‹ Œuvres de Goethe. 1Chapitre 2 sur 59 · CHANSONS · texte numérisé non relu

CHANSONS

]Leso!rr<pHeit!ehMt:damtMnibon!tMf

ttiDaihénrdéTiehne~m~todX.

· Stètnpnie*.

pue les bégaiements de l'amour) mis par écrit, ont Ï'àir ctrange Et maintenant) il taut même que je recueille dé mai-son en maison toutes ces teuineséparses.

Ce qui était séparé dans !a vie par de longs intervaUës arrive aujourd~ui, sous une seule couverture, dans la main du bon lecteurs Mais ne rougts pas décès défauts; achevé promptemeht le petit ouvrage le monde est plein de contradictions, et un livre ne devrait pas. se contredire?.

AM teetenr* MenTetU<m< Les poètes n'aiment pas ~se taire; us \'eu)[enise montrer à la foule. Il faut bien qu'on loué et qu'on Marne! Nu! ne se confesse h Ztcdot, au pturic!,t)'Mfr,n~a proprement point d'equivaiehten fràh-- ~ats;o'est un court pûëmotynquo, où domine ta grâcet et qui est destina à être chanlé oh voit du moins qu'il peut avoir beaucoup de rapport avec la chanson. Plusieurs de ceues de Béranger St~a~t p<<<< o~<tM, t'~tMj ma A'aMite.ctc., etc., et bien d'autres chansons et chansonnettes fràn;aises, se-raient des ~<f<!er en Atiemaghe.

2. Littéralement, <taTant-pia!nte, m comme nous disons <tatant-prop0s." 3. Les LtECERj publiés séparément, ne formaient en ënet qu'un tr6s-pettt volume. en prose volontiers mais souvent on s'épanche sous la rosé, dansie secret bocage des Muscs.

Mes erreurs, mes désirs, mes soùn'rances et ma vie ne sont ici que des fleurs en bouquet et ~a vieit~esse comme le jeune âge, et Jes défauts comme les vertus, ont bonne grâce en chan-sons.

t<eMttMt AntMtt.

Quand j'étais encore un entant, oh me tenait renferma et je passai de ]à sorte piùsieurs années replié sut moi-même, comme dansieseihdemamere.

Mais tu fus mon passe-temps~ bri)lahië fantaisie, et je devins un boutUantheros, un prince Bébé) ctje courais te monde. Je bâtissais maint coteau de cristai, et le renversais aussi je lançais màjave!ine'étincetahtc' & travers le ventre des dra-gons; oui, j'étais un homme!

Puis, en vrai je délivrais 1a princesse Kinetto. Elle -<tait trop obligeante, me taisait asseoir a sa tab!e, et j'étais ga!ant.

g:~i1~&f:J)ài~ér"éidif Ic;pairi dès 'dietlx;hh'tl~tlt(~oilin)e l 1 (}"vi'n, Et son baiser'était te pain des dieux, brûlant comme'le vÏn. Âht je l'aimais presque a mourir. I.cs feux du soleil émai!!aieht sa couronne.

Ah! qui me !'a ravM? Aucun !ienmagiqUeh'a-t-it arrêté sa fuite rapide? Pariez, ou est 'son pays? Quei chemi)) faut-i! prendre?

tteré)tàtdmor<)tàfonrrMreA<tMprtK.

Après midi, jeune compagnie, nous étions assis au frais Amourvint) et il voulutjoueravec nbusau nEMHDMOM Chacun de mes camarades était assis gaiement auprès de sa bonne amie. Amour soutna son flambeau et dit Voici la chandeilet* Et comme le flambeau fumait, on !e fit courir vivement; cha-cun le poussait vite dans la main du voisin.

Kt Doriiis me le passa, moqueuse et badine a peine mes doigts t'ônt-i!s touché, qu'ii jette une ftammectairé: C'Mt notre Petit <'onhomm< tt'< fneore Le titre (ie cette pt~ce forme te premier <ers du petit couptet que les joueurs se recitent l'un t'autro, ausst Ttte que.pCMiMe, en se passant la Mchetta ou la boligie éteinte, mab où le charbon brûie encore.

i'H me brute !ës ~eux et !e visage; it:Met ma ;pbttrmë en {ci) i! Hamboyàit, peu s'en i~ut, pardessus ma tctc.i. .Je voulus l'etemdre,'je marchai dessus~' mais it brutaitsahs cesse àU !!eu de mourir, îe renard'était devenu chez moi plein ~if~ Un jeune gartOh vit Une petite~ ne petHetÓse etitis ta. bruyèrë~e~e était ffatche et be}!e comme !e mâtiné it accourut .t pour la v6<rde~ près; i!)a'vit avec grande joîé/Rosette~ rosette, rosette ve~hteii!e, rosette'de la bruy~ Lejëunegàrçohd!t {* Je tecuetuëra~ rosette de !a bruyère t « La rosette repondit 'Je te~piquërat s! bieH) que'toujours tu penseras a moi) et je ne veux pas souOrtr d'être cueitUe. Rosette) rosette, rosette vermente, rosette delà bruyère. J. 'Et !e boutitaht garçon cueuttt !a rosette de ta bruyère ta rô-, seite se défendit et ie~piqua~ mais, c!ie eut beau'Hireïheiast r. hetast 1 » eile,.I,ui te souRrir. Rosette, rosette, rosette vermeitle, rosette de ita bruyère.

Cetht-M*tMa)rd 0 charmante Thérèse, comme ton œil ouvert prend vite un air méchant t Les yeux bandés, tu m~as trouve soudain, et pour-quoi me prenais-tu, mo! justement?

Tu me pressais au mieux et me tenais si ferme. Je tombai ton sein. A peine étais-tu déliée, tout plaisir avait disparu: tu as tAchel'aveUgie froide H tâtonnait par-ci par-)à, se tordatt, peu s'en les mem-bres, et chacun se riait de. iui.Situ ne veux pas m'aimer, je marcheranoujpurs dans les ténèbres, comme les yeux bandés.

'Chfithae.

J'at souvent l'humeur somtjre et morose, une affreuse me-. Ianco!ie: quand je suis pr&s de ma Christine, tout change, tout est bien. Je la vois ta-bas, je a vois ici, et ne sais pas au monde 1. Chanson poputaire, à laquelle Cpethe a fait quelques changements. 2. On croit que cetiepiece, de même que le Reriard mort, fut composée pour une jeune.Strasbour~eo!se/ qui avait inspire notre po~te ua amour passager. Dorilis serait donc !a même que Th~se. iû comment) ~pourquoi, quand elle asu me plaire~d'ou vient qu'e!lemêplaît.

Cet'~1 noir, fripoh) qui me guette, ce sourcil noir par-dessus, st je ië~ regarde une seule fois, mon'Ame;s'épàhùuiti 'En est-il une qui ait une bouche si mignonne, de si jolies joues ronde-lettes? Et puis il est 'encore cèr!aih~s choses rondes l'oeil ne se lasse pasdéles voir. "'f' Et quand je puis la presser dans mes bras~pour danser là viveaiiemaMde~ccla tourne, cela tourbillonne'i alors Je me sens vivre t Et quand je ta vois chancelante~ ëchauSee~ je la berce aussitôt contre mon coeur, dans mes bras S pour moi c'est un royaumet Et lorsqu'elte me regarde avec àmôur~ et qu'elle oublie tout à la ronde, et qu'elle se presse sur mon cœur, et me donne un ardent baiser~ cëlà~ me; court de rveine en veine et jusqu'au bout des pieds! Ail t je suis faible Je auisibrt) je sens un délice, unmartyre. w J'en voudrais davantage et toujours davantâgo;Iejourne me semble pas long; même la nuit, quand je serais près d'elle, je n'aurais point de peur. Je me dis que; si je la tiens une fois et que j'assouvisse mon acsir~ et que' mon tourment hé se puisse apaiser) je mburrai'danssesbrast

't~prMtte.' Par une brniahtë matinëédë pfinfemps. la bergère aHait et chantait, jeune et belle et sahs sdùcis, et, a iravérs les'cam-paghes~re;sohhait:LaIà!Iëràl!a) Tircis lui bn'ri~ pour un 'baiser, deux, trois agneaux sur i'heure elle le regarda un instant, d'uh ait' moqueur) mais elle continua de rire et de chanter,Là lat le ralla) Et un autre lui oûrit des rubans, et le troisième offrit son coeur; matsdu coeurët'desrubans, comme des agneaux) etiese moqua) chantant touj6urs! La la! le ràllat r

t<tt com~rtiet Aux derniers rayons du soir, je passais en silence le long du bois Damon était assis et jouait de la Hûte, et les rochers ré-pondaient La Iat!eral!a)

n Et H me Bt asseoir pr&s de MT~ii me 3ohna tin baiser d~ et tendre. Et je dis: < Joue encore! 'Et te bon jeune homme joua:LàIa)IéraHat; Et maintenant mon repos est perdu, ma joie s'est envolée~ et j'entends & mes oreilles toujours~ la même chanson La là! le rallat

B'éti~rtmeè.

Ma ëiëh~aiméé nïe devînt mndelc~ cela me rendit ennemi de toute joie; je courus a une au rapide, reaUpassait) courait devàntmôi.

j,à *6:Êeàtà~ d dÉd ïbüét avais iâftôte lcÕmme"trÓÙbMê La je restai désespéré) muet~ J'avais ià'tete'comme tro~Mée par l'ivresse; j'étais'sur le point de glisser dans la rivierë~Ie monde autour de moi tournait.

Tout & coup j'èhtcnds~pôusser un cri. justement derrière moi. C'était une petite voix ratissante < Prends garde a toi, làrivière est profonde." :0 Alors quelque chose me courut de veine en veine. Je regarde c'est une charmante'jeune nite. dis Quel :est ton nom? Catherine t Ô belle Catherine) Tu es bonne. ''Tunicretircsdcl&mort; jetcdois la Ve pour toujours.Mais c'est medonner peu de chose sois aussi le bonheur de ma vie! D Alors je lui cohtai'hia'pcinc elle baissa les yeux avec grâce je lui donnai un baiser~ elle me le rendit, et. pour l'heure, on ne parla plus de mourir.

~ea~detMnsM.

Courir les bois et les campagnes, fredonner ma chansonnette) telle est, de lieux en lieux, ma vie, et devant moi tout passe et s'ébranle en mesure et s'agite en cadchce< Je puis l'attendre, à peine, la première-fleur du jardin, te premier bouton do l'arbre mes chansons les saluent) et, quand revient l'hiver) je chante encore le songe évanoujL Je le chante au loin sur la vaste plaine déglace là fleurit l'hiver dans sa beauté. Cette fleur aussi disparaît, et une joie nouvelle se montre sur les fertiles collines. Car, si je trouve sous le tilleul la jeunesse assemblée, aussi-; tôt je l'éveille; le gros garçon se rengorge, la gauche utiette: Yalscamamelodic.

po~siES.

Vous dônhez des ailes aux pieds, e~ Vôu~entràme~ a travefs vallons et collines, votre favori loin de la maison 6 chères, 6 douées Mi)ses, quand serai-je encore aupres'd'elle, en'repos sursoncœur?

f'M.tfée. ,a ,Dans lé bois j'atlâis rêvant èt neche¡'Ctui~' rierirtüit iha Dans le bois j'allais rêvant, et ne cherchet* rien était ma fantaisie. ',i, ~Je Yisa't'ombreune HèuretteYbrittantecbmm~ belle côthméies yeux. i Je Yôutfts la cueiltir/cMe me di gentiment Dois-je, pour me nëtrir, être cueitne ? il' r Je l'arrachai avec toutes ses racines; je la portât dans e jar-din, auprès delà jolie maison; Et je la replantai dans un lieu paisible: maintenant cite ver-doie, elle Heurit toujours.

<<e* p~retUè~ UnecampanUle avait pousse hors déterre sa tige précoce, couverte d'aimables neurs~ survint Uné'petite abeille, qui suça le douxnectar..t. L'une pour l'autre sans doute elles sont faites.

Chwnt atterné pour la <<<m*e.

LES tNbtFFHRENTs. Yiens, 6 jeune beauté) viens danser avec moi la danse convient dans IcjoUr de fête. Situ n'es pas mon trésor, tu peux le devenir; si tu né le deviens jamais, dansons toujours) Viens ) o jeune beauté) viens danser avec moi la danse embellit le jour de fète.

LES AMonREux.Sans toi, ma bien-aimée, que seraient les fêtes? Sans toi ma douce amie, que serait la danse? Si tu n'étais pas mon trésor, je ne saurais danser; si tu l'es con-stamment, vivre est une (etc. Sans toi~ ma bicn-aimée, que seraient les fêtes? Sans toi, ma doUccamie, que serait la danse? LES tNMFF~RENTS. Laissons-les aimer et dansons) L'amoUr langoureux évite la danse. Quand nous entrelaçons gaiement la ronde tournoyante, les autres se glissent dans le bois som-bre. Laissons-les aimer et danson's L'amour langoureux évite la danse.

LES AMOUREUX. Laissons-les valser et allons nous promener! La promenade est pour: l'amour une danse céleste. L'amour, qu~iesgueitë,ënieBdieursmoqu~~ un joût se'.V 0 iigè1r'a et il sevëhgeràbtentot. Laissons-les valser et allons nous pro-mener! Là promenade èst pour l'amour une danse céleste.

~MtMtott.

Le rideau HoMe deçà etdela chez ma voisihe. Sans doute elle observè~~du com d~l'tBU~ si j~~ Etsi là jalouse colère que j'ai nourrie peM~ e'jout) jugle~ ment vàmcue et pour jamais, s'àpatse au fond de mon cœur. Mais, hélas) la belle enfant h'a~rien sëhtt de pareil i je le vois, c'est le vent du soir qui joUe avec le rideau~

)M<Bto'*ti<m de ~aerre.

Si pourtant j'étais aussi belle que'Ies uHes des champs! Ë!Ies portent chapeau de paille avec ruban rosé; Croire que l'on est belle, il me sembler est permis. A la vilte, hélas 1 j'eh ai crù-lé jeune cavalier. < Et, au printemps c'en est fait de mes plaisirs elles l;attirent les filies du village!

Et la taille et la robe tramante, je quitte tout sur l'heure le corsage est plus long; la jupe est courte et ronde. Je porte chapeau de paille et corset blanc comme neige, et je coupe ) avec les autres, la luzerne fleurie. S'il aperçoit dans la troupe quelque tournure élégante, le fripon me fait signe de le suivre chez lui.

Je l'accompagne confuse et il ne me reconnatt pas encore; il me pince les joues.et voit mon visage.

0 paysannes, la demoiselle vous déclare la guerre; et les charmes, doublés, remporteront la victoire.

AtMmt <OM <<mtet te* ferme*.

Je voudrais être un poisson bien leste et frétillant; et) si tu venais pécher à la ligne, je ne, ferais pas défaut..Je voudrais être un poisson bien leste et frétillant; Je voudrais être un coursier alors je te serais précieux. Oh! si j'étais une voiture, pour te porter commodément) Je vou-drais être un coursier: alors je te serais précieux. Jc'vdddrais être ûnë'plece d'of) totijOuM a ton service. Au-rais-tu fait quelque s emplette,' je rëviçndrais < courant: Je vou-drais être uhe'pieœd'or~ Je voudrais être Bdele; et que mâ~ mie fût idouveHë toujours ¡ je voudrais m'engager a ioi~ je voudrais ne partir jamais. Je voudrais être Cd~e, et ~6~~ f1\tnÓuveiie't9iijo'Üfs. Je voudrais e~re vieux et ridé et glacés quàhd' tu Me rebu-terais ) cela ne~pouï~ait me mettre en peine. Je voudrais être et :é"¡'i"J.'¡ f a-.

vieux et ride et'gîac~. i~ Je voudrais être un smge'' à l'instant ~piein de moqueuse espiegterie~Siquèique chose ie chagrinait;'je'ieràis~ des gambades/Je voudrais être 'un singe l'instante plein de moqueuse espièglerie!

Si j'étais doux comme un agneau, brave comme un lion si j'avais lès yeux du lynx et les ruses du renard Si j'étais doux comme un agneau t brave comme un lion; Tout ce que Je serais, je t'en ferais hommage~ avec des pré-sents de prince je me donnerais a toi; tout ce que je serais~ jé t'en ferais hommage.

Maisjesuistelquejesuis éprends-moi cojnme celai En veUx-tu de meilleurs)- fais-les t~iiler a ta guise. Je shis ehun tel que je suis prends-moi comme cela.

}L*omTrtweffèTfe.

Ma voisine est vraiment une toute charmante'SIlet Aussitôt que je suis à ratelier~'je lorgne sa petite boutique: Puis en chaînes) en anneaux~ mon marteau façonne les légers fils d'or. Et je médis lequel~j~ dis encore lequel de ces an-nëaUxennnsërapourCatherine?

A peine ouvre-t-elle ses volets, que voici toute la bourgade~ et l'on marchande et l'on demande en foule mille choses dans la petite boutique.

Alors je limé, et quelquefois je lime jusqu'à le rompre, plus d'un fil dur. Le maitrc gronde, il est terrible il voit bien que c'était la petite boutique.

'Et zest) quand le débit s'arrête, elle prend soudain son rouet. Je sais bien ce qu'elle veut nter) Elle espère, la chère fillette. 'H va, il va~ie péîitpiéd~ 'et Moi, je pense a la jambe arrondie & la'jarret~re = aussi !jë 'penser c'est 'nioi 'qui 'l'àt donnée a ià chèrë~tieitef~ Ktlamignonne porte a ses lèvres le ni dette i'ôht sij'ëtais à !a place du at, quel baiser je donnerais a ta aHette) Jeune pécheur)'j'ëtais:âssts sur. Ie~ et, préparant des dons përndes, je chan~ts~~ rhàmeçon se balançait~ Mnorcàit au fond de l'eau. Vite un petit poisson passe et le gob~/Ët/tout joyeux, je chàn~ avèc' üialiée, et le petit poisson est attrapa -Hëlàs) sur le bôrd~ a Iràvers les~campagM~ au fond du bocage où sou<uait la brise, jesuivis la trace d'un soulier. et la bergère ëtaitseùie. On'baisse les .yeux t la parole manque. Comme se terme Uia couteau, elle me saisit par les cheveux~ et Vôita le pettt drôle Dieu sait pourtant avec quel berger elle se promené encoret Il taùt mettre ma ceinture pour descendre a la mer)si fort que le vent sôùfne et gronde. Souvent, si je plains les poissons, petits et gros j qui dans le Htet frétillent) ah je voudrais bien encore) encore, être eniacé dans ses bras!

¡. .i-·~ï~,u d-' Il est tombé de la neige, car ce n'est pas le temps encore ou par toutes les fleurettes, où par toutes les fleurettes, nous serons réjouis. .< Le soleil nous abuse d'un éclat doux et trompeur} l'hirondelle même est alenteuse~ l'n~rondeMe même est menteuse. Pour-quoi donc?~.Seule elle vient!

Devrais~é seul mé réjouir, quand même lé printemps ap-proche ? Mais, si nous venons a deux, mais, si nous venons à deux l'été sera bientôt la.

