‹ Œuvres de Goethe. 1Chapitre 17 sur 59 · Quelque argent pour le voyage, une aumûne · texte numérisé non relu

Quelque argent pour le voyage, une aumûne

roAsiUs.

qdcrajaMais !à chanson Jusqu'au botti~ Bien des g~ gagüé-f<fÍt't ¡ jj'úàiÍcôUp;"Ji1:teFref&onde:pÎ'Ó(Ùiit iù il èt 1 urs, ront'beaucdup~ là terre féconde produit mil!e et fletirs; l'un s'en va d'ici le regard sombre f l'autre demeure avec une joyeuse contenance. Chacun doit jouir a sa guise, la source doit coûter pour maint voyageur.

Lasse d'une longue journée de marche, qu'il a entreprise par une impulsion supérieure, appuyé sur son bat6h ) a la manière des pieux pèlerins, frère Marc, délaissant chemins et sentiers, arrive, par une belle soirée, dans un vallon, pour demander quelque n6urritùrë;"plein de l'espérance qu'il trouverai pour r cette nuit, dans les profondeurs bôcagères, un gite hospitalier. Au pied de la montagne escarpée qui se dresse devant lui il croit voir Icstràccsd'uh chemin; il suit le sentier qui serpente, et, en montant, se replie autour des rochers; bientôt il se voit élevé au-dessus de la YàHée; to soleil se remontre lui gracieux et beau; et bientôt, avec une secrète joie, il voit près de lui le sommet devant ses yeux.

Ht, a c6te, le soleil, qui,sur son déclin, trône encore avec magnificence entre des nuages sombres. Il rassemble ses forces pour atteindre le sommet. La il espère voir sa peine bientôt récompensée. < Alors, se dit-il a lui-m6mc, alors nous saurons si des êtres humains habitent dans le voisinage. "11 monte, il écoute et il croit renahre le bruit d'une cloche résonne à ses oreilles.

Kt lorsqu'il est parvenu sur la plus haute cime, il voit une vallëc prochaine, doucement inclinée. Son ceil paisible briilc de plaisir; car, devant le bois, ii voit soudain, dans les prés vertS) un bel édifice. Le dernier rayon de soleil l'éclairé juste-ment. Il accourt a travers les prairies, que la rosée abreuve, au monastère qui brille devant lui..

Déji't il se voit tout près du lieu tranquille qui remplit son âme de paix et d'espérance/et, sur l'arceau de la porte fermée, il observe une mystérieuse image. Il s'arrête et rénéchit et murmure les paro!és pieuses de la dévotion, qui s'éveille dans son cœur; il s'arrête et se demande ce que cela signifie. Le soleil se couche et les sons s'évanouissent.

Il voit érigé avec magnificence le signe qui es la consolation et l'espoir de toute la terre/auquel des esprits sans nombre se

COETHS. 1 iC sont engages, que des cccurs sans nombre implorent avec ar~dcur~ qui anéantit !e pouvoir de !a mort cruelle, qui notte sur maints étendards victorieux; une source de rafraîchissements parcourt ses membres fatigues; il voit ta croix et il baisse les yc"x.- Il sent encore quelle source de salut de 1~ s'est répandue~ il sent la croyance de la moitié du monde) mans il est saisi d'un sentiment tout nouveau, en voyant comme l'image se présente ici a ses yeux. Il voit la croix enlacée de rosés. Qui donc associa les rosés a !a croix'? Lacouronne s'épanouit pour entourer moelleusement de tontes parts le bois raboteux. De légers nuages d'argent se balancent, pour prendre l'essor avec la croix et les rosés, et, du centre, s'épanouit une sainte gloire a trois rayons, qui partent d'un même point. Autour de l'image, aucune légende qui eclaircisse et ré\'c]e le secret. Dans le crépuscule, qui devient toujours plus sombre, il s'arrête et médite et se sent cdiûô.

Il heurte cnnn, quand les hautes étoiles abaissent sur lui leurs yeux ctincclants. La porte s'ouvre, et on le reçoit les bras ouverts, les mains prêtes. 11 dit d'où il est, de quelle distance l'envoient les ordres d'êtres supérieurs. On écoute, on admire; on a fcte l'inconnu comme un Ilote, on fcte maintenant l'en-voyé.

