parure fu-oèbre et) & travers le crêpe noir légèrement noué, se laisse en-trevoir un rameau de laurier.
Le peuple fait silence. Le regard plein de flamme, elle jette dans là tombe !a couronne bien méritée. Elle prend la parole, et de ses lèvres coule doucement cette voix caressante qui s'épanche dans lès coeurs.
<t A toi, qui nous as quittés, dit-elle, atoi notre reconnaissance t. Tout ce passage Mt remp!) d'aUusionsauxKtcs de la cour. te 28 août i78t, on donM un spectacto d'ombres chinoises pour cëMbrèrranntvcrMtre de Goethe. Les parades bouf!bnnes désignent le Jugement de Midas, qui fut donne peu de temps apr6s. En m8, On avait jou6 te ~M«:o) Ma!$~ tMt, traduit par Ein-siedet. Les trois Hois furent mis en sc~ne pendant to carnaTat, et c'est de ta que dtriye te chant int'tute ~p~hame (voy. p. 65). KnOn <' ta prêtresse do Diane est uno'aUusion à t'fpMgenie en Taurido, qui n'était encore écrite qu'en prose rhythmique et qui fut représentée en 1~9. !!< Corona Schrceter.
PO'~S!HS.
~32 ~urccquc <Ùas'Ïaf(~ccqtic < stiiïtlërt t Î.`é Lôo; C9iïiüiél~ mcchdnf, se fatigue beaucoup;c~ tbiiSdcux restent tom (!c tcurbut~ un dtëô' te donna, avec une forcQ heureuse et constante, !a pas-sion ndete de <oh'art< C'cstc!!c"qnitc soutint'dans tes rnanvais jours; malade, tujouaîs aYccei!c comme un enfant) cite appela su!' tes!eYrespa!psuhsourh'ë',ctiatete<atigU~ ses bras. Qùe'toût homme a'qut la nature ut les'memës 'dons visite en peicrmtascpulmfc modeste! Otfc~ cérciiéil dcmëtii`é dans un repos bien mérite rCoÙYrcz-tcdôuccmc~ !c~ gère. tfommcexcetleht, que !a tombe te sb!t un fardeau môms pesant que )a vie t* Penses pb~<t<)hc* Sur la descente de Jésus-Christ. &m enfers, ccrites par J. \V. G., sur la demande
qù))~enfuthite(n6i)'.
Quel tumulte inou'tt Un en de joie retentit dans les cieùx une grande armée passe avec magnificence; suivi de légions innom-brables, )e Fils de Dieu descend de ses tr6ncs; it accourt dans ce sombre Jieu. Il accourt, environné des tempêtes; il vient comme juge et comme héros; il marche et toutes les étoiles fré-missent, le soleil tremble et tremble l'univers. Je !c vois sur te charde victoire, emporte par les roues defeu, celui qui pour nous mourut sur la croix. II montre, même aux espaces reculés, loin du monde, loin des étoiles, la victoire qu'il rcmporta'pour nous. II vient pour détruire l'enfer, que déj~t sa mort a terrassé. L'enfer entendra de lui son jugement, écoutez, maintenant la malédiction s'accomplit.
L'enfer voit approcher lé vainqueur; il se sent ravir sa puis-sance il tremble et redouteson visage; il connaît l'cm'oidesoh tonnerre; il cherche inutilement a se cacher; il cherche a fuir et ne le peut; il se hâte en vain de se sauver et de se soustraire à son juge la colère du Seigneur, pareille a des chaînes d'ai-rain, retient son pied; il ne peut fuir.