BtépOMet à *M <t<MttÊ<HM ttttet d*)t* un jen de Metét~

1. J- ¡ LA DAME. Dites 'ce qui réjouit un cœur de femme dans le t. Ces couplets dèvaient faire partie d'un opéra, et les qcèsttoas, qui auraient pr&cMe les réponses, les auraient reudues plus claires. La question à laquelle grand mondejet le petit? Assurément c'est là nouveauté dont la neur chàï'me toujours i mais bten! plus précieuse M~ fidéute~ qui, rn~tne en la saison des fruits, a des Qeurs encore pour nousiplairë. ` LE JEUNE 'cAVALiER.~DanSiles~gr~ bocages ;YPArM avait blen l, i. 'tt' ""i: ,4- .1" pôür avait bien appris a cohhàttrë les lymphes mais Jûpner, pour te tnettrë a la géhë~iu~ènvoya trois' dés beautés célestes, et jamais honame des tètMpsahciëhs et nouveaux n'éprouva davan-tage t'émbârras de choisira !< L'HOMME ~xpÉRiME~TÉ~ Qui montre~au femmes''une .tendre prévenance les gagnerai ~Urmia parole~ et qui' estibru~ temeraire/ réussit peut-être mieux encore pour' cëtut 'qui sehtMe peu se soucier "de séduit.' ~i ,) L'HOMME sÂttsFAjT. Hssont~divers~les travaux des hommes~' leurs soucis, ieUrs~chàgrins maintes faveurs 'leurTsoht aussi dispensées, maintes douces joUissances~mais'' !e ;plus gr~md bonheur de la vie) le plus riche trésor; 'c'es~Une'bonne et joyeuse'hUmeùh LE Fou bE couR. Qui voit ~chaque jour) et chaque jour con-damne !à folle conduite des hommes, et) quand les autres de-meurent insensés~ passe pour un insensé lui-memet porte un plus toUrd fardeau que la bête de somme qui porte sa charge au moulin; et) je le sens dans mon âme, en venté, c'est ce quim'arrivèamoi.

SenMttton* dtttMeo ém tm Mé)ae Mett* f 'LA JEUNE FJLLE. Je l'ai Yu! Qu'al-je éprouY~ ~regard céleste! 1 11 vient h moi; je m'éloigne troublée;' je'balancer je recutë, je m'égare ) je rêve! Vous, arbres ,'vous~ rochers "cachez ma joie, cachez mon bonheur) LE JEUNE HOMME; Icije'dois là trouver .tel'ai'Yue'Qisparaitré,

:ici ·i: i.l I ~1 ··p. i t. :l. f: k·e?i? u· i· répond la 'J!i~<<t;t/.ti~t.j'c Ïè plus répond la deuxième ttrophe est ceiie-ci Que! fut l'homme du monde te p)us embarrassé? Pour ta'~rotsieme ~Comment gagne-t-on.tes.femmes?,* Pour la quatrième Quet est le plus grand bonheur'de ta no? )'ouria cin-quième Qui porte te plus tourd fardeau ? = 1. Ces strophes ont fait partie d'un q~ra. Les entrées étaient justifiées ce tien manquenat'ureUementfci.

mon regard Fa ~~c, EHe~na.t a moi, pu~s ei!e a rcc~

rouble et rougissante. Pu.~e espérer? Son<-ce des ,~?

~ous, arbres, vous,rochc~ cellé qûej'aiiné,

couvrez-moi mon bohheur< J"

LE~uh~ctc~he,j~~ plams ~~1'humide aarorë demonsort~!i(a,re~M~hnude~ on~ ,~jif,C~iss.ilîiÙ Îe; Phtdërobeieséternenessoùa-rahces, dérober (

~~c~ssE~.AujoUrd~.unheureu.~ m'~¡)~~içhît,"ditihe douMep~~moh~d~serviteurrevieM~ dû', nô"6~~ ét dep6rdnx,etje<rouvëcide~c~ file't.

Bonchasseurt.qu'nvivetnYesonbohheurt

~"t~eotmeheterdMMnoMMt r ~ses amenées ai, marché, il n'en est point de préférable a celle que noUs vous apportbUs des pays Angers, Écoutez ce que nous chantas, et voyez ces ?o!is otseauï ils sont a vendre, 1', ces jons

Voyez d'aboi ce~ ce joyeux, ce fnpont Léger, riant, saute a bas de l'arbre et du buisson et remonte soudain. Nou oh 1 voyez Ie riant oisèàu 1 Vd)'eZ, `il est à vendre;

Observezmaintenaht ce petit il veut semMer circonspect e pourtant d est fripon, aussi bien que le grand. H montrée ph's souvent, eh silence, la menteUre volonté. Ce petit oiseau fr)pon, voyez, il est a vendre, motscau 01.) voyez la petite colombe, la chère petite tourterelle t Les jeune, nlles sont délicates, nne. et.poh'es. EHe saura s~uster volont.ers et~pronter de votre amour. Ce tendre petit oSu voyez,il est a vendre.

Nous ne voulons point les Vanter; on peut les mettre toutes es épreuves. Us aiment le nouveau; mais, pour garant de Icurndé fé, ne demandez ni lettre ni sceau 'ilso.n ou des ~Qu'ils sont jolis ces oiseaux Que l'emplette en e f. santel

Le misanthrope.

~D'abord il est assis quelques moments, le front dégagé de nuages; souda.n toute sa figure prend le sérieux grimaçant de

GOETttE.t I 2 la choùette< Vous demandez pourquoi? Est-ce l'amour ou.l'ch-' nm?Hé!ast c'est l'un ëtl'autre.

t~ataonrenx lhat~Fé Int.

Je le sais bien et je hi'èn moque fort jeu~~ Sllés~ous êtes pleines d'inconstance! ~VoUs aimez, comme'au jeu dé cartést David et Alexandre: ensemble ils sont forts, ensemMeita sont bons.- Cependant je suis misérable comme auparavant, avec un vi-sage de mtsahthrbpe;I'csc!aYe dé l'àmour~uhpau~ foülis~ Que volontiers je m'affranchirais de ces soUurahcest Mais elles ont pénétré trop avant dans mon cœur, et là moquerie ne'chasse pointl'amour. Vraie JontMAnM'.

Vraté Jolil~.anCeo.

C'est vainement que) pour gouverner un cœur~ tu rcmpHs ~ôr le girbh d'une jeune fille tais-toi donner les plaisirs de l'amour si tu veux vraiment les sentir. L~or acheté'les suf-frages delà foule, il ne te gagnera jamais un cœur mats, veux-tu acheter ùhe jeune ntle, va~ et te donne toi-même en échange. Si de saints nœuds ne te doivent pas enchaîner, 6 jeune homme, sache toi-memotè restreindre. On peut vivre dans une liberté véritable et pourtant n'être pas sans lien. Brûle; pour une scu!e femme, et, quand son cœur est plein d'amour, sounre que la tendresse t'enchatne, si le devoir ne peut t'enchaîner.; Ouvre ton cœur, jeune homme, et te choisis une jeune niie; qu'elle te choisisse; que sa personne, que son àme/soit belle, et tu seras heureux comme moi. Moi, qui connais cette science, ~ém6 suis choisi une amie, et, pour le bonheur du plus beau mariage, a part la bénédiction du prêtre, il ne nous manque rien.

N'ayant souci que de ma joie, pour inoi seul voulant être belle; voluptueuse à mon côté seulement, et modeste quand le monde !a voit; pour que le temps ne nuise pas à notre ardeur, elle ne cède aucun droit par faiblesse; et ses faveurs demeurent tou-jours une grâce, et il me faut toujours être reconnaissant.

Aisément satisfait, je jouis aussitôt qu'eHe me sourit avec ten-dresse lorsqu'à table elle se fait des pieds de son amant un appui pour les siens, me présente la pomme qu'elle a mordue~ je verre où elle a bu, ct~ mes baisers dëmi-iurtifs ouvre son sem.d'prdmaircyoiÏë.

Eisi~dans~neheUrê~~ëpanchemÈ~ pÍiîsi.biélêtfeM~âVec moi ct'ani)6ûr~jeWdëmàndè''queÏesp~ b:Óiiç~6jiès pàrôltes ) jë'ne~déi~ânde Comme l~spi'M' qm l'ahtme l'entoure d'un charme toujours M par-faite'et n'a qu~ùne'faibiessë~ Le respect m'ehtrâtne sés'pieds le'désir sur so~ 'cœup. 0 Jeune homme, voi!~ ce qui s~àppelle joùtrt Sois sage et cherche ces délices. La mort un jour ~élèvera loin d'eile,;parm~ les chœurs des anges, dans la joie du paradis, et tu nesenitras point le pâssage, y v le passage.

Latssemohoei! te dire l'adieu que ma bouche ne sâurattprô-hôncert Qu'il est pemble, pénible asoûurirt Et pourtant, d~dr-dinàire,jesuishômmet `- Il est triste, a cette~heure, lé gage m6me le~ptus doux d( l'amour~ it est ifoid~ le baiser de ta bouche; elle est languis-sante, ré<reinte de ta mà!n.

Autrefois, oht que j'étais ravi, quand mes lèvres, par un larcin facite, eineuraient seulement les tiennes t Ainsi nous charme une violette, cueillie aux premiers jours de mars. Mais je ne cueillerai plus de couronnes, plus de roses pour toi' Voici le priotemps.Frahpoise chérie i hélas! c'est l'automne .poiïr moi. belle na~t.

pourmoi. ~beUemnh.

Je quitte !a cabane, asi!e de ma bien-aimëe, jecheMme, àpaa mystérieux, dans le bois'dësert et sombre; la lune perce a tra-vers les chênes et les buissons les zéphyrs annoncent sa course, et les bouleaux, qui s'inclinent) lui versent le plus doux encens. Que je trouve de charme à la fraîcheur de cette belle nuit d'été) Oht dans ce lieu; quel silence, pour sentir ce qui rend l'âtne heureuse Cette volupté se peut concevoir à peine, et ce-pendant, 6 ciel, je te tiendrais quitte de mille nuits pareilles, pour une que me donnerait mon amie.

), Avant cetto pi~, «s'en trouve une, fntitu~e Berger, qut Sguro dans et Baeft~. Yoy. t. II, p. 109.

B<mtte)<re<<!<n)tpe.

Souvent tu hoUs à vus, en~M~~ affér.fensërrible,à l'auteli ,ét toi comme épdùse~etntM comme~epb la ;veHte, <ïans une heu~e d'ouM j;âi, sur ta touche autant de baisers; qUe~rdnen'pëutcuelMtr..t Le bonheur pur que nous avons seht~ !a Yolupte de mamtes beties heures s'est\env61ëe) comme le: temps) avec ouis-sance que me sér~-tl de jouir? CoMtnc songes s'envolent les baisers les plus tendres, et toutes les jô!es comme un baiser.

S<nMenir~itM<.

Dérober a son amie un noeud, un ruban, qu'elle s'en fâche a demi, a demi le permette, pour vous c'est beaucoup, je veux le croire, et je vous laisse Volontiers cette iilusioh. Un voile, un mouchoir) une jarretière, un anneau, ne sont point certes peu de chose: mais pour moi ce n'est pas assez.

C'est une :part vivante de sa vie, qu'après une faible résis-tance, mon amante m'a donnée, et vos magnificences ne sont plus rien. Comme je ris de toutes ces friperies) Elle m'a donne de ses beaux cheveux) la parure du plus beau visage. Quand mémo tu es loin de moi, bieh-a!)nëe,tu ne m'es pas tout fait ravie. À mes regards, a mes baisers, a mes caresses, estiaissëe de toi cette retique. Là destméedc.ces cheveux est pareilte à la mienne autrefois~ avec lé même bonheur) nous lui faisions la cour; maintenant nous sommes loin d'elle. '~ous lui étions fermement attachés nous caressions ses rondes jbues; un tendre désir nous séduisait, nous attirait, nous nous glissions jusqu'à son beau sein. 0 rival exempt de jalousie, doux présenta belle proie, rappelle-moi mon bonheur et mes plaisirs;

!Le bonheur de t'~bMWee.

Q jeune homme, puisé) tout le jour, une sainte ivresse dans les regards de ton amie Que, la nuit, son image t'environne de prestiges; que nul amant ne soit plus heureux que toi mais le bonheur est toujours plus grand loin de la bien-aimée.

Deux puissances éternel !es, la durée et la distance, secrète-ment, comme l'influence des astres, pour l'endormir bercent

2f mon sang més~sèntimënts deviennent 'toujours p!us tendres, cependant mon cœur est allégé sans cesse et mon bonheur bu-jours's'accrb~it < NùUe'part je'fne pUis'I'oûMtërt~ ]p'ourWi\ 'j~"p~éhds; éiÍrei' pos ma nôurrÏture~ est libre et 'sereii~; et û~e'së-- ~reteivresse change ~amotir en adoration, le désir en rêverie. Attiré pàrtésôieh) jamais le~us léger huàgëtie.se berce au souMé'des déucesethéréës~commé'mbhcœ~ dtin~'lkpàixèfla joie. Libre de crainte, trop grand pour être jaloux je t'aime, je raimeràitoiijÔùrs.

At)~tm)M.

Sœur de ta ctartë prémiêre/ image de ~a tendresse en deu! un hUage frissonne en vagues argentées autour de ton charmant. visage !à course de ~6n pied léger éveiUé et Jait sortir dés grottes fermées aU jour) les tristes âmes des morts,és oiseaux nocturnèsetmoit Ton regard curieux p!àne sur une immense ëtendue. Ëtcvë-moia ion coté) accorde a ta rêverie ce bonheur t Et que, dans un voluptueux repos, !e chevatier, repoussa au loin; observe, a travers !esvitraux/!es nuits de son amante.

Le délicieux ptaisir de la cohtempiàtion adoucit les tourments d'une pareUlc distance, et je rassemble tes rayons et j'aiguise mon regard toujours plus vive) la lumière entoure ses mem-bres non voités, et puis la-bas elle m'attire, comme toi-même, unjour.Endvmion.

t<m nmtt Mttpttwtè.

Dans !a chàntbre a côucitcr, !oin de ]a fête, t'am6urvei!!e, a tes vœux fideté, et trembte que !a ruse de mauns convives ne trouble la paix du !it nuptiah Devant lui bri!!e, d'une mystique et sainte !ùeur; Une ftamme aux pâtes rayons. ~Un nuage d'en-cens remplit la chambre, afin que vôtre volupté soit entière. Comme ton coeur bat, quand l'heure sonne, qui'chasse tes bruyants convives) comme tu brutes pour cette bouche ravis-sante, qui bientôt sera muette et ne refusera rien) Pour tout accomplir, tu cours avec eue dans le sanctuaire; le flambeau, dans !es mains du garde, te flambeau devient catmë 'et petit commeunlum!ghbh< Comme palpitent) sous tes baisers .sans nombre son seth et ses bettes jôùcst Sa rigueur devient tremblement, car ion au-dace (ïeviënt un devoir. Vite l'amour t'aide aladëshabiner,et it n'est pas de moitié aussi proniptque~~t~~ püis, -ll1aÍîcieu~ et modeste, il se couvre vivement les yeux avec la mam. m: ;z y

~"M~eje~e.

SdUsla ~)rme d'un papillon) je voltigea après mon ~efmer soupira vofs les pîacës bîep-aimées, témoins de plaisirs cctes-tes/dahs les prairies, au bord des sources, autour de !a colline, àiràvers!aiorct. -); Je guc«e.uncqup!e amoureux; posé sur la t6fe de la belle jeune fiUe, .des neurs ,de, sa couronne~ je regarde en bas î tout ce que la mort m'a ravi, ici je !e revois en image je suis aussi heureux quëjel'étaisr Elle embrasse son amant avecun muetsôUrire; et lui~ il met à pront l'heure que lut envoient les. dieux propices ses lèvres courent du sein a la bouche, de la bouche aux mains, et moi, jevolttgeautourde!ui< >, Et elle voit le papillon. Tremblante, aux instances de,son ami,elle se lève en sursaut, comme je m'envole. Mon bien-aime, viens le prendre) viens) je serais si contente de l'avoir, ce brIHant petit bijou 1 a, tnnocenee.

0 la plus be!!e vertu de !'ame~ source !â plus pure de îa ten-dresse, plus que Byron, que Pamelâ) idéat et mervciHe Lors-que brùie une autre flamme, ta fa!b!e et douée lumière s'en-fuit celui-la seul te sent, qui ne te connaît pas qui te connaît netesentpius. i.

Déesse~ dana!e paradis avec nous tu vivais unie; tu te mon-tres encore dans mainte prairie, le matin avant que le soleil paraisse le tendre poète scu! te voit passer dans ta robe vapo-reuse Phebus vient, le nuage fuit et tu te perds dans !e nuage.

t~thar~e. y Pleurez, jeunes nttes, pleurez ici, au tombeau de l'Amour ici un rien, un hasard, l'ont fait succomber. Mais est-il vraiment mort? Je ne voudrais pas en jurer. Un rien, un hasard) souvent lerévcit!eht. Pr~ de'tolc

ft~deMt

Que de fois~ 6 mon amie, tt arrive, jenësatscoinmcht) que tu m'es étrangère! Quand nous sommes dans te t6urbi)!dn du monde, ce!a fatt mourir chez moi toute joie! Mais/quand le silence et !a nuit nous envirohhent/ je te reconnais tes baisers.

baisers. Chanson «e nevembfe. ~c

À l'archer, mais non pas au vieux,chez lequel le soleil s'en-fuit, et qui -nôùs Voile de vapeurs la face de l'astre lointain

À reniant soit consacrée cette chanson, a. l'enfant qui joue parmi lés rosés, nous écouté, et, au bon moment, vise les jeunes cceurs!

Par Ïùt, là hùitde l'hiver, d'ailleurs triste et sauvage/nous

amène'dë'chërs amis et d'aimables femmes.

Ouëdésôrmais sa bèl!ë imàgcbrille dans le ciel étoile, et qu'à jamais il se levé et se couche pour nous, favorable et propice 1

A cèMe q)MeJ'ttt chehie*.

La main dans la main, les ievressuriesJèvrcs, je t'en prie,

obien-aimec, reste-moi nd6!e ) Adieu ton amant doit voguer

encore devant maint ecucit mais,si quctquojour, après l'orage,

il salue de nouveau le port, puissent les dieux le punir, a'<! ¡ jouit sans toi de la vie 1

nisquer hardiment, c'est d<~a gagner; déjà mon couvre est a

demi terminée} les étoiles me luisent comme des soleils c'est

pour le lâche qu'il fait nuit. Si j'étais oisif à ton côté, le cha--

grin m'oppresserait encore mais, dans tous ces pays lointains~ 1\ je travaille avec ardeur et ne travaille que pour toi.

Déjà j'ai trouvé la vallée où nous irons ensemble un jour;

où, dans les heures du soir, nous verrons la rivière couler doucement. Ces peupliers dans les prairies, ces hêtres dans la

foret. Et derrière tous ces ombrages, ah 1 sans doute une ca-bane aussi se trouvera.

1. Cette pièce fut composte pour t'réderique Brion (do Scsenhefm). FfM~Hque

inspira aussi & Goethe plusieurs des po6s!cs qui suheht ceUe-ci. Ettessbnt au

nombre des ptus suaves et des plus tendres.

frémi~ré perte.