Chacun s'approche pour entendre aussi; chacun est ému par une puissance secrète: pas un souffle il'ose interrompre t'h6ie niervci!lcux, car chaque parole retentit dans le cœur. Ce qu'il raconte agit comme les profonds enseignements de la sagesse que publient les lèvres dés enfants; a la franchise, à l'innocence do ses manières, il semble un homme d'un autre monde.

Uienvcnut s'écrie enfin un vieillard; bienvcnu~sitta mis-sion apporte la consolation et l'espérance. Tu le vois, nous sommes tous saisis, bien que ton aspect réveille nos âmes. La plus belle félicité, hélas) nous est ravie; nous sommes émus de soucis et de crainte. 0 étranger~ c'est a une heure décisive que nos murs te reçoivent, afin de porter le deuil avec nous.

t. Ce symbole, qui rtuntt les contraires, s'expliquera pari'en5cm)'!e dupoëmo et par te commentaire qui ie suit; La croit est entourée do rosés, c'est la re. ligion a~ec tous ses charmes et toute sa vertu.

POUStES.

Car, hélàst l'homme qui nous unit tous ici~ que nous recon-naissons connue'porc, comme ami, coïnmë ~uidë, qui alluma dans notre vie la flanime et le courage, dans peu de temps il nous quittera pour jamais; c'est tout récemment qu'i! l'a dé-claré. hn-tneme; mais il ne veut dire Ht la facoi~ ni l'heure, et par la son départ certain est pour nous plein de mystères et d'ameres douceurs.

.« .Tu nous vois tous ici, les cheveux blancs, tels~ nature nous a convies au repos; nous n'avons reçu aucun homme à qUi.daussesjëunes années, Iç cœur ordonnait trop t6t de renon-cer au monde. Lorsque nous eûmes éprouve !es plaisirs et les peines delà Yie~que le vent eut cesse d'cnucr nos vdi!cs, it nous fut permis d'aborder ici avec honneur, dans l'assurance que nous avions trouvdic port tranquille.

Le noblemortel qui nous a conduits dans ce lieu .porte la .patx de Dieu dans son cœur; je l'ai accompagné dans le sentier de la vie, et je connais bien les temps d'autrefois; les heures où il se prépare dans la solitude nous annoncent notre perte pro-chaine. Qu'est-ce que l'homme) qu'il puisse donner sa vie pour néant ct.non pour un mcHtcurquc lui?

Ce serait maintenant mon unique vceut Pourquoi me faut-il y renoncer? Combien sont déjà partis avant moi! C'est lui dont je devrai déplorer plus douloureusement la perte. Avec quelle bicnycinance il t'aurait accueilli) Mais il nous a remis la mai-son. Et quoiqu'il n'ait pas encore nomme son successeur, il est déjà séparé de nous en esprit<

Il vient seulement chaque jour une petite heure; il nous fait des récifs; il est plus ému qu'autrefois. Nous apprenons alors de sa propre bouche comme la Providence l'a merveilleusement conduit; nous écoutons attentivement, afin que l'exacte connais-sance de ces faits soit conservée pour la postérité~ jusque dans les moindresdétails. Nous veillons aussi ace qu'un de nous écrive avec soin, et que le souvenir de notre ami subsiste pur et vrai.

J'aimerais mieux, je l'avoue, raconter moi-même bien des choses, que d'écouter en silence comme je fais la plus petite circonstance no saurait m'échapper; tout cela est encore vivant dans ma pensée; j'écoute, et je puis a peine dissimuler que je ne suis pas toujours satisfait. Si je viens une fois à discourir

POHStHS.

de toutes ces choses, les paroles de ma bouche les publieront aYccplusd'cclat.

c Simple témoin, je conterais avec plus de dotait et de liberté comment un génie le promit d'abord à sa mere~ comment, à la fcte de son baptême) une éiotle se montra plus brillante au cou-chant commenta les ailes déployées, un vautour s'abattit dans là cour près des colombes, et) sans frapper avec fureur, sans sévir comme l'ordinaire, sembla les inviter doucement la con-corde.