Ici est gisant le dragon écrasé; il est gisant et il éprouve la vengeance du Très-Haut; il l'éprouve et grince les dents de fu-reur il sent tous les tourments de l'enfer; il gémit et hurle mille ). Goethe avait alors seize ans. On estime que c'est tout ce qui reste d'un cahier de poésies do sa première jeunesse. fois t.Anéahfisrmoi, o fureur brûlante! "Il est gisant dans ta nierdenammcs; t'ah~bissc et !a'douleur le tortUreh.t éternelle-ntcnt. I!' demande avec imprécations quose~ Je con-sument, et oh lui répond que ses tourments seront éternels. HHcs'soht la aUssi) ces/grandes légions qut furent criminelles avec lui, mais beàucottp moins perverseSi Ici est répandue l'in-nombrable multitude, noire, atTreusecohue~ autour de ~m l'ouragan de feu il voit comme ils redoutent le jugc~ il voit comme l'orage les dévore; il le voit et ne peu~ s'en réjouir, parce que son supplice est encore plus grand. Le Fils de l'homme, en triomphe) descend dans Icnoirmarais internat) et il y montre sa maghincehcc. L'cnicr ne peut en sou-tenir l'éclat; depuis les premiers jours de sa création, it fut n\'rc aux ténèbres, éloigné de toute lumière, plein de tourments dans !e chaos Dieu a détourné de lui pour jamais la splendeur de sa face.
Maintenant t'enfervoit dans ses limites briller la gloire du Fils, sa redoutable majesté, il le voit environné de fbûdrpSjit voit que tous les rochers tremblent, aussitôt que Dieu en courroux {tarait devant lui; il le voit qui s'approche pour le juger; il sent la douleur qui le torture; il souhaitecn vain de s'anéantir; cette consolation même lui est refusée.
Alors il songe à son premier bonheur; plein d'angoisse, il se rappelle le temps où cette splendeur faisait son plaisir; ôù son co'ur était encore dans l'état d'innocence; son esprit joyeux, dans sa vive jeunesse, et toujours plein de nouvelles délices. Il pense avec rage a son crime; avec quelle audace il trompa les hommes. Il songeait à se Venger de Dieu maintenant, il sent quelle en fut la conséquence.
Dieu devint un homme; il descendit sur terre. < Celui-là aussi sera ma victime, dit Satan, et il se réjouit. Il essaya de perdre Jésus; le Créateur des mondes allait périr: mais malheur A toi, Satan, pour l'éternité) Tu croyais le vaincre, tu jouissais de sa détresse, et il vient triomphant pour t'cnchamer f ô mort, où est ton aiguillon?
Parle, enfer, parle) où est ta victoire? Vois connue tes forces succombent. Hcconna!tras-tu bientôt la force du Tout-Puissant? Vois, Satan, vois ton empire détruit. Accablé de mille tour-mehts, tu es enseveli dans les' ténèbres étemelles. Te vùila comme frappedelà foudre~ pas une apparence de bonheur qui te ré-jouisse~ C'est eh vain. Tu nè peux espérer. Le Messie n'est mort que pour moi.
Un hurlement monte à travers les airs. Soudain vacillent ces noirs àbimes/quand le Cttrist se montre auxehfers. Ils frcmis-sentderage, mais, cette ràgc.notregrand héros sait làdominer. Il fait un signe. tout l'enfer se tait. Le tonnerre route devant sa voix; il flotte, le haut étendard de victoire; les anges eux-mêmes tremblent devant sa colère, quand le Christ s'avance pour le jugement.
Il parle le tonnerre est son tangage; il parle, et tous lés'ro-chers se brisent; son baleine est comme le feu. Il dit f t Trem-blez, abominables i Celui qui vous a maudits dans l'Kdcn vient abolir votre empire. Levez les yeux) Vous étiez mes enfants; vous vous êtes révoltes contre moi; vous êtes tombes et devenus téméraires pécheurs; vous avez la récompense qui vous est due. Vous êtes devenus mes plus grands ennemis; vous avcxsé-duit nies amis les plus chcrs; lés hommes tombèrent comme vous. Vous vouliez les perdre a jamais; ils devaient tous mourir de mort: hurlez, miserahlestjc les ai conquis pour moi. Pour eux je suis descendu sur la terre j'ai soun'ert, j'ai prie, je suis mort pour eux. Vous n'atteindrez pas votre but qui croit en moi ne meurt jamais.