Ah qui hic rendra les jours, les jours heureux du premier amour An ) qui me rendra une lieurc seulement de ce tcMps tbrtunét r Solitaire, je hôurris ma blessure, et, d'une plainte toujours nouvelle, je pleure mon b&hhcur u Ah qui me rendra ces beaux jours, ce temps fortune l

MeMontèmtr.

,QWmd s '~ans.'letorifiQa\f t~iv'~rÍ' Quand les pampres reneurissent, dans le tonneau le, vin s'agite; quand les rosés renaissent) je ne sais ce que j'éprouve.. Des larmes coulent sUr mes joues, dans le travail t.dahs le: loisir; je ne sens qu'un vague désir qui consume mon cccur< Puis enfin je dois me dh'C) quand je me souviens et me recueille) que, dans une saison aussi belle) un jour elle brûla pourmoi! l pour Moi 1 Approche du bten-mttaé Je pense à toi, lorsque à mes yeux la clarté du soleil rayonne sur la mer je pense a tô!, quand la lueur de la lune se rc-netedanslesfontaincs.

Je te vois)- quand sur la route s'élève au loin la poussière dans la profonde nuit) quand sur l'étroite planche tremble le.voyagcur.

C'est toi que {'entends) lorsque avec un sourd murmure le flot monte la-bas; dans le bois tranquille je vais souvent prêter. l'oreille, quand tout so tait.

Je suis avec toi si loin que tu puisses être, tu es prcs de moi, Le soleil décline, bientôt me luiront les étoiles oh t si tu étaislat l

fr~<ente.

Prê.enee.

Toute chose t'annonce 1 le brillant soleil vient-i! aparattre, bientôt, je l'espère, tu le suivras.

Parais-tu dans le jardin, tu es la fois !a rosé des rosés, le lis dés lis.

Si tu tournoies à la danse, tous les astres tournent avec toi, autourdctoi.

2& La nuit (oh i bonheur i! serait donc huit .~) !a lune voit pa-lir devant toison aimable, son engageante tUmièrë. Tu èscngàgëante, aimable, et !esnéurs, la lune et les ëtoiles, ôsôte!!) a toi seule rendent hommage.

Soteitt sois donc aussi pour moi !a source des beaux jôufs ) C'estlavieetrëterhité.

A t'amtèàbMttto.

Ainsi je t'atYraiment perdue ) 6 belle amie, as-tu fui loin de moi ? Dans mon oreille accoutumée résonne encore chaque pa-rote,chaques6n.

Comme, !ë matint te regard du voyageur vainement plonge dans les airs, lorsque, perdue dans l'espace axuré, la-haut chante l'alouette:

Ainsi mon regard ça et la parcourt avec angoisse les champs, les buissons/ics bocages; toutes mes chansons t'appellent i 6.' mon amante, reviens a moi.

Aa bord a<* tten~è.

Coûtez, chansons bich-aifhéës, coulez dans !àmerde !'oub!i! 1 Qu'aucun amant ne vous répète avec déJicM) aucune amante) dansIasaisondesnëUrs; Vous ne chantiez que ma mattrcsse; maintenant cUe se rit dé ma udente~ vous fûtes écrites sur l'onde) écoulez-vous avec elle.

Mé!McoIte'< V6us passez, dduces roses, mon amie ne vous à point por-tées vous fleurissez, hetas < pour l'amant sans espoir, à qui !e chagrin brise le cœur.

Je me souviens avec tristesse de ces jours, ô mon ange, ou tu me tenais dans ta chainë, où je guettais le premier bouton, et, de bonne heure) je courais a mon jardin.

Toutes les fleurs, tous les fruits encore, je les portais à tes pieds et devant tes yeux mon coeur battait d'espérance. Vous passez, douces roses, mon amie ne vous a point por-- 1 Ces strophes, tirées d'un opéra de Goethe, eïprMent, nous dit-il, tessen-ttments qu'it éprouva après s'être sépare d'Ëtisabeth Schœnemanh, qu'il a sou-vent célébrée sous les noms de tttt et de ~ft'ndc. tées; vous neurissez; hélas! pour l'amant sans espoir, a qui le thagrinbriselecœur.

.MMptnre.

Il est trop doux de trahir sa paroîe,;tr<)pdtM au devoir hélas 1 et nous ne pouvons promettre ce qui répugne anoirecœur.

Tu mets en œuvre les anciens chants magiques et !ui, qui a peine était tranqui!!è, tu raiiires éncbrë dans la chancelante nacè)!e de la dôuce Mie ) tu rehouvcUes ) tu redoub!es le danger~ i.

Pourquoi veux-tu dissimuler avec moi t Sois û'ànche, n'évite pas mon regard. T6t ou tard je devais tout découvrir, et je te rends ici ta parole.; Ce que j'ai du faire) jel'ai fait que désormais nul obstacle ne te vienne de moi mais pardonne & l'ami qui se détourne de toi maintenant, et se replie sur lui-même en silence.

Le changement.

Couché sur le sable, dans le ruisseau limpide, j'ouvre les bras au flot qui s'approche; il presse amoureusement mon sein con-sumé de désirs puis l'inconstance l'ehtrame dans le courant un flot nouveau s'approche; il me caresse a son tour, et je goûte les plaisirs do la yôluptéchangeante.

Et pourtant tu trames sans fruit dans Jà tristesse les heures précieuses de la vie fugitive, parce que la bien-aimée t'oublie. Oh 1 rappelle-les; ces iemp~ écoules ) H a tant de saveur, le bai-ser cueilli sur les lèvres de la seconde, qu'a peine celui de la première était aussi doux.

BétJUtérattem'. 1.

Ah que faut-il que l'homme désire? Fera-t-il mieux de res-ter en repos? de s'attacher fermement et se cramponner? Vaut-ilmieuxscpousser en. avant?

Doit-il se bâtir une maisonnette Doit-il vivre sous les tentes? 1. Dans cette pièce et dans quetquM autres (Courage, Espérance, Souci etc.) tcfceto laisse entrevoir les inquiétudes qui t'agitent dans ta vie do cour, la ponste que les affaires et la faveur pourraient le détourner de sa YCritaMedcsti-natiou.

Doit-il se Her aux rochers? Les solides rochers eux-mêmes chancellent.

Un même parti ne convient pas ~tptis. Que chacun voie comme il doit viyre; que chacun voie où il veut se fixer et celui qui est debout, qu'il prenne garde de tomber.

Mêmefmjet.

Lâches pensées, timides incertitudes, craintes de femme) t plaintes inquiètes, n'écartent aucune souffrance, ne tedéit-- Yrentpas.

Ma!gré toutes les puissances, se mamtehir, ne ftechir jamais, se montrer ferme, appelle à notre aide le bras des dieux.

JMercatmë.

Un catme profond règne sur les eaux~ la mer sans mouve-ment repose, et le nocher soucieux contemple de toutes parts la, surface unie. Aucun souffle d'aucun c6te! Un affreux silence de mort t Dans l'immense ctehdue pas un flot ne s'evci!ie.

Mettreux veyn~c.

Les nuages se déchirent, le ciel est clair, ëoïc détic fa chaîne inquiète, les vents murmurent, le matelot s'empresse. Vite! 1 vite Les flots se partagent, le lointain s'approche déjà je vois lebord.

Conffjpe* Tranquitte, au !oin, & travers !a plaine, pu tu ne vois pas !e chemin quet'afraye le plus hardi, toi-même fais ton chemin) Sois en paix; ma chère dmct si le navire craque, il ne se brise pas; s'il se brise, il no se brisera pas avec toi.

Arer~Mement Yeux-tu toujours t'égarer plus loin? Vois, le bien est tout. près apprends seulement à saisir le bonheur, car le bonheur est toujours là.

memenue et adteMt Le coeur, me battait vite à cheval A peine résolue, la chose était laite. Déjà le soir berçait la terre, et la nuit était suspen-due aux flancs des montagnes; déj~ le chcnc, dans son vêtement dé brume, se dressait comme Un géant tandis que du buisson, l'obscurité regardait avec cent yeux noirs. D'une montagne 'de nuages, la lune a travers le brôuinard trisiëmë'nt se montrait les vents batah~aiëht doucement leUt's i ailes, et frémissaient à mon oreille là nuit' enfantait mt!lé "J monstres i cependant mon courage était vif et joyeux. Dans mes veines, quelle ardeurt Dans mon cœur) quelle namrnet ` Je te vis, cf !a ~aisibiëjoië s'épancha sur moi de ~ôïi doux re-gard mon cœur ëtait avec toi tout enttèr,- et je tie respirais que ` pour toi un air de printemps vermeil entourait l'aimable figure. Et sà'tendressc pour moi. 0 Dieux ) je ne l'espérais paS) je he!e méritais pas) 1 Mais, hë!as des !e premier rayon du soIeH, l'adieu oppresse mon cœur. Dans tes baisers, queUës délices) Dans ton cei!, t queltedouteur) Je partis et tu restas, !és yeux baissés~ et tu me suivis d'un regard humide. Et pourtant, être aime, que! bon-heurt odiéuxt et quel bonheur d'aimer)

JVoMtet ttmdur, noateUè ~e.

Mon cceur, mon cceur, que! est ce mystère? Que! ma! si vi-vement te presse? Quétic ctràngc et nouve!!e vie t Je ne te re-connais plus. Tout ce que tu aimais est bien loin; bien loin ¡ l'objet de ta tristesse, bien loin, ton travail et ton repos. Aht comment donc en es-tu venu !a?

Cette neur dé jeunesse, cette aimab!e figure; ce regard plein de candeur et de bonté, ils t'enchaînent avec ùne~puissancc infinie. Si je Veux brusquement ine séparer d'c!!c, m'évertuer)' la fuir, hé!ast au même instant, mon sentie!' me ramené au-prcsd'cUe. y Et avec ce ut enchanté, ,qui né se laisse pas rompre, l'aimabte et ~b!!e jeune fi!ie m'arrête malgré moi. Il faut que désormais je vive a sa guise, dans son cercic magique. Ouel changement) hé!a~t Amour, Amour, brise ma chaîne)

ABMtnde.

Hélast pourquoi m'cntrafner absolument dans c€«chrit-tante assemb~6? 1.e bon jëUne homme n'était-il pas heureux dans la nu!t solitaire?' Secrètement reclus dans ma chambrette, j'étais couché au clair de luné) tout enveloppa de sa' mystérieuse lumière~.et je cômmenca!sasommëiiléh < Là je rivais'!es heures dorées d'un bo j'avais senti ta chère image tout entière au fond de mou cœur. Est-ce bien mot que tu ënchatnes, devant Mtttc bougies, a la tàb!e de'jeu? Est-ce: mb! qUe tu fais asseoir en face de visages soUventinsupp~ortàbles?

YienS) là fleur du printemps n'est pas pour moi plus ravis-sante dans'les càmpaghës~' Ou tu es, mon ange, est l'anlour/Ia bonté; où tu es, !à nature.

€hM< de m~.

Qu'avec magnificence brille a mes yeux la nature t Comme le soleil rayonne) Comme sourit la campagne! l Les fleurs cdosent de chaque rameau, et mille voix du buisson $ Et lajoieet l'allégresse, de chaque poitrine. 0 terre) 6solcil! t ~bonheurt6jôiet l Amour, amour~ aussi brittaht et beau que les nuées màtinates sur ces ëbl!ihest l' Tu bénis richement iestratches campagnes et ]a terre féconde~ de f!eurs embaumée.

0 jeune ntte) jeune fille; comme je t'aime comme ton regard est doux) 1 comme tu m'aimest Ainsi que t'a!ouet<eaime le chant et l'espace~ et la (leur mati-nale la vapeur du ciel) Ainsije t'àimë avec ardeur, toi qui me donnes jeunesse et joie et courage Pour des chansons et des danses nouveUcs. Sois heureuse toujours comme tu m'aimes i

Avec an ruban orné de <teMtn<.

Pour m6i,d'ane main facile; les aimables jeunes dieux du printemps, en se jouant, ont semé petites fleurs, petites feuilles, sur un ruban léger.

Zëphire, prends-le sur tes ailes, va le ceindre autour du vê-tement de mon amie, et qu'elle se regarde au miroir avec tout son enjouement. Elle se verra de rosés entourée, jeune elle-même comme une rosé. Un regard,.o ma chère Yié,et je suis bien récompense! Partagé les Sentiments de mon cœur) donne-moi librement ta main, ctque ta chaîne qui nous lie iië soit pas une faible chatne de rosés! l =

AyeeMB pettt coûietr d'of.

Cette feuille ose te porter une chatnetto qui, tout Accoutumée aia souplesse, aspire a se plier autour de ton col aVec mille petitscnlàcèments. r Accorde & !a follette son désir il est plein d'innocence il n'est poihtfcmërairc le jour, c'est une petite parure, et, le soir/tu la jettes à l'écart.

Mais, si quelqu'un i'apporte'uhë autre chatne, qui pèse da-vantage et serre plus étroiiement je ne saurais te blâmer, Lisette, debalahcorun peu.

A Charlotte.

Au milieu du tumulte des plaisirs, des soucis et des peines, je pense à toi; Charlotte; ils pensent~ toi, les deux amis;n3 songent comme, à la paisible 'clarté du soir, tu nous tendis la main avec grâce, lorsque, dans les fertiles campagnes, au sein d'une magnifique nature, tu nous laissas paraître, légèrement voiles, les traits d'une bciïeame.

Je suis heureux de ne t'avoir pas méconnue, et~ dès la pre-mière heure, avec le pur langage du cœur, de t'avoir nommée une enfant bonne et sincère..

élevés dans le silence; là- retraite et la paix, nous sommes jetés tout a coup dans le monde; mille et mille flots se jouent autour de nous} tout nous séduit, divers objets nous plaisent, nous rebutent, et d'heure en heure le cœur balance, facile à se troubler; nous sentons, et, ce que nous avons senti, le tour-billon du monde 16 rejette au loin.

Alors, je le sais; peut se glisser en nous mainte douleur, mainte espérance. Charlotte, qui connaît nos sentiments? Char-lotte, qui connait notre coeur? Ah ) 1 il voudrait bien être connu, se répandre dans une ~me sympathique, et, par ses,ëpanche-ments, se nourrir deux fois de toutes ses joies et de toutes ses peines. Et bien souvent l'ccil Cherché en vam autour de lui et tfouve tout'ferme~ ces ainsi' que'l'dn~ dissipe ~avec agitation la plus belle part de' la vie/sans orage et 'sansreposa et, pour notre malaise~fërnë~'cequtnous~ la veille nous repousse le lende~ain/PeÙx-tù n'avoir que sympathie pourle monder qui te trompa si souvent, et, devant tés soûtÏrances/'devànt;.tôn bon-heur,demeuradans un repos capricieux) obstiné! Âh) l'esprit se replie alors sur Iui-memë,:et le'Cœur~le cœur ~~h~~ Telle~je te trouvai~~ et'J'allai librement au- Elle est digne d'être aimëe) 1 m'ëcriai~e, etj'imptoratdu ciel pour toi là plus pure faveur, qu'il te donne aujourd'hui dans tohamie.

toh~àmie: Hnt.te t<M* .). y Et je puise une vive nourriture, un sàng;nouveau~ dans la libr~e étendue. Qu'elle est gracieuse et bonne) la nature, qui me presse dans ses bras t Le not berce notre nacelle, aux coups me-surés de la rame, et les montagnes nuageuses, sublimes, vien-nent au-devant de notre courser Ornes yeUx, pourquoi vous baisser? Rêves dores, revenez-vous ? Rêves, fuyez, tout brillants que vous êtes dans ces lieux aussisontTamouretlaYie.

Sur ]cs vagues scintillent mille étoiles flottantes; de légères vapeurs abreuvent à la ronde les cimes lointaines; le vent ma-tinal voltige autour de la rive ombreuse, et dans le lac se reflète là moisson jaùaissantet

Betamon<<gBe.

Chère Lili, si je ne t'aimais pas, quelle volupté je goûterais à ce spectacle Ht pourtant, Lili, si je ne t'aimais pas, trouverais-je ici, et trouverais-je la-bas mon bonheur?

t~e taimt des aenM.

Ce bouquet, que j'ai cueilli, qu'il te salue mille fois Je me suis baissé souvent, oht bien mille fois, et je l'ai pressé sur mon cœur, mille, cent mille fois.

En été.

Comme champs et prairies brillent dans la roséel Comme lesplàntes sont chargées'dë perles ate~ travérs tes' buissons, la brise est fraîche ) Cbmnie, aux brillants rayons du soleil~ les gentils oiseaux gazouillent tous ensemble ( du soïéj!tO¡es.~enHls s ois a x gazo üilleiit t9ti.s~e,nsêtnbic, ( Mais ici,' où je vis rnbH amie, dans la ehambrette basse et petite et biendosé, au sbictl cachée, qui songeait au vaste uni-ver avec toute sa magnificence?

ChtHMom <te ami.

Parmi le seigle? et le froment, :parmi les buisspn~~ et, les ëpines,parmi'les arbres et ië gazon, ou Ya ma bien-aimée? Dis~-Iembi.

Je n'ai pas trouvé ma mignonne chez é!!e; !ë petit ange est dehors sans doute. 11 verdoie et neurit, !e beau mois de mat ma miëéstaUxchàmps.iibreetjoyëuse.; .'Près du rochër,;au bord de la rivière; où eUe me donna le baiser, le premier baiser sur le gazon, je vois quelque chose ) 1 N'est-cëpàsëtte?.

<*<~M<emp< précoce.

Jours de la volupté, venez-vous sitôt? Le soleil nie rend-ii tes cbnincset!ësbois?

Plus abondants, les rùissetets coulent de toutes parts. Vois-je les prairies? Est-ce le vaiton? 7 Fràtcheùr azurée) Ciel et montagnes) Les poissons dores dans le lac foisonnent.

Les oiseaux bigarrés gazouillent dans le bocage, des citants célestes y résonnent.

Sous la florissante verdure, les abeilles murmurantes déro-bent le nectar.

Un doux frémissement dans l'air s'agite émotion charmante t haleine assoupie l Hientot, plus puissant, un souffle s'éveille, puis il se perd aus-sitôt dans le buisson.

Maisdansmon coeur il se retire. 0 Muscs, aidez-moi, de grâce, à porter le bonheur) Dites-moi depuis hier ce que j'éprouve. Aimables soeurs, celle que j'aime est là l

POËSJËS.

ih~pre~ON d)'<tN<e)tt*e.

Éte~-to~ feuillage, et te déploie sur !a treiïle jusqu'à ma fenêtre t Bâtes JumëHes, gonflez-vous pîus serrées et mûnssex p!us promptes et plus yermetites ) 11 vous cou vre~e ses der-niers regarfts, le solei!, votre père'; autour !a ier<në abondance du ctëi propice {la lune voUs rafra(chtt de sa magique et caressante haleine, he!as i .et de ces yeux ptcuVcht sur vous, a nots, iés larmes de l'amour) source cterne)!e dé vie.

Amcur <Mm< trêve* Contré la neige/ la pluie et le vent, dans te broutard des aMmes, a travers tes brumes, en avant) en avant, sans trêve ni repos l travers lés souffrances j'àunerais mieux me frayer un che-min, que supporter tant de joies de la vie toute !a sympathie du cccur poUr le cœur~ ah 1 -qu'elle enfante des douleurs étranges t = Comment fuirai-je? Comment me cacher dans les tjois?Toùt serait inutile t Amour, tu es la couronne de la vie, lé bonheur sans repos! Plante <m twrtMr.