< Ensuite il hdusàtu modestement comment~dàhs son enfance, il dompta la vipère qu'il vit se glisser autour du bras de sa sœur et serrer étroitement l'eh<ahtehdot'tme. La nourrice s'en-fuit et abandonna le nourrisson, et lui, il étrangla le reptile d'une main sui'e. La mërè survint, et; avec une joie frémissante, elle vit l'exploit de son fils et la délivrance de sa fille. II ne dit pas non plus que, sous son épée, jaillit d'un aride rocher une source aussi forte qu'un ruisseau, qui, flots ptes-ses, serpenta de la montagne dans le vallon. Elle coule encore, aussi vive, aussi brillante, qu'elle s'élança d'abord au-devant de lui. Et ses compagnons, qui virent de leurs yeux ce prodige, osèrent peine étancher leur soif brûlante.

Quand un homme a été élevé par la nature au-dessus des autres, ce n'est pas merveille qUe beaucoup de choses lui réus-sissent; il faut célébrer en lui la puissance du Créateur qui appelle la faible argile à tant de gloire t mais, quand un homme soutient la plus dimcile des épreuves de la vie, et se surmonte lui-mcme, alors on peut avec joie le montrer aux autres et dire: Voil!t ce qu'il est, voil~ son propret D

Car toute force nous porte en avant, nous porte à vivre, a déployer ça et 1~ notre action, au contraire, le torrent du monde nous gène et nous presse de tous cotés, et nous entraîne avec lui. Et cet orage au dedans et cette lutte au dehors appren-nent h l'intelligence le sens de cette parole difficile entendre Il se délivre de la puissance qui enchaîne tous les êtres, l'homme qui se surmonte lui-même.

< Qu'il était jeune encore, quand son coeur lui apprit ce que chez lui j'ose peine nommer vertu; quand il sut respecter la sévère discipline de son pore, et se montrer docile, alors que ce maître austère et rigoureux chargea tes libres années de sa jeune d'un service auquel le fils se soumit avec joie, coinme un enfant orphelin, sans asile, le fait par nécessité, pour un <;hétif salaire) < II dut suivre les guerriers en campagne, d'abord a pied) en bravant l'orage et le soleil; soigner les chevaux~'dresser la table, être au service de tout vieux soldat. Vite ëtYolohtiers.en tout temps il courait de jour et de huit, portant les messages a travers les forets, et accoutume de la sorte a ne vivre qu pour les autres; il semblait ne se p!aire qu'a la fatigue. Comme, dans la bataille, il ramassait avec une joyeuse au-dace les. îieches qu'il trouvait par terre, courait ensuite cucittir lui-même !es herbes avec lesquelles il pansait les blessés) i Ce qu'il touchait guérissait bientôt le malade voulait être soi-gne de sa main. Qui ne l'observait avec joiel Et son père lui seul semblait ne point faire cas de lui.

Léger, comme un navire a la voile, qui ne sent pas le poids de la cargaison et vole de port en port, il portait le fardeau des leçons paternelles; l'obéissance en était le premier et te dernier mot, et, comme le plaisir entraîne l'enfant, et l'honneur le jeune homme, la volonté étrangère seule l'entraînait. La père imagi-nait vainement de nouvelles épreuves, et, s'il voulait exiger, il était contraint de louer.

<t Enfin il se déclara aussi vaincu; il reconnut par ses actes le mérite de son fils; la rudesse du vieillard avait disparu; il lui donna soudain un cheval de prix; le jeune homme fut atïran-chi du petit service au lieu du court poignard, il porta une épce, et: après ces épreuves, il entra dans un ordre auquel il avait droit par sa naissance.

Je pourrais passer des jours & te conter encore des choses qui surprennent quiconque les entend. Sa vie sera certainement égalée ùn jour par les races futures aux plus admirables his-toires ce qui, dans les fables et les poèmes, parait incroyable aux esprits et qui pourtant les charme, on peut ici l'entendre, et il faut bien se résoudre, doublement réjoui, à le recevoir comme vrai.