« Ici vous êtes retenus dans d'éternelles chatnes; rien ne peut vous sauver'de la fournaise, ni repentir, ni témérité. Ilestez, courbez-vous dans les flammes de soufre) Vous aviez hâte de vous damner vous-mêmes eh bien, restez la et lamentez-vous jusqu'à l'éternité. Vous aussi, que je m'étais choisis, vous aussi, vous avez méprisd ma grâce; vous aussi, soyez a jamais perdus. Vous murmurez? Ne m'accusez pas.
< Vous deviez vivre éternellement avec moi; je vous en avais donné ma parole. Vous avez péché, et ne m'avez pas suivi; vous avez Ydcu dans le sommeil du pechd aujourd'hui le juste châti-ment vous torture; vous sentez ma terrible justice. Ainsi (lit-il, et de lui s'élance une curoyable tempête; les cc!atrs brillent; la foudre saisit les malfaiteurs et les précipite dans l'abîme. L'Hommc-Dieu ferme les portes dol'cntcr; il prend l'essor et il revient des heux sombres, dans sa maghincchcë. Il s'assied a cÔteduPere~ il Veut toujours combattre pour n6i)s; 1 0 mes amis;' qu61 bonheur)' Les chœurs sôtennets des anges en-tonnent devant !e grand Dieu des chants~ d'aHegrëssefànn~ toute ta création les entende. "11 est grand le Seigneur, lé Dieu désarmées!
JLe~uif errant* Je coiïiüiéïicè vèrs'mii1~if j Je s~tité à' bas, dé' ¡nÔ": lit 'éÓtnino Je commence vers minuit~ je sâUte à bas de mon lit comme un fou, jamais je ne sentis un plus vif désir'de chanter t'c-tcrnol voyageur, témoin des merveilles sans nombre, qui, en dépit 'des moqueries frivoles des impics, arrivent dans notre Dieu incompris, ch un scu! point ~'om~ta /ëm~'a. Ht, quoique je n'aie pas le (Ion des rimes faciles et bictt polies, je ne dois pourtant pas diuerer car il y a vocation et devoir; par consé-quent. Ht côhitnc je te connais cher lecteur, que de bon cœur j'appelle n'cre, tu aimes à changer de place et tu es assez pares-seux t tu prendras bien aussi-une rosse. Kt moi, qui n'ai pas de barque pendant la huit je saurai prendre un manche a balai. Ëcoute donc, si cela te p]ait, mon baragouin) comme l'Esprit me l'inspire.
Hn Judée, en terre sainte, il y avait une fois un cordonnier; bien connu pour sa piété, au plus mauvais temps de l'Kghsc; il était moitié cssenicn, moitié méthodiste, hernute, surtout së-paratistc; car it tenait beaucoup a la croix et aux tourments; bref, il était original, et, par h ressemblait aux au-tres fous.
Les prêtres, il y a tant d'années, étaient comme ils furent toujours, et comme chacun devient enfin, quand on l'a revêtu d'un emploi. S'il était d'abord alerte comme une fourmi, prompt et frctiHant comme un serpenteau, ensuite, en man-teau et coDet, il se dorlotera dans son fauteuil. Et je le jure sur ma vie, si l'on avait donne a saint Paul un cvcche) le tapa-geur serait devenu un paresseux ventru comme c.r/<;<'«'oH/)< aussi.
1. Un fragment de l'introduction et un de la fin, avec quelques passages in-termédiaires; voita tout ce qui reste de cette épopée satirique, dans laquelle Cooho aurait décrit/sur !e tôt) gMtO et familier. (our à tour de tfans Sachs, la corruption des chrétiens et la nouvelle crucifixion du Sauveur.
POUSIRS.