La-haUt, sur cette montagne, je m'arrête mille fois, penché sur mon bâton et je regarde en bas dans la vàttée.. Et je suis mon troupeau paissant; mon chien pour moi te garde je suis descendu et/moi-même je ne sais pas cohnncnt. Ici toute la prairie est pleine de bettes neurs: je tes cueitte sans savoir a qui je les donnerai.

Ht sous l'arbre j'endure ta ptuic, te vent et forage} la porte !h-bas reste ctosè itëias t tout n'est qu'un songe. Un arc-en-ciel sur le toit s'élève, mais elle s'en est siiec bien loin datts le pays.

«icn loin dans le pays et plus loin encore t Peut-être même elle a traversé la mer. Passez, brebis, passez, votre berger est bien a plaindre t

C<mtoi*tt<m dam te* tmrm«.

D'où vient que tu es si triste, quand tout parait joyeux t On voit à tes yeux, assurément, que tu as pleuré.

cofime.–t I g Si j'ai p!eur6 solitaire, eh bien, m~ douleur est toute à moi; et mes larmes coulent doucement elles soulagent mon cœur.

-Tesjoye~amisjte~ "oh 1"~ièH~{d~ri~~hb's-¡brll~'t Et quelque' bien~que tu'aies perdu ,cesse'de ~pleurer ta perte. Vous faites vacarme 'et tapage,' et ne ~soupçonnez 'pas'ce qui tourmente l'infortuné. Kon, ce trésor, je ne l'a! pas perdu, si fort qu~il me manque.

Eh' bien, relève-toi, proh~ptemcnt~ tu es jeune a on âge, oh à la force, on a le courage.de cbnqu~nr.

Non, non, je ne puis le conquérir il est trop loin de moi. Auss! haute est sa demeure, aussi hehe sa clarté) que celle de e l'étoile.

Les étoiles, on ne les désire point; on jouit de leur éclat, et on lève les yeux avec ravissement dans chaque nuit sereine.

Et je lève les yeux avec ravissement pendant des jotu's et des jours. Laissez-moi passer les nuits à pleurer, tant que j'au-rai des larmes.

Chant hochtrhc'.

Oh) de tes moelleux.coussins,.daigne, en rêvant, prêter l'oreille un peu) Aux sons de ma guitare, sommeille). Que veux-tudavantagc?

Aux sons de ma guitare, l'armée des étoiles hénit les senti-ments éternels. Sommeille). Que veux-tu davantage? Les sentiments éternels m'exaltent, m'cntrament lom du ter-restre tourbillon. Sommeille! Que veux-tu davantage? Le terrestre tourbillon tu ne m'en sépares que trop tu me relègues dans cette froide nuit. Sommeille! Que veux-tu davantage?

Tu me relègues dans cette froide nuit; tu ne m'écoutes qu'en eonge. Hélas) sur tes moelleux coussins, sommeille). Que veux-tudavantagc?

Imitation d'un chant populaire itanen, dont voici la première strophe

Tu set <;ue! dotcc fuoco,

1,'antmamiascitu,

Edegtiafrcttimiei.

Dormi,chevuoidipiù?

POEStES.

K~tr.

Quelle; force entraxe ams! mon cœur~ Au ~dehors qu! m'en-trante, et nie c~tiitiilire et de 'Hi hi~î~Ó~?, Comme les adages la~-bas se dispersetit autour des rochers!' L~

F 4 'll"I~'f'I" 't~' "¡.

je voudr~ais passer; je voudrais cd~ Les cor!jcaux'cnsemblo'se bercent dM~ 1'~ir)' j¿:ÍIi~ ffiÓiê({"cc etix ët`~'é`;ùis iri iï~s ,> dés euxet je suis leur course'; nous volônsautour dcsmon~s et dés muratllcs. La-bas cl!e demeure jelacherchc des yeux. !tie vtcni ,0116 se promcn6,' aussitôt j~accburs, biseau chan-tant, a la foret toùnue. HHe s'arrête, checcoutcetpou'reHe sourit < Comme it chante gentiment, et c'est pour moi qu'H chanter Le soleil couchant dore les coHmes~ la beauté rêveuse !o !aisse passer. ËHc côtoie le ruisseau le lohg~dcs prairies, et sombre et p)us sombre, se voile le sentier.

Soudain je parais, étoile scintillante. < Qui brille la-haut, si près et si loin? Et lorsque avec surpriso tu as aperçu la clarté, à tes pieds je tombe je suis heureux.

À Mtgnon.

Emporte par-dessus neuves et vallées) le char du. soleil passe radieux bêlas! au fond de nos cœurs il rcvetllo, dans sa course, tes douleurs et les miennes chaque matin.

A'peine la nuitmc soUlagc-t-elle encore) car les rêves mêmes viennent sous des formes lugubres; et, dans le silence du cœur, je sens ces douleurs déployer leur force secrète. Déjà depuis maintes belles années~ je vois descendre les na' vires! A son but chacun arrive mais~ hetasUcs douleurs cruelles ) dans le cœur fixées, le courant dû fleuve ne les em-porte pas..

Il me faut paraître avec mes beaux habits; je les ai tirés do l'armoire, parce que c'est fête aujourd'hui. Kul ne soupçonne quelle douleur'torture, déchire, tout mon cœur. Hn secret il me faut pleurer sans cesse; mais je puis sembler gracieux et même sain et vermeil. Si ces douleurs étaient mor-telles pour mon cœur, hélas! dès longtemps je serais mort.

t<e eh&t«M tar t* M~Bt~tté.

La-h~ut, sur cette mpntaghe, s'élève un vieux château, ou, derrière portes et poternes, veiltaieht~ Pôtemes et portes sont Ërd!~es et~ partout règne le'sl~ehcë; aux vieilles mùrait!es ruthëes/jë gnMpë~~M yeux. La/preS) étàhunecaYe~ p!elne~ {JÛj~Íitd'hiii la joyeuse sommelière avec des erueh~ Oh ne làvoit pitis dans làsàlle distribuer aux convives )es coupes a ià ronde; oh ne la voit plus remplir, pour là cène, !è nacôhd~ù capucin.

ËHe ne verse plus dans !e corridor un coup de vin à TàYide ëcuyer, et) pourla faYeur de passage/ne reçoit p~us, au passage, un mercL Car toutes les poutres et les toitures sont des longtemps coh-sumccs; escaliers, corridors, chapëHe, en dccomhï'es, en ruines sont changés.

Mais, lorsque avec !a guitare et !a' bouteiHë, je vis, par le jour !c plus serein, mon amie gravir ces rociiërs, ces conincs; Ators, dé ià retraite désolée s'élança le joyeux plaisir, et tout reprit un air de fête, comme dans les anciens jours. Comme si les plus vastes ~saUes étaient prêtes pour des con-vives imposants; comme s'i! était survenu un jeune couple de ce bon temps; Comme si, dans sa chapetie, le digne prêtre ofGciait et s'il demandait < Voulez-vous être unis? et que, souriant, nous eussions prononcé le oui t Ht des chants émurent le fond de notre coeur; et notre témoin, au lieu de ta fbu!e, ce fut l'écho sonore.

Et lorsque, vers le soir, tout se perdit dans lé silence, le so-leil enflammé brilla sur la cime escarpée. ·

Ht l'écuyer et la sommeliërc brillent au loin comme sei. gneurs; elle prend son temps pour scn'tr & boire et lui pour rendre grâces'.

t<<t MtM<*<t<m da ttpeetre.

Au sommet de la vieille tour, se dresse le noble fantôme 1. Allusion à la cinquième strophe et contraste. du héros/et, lorsque passe la nacelle, il lui souhaite un bon voyage.. > Vois, ces muscles étaient nerveux ce coÈur, ferme et farou-che~ ces ossements, pleins de moelle guerrière cette coupe était pleme. ,,> Je pàssài~dàus les orages la riiôiti de ma vie; je donnai l'autre moitié au repos, et toi la-bas, nacelle des hommes, vogue, vogue toujours!* »

A «n eotff d'or, qtt~tt portât Mm c<m.

Souvenir de: joies évahoùtes~ôtb)) que je porte toujours a mon cb!) nous enchàthes-tu tous deux plus longtemps que le lien des amest Prolonges-tu les joUrs tugitits de l'amour? Li!i,j'ai pu te fuirl et i! me taut encore, avec ton heh, courir les pays étrangers, les tbrefs, !es vaHecs Jointaines' Ah) te cœur de Li!i hé pouYàit sitôt se détacher de mon cccun Comme un oiseau, qui rompt le lacet et retourne au boist traine après lui un bout de n!) signa! de t'esetavage; il n'e~~ plus l'oiseau d'autrefois l'oiseau né !ibrc; il a connu un maure.

BétÈce* de )tt mètaneotte.

Ne tarissez pas, ne tarissez pas, larmes de l'amour éternel! 1 Aht comme a l'oeil encore humide le monde scmMc mortct désertl Ne tarissez pas, ne tarissez pas, larmes de l'amour ma!hcureux t

ChaMt de nuit du myo~ear.

Toi qui viens du ciel, toi qui apaises toute peine et toute douleur, qui verses double mesure de rafraîchissement a qui est doublement malheureux, hélas! je suis fatigué de ma vie agitée que me veulent et la douleur et la joie~ Dôuce paix, viens, aht viens dans mon cœur!

Même at~e<.

Sur tous les sommets est le repos; dans tous les feuillages tu sens un souMe à peine; les oisctctssc taisent dans le bois attends un peu, bientôt tu reposeras au-esit

thah< du sotr <iu chtmenr.

Jcme tratnedansicsc~hpaghcs, silencieux et farouclie.mbn fusil tout arm6 et ta cliere image, ta dôucc image, flotte radicusëdcvantmoi.

Tu te promènes mamtchant, silencieuse et sereine, a travers les campagnes et l'atmable vallée, hdas) et mon image,sou-dain disparue, ne s'oiïrc-t-cHe pas une fois a ta pensée? L'image de l'homme qui court te monde, plein de tristesse et d'ennui; quis'egare au levant et au couchant, parce qu'il doit te quitter.

Aussitôt que je pense a toi il me semble que l'astre des nuits s'offre a ma vue, sur moi descend une paix secrète, et je ne sais ce que j'éprouve.

A la lune.

Tu remplis de nouveau forets ctvaHonsdeta lumière va-poreuse et tranquille; une fois enfin tu délivres aussi mon âme ioutcnticrc.

Tu promènès sur mes campagnes ton. regard consolant, comme l'oeil bienveillant d'un ami s'arrête sur mon sort. Mon cccur s'éveille a tous les échos des jours sereins et som-bres je chemine, entre la joie et la douleur, dans la solitude. Coule, coule, aimable ruisseau Jamais je ne serai joycux< Ainsi s'évanouirent les jeux et les caresses, ainsi, la fidélité.

Une fois pourtant je le possédai, ce bien précieux Faut-il que, pour son tourment, jamais on ne l'oublie) 1 Huisscau, murmure le long de la vallée sans repos et sans trêve; murmure, inspire à mon citant des mélodies. Sott que, dans la nuit d'hiver, tu débordes avec fureur, ou que tu jaillisses autour des jeunes boutons, parure du prin-temps.

Heureux qui sans haine se cache au monde; qui presse un ami contre son sein et goûte avec lui le bonheur! Ce que le monde ignore ou qu'il oublie, à travers le labyrinthe du cœur, chemine dans la nuit.

<tus<ca bornes.

Je ne sais ce qui me p!ait ici, ni, dans ce petit monde borner ce qui m'arrête ~<ar un aimab!e et magique lien J'ouMie du moins, j'oubuc volontiers comme étrangement le sort me mené. He!astet je le sens, près et loin, Meh des choses me sont encore préparées. Oh! si la juste mesure était trouvée! Que mt: reste-t-il désormais, non que, revêtu, rempn d'une heuretisb force de vie, dans un présent <ranquitte,j~a(tcnde l'avenir?

Espérance Souveraine destinée cette oeuvre de mesmams, fais que je Faccompusse' Ne me laisse pas, oh) ne me !aisse pas succom-ber! Non) ce ne sont pas de vains songes maintenant faibles tiges, ces arbres donneront un jour de t'ombre et des fruits.

Sonct.

Ne reviens pas dans ce ccrctc nouveau et toujours nouveau; laisse, laisse-moi mon allure; accorde, accorde-moi mon bon-heur Dois-je fuir? !)ois-je le saisir? C'est flotter assez long-temps. Si tu ne veux pas que je sois heureux, souci, rends-moi sage! Fropf~é.

Je sais que rien ne m'appartient que la pensée qui veut couler sans trouble de mon âme, et chaque instant favorable dont un sort propice me laisse jouir pleinement.

Mon amie, si jamais ces chansons reviennent dans ta main, assieds-toi au ciavecin, ou ton ami se tenait près de toi. Fais résonner vivement les cordes, et puis regarde dans le Hvrc~ mais ne lis pas chante toujours, et chaque feuille est à toi) 1 Ah) qu'eue me semble triste, imprimée, noir sur btanc, la chanson qui, dans la bouche, peut ravir, peut déchirer un coeur!

1. Goethe veut parler fto Weimar. Il <!crit dans to sentiment tJo la rie nou-- ~{-)!e (;)'*)! m~ne chez son prince et du temps qu'il perd pour les )ettres. On suppose <juo cette pitcc est adressée à Charlotto (Caroline, Lina).

CHANSONS DE SOGÏÊTË\

Ce qne nons chantons en société p~nMré

du CŒnr dan! tes c<tùr:.

Powf tm NOtt~ette tnnée.

Entre la vieille et la nouvelle) le sort nous donne de nous ré-jouir ensemble et le passé nous invite à regarde en avant, a regarder en arrière, avec confiance.

Les heures de tourment, hélas ) séparent la fidélité de la souf-france, l'amour du plaisir, des jours meilleurs nous rassem-blent de joyeux chants fortifient le coeur.

Peines et plaisirs évanouis laissent aux amis dé joyeux sou-venirs. 0 de la destinée étranges -retours Vieille amitié, nou-veau don Uendez-en grâce la fortune mobile flottante rendez grâce au sort des biens dispensés à chacun aimez l'alternative des joyeux désirs, de l'amour avoué, de l'ardeur secrète. D'autres observent avec tristesse et crainte le voiie étendu sur l'année expirante, mais pour nous brille l'aimable fidélité voyez 1 la nouvelle nous trouve nouveaux.

Comme à la danse tour à tour se quitte et se retrouve un cou-- 1. Ces chansons furent la plupart composées pour des soirées d'hommes et de dames qui se réunissaient chez Goethe. Schiiteren faisait partie. Il s'y trouvait plusieurs femmes fort aimaNes. Chacun devait être le chevalier d'une dame Goethe était celui de la baronne d'Kinsiedten. p!c amoureux, h travers le tourbillon de la vie, que l'amitié nous mène dans l'année

Chant d~ns<atta<t<m Pourquoi, be!!e voisine, al!er ainsi seule au jardm Quand tu soignes les champs et la maison, je veux être ~oh serviteur; )!on frère s'est glissé chez la sommelièrc et ne lui à laisse aucun repos. E!!c lui a donne un coup a boire, et un baiser par-dessus.

~!on cousin est un drô!c Jmbile i H fait Jà~cour~à la cuisi-nière; il tourne la broche incessamment, pour un doux salaire d'amour.

Kt les six personnes faisaient ensemble un bon repas, et, en chantant, un quatrième couple s'e!anca dans la saUe. Bienvenus! et bienvenu aussi, Je cinquième couple alerte, qui était fourni de contes et de nouyeUes ctde vives gaudrioles. H restait de !a place pour les énigmes, l'esprit, les saitiics et les jeux amusants un sixième petit couple sUrviht, te trésor était trouve.

Mais un couptc manquait et manquait beaucoup, c'était celui qui fait le mieux un tendrcc6up!c survint, un couple fidèle. Atbrsi! ne manqua plus rien.

Knscmble célébrez, pro!ongcz le paisibte repas, ci que Fun fête avec l'autre le saint nombre deux.

t~oracïe dm pr!M<emp*.

Oiseau prophétique, chantre des neurs, 6 coucou, dans ta plus beUe saison de t'anncc, cher oiseau, ccoutcla prière d'un coupte amoureux. S'il peut espérer, adresse-lui ton coucou, ton coucou, et toujours coucou, coucou.

Mntcnds-tu, un e6up!e amoureux soupire vivement après Faute!, et il est, dans sa jeunesse, pteih de toi, ptcin de vertu. L'heure n'cst-c!!e donc pas venue? Dis, combien doit-i! attendre encore'! Ecoutez coucou ~coutex coucou Silence complet Rien de plus t. M.YichofT prétend reconnattro presque tous ces couples. Goethe et la com-tesse 't'Eh)sie<)ien seraient te premier. Lo poète lui seul aurait pu nous donner ia ctcf. Ce n'est pourtant pâs:notrc faute* Eh bien, encore deux an-nées de pattcnccT~ais, quand nous serons unis, tes pa. pa. pa. viendront-ils? Sache que tu nous réjouiras, si tu eh prédis beaucoup. Un coucou t deux coucou t Et toujours cou-cou/cducôu,côu.

Si nous avons bien compte, U s'en manque peu de là demi-douzaine. Si nous te donnons de bonnes paroles, nous diras-tu peut être combien de temps nous vivrons ? Franchement,' nous te l'avouons, nous irons Yô!ontier.s aussi Jôinqu'i! se pourra. COU, COUCOU, COU, COUCOU, COUt~ COU, COU, COU, COU, COU, COU) cou,cou.

La vie est une grande fetOt si l'on ne peut en taire !e compte. Ensemble quand nous aurons vécu, le ndë!e amour vivra-t-it~ encore? S'it pouvait prcndretm, plus rien au monde ne serait beau. Cou, coucou, cou, coucoû/cou, coucôU) cou; coU) cou, COU, COU, COU, COU, COU) COU.

(0/! CO~/tHtM ~M~ ~r-rfce IN IKFINtTUM.) i

t<e!t hcnreu~ ~penx* Apres cette pluie de printemps; que nos prières ont si ardem-ment demandde, petite femme, vois la bénédiction qui plane sur nos campagnes. Le regard se perd au loin dans J'azur va-poreux. Ici l'amour séjourne encore; ici habite encore lo bonheur.

Ce couple de blanches colombes, tu le vois, il vole la-bas ou les doubles violettes fleurissent autour du bocage doré par le soleil la nous ftmes le premier de nos bouquets, la, pour la première fois, éclatèrent nos flammes.

Mais, lorsqu'aprcs le doux serment, le prêtre nous vit quit-ter vivement l'autel avec maint jeune couple, de nouveaux so-leils et dés-lunes nouvelles passèrent, et le monde s'ouvrit à noire course.

Et mille et mille gages confirmèrent l'alliance, dans le boa-quet de la colliuc, dans les buissons qui bordent la prairie, dans les grottes, dans les ruines~ sur la roche escarpée, et l'a-mour porta ses feux même dans les roseaux do la rive. Nos jours s'écoulaient dans la joie, et nous pens'ons être deux, mais il en était décide autrement, et voilà que nous fûmes trois et quatre et cinq et six ils étaient assis au<oUrde là soupière, et maintenant ces rejetons nous ont presque tous dépasses.