« Et tu me demandes comment s'appelle cet élu, que s'est choisi l'oeil de la I'rovidcncc,que je louai souvent et jamais assez; & qui arrivèrent tant ~aventures incroyables? Il s'ap-pelle Humanùs, le saihtt le sage, l'homme !e meilleur que aie vu de mes yeux et sa maison, comme disent'ies princes, tu la connattras en même temps que ses aïeux." n Ainsi parla le vieiÏIard,;et il en aurait dit davantage; car il était plein~ de ces niervëiHes, et ce' qu'il devait nous raconter nous àuran'chàrmés bien des semaines encore, mais son dis-cours fut interrompu, au moment bu son cœur s'épanchait te plus vivement avec son hôte. Les autres frères allaient et ve-naient, et finiront par le réduire au siicnce. Et, après le repas, Marc, s'étant incliné devant le Seigheurct devantses ii6tcs~ demanda encore une coupe d'eau pure, qui lui fut aussi présentée. Puis i!s le conduisirent dans la grande salle, ôii un étrange spectacle s'offrit à lui. Ce qu'il vit dans ce lieu ne doit pas Atre passe sous silence je vous le décrirai fidè-lement.

La, nul ornement pour éblouir les yeux; une voûte d'arête s'élevait hardiment, et il vit rangés en ordre autour des murs, comme dans le chœur d'une église, treize sièges élégamment taillés par' des mains habiles. Devant chacun se trouvait un petit pupitre. Là on se sentait disposé a la dévotion, on sentait le calme de la vie et la vie sociale.

Il vit aux murs treize écussons suspendus, car à chaque siège était assigné le sien. Ils ne semblaient point se prévaloir fière-ment de leurs aïeux; chacun paraissait considérable et choisi; et frère Marc brûlait du désir de savoir le sens caché décès figures. Au centre.il vit, pour la seconde fois, le signe de la croix avec des branches de roses.

Ici l'âme peut se figurer bien des choses; un objet distrait de l'autre, et des casques sont suspendus sur quelques écus-sons ça et là on voit aussi des lances et des épécs des armes, comme on peut en ramasser sur les champs de bataille, dé-corent ce lieu: ici, des drapeaux et des armes de pays'étran-gers, et, si je vois bien, des liens aussi et des chatnes) 1 Chacun se prosterne devant son siège; se frappe la poitrine, recueilli dans une prière muette; de leurs Icvres s'exhalent des hymnes courts, dans lesquels se nourrit la joie pieuse; puis Icsft'crcs, fidèlement unis, se bénissent pour le court sommeil, que ne trouble point !â fantaisie. Tandis que les autres se ré-tirent, Marc demeure, avec quelques-uns, eh contemplation danslasalle.

Si fatigue qu'tl soit, il désire de venicï'encorC)'cat'mainte et mainte image l'attire puissamment ici, il voit Un dragon cou-leur de teu, qui apaise sasbif dans des nammës furieuses~ la, un bras dans la gueule d'uh*ottrs, d'où le sang côu!c a flots boutlionhants; les deux ccussûhs étaient sUspûndus a égale distance, a gauche et à droite de la croix aux rosés. a Tu t'engages dans de merveilleuses voies, lui dit encore le vicinard avec bonté..Que ces images te convient a demeurer jusqu'au moment ou la vie de maint héros té sera connue. Ce que ces lieux recèlent ne se devine pas il faut donc te le dé-couvrir en cohf)dcncë.Tu soupçonnes peut-être qu'on a sounert et connu et perdu ici bien des choses et ce que Fou a Conquis. Maisnecrois pas que le vieillard te parle seulement des temps d'autrefois il se passe encore ici bien des événements; ce que tu vois est de plus en plus considérable et couvert tan-tôt d'un tapis tantôt d~un crêpe. Tu es librc,si celatëplatt, de te préparer ô mon ami, tu n'as encore franchi que la première porte; on t'a fait dans le vestibule une réception amicale, et tv me parais digne de pénétrer dans l'intérieur. Apres un court sommeil dans une tranquille cellule, un sourd carillon éveille notre ami. Il saute a bas du lit avec une in-fatigable vivacité; le fils du ciel suit l'appel de la dévotion. Vêtu a la Mte, il s'ëlancc vers le seui!; déjà son cœur vole a l'église, obéissant, paisible, sur les ailes de la prière; il loquete a la porte et la trouve tcrmee aux verrous.