Mais le cordonnier et ses pai'cHs demandaient chaque Jour des miracles et des signes, a(m que !e premier venu prccliat pour de l'argent, comme si l'Esprit t'avait inspire. Ces gens hochaient la tête gravement sur les soùm'anccs dcSion, alarm6s.dc ce que, dans la chàire/ltelas~etal'antcl) il n'était point de Moisc, point d'Aaron de ce qu'il n'en altatt pas autrement pour le ser-vice divin, que si ce fut une chose comme une antre, qui/après le cours des temps, succombe desséchée en sa vieillesse. Malheur à la grande Babytone! Seigneur, retranchez-la de votre teri'e, faites-la rôtir dans la fournaise) et) Seigneur) donnez-nous ensuite son trône Ainsi chantait le petit trou-peau; ils se blottissaient, ils se partageaient les flammes'de l'Esprit et celles de l'amour; ils musaient ctbadaudaicnt ils l'auraient fait tout aussi bien dans le temple. Mais le beau de l'af-faire, c'est que chacun avait son tour, et, comme baragouinait et parlait son frère, il devait aussi baragouiner après lui, car, a l'église ) cclui-l& parle le premier et le dernier, qu'on a établi pour cela; il vous endoctrine, et s'enfle d'orgueil, et vous lie, et Yousdciie.et il est pécheur comme les autres, hëlast 1 et il'est pas même aussi éclaire.
Le plus grand homme reste toujours un homme; les plus grands esprits sont tout comme les autres, mais seulement ils le sont au rebours ils ne veulent pas, comme les autres im-béciles, marcher sur leurs pieds ils marchent sur leur tctc; ils méprisent ce que chacun respecte, et, ce qui révolte le sens commun, les sages naïfs le révèrent. Toutefois ils n'ont pas porté la chose trop loin en tout temps leur opn p~Ms tt~t'a fut de blasphémer Dieu et de célébrer la fiente.
Ils possèdent encore de nos jours le don de discerner les esprits; le constance, le Champagne et le bourgogne, et tous I"s crus, de Hochheim a Rudesheim Les prêtres crièrent partout c Voici, voici le dernier temps; i. Hochheim et HuJosheim, sur les bords du Itliin, produisent des vins renommes.
POHSÎRS.
convertissez-Vous, race coupable ) Le Juif dit a Je ne n~cf-fraye point; ii y à si longtemps que j'entends parler du juge-ment derhiert* '»
i i ¡ ~i t Plusieurs avaient aussi connu le Père. Ou sont-ils donc? Ëh! t oniesabrûlés.
t.. t. .tt il t 0 ntbn ami)l'h6thme n'est qu'un fou, s'it se représente hieu commcsemMâb!ëaIm.
Le Pore était assis sur son tr6hë; il appela'son cher Fi!s,'et dut crierdeux bu trois ibis, et !éFi!s arrive en hi'oitchant, tout à travers !es etoiies et !ui dit Qn' a-t-ii pôtir ton service? Le Père lui demande où il s'attarde. < J'étais dans l'ëtoitc qui brille ia-bas et j'aidais une femme a se délivrer de son enfant. Le Père eh fut tres-courrouce et dit 'Tu as agi sottement. Regarde un peu sur ta terre! 1 'rout cela est bel et bon tu as !è coeur charitable, et tu aimes a secourir ]es aMigcs. < Tu ne sens pas comme mon coeur est ému, quand une âme angoissée implore de moi son salut, quand je vois le pécheur avec des larmes brûlantes.
i i Lors donc qu'il prit son essor vers ces bas lieux, et qu'il vit de plus près le vaste globe et la mer et les terres, auprès et au loin, il sentit soudain, ce qui ne lui était pas arrivé depuis long-temps, se réveiHer en lui le souvenir des mauvais traitements qu'il avait endurés la-bas.
II s'arrête au sommet de là montagne sur laquelle, en soit premier séjour, l'ami Satan l'avait placé, et lui avait montré le monde entier et toute sa gloire.