Et la-bas, dans la belle plaine, les ruisseaux, bordés de peu-pliers, entourent Jta maison neuve agréaMe tableau t Qui s~est bâti sur l'autre bord cette riante demeure? N'est-ce pas, avec sa bicn-aimée~ nôtre brave Frédéric?

Ht la~ dans le creux des rochers ou la rivicre encaissée tombe, ccumante, dû chenal sur les roues. On parle de meu-nières, et comme elles sont belles, mais celle de la-bas, notre enfanta l'emportera toujours.

A là place ou le feuillage est si touffu autour de l'église et du gaxon) où l'àhttque sapin seul se balance dehs le ciel, la repo-sent nos morts) moisson prématurée, qui dé la terre élève nos regards versieciel.

Les armes~ a flots étincelants, descendent !à colline, d'un pas balancé i voici, voici l'armée qui nous adonné la paix) Qui marche en tête nèrement, avec l'écharpe de l'honneur ? Il res-semble a notre enfant t Voilà comme Charles revient la maison 1 La fiancée accueille aujourd'hui le plus chéri de tous leshoics; aux fêtes de la paix, elle épouse son fidèle; chacun se presse à la dansejôyeusc, et tu couronnes de guirlandes nos trois plus jeunes entants.

Au son des flûtes et des chalumeaux, le temps se renouvelle ou, parmi les danseurs, nous aussi, jeune couple, nous prenions nos ébats, et, dans le cours de l'année (je sens déjA cette joie), nous accompagnerons au baptême le petit-fils et le fils.

Chtmt <~<tMtMee.

Dans toutes les bonnes heures, exahes par l'amour et le vin, unissons nos voix pour dire cette chanson. nous hé) le dieu qui nous amené ici i! ranime nos flammes, que ses mains athnnerent.

Soyez aujourd'hui brntants d'allégresse; ne soyez qu'un même cœur. Amis, buvez il lajoie renaissante ce verre de vin généreux. Amis, dans cette heure charmante, trinquez, et qu'à chaque nouvelle alliance, par un baiser ndè!e tes anciens soient rajeunis 1

Qui vit dans nôtrecercleetn'y vit pas heureux? Jouissez d'un t)hrë commercëet d'une frâterh!të fidèle! Ainsi demeure en tout temps le cœUr au cœur encitamë. Point de' vétilles qui troublent notre accord.

Un dieu propice hoUs a donhe dé jeter sUr là vie un libre re-garda et tout ce qui survient renouvelle notre bonheur. Jamais, <roublcpar des caprices ) ne s'altère nôtre plaisir affranchi de vaines laçons nôtre cœur bat plus lib~remeni~~

A chaque pas, s'élargit làrapidecàrnere de la Yië, et, tou-jours, toujours sereins, nos regards s'adressent plus haut nous n'éprouvons jamais d'alarmes, quand tout s'élève et tombe et nous resterons unis longtemps, longtemps, toujours t.

Durée d)HM le ehtm~eme~tt

Ah! si cette richesse printamère durait une heure seule-ment) Mais déjà le dcde zephyre secoUe et fait pleuvoir les .neui's. Prendrai-je plaisir a ta verdure, qui m'a donne ses pré-coces ombrages ?Uient6t l'orage aussi là dispersera, lorsqu'on automne elle se bercera netrie.

Vcux-fu cueillir des fruits, hâte-toi d'en prendre ta part 1 Les uns commencent a mûrir, et les autres déjà naissent. A chaque averse de pluie, se trànsibrme soudain ta doUce val-fcc hélas 1 et tu ne nages pas deux fois dans le même courant. Ht toi-même Ce qui 3'ofÏre A ta vue avec ta forcé des ro-chers, ces murailles, ces palais~ tu les vois sans cosse avec d'autres yeux tu les chercherais en vain; ces lèvres ou tu cueil-lis le baiser, ces pieds légers qui défiaient sur la roche l'audace des chamois.

Cette main qui, si volontiers, si doucement, se portait a faire le bien, ces formes délicates, tout est changé maintenant, et ce qui, à cette place, se nomme aujourd'hui de ton nom, est venu comme une onde, et s'en va de mcme la mer.

Laisse lé commencement se relier avec la fin plus vite que les choses, toi-mcme, laisse-toi passer. Bénis le ciel, que la fa-veur des Muses promette des biens impérissables le fond dans ton cœur et la forme dans ton'esprit.

roÉsms.

Ch~uton de tah!e.

Jesuis saisi; Je ne sais comment, d~une céleste joie. 0 peut-être m'élevcr jusqu'aux astres? Mais j'àiihë mieux rester ici; je le dis d'un"ccRurSinc6rc~ à chanter, à boire en frappant sur la table. ,t Amis, hevôus ëtohnezpas de n~oh al!égrcM vraiment tôüt est pour le mieux sur la terré charmante. Aussi, je le jure solennellement, et sans aucune feinte, jamais lâchement je ne .veuxdcserteh Mais, puisque tôUs ensemble nous sommes attabtcsi je vou-drais entendre la coupe retentir aux chants du poète. De bons amis s'en vont, peut-être a cent lieues il nous faut donc ici vite choquer nos verres, .i.

Vive celui qui fait yiyrc' C'est ma phiipspphict DohC) a notre roi les prémices 'A lui revient l'honneur. Il se met en défense contreles ennemis intérieurs) étrangers H songe A maintenir sansdoute~ mais plus encore aux moyens d'agrandir) Maintenant je la salue, la seule, l'unique t Que chacun galam-ment songe en môme temps la sienne. Si une belle enfant s'aperçoit a qui je songe en ce. moment quc~ d'un signe, elle me dise Vive aussi le mien t Aux amis, le troisième verre Aux deux ou trois amis, qui i avec nous, en ce bon jour, sans bruit se réjouissent, et douce-ment, aisément, dissipent les sombres nuages, l'our eux donc, vieux,ou nouveaux, qu'un vivat soit porte Plus large maintenant, le ncUvc roule des eaux plus abon-dantes un éclatant vivat aux compagnons fidèles, qui, les rangs serres, bravement s'unissent sous le soleil de la prospérité et dans les mauvais jours 1 Comme ensemble nous voila, bien d'autres sont ensemble. A leurs jeux ils prennent plaisir, comme nous aux nôtres. Do la source jusqu'à la mer, plus d'un moulin travaille, et le bien du monde entier est le but où j'aspire.

Coutume deTtent nature.

J'ai connu l'amour, aujourd'hui j'aime enfin tout de bon 1 Autrefois j'étais le serviteur, à présent je suis l'esclave autre--

POËSÏHà. 47 Ma j'étais le serviteur de chacune présent eHë m'ehchanic, cette~ personne charmante~ 'et!e fait ~oùt aussi pour !'an)6ur de moi.pôur ma récompense. Seule au monde eUe peut me plaire.

J'ai cru, aujôurd'hUt je'crbis enfin tout de bon. Et quoi qu'ït arrive d'étrange ou de funestë/je demeure dans t'ordre des croyants. Si sombre~ si ténébreuse que fût souvent !a hu)t, dans ta détresse pressante, dans !e pértt voisin, soudam'Iè cic! s'est eciairch

J'ai màngé~aùjourd'hui~e mange ehHn tout de bon. Â~ un cœur joyéUx, avec une humeur enjouée, a tab!c toui's'oublie. La jeunesse dévore a Jà hatë~ et pu)s cH6 chuchote .sans trêve j'aime tabler ddos un aimable Ucu je goûte et je savoure ce [ quejemange.

J'at bu, aujourd'hui je bois enfin avec déiices. Le vin nous exattc~ il fait de nous des rois et délie les langues csctaves. Oui, n'épargnez pas la bienfaisante liqueur car, si le vin le plus vieux s'écoute des tonneaux tesjeuncs gcns.de leur côté, vieiuissentt

J'ai dansé et j'ai fêté la danse, et/sansgnsser, sans valser avec furie,, nous savons nous tirer d'une danse modeste. Et si vous avez tressé sur vos fronts bien des fleurs, quand même ça et là quelqu'une tombe, i! vous reste une gcnti!!e couronne.

Couragcdonc, courage encore) Point de réf!cx!onst Celui qui se fait un bouquet de rosés fleuries, les épines ne font, a vrai dire, quclechatouitler. Aujourd'hui comme hier t'étoiie briiie; évite seulement les têtes baissées, et va toujours le front levé.

Co)tfM<t<on ~6uérate.

Que la noble assemblée écoute aujourd'fmi ma remontrance. Mettez a prônt mon humeur sérieuse, car cHc se montre rare-ment. Vous avez fait mainte entreprise, vous avez essuyé maint échec, et it faut que je vous gronde..

Il faut bien,! une fois dans la vie, être touché de repentir! 1 Hh bien, confessez, d'un cceur pieux et sincère, vos plus grands péchés. Retirez-vous des fausses voies de t'crrcur et tachez de reprendre a propos le bon chemin.

Oui, nous avons, osons }e dire, souvent songé en veillant;

POÉ81HS.

nous n'avons pas vidé hardiment le verre, quand le vin écu-mait{ souvent l'heure du berger,' l'heure fugitive, souvent le volage baiser de lèvres chênes, furent par nous nëgligës. Nous sommes restas sitehcieux et la tangue g!acëe) quand tes philistins' bavardaient et prisatent )eUr caquet plus que le chant divin, et, pour d'heureux moments, dont i! serait permis de t!rérg!oire, venaient nous quereHèr, Si tu veux donner l'absotutiôn tes ndèîes~tu nous verras, doctes a tes avis, trà\'aii!er sans relâche a nous corriger de nos iaibicsses, et, eh toutes choses bonnes et belles, vivre ré-solument~ Rire gaiement de tous les pht!istins du mondé; non pas eMeurer seulement ce vin aux perles écumahies~non pas co-qucter avec de légères œillades, mais nous attacher constam-ment à des lèvres chéries.

ChMMh eephte Laissez les savants débattre et disputer les docteurs aussi 'i se montrer circonspects et sévères) Les plus sages de tous lés temps sourient et s'entendent et s'accordent dire C'est folie de s'arrêter a guérir les fous Enfants de la sagesse, tenez les fous pour ce qu'ils sont on ne saurait mieux faire. Le vieux Mcriin~ dans son brillant tombeau; où~ jeune en* core, je !ui parlai, me répondit parla même iecon C'est de s'arrêter A guérir tes fous) Enfants;de la sagesse, tenez les fous pour ce qu'ils sont on ne saurait mieux Aire. Ht sur les hauteurs du cie! indien~ et dans-Ies profbndeurs des tombes égyptiennes, je n'ai entendu que cette sainte parole C'est folie de s'arrêter à guérir les fous Rntants de la sagesse, tenez les fous pour ce qu'Us sont on ne saurait mieux faire.

t. C'Mt ainsi qu'on appelle, dans les viUes d'université, ceux qui ne sont n! pMfMsettrs,nfë<ud(an(s; tes bourgeois,: les béotiens. 2. Goethe avait song6 d'abord à faire de Cagliostro et de l'histoire du Collitr un opéra. Ces strophes, ains! que les suivantes, en sont détachées. Le grand Cophte les chantait à ses adeptes. Voy. dans cette comédie, acte Ht, scène y, les principes egotstes que le Chanone, déjà instruit, veut inculquer au Che-valier.

CbxttMmeojphte.

Va) écoute mes avis, mets à pr6nt ta JÈunesse; apprêt bonne heure à être sage i dans Ja grande ba!ance du sort ~at-gu!t!e est rarement stable; iKautmontefoU descendre; tt faut régnëret s'agrahdir OU servir et déchoir, sounrirbUtnohipher. 6tre i'enciume ou )ë marteau.

VMt<tH)HmÊ<<H[<tmTMt)tM< Je ne veux phis compter sur rien ~o gué! C'est pourquoi je me trouve si bien dans te monde, ô gué' Qui veut être mon camarade qu'il. trinque avec moi, qu'il chante avec moi, eh buvant ce reste devin) ,< ,i J'avais compté., sur: l'argent et lé bien, ô gué! J'en perdis courage et gaicté<.Mé!às'-ies,èspèccs couraient par~ et, si je les attrapais .d'un cÂté de i'autre cites s'échappaient. Sur les femmes, j'avais compté, o gué i n m'en revint mitte tourments. Hé)asi ia trompeuse chercha un autre tôt la nde!e m'ennuya ;iamei!!eureh'était pas a vendre.

J'aYais'cômptésSur.Ies courses et !es voyages, A gué) Et je quittai les coutumes de chez nous. Hélast hùHe part je ne me trouvai bien tatabteëtait étrangère) lé Ht était mauvais) per-sonne ne m'entendait bien.

J'avais compté sur l'honneur et la gloire, 6 gué) Et zestt t voyex-vQUs, un autre en eut davantage. HéJast quand je me fus distingué, on me regarda de travers: ce que j'avais fait n'agréait a personnes -v J'avais compté sur la guerre et les combats o gué Et nous remport~nes mainte victoire, o gué) Nous entrâmes dans le pays ennemi t'ami ne,s'en trouva pas beaucoup nneux~et je perdis une jambe en chemin.

Désormais je ne compte sur rien, ô gué 1 Et le monde enfler est à moi A gué Chants et festins, tout passe.: buvez-moi donc tous ces restés; jusqu'à la dernière goutte, buvez! 1

<teyenx et <mr<M.

Avec les femmes s'arranger, avec les hommes batailler,.et plus de crédit que d'argent: voua comme on fait son chemin. 1 MKTHE. J 4 Avec beaucoup d'argent, on fait grande chère avec peu d'ar-gent) on vh de ménage aiih que peu soit beaucoup, amenez seulëmehtiajoie.

Neyeut-e!)ë''passenlont~ ~fa.fiJ~ \i¥e'i':dê¡fot~ê''a~¿é'~1~é} Queiqu'unncYeu~ ~~gù8tpit;qÛflM M¡~éHè;~ ia'¡~8Hé:' taissez les gens ënYie~ce'qu~ 'ÍUlpéÙvchi¡'Wérldte' il 'soyez dé joyeuse humeur ~c~estt~pha et t6~ Continuez a rêver dé la sorte ~a suivre le train du monde:

dans le bonheur et ia disgrâce, rappelez-vous ce précieux ABC.

Bemttettf em ~nerret Je ne connais rien de plus fatal eh guerre que de n'être pas blessé; on marche hardiment de victoire en victoire, accou-tumé au périt; en a dc~te~n a p!té bagage~ et l'on n'a në~ gagné que des marches àccàblàhtes'èt les ennuis du camp. Puis vient te cantonnement, a~x paysans onéreux, fâcheux augehtithomme) au bourgeois'odiéûxt Soyez hohn6te) on voua sert mal; le grossier') on tesert & grand'peine~'ët) si l'on se fait justice aux dépens de son hotf~-on Mange !e pain du prévôt. Mais, lorsqu'enfih 'le canoh'grbhde ) que 'la tusiuade fait ta-page, que tes tambours) tes chevaux et tes trôïhpettes s'ëvëi!-tcnt,a!ors cela Ya Ment Et, comme te veut !à batàit!e,'on cède, on recommence, on recu!e, on avance, et toujours sans croix d'honneur!

Enfin si<ne une batte, et) Dieu leveut, eUe Messe !à jambe. Alors, adieu tous les ennuis! On nous voiture aussitôt dans ta petite vii!c, que couvre te vainqueur, où l'on était entré avec furie; les femmes, auxqueUes on avait fait peur d'abord, sont aimables, apprivoisées. ` Alors s'buvrehttccœur etia cavë~ la cuisine ne chôme plus. Sur le duvet de lits bien mousson peut se donner du bon temps. Le petit dieu ailé sautille, l'hôtesse n'a point de repos; elle parflle morne sa chemise t en voila de la cnarpiet

Une dame est-elle, par ses soins, sur le point de gagner le héros, la voisine, assidue auprès do lui ne se donne point de relâche; une troisième arrive en~pressée; à la fin aucune n'y manque, et il se voit au milieu de tout le cercle.

Le roi apprend, do bonne main, que vous êtes plein d'ardeur guerrière ) ci rubans et cM!x viennent bien vite parer l'habit et la poitrine. Dites-moi s~ pour un f))s de Mars,}! est quelque chose de mieux? EhSh) l'ceil eh pleurs~ vous partez~ honore autantque chérit y

TttMe ea~erte.

Je souhaite votràujourd'hui~ de' nombreux convives a ma tabler I~s mets sont prêts en sufCsance i volattle, gibier et pois-son. Hssoht conviés,'ils ont accepté.~ Jcannôi,' va) ihfbrmc-tôi, r~arde s'its viehncntt ~` J'cspërc de jolis tendrons, qui ne'saveDt rien au 'monde~ qui ne savent pas que c'est chose gentlUe de baisor Un ami: Tous, ils sont conviés, ils ont accepte.

Jeannot,va~ informe-toi) regarde s'ils viennent. J'espère aussi vpir des femmes qui) plus leur ëpôux était maussade, plus', elles l'aimaient. 'Oh les à c~nviées~ el!es ont acceptët t ,'i Jeannot)Va) informe-toi, regarde si elles vienhentt J'ai aussi prie de jeunes, seigneurs~ qui Hesoht'pas vains le moins du monder qui sont même réserves, aveclà bourse pleine. Je les ai pries particulièrement) ils ont accepte. Jeannot,va~ informe-toi) regarde s'ils viennent. J'ai convie avec respect des marM qui ne regardent que leurs femmes, et non, à côte, la plus jolio< Jls ont répondu a mon appel, ils ont accepté.

Jeannot, va, informe-toi, regarde s'ils viennent. J'ai aussi prié, pour augmenter notre plaisir, dés poètes qui écoutent beaucoup plus volontiers d'autres chansons que coHcs qu'ils ont faites. Tous ont promis; ils ont accepte, Jcannot, va, informe-toi, regarde s'ils viennent. ~laisje ne vois venir personne, je ne vois personne accourir) La soupe cuit/elle est ebouillie, !e rôt va brûler. Ah) je le crains, nous avons cte trop exigeants.

Jeannot, dis-moi, qu'en penses-tu? Il ne viendra personne.

Cours, Jcannot, ne tarde pas; appelle-moi d'autres convives) 1 Que chacun vienne comme il est c'cstle mieux, je pense. Déjà la ville est informée; le message est bien reçu,

Ouvre les portes, Jeannot ) VoM-tu comme'ils viennent) &2

Compte M~)*t.

LE MAiTRË.CouragetqueIcvin coule largemehtt Que nul enàgrin ne nous assiège Parle, si lu veux jouir avec nous, as-tu iaittondcvoirt UN SERVITEUR. Deux bons jeunes coeurs né s'aimaient que trop vi vemeht, hier avec tendresse, avec fureur aujourd'hui ~demain peut-être plus encore; elle baissait la tête il s'arrachait les cheveux j'ai tout arrangé, ëtj'cnài taituncoUpIehëurëuxL CHOEUR. Je ne veux pas, buveur, que tu languisses vite, vite, le verre plein t Car les soupirs, les déplaisirs, par toi dans ce join'ohtcëssé.