Ht, comme il prête l'oreille, a intervalles égaux, trois fois se répète un coup sur l'airain sonore ce ne sont pas les coups de l'horloge; ce n'est pas le brmt des cloches: un son de flûte s'y mdc de temps en temps; cette musique étrange, et difficile a expliquer, s'anime de telle sorte qu'elle réjouit le cœur, sérieuse, engageante, comme si des couples heureux entrela-çaient leurs danses en chantant.

II court a la fenêtre, pour contempler peut-être ce qui le trouble et le saisit merveilleusement; il voit le jour poindre a l'orient lointain; il voit sur.l'horizon de légères vapeurs éten--

roHSiES.

dues. Et doit-il en éroire ses yeux?. Une lumière étrange se promené dans le jardin; it voit trois jeunes gens armes de flambeaux~ circuler, counr dans les allées.

Il voit distinctement briller leurs habits blancs, serrés au corps ci de tbrme élégante~ il petit yoir leurs chevelures bou-clées, couronnées dëfleurs, leur ceinture entourée de rosés; ils semblent venir de danses nocturnes ranimes et embellis parieurs joyeuses fatigues.Us courent/ils éteignent les f]am-heaux comme s'euacent les étoiles, et ils disparaissent dans le lointain*.

i L Voici, en substance, tëséctaircissemehtsqueGoethetut-mémeà donnés, en t8t6, sur lé plan générât et le but de ce poème, compose vers t?85 et qu'il n'a pas achevé.

te lecteur, après avoir été promené dans les montagnes, serait arrivé à des peines ouvertes et fertites; oh aurait visite dans M demeure chacun des moines chevaliers; )a diversité des peuptes et des climats aurait fait connattro que ces hommes eiccitents s'étaient rassemblés de tous tes coins du monde, pour adorer Dieu en secret, chacun à samaniêre;dahs cette retraite, tes façons dépenser et de sentir les plus diverses devaient avoir pour représentants ces hommes d'élite, qui eiprimaientdignemcnt par ia vie commune le désir de)a plus haute cuttùre, bien qu'elle fût incomp)ete eh chacun d'eux. Dans ce but, its se sont groupés autour d'un homme appelé H'imanus, vers tequct !a sympathie et quelques rap-ports les attirent tes uns et les autres. Tout a coup ce médiateur se dispose a les quitter, et ils apprennent son histoire avec autant de surprise que d'édification. K)(e est racontée, non-seutemeht par lui-même, mais aussi par chacun des douze, qui t'ont tous connu en divers temps. Chaque religion a eu son heure d'épanouissement suprême, et s'est rapprochée alors de ce guide, de ce média-teur elle s'est même identifiée avec lui. Ces époques se montrent comme incor-porées dans les douze représentants, si bien que toute profession dofoirettgieuse et motate. si étrange que soit la forme, est digne d'amour et de respect. Aussi, âpres un long temps de vie commune, Humanus peut-il se retirer, parce que son esprit s'est !ncarn6 dans tous ses disciples, et n'a plus besoin do revêtir une forme corporelle particulière.

t Lotccteur, prontenéensuiteen esprit dans tousies temps et t0)ts)est!eut,peut voir sous mille formes les cncts les plus heureux que produit l'amour de Dieu et des hommes, sans aucun des abus qui rendent hatssaMes les religions dégé-nérées.

L'action se passe dans le carnaval, et le signe di~tinctif do la société est une croix entourée de roses, mais on prévoit qu'au départ d'Xumanus, l'éternelle durée de la régénération sociale, scellée par le jour de t'âqucs, se manifestera pour consoler les coeurs. Cependant pour qu'une si bet!e alliance no reste pas sans chef, unedispcnsationct unerévétation miracu)euspsétevcnt à cettcdfgnité le pauvre pèlerin, le frère Marc, qui, sans avoir une vaste seience, sans aspirer a l'inaccessible, mérite par son humilité, son dévouement et son activité dans la pieuse confrérie, doptésider une société animée de sentiments si généreux.

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