Comme on vole vers une nllette qui longtemps a sucé notre sang, et enfin nous a pcrndcment trompés, il sent, au milieu de son voyage céleste, l'attrait de l'atmosphère terrestre; il sent comme la plus pure félicité de ce monde renferme déjà un pressentiment de souffrance il songe à ce moment où, de la douloureuse colline, il abaissa le dernier regard de mort, et commence a dire à part lui
< 0 terre, je te salue mille fois! Soyez bénis, vous tous, mes frères. Pour la première fois.dcpuis trois inille àns~ mon coeur s'épanche de nouveau, et des larmes de joie coulent de mes yeux troublés. 6 ma race, que je soupire après toi i Et toi, est-ce que tu m'implorés avec tendresse, avec amour, du sein de ta détresse profonde? Je viens, je .veux ayo~r pitié de toi. 0 monde~ où régnent la cohfusionlaplus étrange, l'ordre in-telligent, l'erreur languissante chame de plaisirs et de peines toi qui m'as enfanté moi-même pour le tombeaU) toi qu'en somme je né puis trop comprendre, bien quctj'aie assisté a là création l'égarement d'esprit dans lequel tu flottais et dont tu sortis après ma venue, les désirs fallacieux dans lesquels ~u frémissais, dont tu cherchais avec effort a te délivrer, et} dé-livré enfin, dans lés liens desquels tu retombais; voil~eequi m'appelle do mon séjour étoile) ce qui m'oie le repos dans le sein de Dieu je viens pour la seconde fois; je semai jadis et je veux moissonner maintcnanti" »
Il promène autour de lui des regards curieux; il croit que ses yeux le trompent; le monde lui semble encore de toutes parts plongé dans le même bourbier qu'a l'heure où, par un jour clair et brillant, l'esprit de ténèbres, le seigneur de l'ancien monde, le lui montra resplendissant aux rayons du soleil, et prétendit sans pudeur qu'il était le maitrc céans.
t t t t t i t <t Où donc est-elle, s'écria le Sauveur, la vive lumière qui a jailli de ma parole? Malheur' je ne vois pas le fil si pur que mes mains ont fi!é du ciel en terre. Que sont-ils devenus, les mar-tyrs fidèles qui étaient sortis de mon sang? Hélas i où s'est re-tiré l'Esprit que j'ai envoyé? Son soufifle, je le sens, est tout & fait perdu. Avec sa faim toujours dévorante) avec ses gnues re-courbées, ses flancs desséchés et maudits, l'avarice n'est-elle pas à la piste du gain perfide? N'abuse-t-elle pas de la joie insou-ciante du voisin dans la riche campagne, et n'enchatne-t-elle pas dans ses entrantes arides l'aimable vie delà nature? Ne vois-je pas le prince s'enfermer avec ses esclaves dans ce palais de mar-bre et nourrir lui-même dans son sein les loups qui mangeront ses brebis égarées ? Pour satisfaire ses caprices, il dévore la sub-stance des peuples rassasié de biens, il consomme la nour-riture des multitudes. En mon nom, un pauvre consacre au ventre le pain de ses enfants. Et j'ai hph(6 de vôirsur cette outre paresseuse le signe doré de mon supplice. < Il étaitrassasiédes pays où tant de croix sont dressées) et dans lesquels, a force de croix et de Christs, on oublie et lui-même et sa croix. 11 passa ~dans un pays Vôisin~où il së'trouva, lui seul, étendard de l'Église, mais 'd'ahleurs on ne s'apercevait ~uerc qu'il y eut Un Dieu dans le pays. 