UN SERVITEUR. Pourquoi pleurer) jeune orpheline? < 0 Dieu, je voudrais être dans la tombe, car mon tuteur, doucement, doucement, me réduit à la mendicité. 'Et je démasquai le dr61e{ je tramai le larron devant la justice nos juges sont probes et sévères, et la Jeune nHe ne mendie pas. CHOEUR. Je ne veux pas, buveur, que tu languisses vite, vite, !e verre plein t Car les soupirs, les déplaisirs, par toi dans ce jour ont cessé.

UN SERVMÈUR. Un pauvre petit nabote qui n'était pas trop alerte, s'était vu traite grossièrement par un énorme rustre et je me sentis un homme, je me souvins de mon devoir, et je fis sur l'heure au grand imbécile une balafre a travers te visage.

OnoEUR. Je ne veux pas, buveur, que tu languisses vite, vite, !c verre plein) Car les soupirs, les déplaisirs, par toi dans ce jourontccssé.

UN SERVJTEUR. Je n'ai que peu de chose dire, car je n'ai rien fait sans souci, sans embarras, je me suis occupé du ménage, mais je n'ai rien oublié, je me suis souvenu de mon devoir; chacun voulait rcpattre, et la pâture ne manquait pas. CHOEUR. Je ne veux pas, buveur~ que tu languisses vite, vite, le verre plein t Car les soupirs, les déplaisirs, par toi dans ce jour ont cessé.

UN SERV)TEUR. Un quidam voulait me transformer il s'y prit mal, Uicu me pardonne. Il haussait les épaules, it me vexait; et il se nommait patriote :jc maudis son verbiage, je suivis mon \'ië~tr~n/Ïnsens6,q~ il'btbtê,: sâcfiè étéindré le feà; quahd)labrulë/re~a<)S. ',¡, CHOEUR. Je ne veux pas, buveur, que tu languisses vjte, vttë, !e verre plein Car les soupirs, les déplaisirs, par toi dans ce jourohtcessé. ."l, LE ttAtTRE. Que chacun de même publie le bien qu'il a su faire àujoUrd'hm. C'est la véritable étmcelle pour enn~ le chant. Qu'ici l'ordre soit a Jamais de ne souffrir aucun sournois. Les pleutres seuls sont modestes, lés braves 'se complaisent danslëurs'actibns.' CHOEUR. Ne'Iàissc pas les buveurs languir vite, vite, le verre plein ) Car les soupirs, les déplaisirs, par nous dans ce jour ont cessé.

'l'ROtsVotx. Que tout chanteur ehtrè dans la satle, joyeux et bienvenu ) C'est au sohgë-creux seulement que nous ne faisons pas fête nous craignons, derrière ces caprices) cette douleur de parade~ ces sombres sourcils~ un cœur \'ide ou mauvais. CHOEUR. Il ne faut pas qu'aucun buveur languisse! A!ats ici point de poète, qui n'ait pas fait cesser d'abord les soupirs et les déplaisirs!

Kr~o b)b<HNn<.

Ici nous sommes assembles pour une action louab~ chcrs frères, ERGo BiBAMust Les verres tintent, les causeries cessent avec courage ËRGO siBAMus. C'est la toujours une vieil!e et bonne parole. Elle côhvieht d'abord et convient sans cesse, et un ëcboretenut de ~à Joyeuse salle, Un magnif!que ERco Bi-- BAMUsl J'avais vu ma charmante amie, et je me dis ERGo BtBAMus; et je m'approchai d'un air gracieux: elle me laissa planté là. Je pris courage et me dis BtBAMus! Que, radoucie, cite vous baise et vous caresse, ou que vous n'obteniez caresses ni bai-sers, tenez-vous-en, jusqu'à meilleure fortune, au consolant EUCOBIBAMUS.

Loin de vous, mes amis, le sort m'appeltc âmes loyales, ERGo BiBAMUs. Je pars avec un léger bagage eh bien, deux fois Enco BtBAMUst Que l'avare se refuse tout ce qu'il voudra, le bon vî-vant est toujoursbien pourvu, parce que les joyeux camaradea 3ntre eux se font toujours crédit. Courage, û'crcs, ERGO BiBAMust Que dirons-nous pour.Ie jour qui nous luit? Je ne saurais qq6 ~y.~t~U~ dire ER60 BiBÀMUs! Cest un jour qui marque entre tous ~MMÏ donc, sans trêve et sans cesse, BlaAMUs! Il ouvre la porte a la joie, qui marche sur ses~pas;~ lès nuagès briHeht/le vbtie se levé, une imagé nous apparaît, une imagé divine' nous trin-quons et chantons :BiBAMUs! i

j~MèMJte<tèt't!)r&<B<<t*)tah'I<)fmM'të' Oh que la vjlie est peu de e~ose!%aissez d~sbrmà1"S~pô~èies maçons! Nos bourgeois, nôtre monarque/pour~ faire demeilleur ouvrage. Le bal et lapera nous tueront e viens dans mes campagnes, car les poètes surtout nous gAtent la nature..

Oh! qu'il m'est doux) mignonne, de te Yptr si naturelle! A l'avenir; nos SIIettes/nosgargonnets~pren leilrs ~hats sur le tumiert Et) dans nos promenades/enun parattM fbrçc de l'amour. Oma mie~ pataugeons) pataugeons à travers ce bour-bier!

Puis perdons-nous dans le sablé, quthe hoûs ferme aucun chemin~ yiens, suivons cette lisière, bu l'épine tiraille le ju-pon. Gagnons pays, jusqu'au petit vittage où tu vois ce clocher pointu. Quelle auberge sans égale! De la bière aigre et du pain sec)

Ne me parlez pas d'un sol fertile, des campagnes de Magde-bourg Nos semences, nos morts, reposent dans le sable leger~ La science clle-mcme ne perd rien & sa, marche rapide chez nous) tout ce qui végète pousse un germe desscche<

Cela ne va-t-il pas dans notre cour comme dans le paradtisî Au lieu de la princesse, au lieu de la suivante~ la poule Ifait glou, glou,glou< Ce ne sont pas les, fa~ts et gestes des paons qui nous occupent/mais ceux des oies seulement; Ma mère élevé les grises, ma femme les blanches.

Laissons les beaux esprits nous pcrsiftcr. Heureux le loyal Allemand qui peut hanter le cher cousin Michel et lui souhaiter

t. Dans cette pf~ce, Goethe persMo agréablement Auguste SchniMt et Mn ~hn<Mo~ ~M JVMM d« Cr<!M<, phMiê BerMn en t802. S~hmidt empnmtw, Almanaeh des Je discernement, !a plupart de ses en 1802. ta vie champêtre~ tt~ sans beaucoup de discernement, la plupart de ses sujets à la vie champêtre, at~ en voûtant être sentimental, Il reste triTtà! et prosaïque. ]e bonsoir. Quel réconfort, de pouvoir songer qu'un être si hpb!~ est notre voisin! On ;se;dtt tous les jours: <Hier au soir, le cousin Michel ëtaitpourtantlat* D Et, dans nos chansons; Une syllabe gernïéâpr~s une autre, ~h mot après un autre mot. Quoique; nën ne. rime avec dcif~ le peK~cAe rime sana cesse. Si c'est avec force, avec grâce, c'est ce qui nous inquiète assez peu. Nous sommes honnêtes et na-turels,etceladoitsufïu'e.

i&ttpbMÊe' Ces trois rois pMuXt avec leUr ëtoile, ils mangent~îs boivent et ne payent pas Yôlontters; ils mangent volontiers, ils bonent volontiers, ils mangent us boivent et ne payent pas volontMrs. Ces trois rois ïueuï; tci sont ;veims} ils sont trpis et ne sont pas quatre; et~ si à ces trois s'en ajoutait ~h quatrième, il y au-rait un pieux trois rois de plus.; Moi)IepremtertjesUisIeblancetaussiIcbeau.Il vous fau-drait me voir au grand jour) ~ais,héias! avec tous rhes aro-mates, je ne charmerai plus jamais aucune belle. Moi, je suis le brun, je suis le grand, bien connu chez les femmes et aux lieux où l'oh chante. J'apporte de l'or, aU lieu d'aromates, et je serai partout le bienvenu.

Et moi, je suis le noir, je suis le petit, et j'aime aussi parfois a rire. Je mange volontiers.jebois volontiers; je mange et bois et remercie volontiers..

Les trois rois pieux sont bien disposés; ils cherchent là mère eti'enfant, l'honnête Joseph est assis auprès; le boeuf et l'âne sont couchés sur la paille.

Nous apportons de la myrrhe, nous apportons de l'or les dames respirent l'encens volontiers, et, quand nous avons du vin d'un bon cru, nous buvons, à nous trois, autant que six autres.

Mais, comme nous voyons ici de beaux messieurs et de belles t.ftmand.DEUTSCHh'a en effet aucune rime.- 2. C'est ia coutume en Aiteniagne, que, le jour de l'Epiphanie, déjeunes garçons déguisés, figurant les trots* rois, chantent de porto ch porte, et deman' dent quelque monnaie. L'idée de cette pièce avait pris d'abord la forme d'une Mené do carnaval, puis eUe fut réduite en strophes.

t'Ô'ËSIHS.

dames/et point d'Inès et point de bdîUfs~nôUshë'sôh~mèsp notre place et nous passons hotrechëmih.

· JLM bMtt ~it<m<t de ~Véiottf.

Leje~dt,ûn~së'rënUad'Bël~dM~ ïéfi~Hâ~; sûrmôn honneur, c'est un" tieu des plus charmants. Le samedi e~t !ë' j&t)r souhaité ~e dimanche; on routé' a ta campagne Z\aezen, Burgau, SchneidemuMeh~ ndus'sôht tous bien côWnus~ Lundi) Je théâtre noUsâittrê~ mard! doucement arrive, niais il amené) pour secrète pénitence~'une bonne petite débauche; mercredi ne manque pas dé mouvement car on donne une bonne pièce} te jeUdi~ la tentation hbusrahlèheauBehcder. Et i) s'ehcttaihë sans cësse,'le cerclé dés plaisirs, pendant !es cinquante-deux séniàinës, si t'en sait bien lé conduire. Le jeu et la danse, lés assémbtcésëHe théafre') hous'rafrafchisséht le sang. Laissons aux Viennois ieur Prater Wéimar,' Icha. c'est là qù'it fait hôh t `

ChMto~tteMteMe.

Jolis yeux noirs, au moindre signe que vous ~aitcs~es mai-sons/les viiies s'6crôuicht, etcc mUr d'argiie, qui défend mon cœur (que l'on y songe de gracet), il ne devrait pas s'écrouter?

<~h)Htton tnttte Sur la montagne j'étais assise~ et les oiseaux j'ai regarde:i)s ont citante, ils ont saute, lis ont bâti teurs nids. I)ans un jardin je me trouvais, et les abeillé~at regarde elles ont murmure, c!!es ont bourdonne, ei!es'6nt'baii!eurs ccHutes.

Dans la prairie je suis attce; j'ai regarde !es {)àpi!tbns ilsoht sucé, ils ont volé. C'était trop joli comme Hs taisaient! w

Et voici Hansci justement, et je lui montre, toute joyeuse, comme ils font, et nous rions, et nous taisons comme eux. 1. Village3 aux environs de Weimtr.

2. Dans cette chanson, Goethe imité le dialecte suisse. Cet eOM'grMfeM ett nécessairement perdu, ainsi que bien d'autfM.

Ch~iton anlM<t<M S'it revenait, l'ami que je connais si bien,! s'i) revenait tel qu'il est parti/mon bàtser resbhheratt sur ses tèvres, !e sang du loup !cseùt-el!èsrbUgiés} je presserais sa ~~m~ dans !a mienne, ses Qoigtsfussënt-its'dës serpents, '< 0 vent, si tu àvâtsi'ihteingence) tu saurais porter et rappor-ter les paro!cs de deux amants étoighés.l'un de'l'autre, quet-ques-uhësdussent-e!!esseperdrë'dans!esairs. r Je me passerais ~votôntiërs de bonne chère, 'j'oublierais les viandes de !a iabie du prêtre, avant de renoncer à l'ami que je saurais, après t'avoir'pris brusquement pendant l'ëté~àppri-voiser lentement pendant i'hh'ér. v

tihtmtombehémieM~e* Dttns îa brume ruissctante/'dahs ]a neige profonde, dans le bois sauvage, dans la huit d'hiver~ j'entendais'!cs hurlements desIoupsanam6s,'j'éntenda<sIëcndMchouëttesf Wincvauvauvàu~wniewowowotWitohout 1 Un jour je tirai une chatte dans là haie, la chatte noire, favo-rite de Jeanne la sorcière la nuit, sept loups-garous vinrent a moi; c'étaient sept femmes du vi!!age.

Wi)!e \au wau vau Witte wo wo wo t Wito hou ) 1 Je les reconnus toutes, je les reconnus bien, la Jeanne, !'Ur-su!c, la Cafau, la Lise, ta Barbe, i'Eva, la Betty. HUcs hurtaicnt en cercle autour de moi Witte wau wau wau t WjHc wo wo wo 1 Wito hou t Je les nommai toutes a haute voix par leur nom. Que veux-tu, Jeanne? Que veux-tu, Betty? Alors elles s'agitèrent, alors ettes ee secouèrent, et s'enfuirent en hurlant Wine wau wau wau WiHe wo wo wol Wite hou~ 1 1. la Chanson &oh~mtMne, telle à peu pr~s qu'on ta trou<e ici, ouvrait le cinquième acte de Cfz<< de Bff<«:~tng<n, dans sa plus ancienne forme. Apr&s cette pt~ce, le texte allemand donne Une suite de poésies qui figurent dans les ~Kn~Md't!~pr<M<<ïMg< de ~mJfo'tter. Elles se trouvent dans notre sixième volume, savoir, trois pièces, intitulées MtGNOtt, aux pages 3~2, 49&; trofspitccs, Intitulées LE JouM& DE HARPE, aux pages tM, 3'!t, t'!8; une pièce, intitulée t'mutE, à la page 3<M. On a jugé superflu de tes reproduire ici. Nous donnons, en revanche, la Chanson dM toMa<<, qui manque dans !e<

CtMtMt<étMM<t<t.

~Vive les soldats! Le laboureur donne le rôti, le Vigneron donne le Yin:c~ësf là table des soldats.

Tràdaralalalala.

Le bourgeois fait cuire pour nous; la noblesse, il ~ut la plu-mera son'valet est notre vaiet t c'est le droit des soldats. TradaLralala.!âlâ.

Aujourd'hui nos sern~ents a Jeanne~ et ) demain, a Suzanne~ amoùr'hôuvëàu saHs cesse c'est la ibi des soldats. fradaràîàlaLlala.

Nous festinonscoMme des princes; le lendemain, il fautjeù-her riches lematm, pauvres le soir, c'est le sort des soldats. Tradàralalalala.

Riches, avec hoUs partagez, et vive celui qui n'a nën t Le mari a la femme, et nous, lé passe-temps. .< Tradaralaia~àla.. w Nous disons dans nos f~tes! 'Morceaux~olés ont meilleur goût) bien mal acquis engraisse. 'G'est la prière des soldats. Tradaralalalaia.

Œuvres de Goethe. EÙe se chantait au terer du rideau du Camp de M'at<<M<etn de SchiHer. Ces couptets sont de Goethe, & ta resetTe de deut, lès deratërs peut-être, que Hbtîmetster attribue a ScMUer.

StmerTtitfe'M~e'soJentiM~tttot,

t'artd~po<tetetr<cAYéntat)!M.

NttUttetneMmteexUéetreTenm'.

Entrez) bon vieillard, entrez! ici! dans cette salle basse, nous serons seuls; nous fermerons Importe. Notre mère prie', notre përë est allé au bois) a la chasse des loups. Oht Chantez-nous Une histoire; chàntez-hëtts-Ià souvent) afin que noas l'appre-nions, mon frère et môi< 11 y a longtemps que nous désirons un chantcun Lesënfants àveeplaisir ëcoùtent. v:- Dans une nuit dans l'horreur de la me!ëe) il abandonne s& haute et superbe demeUre; il a enterre ses tré-sors. Le comte) qui s'enfuit par la poterne/que peut-il donc porter dans ses bras? Que dérobe-t-il sous le manteau? Que porte-t-il si vite au loin? C'est'une petite fille. Elle dort, l'en-fant a cette heure.<A Les enfants avec plaisir ëcoùtent. Lejour commence a luire; le monde est grand; dans les val-lons et les bois, là demeure est prête; dans les villages, on nourrit le chanteur; ainsi il cheminé et mendie bien long-temps sa barbe croît plus longue plus longue toujours; mais t. Avant cette ballade, H s'en trouve deut autres dans le texte allemand; 1~ prem~re, intitulée Jft'onon, figure dans notre t. Vt, p. t36! la seconde, tntitutee te C/tanteUr, p. i:t; seutément, a t'aMnt-derntere strophe,'tt faut lire J&Mt tuHeude~!e,etChM~autieudeCo~.

poasiRS.

clic crott dans ses bras,là gcntiUe enfant, contmc sous la plus i)cureus6 étoile, abritée, sous le n~antcau~ pluie !e vent. Les entants avec plaisir ccotnëh~ Rt tes années 1ontma~hctbùjo~t's;ën~àh~ le manteàW se déchire il ne pourrait la couvrir plus longteifnps. Leperclaregar(!ercomh~ iLestIt~ t'Dê~'JÓié}n~JtÎi: Pètit r la quitter. Si beho 6t si nûb!ë, tout ënsetnh!6y ënepat'att) rejeton d'une tigCtexcenen~ Qti'il'est`i'icü~' àvtc ellé; son téndrç père 1 r.cs'ën<an<sa~'ccp!aisir<<cbutëni.

Un j6i)r;passc a chevà~un seigneuf~~ 'ellé fétid lnw n~ain pour recevoir ron'rande.It'hÈ vent p~~ .l'aumône j" n saisit vivûn~ent ta pet!t6'main.t C'est ct!ë, dit'n~que je veux pourlaYiet–Si tu sais, r6pond le \iei!!ard, apprécier ce volontiers tu la'feras princesse. Qu'èi!e te soit fianceesuria verte pelouse. Les enfants avec plaisirccouteht. Le prêtre tes bénit dans le saint lieu; avec plaisir et déplaisir ensuite cnë s'e!&!ghé;e!!e'Vaudrait ne pas quitter son père.-Le vieittard de Heux en lieux poursuit sa:c0ûrse;!l porte en joie sa souffrance. C'est ainsi que/durant des années, j'ai rêve a ma fille, a mes petits-nts, dans !e lointain. Je les bénis le jour,je les bénis la nuit. Les enfants avec plaisir écoutent. i!Mnit les enfants; onrheurte la porte c'est le père.Us s'esquivent; ils ne peuvent cacher le vieillard. < Pourquoi sé-duire ces enfants, mendiant, vieux fou? Qu'on lesaisisse! Ar-chers bardes de tert jetez !e téméraire dans !e. plus, profond souterrain. La mère apprend la chose a l'écart; elle.aecourt; elle prie, d'une voix caressante. Les enfants avec p)aisir;ccou-tent.

Les archers respectent l'homme venorable, et lanière et les enfants. font des prières touchantes; le prince orgueilleux dé-vore sa fureur; les prières l'indignent; il rompt, lo silence à la Gn Vile engeance, race do mendiant) cc!ipse,do l'ctoHc prin-cierot Vous ôtes ma ruine.: Mais justice sera faite. Les en-fants avec douleur écoutent.

Le vieillard est toujours là, le front levé, le regard imposant; tes archers bardés do fer reculent devant I)U la rage et la furie ne font que s'accroître. !)&s longtemps je maudissais mon bonheur conjugal voila maintenant les fruits des <!eurs) On a

PÔËSÏB3.

er toujours nié et l'on me X bon~droit, que jamais noblesse s'ap-prenne 11~ mentuantë m'a ent~mfé une race de ulëhdtants. =' Les ëh<ants avec doulëurëcdùtent.

< Eh Bien! ai Mpoux,;3t le pSrc~ voù&repou~, s'~ té-mérairement !ës plus ~rës uëns, Yenaz YqtEe pe~ votre aïeul!' Le mendiant! peut encpEe~~Yië!Ûi~, se dë~ouiÏÎ~ qu?H Mtt/vousQUvru'dëgÏonëu~caëmins. te château Favais pftsdë~fbrce~~ r~ mfaYaitbMht'~j~m~ des titres précieux. Les enfants avec pîaisip ecQutenî, Lé roi tegittnM reviënt~Ut rend ses 6(ÎB!ës tes Miens ravis. Je brise tes sceaux des trésors, Et te vieii!ard tes Kgardë avec bienveillance et s'ecrië-r t je vous annonce tes douées tois. Reviënsa h]i~ mon 61s': Tout nnit~biënt.D'hëuMuscs étoiles s'unissent aujourd'hui. Ï.a; princesse t'a doune une race de princes. Les en&nts avec ptajsu* ~cduteht.

~m~M<ttt<t.

Une violette, dans là praire était repliée sur e!îe-meute etut-comme ~c'était une aunaBîn vMette. ?6 jeune ber~ëresufvùit, d~n pas Mger~ d'tjn cœur joyem elle veuaj~ venait dans la prairie et chantait.

Ah! ? dit la~Mette, :H;je pouLvais ~tre la pîUsbeUe Qeur du monde, du moins un instant, et que la mfguonae me cueiUÏt et me pressât, tMtrM, aur soa cœur~ seutement~ seulement un petit quart d'heure »

Mais, hëtast Mtast îa SUette vteot, Mas prendre garde .Y tq violette, et sous son pied foule !a pauvre Qeur. Elle succombe et meurt et se réjouit encore < Oui~ si je meurs, du nMM.? jo meurs par elle, par eUe, je meurs à ses pieds.

t~MM<.

U était un gTf3 .issax bardi~ il, cewenait<~ Ff:ML':e; il lY~it prtx .Muvutd-iasM~ bras une pat~M~cune SJ'i'?~ t'iv~tcojoMe~ CiU-ë?s<!e~ ;mms~< 'MOMie &!ac~ et pujs~ttSn tfa.Y;ut taMs~e. La brmM fillette ~pprU~eUs aQ- Sit troubMe. Elle n-tH, ptcur;u~ ~tprtaîtetjtiMit~ aÙMi soa !hn': ~t&afa. Au mom'?Q( qu'elle ttM!urt,t~j''une~{ume ~Ta~'iM<B~ cheveux 6't~'oc-tMut, il ~~oMt à ~tMn~. .'Ïl piqué des deux~court au)hasa~d, etjga~ cle: #)~çM~ parier par layUVa,~lvie~ 'ne troûve aücun repôs; sept jours et sept nui~ brillei rltôDIi' l'orage ë~àte~lMao~ débordèritŸ s ,1 Et il cou~rt,' a la I&eur des ~eclairs~p~ gâgnér muraille~ contrôla piute~et' il t9~onne:èt co~inne~il,cheïçhe; la ierre.s'e~ncé'soMsiui~~ j,f¡)Îi1bé 1Ji,dè'~ ÓeBt,t9iS~ \'L Etqùan~'ii~s'esf~remis~d~ Íèhute~l. ii,Yoh~li~~r:J~:Qjs pëtttës~umteMS.n se"M~~ )M tr~ne apr~ 1~ lumièfes s~l6!~ent,l~arentë~ degrés par d'étroits passages en' deé 'cadeaux rouiëa, déserts. Tout à coup il se trouve !~àns!uné'~ voit cent con\ives a tabl6~l6s y'eux caves,' ils ricanent tous ëhsëtnble, et, par gestes, le convient a la fete~lî~v~ la bas son petit trésor, vêtue de blancs linceuls; elle tourne !à tête.

.t<è rot,<tetAumet' Qui chevauche sr tard a travers le vent et;la nu!H C'est le père avec son enfant. Il porte .l'enfant dans ses bras, il le tient termetineréchaunc. 'tn ~<~ < Aldn f!!s, pourquoi cette peur,'poUrquoi.ie cacher; ainsi le visage?' ): ?, Père, ne vois-tu pas lerôt des aunes~ leroi desaunes, avec sa couronne et ses longs cheveux? Mon'fils~ c'est un brouil-lard qui traîne. "); Viens, cher enfant, 'viens avec mot) Nous jouerons .en-semble:~ de.Si jolis jcùxl Maintes Heurs cmainëes brillent sur larive; ntamereamaintes robes d'()r< Mon père, mon père, et tu n'entends pas ce que le roi des aunes doucement me promet? Sois tranquille, reste tran-quille, mon enfant c'est le Vent, qui murmure dans les feuilles sèches.;

Gentil enfant, veux-tu me suivre? Mes nlles auront grand h !.etHrqdoçeHepi&ceeA)~bre.que, selon Vi~ho~ il ~udr~ttraduiro.par ïa <fo) <tM ~tphM, à <t6 le sujet de savants commentaires que nous né pouvons reproduire !ci. Queue que soit t'etymptogiedu motM, Goethe parattafoir.eu en vue tes aMHM, arbres sacres chez les Germains. sôm'de toiles Bhësn~ënen~ià danse hoëturne~Ënes té berceront, eHësVM~ léur`danse;`~a lèur chàint; -Monper~mo~p~e~'èt"~ pâs lâ =b~~s les f lles i1ù roi des aunes cette place sombre?– Mon Qts, m6n si je le Yôts bien i ce sont iës vteuï saules qui ~paraissent grisâtres J –'Jet~nle~ta~beauie~me'~ si ta veux pas cé= de~'j'usera~de /Mence~ Mon' pè~'mon père; vol qu'il me'sa!siti~e'rot'd~aaDës'm~~t~ ~f ~· Le përe 'fr~mit, 1 aônchëYal~l tient ses bras FenTant qur'gémi~'îraM rriëison a~ec~pemë,=avec an-g0tssë:renfantdansaesbrasëtàitïhort.

m~totrc de ce~ 6~eÏ ~Mj~ d~<~e (~ Bt~e-- M~; F~~n~e~dt~~a~ ié f3 jei~l~iér~18o9, en'roôr- ~n< ~sec~M, ? <~6~ d~w~ ~t~fottde rMp<We de'~a d~i<e'à C~et'/MNt..

La digue est rompue;, là campagne mugit, lés nota se ré-pandent, la piaine gémit. v Mère, je te porte a travers les eaux} eltes ne sont pas hautes encore :je' marche aisément. Pense à nous aussi, dans e'ia détresse' ou hoùs sôm'més; là voisine, trois pauvres eh-- < ~antst Là femme innrme. Tu t'en vast Déjà elte a porté sa mère a travers tes eaux. 'Retirez-vous sur là coHine. K Restez-y en attendant. Je reviendrai bient6t; nous serons tous ~'sauves. Le chemin de !a coHine'ëst encore a sec; quelques pas seulement mais emmenez aussi màchevre.

Là digue s'ecrôùte, la campagne mugit, les flots ravagent, la plaine gérnit.

~EMe dépose sa mère en lieu sur. La belle Suzette retourne au neuve soudain. Ou vàs-tû? où vas-tu? Les vagues se sont 'ehhéës; deçà, delà, tout est plein d'eàù. Veux-tu, témëraire, ~plonger dans l'abîmer–Je veux il faut que ces gen soiéirt sauves.

La digue disparate les flots mugissent, une mer orageuse sebalànce et gémit.

"'La belle Suzeite passe la planche ~ccoûtui~ée~ des vagues entourée, .cite ne. glisse: pas, du .chemm eUe~attein~laj hau-. teur et la .yoisine rpôur elle .et ses enfants, secours inutile! Là digue ,a dtsparu,j une mer gr9nde,;elle mugit autour de lapetite;c6nin~< Il s'ouvrer et tourb~nonne)j[e.gôu~ y la femme avec sës;.ehfants. l'un ;d'éUx, tient là cûrne-de ta çheYre. Ils ~ëYatënt. donc tous cpre debout et t)tent&rmë.Qu}' Ín~~1~HJH1'r&I}.?!~ La belle Suzëtte se:lèYe eM~~ ;astfe:'màktÓùs tes amants sont. btën. loin.: Autour, .d'elle ~eàu présente ..un passage i nul esquif nef vogue a ~sûn;seç~ une fois les yeux au ciet, et tes nôts caressants l'emportent. `~~ Plus de digue ) plus de campagnes'; seulement, ç~ et la un arbre) une t6ûr~;indtquent le village~~ } TôUt est couvert par les, eaUx, débordées ~n~ Suxette piane enn-tous lieux. L'eau .baisse, la, contrée, repa-ratt, et partout la belle Suzette est pteur~e~ et qui ne la chanté et ne la célèbre, qu'on ne s'ehquiere de lui ni dans la vie ni danslamortt .r

t<e péehenf. ,c. ,i, "j L'onde murmurait, l'onde s'ennait; un pécheur était assis au bord, et} tranquiHe, tout Saisi d'une fratcheUr pénétrante, observait l'hameçon. Et comme il est assis, et comme il guette, tenot s'élève et se divisé; du sein do l'onde émue, ùne hymphe humide sort avec bruits. ,?

Elle 'tÛi ;Cl1illJt~~ eUe, JQ, dit: ,Í)O,U~(Jt.IÇJ~~ :Ve'fl~l p'i~gé~' ét E!te lui chante, e!!e lui ;dit «.Pourquoi, avec !es pièges et tes artifices,de l'homme~ attifer 1~-haut mon peuple'dans cette fournaise mortelle? Ah t si tu savais .comme le petite poisson se trouve bien la-bas, tu y;descendrais, têt que te voila, et c'est alors que tu Serais dispos) i « Ne.vois~tu -pas le beau~pleil, la lune, se rafratchif dahs la mer? Leur face, baignée ,de vapeurs, ne revient-elle pas deux fois plus belle ?r;N'es-tt;t pas attire pa~cc ciel profond, cet azur humide et briMant?i;;M'es-tu pas attiré,par, ta propre image dans t'éternelte rosée?" » .f~

L'ondejmurmuratt, l'onde s'ennait, elle mouitlait~sôn pied nu; son cœur se gonne de désir, comme au bonjour de la hien-aimée. Elle lui parlej elle lui chante c'en est fait de lui;

poules.

unpeuqu'cHe rén<râfne/un peu qu~it s'abandonne, et il ne reparnt, 1.

reparut jamais'.

~<!eare<<ebeMè~)r~)f.

.i, '(ChansM'ducomt~càptif'.) ,>; "j'; LE~MTË~Jesai~~ soupièé âpres eUé;vblon~crs'j'irais la'ch~~ je suts pfÍso¡)' nier. Mes~ doUleu~sncsont~ CaI'ibfsqile'j¡/lit~ chais en libcr~~je'l'ava~ ,> De ce mahoir)~ l'enceinte ësMrpeë~ proinètïe hl1Í,\ih'Ó\tiOx enYirons/é~deIa'ha~tëtoUr~mes regards'né'pC-ùytÙÍt, saisir la nèurette~ et qui ronrirait a mes yeuX) qu'il fût page oh chevalier, resteratt mon ami.

LA ROSE. Jesuis~belleet neune~etj'én~ ce ici sous tés barreaux. C'est' moi sans' doute~ c'est ia rosé, qUc tu veux dire, no~lëe~màlneureuxcneYaueK~~ ûnô haUte pensëeilarë!ned6snéurssansd6ut~~ âti,rda~tÍmâ¡n>ê. LE co~TE. La pOut'pre est digne de tous les honneurs dans sa tûmque ,Yertc aussi ta jeune futë te rëënerche-t-eltë comme l'or et les b~otix {ta couronne relevé le plus beau visage~ mais tun'espaslaneurettëquej%M~ 'sét'riét.

LEUS. La petite rosé a dcs'mahiëres superbes et toujours aspiré a s'ëléYer; mais une doUcë amie vantera aussi la parure du lis. Qui sent battre dans son sein un cœurndeie, et qui se sent pur/ainsi que moi, m'estime plus que toute autre neûr. LE coMtE< Je puis me dire chaste et pur) et pur de mauvais penchants t cependant je me vois ici prisonnier} je me con-sume solitaire. Tu es, il est vrai) pour moi la belle image de mainte vierge douce et pure, mais je sais pourtant quoique chose dé plus aimable encore.

L'OËtHET. C'est moi peut-être, moi, l'oeillet, ici, dans le jar-din du geôlier. D'où vitindrâit sans cela que le vièiuard me t. Apr~s lé PMKur, se trouve, dahs!o texte aUemànd, )e ~Ot de Mt< Yoy. autome!Vt page 200t cette battadë,quechanteMarguertte. 2. Tschoudi parte dans sa Chronique d'un comte de Habsbourg Rapperswy), qui s'engagea, en )350, dans une consptration contre Zur!c, et tut enfermé dans le château de WeUenberg. Il composa dans M prfsbn une chanson "Je sa!s une neUreKe Meuë, "qui n'est pas parvenue jusque nous, mafsqut a donn6 au poète t'idee do la sienne.

OOBTnB.–t 1 ? cultive avec tant~dc soin, avec ma belle coroltc de feuilles pressées, et le parfum que j'exhale toute ma vie, et mes mine couleurs? 'f.

LE coMTÈ. 1~ ne faut pas mdpriscr Ï'œil~ct} il fait les délices du jardÏmcr qui tantôt doit l'exposer~ la ~mt6rc ~ian~ le prcsërvc~u splci~mais,c~ iiëurcrii le comté, ce n'est pas une magnificence yeclicrch~c, c'est ûnëtiùmble pcittc fleur. LÀ VIOLETTE. Je me tiens' cachée ei je penche la tête, et je ~'atme pas a parler, mais ~c yeux, puisqu'il en aiüsi; rompre ïhon profond silence si c'est moi) b6ti chevaliet') coïnbicnje regrcitc de ne pouvoir t'envoyer la-Haut tous mes parfums!

LK COMTE. J'estime fort l'aunabio Yi~eito elle est si, mo-deste et son parfum si doux! Mais il~me faut davantage dans mes dures sounrances. Je veux pourtani vous l'avouer ma ncur chérie he se trouve ppint sur ces rochers arides.. Elle se promené la-ijas le long du ruisseau, la i~ plus nd6!c de la terre; et doucement elle soupire en attendant ma dctn'rancc. Si.cite'vieht a cuëiltir ùnû~ lrleùe Of (fit toujours t ~c m'oublie pas, 'j'en ai de loin le sentiment. Oui, oh le sent de loin, le pouvoir qui lie deux cœurs fidèles dans la nuit du cachot, lui seul a soutenu ma YtcjUsqù'& ce jour; si mon cœur est près de se briser, je tn'ëcrie Ne m'oublie pas, et je me sens renaître.

~cchetatterCcnWtd~tereMantchezMftahc~e.

Avec la joie du nanco, le chevalier Conrad s'élance sur le coursier qui doit le porter, pour lo mariage, au château de sa noble amie. tout a coup, au milieu do rochers diserts, s'ap-proche un menaçant adversaire sans délai, sans paroles, Us en viennent d'abord aux coups.

Longtemps la fortune du combat Hotte incertaine enfin l'heureux Conrad remporte la victoire. Il s'éloigne de la place, triomphant et meurtri. Mais que voit-il bientôt, a là tremblante clart6 du bocage) Le nourrisson sur les bras, une maîtresse se glisse a travers la foret.

Elle lui fait signe et l'attire dans un petit coin « Mon doux seigneur, pas si vite N'avez-vous rien pour votre mignonne?

rô~;`siFS:

~'avez-vous ~ien'pour votre~ '(lo\tëeMi11triê'êifi; brase IqcheVaHer~ s~bieh ~ttli'nc M à~CÚh' 'dés'If'H'à'Úèr plus 16m, et, comme autrefois la vierge, il'trouve aïmàMeI& ndurrice.

Mats-lt~n~nd'iësser~ 'WMrléIÚ?dti'tFU songé` alors'a'IanobIcInancéc~ctpUis~ sâ' rolitëjv"ÓÍt;i lé 'hta~ché et'1a~trc'uyahtë.'n'cho iêSb{)ütiq:u;rdés~fkllgès d'amour et de adélité.Ma{s,h~ rcconn~issancedeYietllesdctt~ ~tVo~~ue! hî1~~ttèim¡()"ma\1i.:

d:tc~avcntùrc~ h~roîque~arr~rë.! Dot~je m6 rësignër attjour-d'huiî L~mbarràs ~s~grahd~Àdvcrsair~ë) mà~~ ci6i's/hë)astpomt'dëchcVauérqu~s~ 'défu'él~ = '€h:m«e'noeet.

NoUs armons a chàhl~r et CëMKrM !e ~omte~ui résida da~s ce ~château, o'ù'Vëus f~tcZ)a"tab!ë)lenânc~ dü jbür, lé peHt-0!s du biënhcuM :¡j~I~rl~ûr", ~eRt "8~à,U ~iIN,¡ ~r' des victotrës h~rù'fqùbs dans ta guerre saint6,et!6MqUc, arri~ chez'tu!, il descendit de son petit cheval) il trOUva la-haut son petit manoir, mais serviteurs et trésors avaient disparu. Te voila, pauvre comt6t te voita chez toi. Tu'trbûvcs ton më-nage en piicU~ état. Les vents soufftcnt a travers les fenêtres~ i!s parcourent toutes les chambres.' Que faire éh cette nuit d'automne? Mais j'en ài~ passé souvent de plus mauvaises le matin venait tout reparer. Ainsi dohc~vitC) au clair de lune, je me couche sur ta pailto, dans te châlit.

Et comme il était plongé dans un agreaMesommeii, quelque chose remue sous le lit. Le rat furcttc tant qu'il veut. S'il avait seulement quelques miettes t Mats Voidqu~un tout petit drôle, un nain joli) avec Une lampe allumée, avec des gestes oratoires, avec !a gravité d'un harangueur/se présente aux pieds du comte fatigué, qui, s'il ne dort pas, voudrait hicn dormir.

Kous avons pris nos éhats dans ta haute demeure, depuis que tu as quitté les appartements, et, comme nous te croyions encore loin d'ici, notre dessein était justement de faire tapage. Et si tu le permets, et'si tu n'as pas pour, les nains vont ban-queter a leur aise, X grand hruit, en l'honneur do là riche et jolie (lancée. < Le comte, doucement berce par le songe 'Ahez toujours, dit-il) la place .d

Alors s'élancent, trpts cavaliers, qui s'étaient tenus sous 1~ lit; puis un citœur sonnant et chantahid~ formes; :puis carrosses sur carrosses, avec tout l'àHirail, tellè-nteht qu'on e~ perdrait l'ouïe et la vué~~ on ne le rencontré que dans les châteaux des rois i ennn, dans unëqUi-pagedor~làuahcéeetIescQnviYes.