'Aussi lui assure-t-bh bientôt que le levain en a tout a fait disparu. II appréhende que le pain nourricier ne reste plat coMme galette. Il discourut de là chose avec Une brébis'cléricàle) qu'il rencontra sur le grand chemint et qui avait au lit une femme impotente, beaucoup d'enfants; beaucoup de dmies; qui lais-sait ainsi Dieu en repos dans le ciel pour se donner aussi un peu de bon témpSi Notré-Seignéur voulut le tater/ et se mit à lui parler un peu de Christ. A cela) l'homme fut tout respect; il ne restait presque jamais la tête couverte. Mais le Seigneur vit assez clairement que, pour cela, il n'était pas dans le coeur; qu'il était dans le cerveau de l'homme, ainsi qu'une gravure a la cloison, ïissetrouverentbiehtôt si près de la ville~ qu'on voyait distinctement les tours. Aht dit notre homme, voici le lieu, le port sûr et tranquille de tous les désirs; voici le trône central du pays 1 la justice et la religion expédient d'ici, ca-chetée comme l'eau de Scitz, leur influence a la ronde. il Ils approchaient toujours davantage; le Seigneur ne voyait là rien encore qui fut lui. Sa confiance était faible, comme le jour qu'il approcha du figuier. Mais il voulut avancer encore, et le bien voir sous les branches. Ils arrivèrent ainsi sous la porte. Christ parut a ces gens Un étranger a la figure noble, aux simples vêtements. Ils dirent Cet homme arrive de bien loin. Le commis do la porte lui demande comment il s'ap-pelle. II répondit très-humblement < Enfants, je suis le Fi)s de l'homme," et il s'éloigna d'un pas tranquille. Ses paroles eurent de la force en tout temps le commis resta comme ébahi; la garde ne sut que penser; nul ne lui dit Quel est votre état? II passa tout droit son chemin. Alors ils se deman-dèrent l'un à l'autre, lorsqu'ils voulurent rédiger le rapport Que disait-il de curieux, ce personnage? Vôulait-i! peut-être se moquer de nous? 1 dit qu'il était te Filsdel'homtne. Us révèrent longtemps mais tout a coup Un caporal, buveur d'cau-dc-vie, s'écria i*rourqubivoUs. rompre la cervelle t Peut-être son père s'appclait-il Homme t'.
Christ dit ensuite à son compagnon <r Menez-moi citcx l'homme de Dieu) que vous connaissez comme te!, et que vous nommez monsieur le premier pastcUr. "Cela donna de l'hu-meur a monsieur le.ministre il n'était pas Iui-m6me'aussibaut ptacé. Son Ame avait l'enveloppe si épaisse, qu'il ne devinait .pas avec qui H cheminait; nh'cnaperccvaitpas même ta gros-seur d'un petit pois.; Cependant il h'était'potht sans charité'~ et t il se dit Tout auluë.des alentours il désire un viatique'. Ils gagnèrent la maison du premier pasteur. Hllc était encore absolument comme autrefois. La réformation a fait'sa curée; clic a pris aux prêtres maisons.et métairies, pour y rcplautcr des prêtres encore qui, dans le fond, bavardent davantage et font moins de grimaces. Ils heurtèrent, ils sonnèrent~, je ne sais pas exactement ce qu'ils firent: Uref, la cuisiniercparut, laissa tomber de son tablier une tctc de chou, puis el)e dit: e Monsieur est au consistoire. Vous ne pouvez Itii parler au-jourd'hui. Ou donc est le consistoire? dit Jésus. Que vous servira-t-il qu'on vous le dise? répliqua la cuisinière. Chacun n'y va pas comme celai–Je voudrais pourtant bien le savoir, lui dit-il. KHe n'eut pas la force de refuser; car il savait tou-jours, comme autrefois, le chemin du cœur des femmes.Kl)e lui indiqua l'endroit, et il s'y rendit, comme vous le verrei bientôt, r
~c<t ntya<~rea.
( Fragment. )
On médite pour vous un citant merveilleux écoutez avec joie .et appelez tout le monde. La route passe à travers montagnes et .vallons ici la vue est bornée, là elle est découverte; et, si le sentier serpente doucement dans les bocages) ne croyez pas que ce soit une erreur. Nous saurons bien, quand nous aurons assez grimpé, approcher du but au bon moment.
Mais que nul n'imagine qu'avec tout son esprit, il s'cxpli--