Puis tout cela court au grand galop, et se choisit dans ta; salle sa petttë place. Polir valser et tourner et sauter gaiement chacun se choisit une belle. Puis cela sime et violpnhë et thite et fràcasse~celapirouctte et gitsse et fr6le et tourbillonne; cela chuchote et babille et résonne et bourdonne le pauvre comte. regarde tout a ses pieds; il croit avoir !a nevre.

Alors) c'est dans ta satteUh iapage, un tracas, un fracas de bancs, de sièges et de tables; chacun veut, dans te banquet de fête, se rafraîchir auprès dé sa mignonne; on apporte petits saucissons et jambons, r~tis, poissons et Volailles; sans relâche circulent tes vins délicieux; longtemps on fracasse, on em-brasse, enfin tout disparah enchantant..

Et s'il nous faut chanter ce qui depuis arriva, cessez donc de fracasser et d'embrasser. Car, ce qu'il avait vu si charmant en petit, il l'éprouva, il en jouit en grand. Trompettes, chansons,. instruments et carroses et cavaliers, et.cortège de noccsL. Us viennent tous, ils se produisent, ils font la révérence, foule innombrable, gens heureux t Ainsi en allait-il jadis, ainsi en va-t-it aujourd'hui.

Le ehercheMf de tr~MM.

J La bourse vide, le cœur malade, je tramais des jours lan-guissants. La pauvreté est la plus grande plaie; la richesse est le bien suprême! Et, pourméttre un terme a mes douleurs, je me mis a chercher en terre un trésor. Je te donnerai mon âme) Je l'écrivis avec mon propre sang.

Et je traçai un cercle et d'autres alentour; et j'assemblai de merveilleuses flammes, des herbes et des ossbments lé charme était accompli. Et, selon que je l'avais appris, je fouillai ]a terre, cherchant l'antique trésor a !a place signatéè la nuit était orageuse ëthoirë.

Et je vis une lumièré~o!hta!ne'ene Yint,'c~ des éspaces "1' pliis .)" ¡,¡ côiïp dé iriinuii "l, 1 des espaces les ptUst'ecMcsyj~s~ ÍJiiii~It¡'Je'ii'~I!s pas te ~emps de oie irecbnhaîtrë. Une ftammë pius ~n'ë janttt soudain de la côùpë rayonnante et ptemè qu'un bel enfant portait. "'c" ,< ;J" Je vbyats; ses doux 'yeux bri!!er sbûs ia nche couronne de neurs. A la clart6'ce!ëste'dëDrëuvàge~ ~J}triFdâ\1s< lèd~Î'C1e et m'invita gracieusemeht a Doire) ëtJëmëd!s:<[Àssurëmënt, avcc'sohbtrrande lumineuse et be))ë, cet enfant ne saurait être l'Ëspritmatin.

Ylehs, me dit-il, bbis té courage de !a vie pure) Alors tu comprciidras ta leçon. Avec des conjurations inquiètes) tu ne reviendras pas dans ce heu. Ne fdui!!é plus ici en vain/Le jour au travaii le soir aux convives; pénibles semaines~ joyeuses fêtes).TeHes soient désormais tes paroles magiques.

t~eprèneardertt~ i:

Je suis le chanteur bien côhnU) le grand voyagetir~e pre-neur de rats, bien nécessaire sans doute à cette vieille et cë-l~brc cite. Et quand les rats seraient sans nombre, quand les belettes seraient de la partie, j'en nettoierai ce lieu parfaite-ment ils délogeront tous ensemble.

Puis le chanteUr,d'htimeur joyeuse, est parfois aussi un preneur d'enfants, qui dompte même les plus rebettos, lors-qu'il chante ses beaux contes. Et quand les garçons seraient mutins, quand les nllettes seraient obstinées, si je fais vibrer ma harpe, il faut qu'ils me suivent tous.

Puis l'industrieux chanteur est, dans l'occasion; un preneur de belles. Il n'arrive dans aucun bourg, qu'il ne tourne la tête à quelqu'une. Et quand tes fillettes seraient timides, quand les '~femmes seraient prudes, toutes sont prises du mal d'amour, à mes sons magiques, à mon chant.

J. Comme pour plusieurs autres pf~ces, te point de départ est fct un cha~* .'paputairc.

~àMèMe.

'Comme je niais, paisible et tranquille, sans m'arrêter seule-ment, Un beau jeune Itpmme survint auprès'de ma quehoùilie. n loua ce qUt était .iouabM (ce.)apouva!t~tt nuire?), mes cheveux au !m~ pareils e mon ni tou~~ Une s'en tint pas a* cela tî changea d manières, et il se rompit le fil qUe j'avais jmatntehù longtemps.~ Et H y avait ëncoi'e b!en~~ a nter; mais ce /cste~ h~asTjcn'6npoUvats p! fi~tagÎ Quand je le portai au tisserand) je sjentis se remuer quelque chose) et mon pauvre cœur battit battttp~us vite.. A présent) par un ardent so!eii)je/p9r;cia;t~te~!ab!an~chérie, et je me baisse avec peine vers rotang prodiàin. Ce qup) dans la chambrettC) j'ai nie sans bruh~nM a rait (ccta peUt-U atter d'autre sorte?)) paraît cnnh au sotcii.

HèY~ttt a Juttteé t)o qui je l'a! conçU)je nevcus le dirai pas, t'enfant que je porte dans mon sein. 'Fit dites-vous avccmëpriS) n! la ca-tint* Je suis pourtant Une honnête femme..

A qui je me suis unie, je no vous le dirai pas. Mon galant est aimable et bon, qu'il porte au cou une cbatne d'or, qu'il porte un chapeau de paille.

S'il faut souffrir la moquerie et l'injure, seule je les sounri-rai. Je le connais bien, il me conhatt bien, et Dieu sait aussi cotro secret..

Monsieur Ip pasteur et monsieur le bailli, je vous prie, tais-- Mz-moi en paix. L'enfant est mien; il sera mien; ~1 ne vous en coûtera pas un sou.

t<ep«~e et Ê< méandre.

Le PAGH. Of) vas-tu, où vas-tu ) belle meunière? Quel est ton non?

LA MEumÈnE. Lise.

LE pAGH. Of) vas-tu donc? Ou vns-iu, le râteau a la main? LA MEuninnE. Au champ de mon porc, au pr6 de mon père. Lt: PAGH. Ht tu vas seule ainsi? LA MEUNtERE. On doit rentrer !c foin, lerAtcau l'annonce} et. dans le jardin tout près, les poires mûrissent i je veux tés cueiH!r.

LE PAGE. Ne s'y îrbuve-t-il pas un berceau~~ LAMEUNiÈn~Etdeuxmémetàûx~ 1 LE PAGE. Je te suis, et~ sur temidi nruTaM, hdtts'irohs nous cacher, n'est-ce pas) dans la maison verte, discrète. LA MEUNIÈRE. ~Cc!a Jurait des h~ LE PAGE. Reposeras~tu dans mes LA MEUNIÈRE. Nennif Qui caressé lagentille~~m sür l'heure est trahi. Votre bet habit noir, je serais fâchée dû ic r blanchir. Au pareil sa pàrci!ic t H .n'y à que cela de bon. C'est ainsi que je veux vivrect mourir. Le garçon meunier est mon fait, a moi; a tui~ on ne peut gâter rien.

t~ejenhé ~àr~on et té rut<n<'a)t dn mott~h.

LE GAnçoM. Ou vas-tu si gaiement; ruisselet !impide? Tu cours là-bas, d'humeur joyeuse et légère. Que cherchcs-tû si vite dans le vaitôn? Hcoute donc et parlons ensemble une fois.

LH RUjssEAu. Mon ami, j'étais un petit ruisseau. Ils m'ont ainsi emprisonné, anh que, dans le canai, vite au moulin je descende/et que je sois toujours plein et rapide. LE GARÇON. Sans inquiétude) tu cours au moulin, et tu nesais pas ce que mon jeune coeur éprouve ici. Parfois~ sans doute, ia belle meunière te regarde en souriant?

LE RUISSEAU. Au point du jour, elle ouvre son volet, et vient baigner chez moi son doux visage. Sa gorge.est si belic et si blanche Aussitôt je m'ennamme et je fume.

LE GARÇON. Si elle peut allumer dans l'onde l'ardeur de l'amour, lorsqu'on est de chair et dé sang, comment tfouvet' le repos? Quand on !'a vue une fois seulement, aht il faut courir sans cesse après elle.

LE RUfssEAu. Puis je me précipite sur les roues avec fracas, et tous les ailerons tournent bruyamment. Depuis que la belle meunière s'en mciO) l'eau memeaplusdc vigueur.

LR GARÇON. Pauvre ruisseau, no sens-tu pas la douicur comme les autres? Kilo te rit et dit avec raiitcrio Passe ton chemin! Elle te rëticndrah, jcpense, toi-même, avec un doux regard d'ambUr?

LE RuissEÀu. Pour hloi quelle peine, quelîe peine, de quitter ce lieu ~fc scrpehte doucement, doucement, a travers les prai-ries; et, si j'en étais le maître, j'aurais bientôt rét)rousse che-min.

LE GARÇON. Cbmpagnbh de mon amoureuse peine, je pai's. Un jour, peut-être, fu me feras entendre un murmure~ do joie. Va, dis-lui d'abord, etdis-lul souvent, ce que désire, ce qu'espère en secret le jeune garçon.

t~iràhttemdétttmëum~re'.

D'où vient notre ami, si vite et si tôt/quand le jour blanchit à peine au levant? A-t-il fait ses dévotions dans la chapelle de' la foret, malgré la piquante froidure? 11 trouve devant ses pas le ruisseau gelé. Est-ce volontairement qu'il va hu-p!eds? Pour-quoi fait-il en blasphémant sa prière du matm a les monts neigeux ctsaUvagcs?

Ah! fort bien, il vtënt du lit chaud, ou il se promettait d'au-tres plaisirs. S'il n'avait pas son manteau, que sa honte serait anrcUsc! La friponne l'a trompe et l'a débarrassé de ses haMts. Le pauvre ami s'en est allé, peu s'en faut, comme Adam, nu et dépouille.

Mais aussi, pourquoi courir après cette couple de pommes, qui étaient, je l'avoue, aussi belles dans l'enclos du moulin qu'autrefois dans le paradis? II ne sera'gùére tenté de recom-mencer le même jeu. Il s'est esquivé bien vite de la maison, et, une fois en plein air, il éclate en plaintes ameres. Je no lisais pas dans ses regards de flamme un mot de trahison; elle semblait ravie d'être avec mol, et elle méditait une action si noire! l'ôuvais-je supposer dans ses bras que la a perfidie faisait battre son cœur? Elle encliainait le tendre amour, qui nous était assez favorable.

1.Cette pit-ce, librement traduite du français, se retrouve, avec quelques va-riantes, dans les ~n)t<'M de toj/f!~ de tt~hcfnt ift)'<<ff. Yoy. t. Vtï .p. 6t. Nous t'avùns donnée ici, parce 4lu'elle se tie ave& d'autres. la nouvelle de la t'o~< t-ot/a~fUM, où Goethe l'a insérée, n'est cttc-mcme qu'une imitation )ibro do la l'olle en f~crfnoae(t'aris, Cahiers de lecture, HSO, vo). Il p. 121). < Prendre'plaisir a'mës iransports,cettë hùi~qût ne vou-- !ait pas nhirh./et n'appeler sa'mere qu'a l'approche'dù'm Alors une douzaine'de ~pârëhts~ehirent'à~ un vrai iorrcni! Les cousins arrivent, les tantes lorgnent~~p~~ riere, ùnfr~reparat~~ unoÍièt' j'" <t Ce fut un vacarme, une rageT On aurait 'dit.1i\itant bêtes féroces: Avec des 'cris épouvantables, ils me redemandaient la f!eur de la jeune f)!!ë~i Pourquoi dohc~assàitlir commodes extravagants un innocent jeUhe homme? Pour attraper de pa-reils trésors,' il faut être bien plus alerté. L'amour, A son jeu charmant, sali toujours prendre l'avance. Certes, il he laisse pas les fleurs attendre seize ans au moulin. I!s volèrent donc mes habits, et voulaient aussi le manteau. Mais comment toute cette canaille maudite s'est-ëllë fourrëe dans l'étroite maison?

Àtdrs'je me levé ëh sursaut je tempête et je jure, résolu a me faire passage. Je regarde encore une fois là perfide hétas) 1 ë!!ë était toujours bcl!ct Us reculent tous devant ma fureur, mais bien des menaces s'exhalent encore; enfin, en poussant Une voix de tonnerre, je m'élance hors de cette caverne. Jeunes beautés du village, il faut vous fuir comme les beautés de la ville. Laissez donc aux nobles dames le plaisir de dépouiller leurs serviteurs. Et, si vous êtes aussi des rusées, si vous ne connaissez aucun tendre lien, soit) changez d'amou-reux, mais ne les trahissez pas.

Ainsi chante'le mamëureux'dans la saison d'hiver, 0~1 ne verdit pas un pauvre brin d'herbe. Je ris de sa profonde bles-sure, car elle est bien méritée. Tel soit le sort de tout volage qui, le jour, abuse cfirontément sa noble amie, et; la nuit, se glisse ) à grand risque, dans le moulin trompeur de l'amour!

Le repentir de t* meunière.

LE JEUNE HOMME. Va-t'en noire sorcière, va-t'en de ma mai-- Mn puriBée, dé peur (je le dis tout de bon) que je ne te prenne aux cheveux. Quelle imposture viens-tu me chanter d'amour, de jeune fille discrète et fidèle? Puis-je écouter de pareils contes?

LA BOHÉMtENNE. Je chante le repentir de là belle et ses longs et brùlantsdéstr~ Mr l'humeur légère s'est changée en larmes et enûdélité. Elle ne craint plus les mehaces.de sa m~ré) elle,. ne craint plus lé poing de son fr&rë, autant que la haine de son ` cher amant.: j .<< LE JEUNE HOMME Change 1 égo~smc et~ la trahison, le meûr!re et le; pillage toutes les actions ~perMes tu~ les feras~croire.' Qu'elle partage le butin, les habits et rargent ~lus mécham-, ment que vous hé faites, voUs autres bohémiennes ce sont la desëstraitsordinàires.

LA BOHEMIENNE. Malheur) Malheurt Qù'ài-je fait? Que me sert-il maintenant devoir guetta sa .Yenue?. t. Je l'entends se glisser vers ma chambre. Le cœur me battait, je me dtsaist "Oh) si tu n'avais pas livré à ta mère le secret de cette nuit d'amour!" La JEUNE noMME. Hé!ast une fq!s,aussi j'entrai et, séduit) j'avançai en silence. Àht ma chèrC) laisse-moi, de bon cœur, chez toi me glissert Maistout a coup éclate un vacarme, des crist Les parents accourent furieux; Mon sang bouillonne en-core dans mes veines.. t LA BOHÉMIENNE. Quand eltc revient, cette même heure, quelle est ma peine et ma douleur secrète t Je touchais au bon-heur, au bonheur unique) et je rai:sacrine) Pauvre ni!e, j'étais trop jeunet Mon frère fut assez scélérat pour maltraiter mon amant..

LE POETE. C'est ainsi que la femmp noire/vint à la maisons dans la cour, à la source jaillissante. Elle se lave vivement les yeux; et les yeux et le visage deviennent brillants; et la belle meunière/blanche et pure, se présente au jeune homme cour-roucéetsUrpris. 'f"" LA MEUNiÈREi Je crains, je l'avoue) ton visage irr~é, 6 bien-aimé) charmant, itdcle je ne crains pas les coups'ct les poi-gnards. C'est la pure douleur, c'est'I'amourf qui te parle, et, a tes pieds, ici je veux vivre ou, s'il le faut) mourir.. LE JEUNE HOMME. 0 tendresse) dis-moi, comment as tu pé-nétré si avant dans mon cœur? Qui t'éveille, quand tu dor~ mais cachée? Amour, tu es immortel sans doute. :~i !a trahison ni la ruse pernde ne sauraient détruire ta vie céleste..

LA MEUNIÈRE. Si tu m'aimes encore avec autant d'ardeur que tu me le jurais naguère, nous n'avons rien perdu tous deux. Reçois la femme bieh-aimée, le jeune corps toujours pur. il est désormais a toi sans réserve.

Tous bEUx. Maintenant, soleil, tu pèUx monter et descendre; étoiles, vous pouvez luire et,vous obscurcir Un astre d'amour se lève et resplendit pour moi;- Aussi longtemps que jaillira la source ruisselante,'aussi longtemps nous resterons unis t son cceUrsurmoncccur.

tjeTeya~eMtettttfttm~re.

Lui. Belle fermière, sans pareille) sous ce tilleul au vaste ombrage, où'le voyageur se repose un moment, peux-tu apai-serparquelquesddhsmasbifetmafaim?

ELLE. Si tu veux, 6 voyageur, chez nous;te i'afratchir, le. caillé et le pain et les fruits mûrs, les plus simples mets, te se-ront offerts, eh abondance, a la'sbUrce.

Lui. Ëst-6e Une illusion? Je crois te connàitre, ornement inoublié d'aimables heures) J'ai trouve souvent des ressem-- Mahccs,maisceUe-ci,jedoisIanommerunprodigc.

EnE. Sans prodige se ~rencontre souvent chez les voyageurs une surprise très-explicable. Oui) la blonde ressemble souvent alabrUne;Tunecharmo justement commeles autres. Lui. Non certes, ce n'est pas aujourd'hui la première fois que cette figure m'a gagné lé cœur. Alors elle était le soleil des soleils~ dans la salle décorée pour la fête.

ELLE. Si cela t'amuse, il est facile d'achever ta fable badine de sa taille descendait & longs flots la soie pourprée, quand!tu la vis pour'la première fois.

Lpi." Non certes, tu ne l'as pas imaginé t Si les esprits ont pu t'en instruire, tu sais aussi quelque chose des bijoux et des perles que son regard faisait pâlir?.

ELLE. Une seule chose me fut confiée, c'est que la belle, qui rougit de l'avouer, dans l'espérance de te revoir, a bâti dans l'air maints châteaux..

Lui. Ballotté par tous les orages, j'ai cherché l'honneur et la fortune par toutes les voies, heureux cependant, si, a la fin de mes courses, je retrouve la noble imaget ELLE. s Ce n'est pas une image t tu vois, en vérité) la noble H!!e d'un sang'persécuté; Hélène et son frère sont maintenant! les heureux fermiers d'une terre abandonnée.

LUL Mais ces campagnes maghinquës, le mattre lui-même peut-il bien tes fuir? Champs féconds, .Yastes prairies et pAtu-- Mgcs,sotu'cespUissantes/ciel clément et doUxt ELLE. Et cependant il est allé courir le monde. Mon frère fet moi) nous avons beaucoup amassé si,~comme oh l'assure, le bon maitre est mort~ nous achèterons l'héritage.. Luh Oui, il est a Yendre, ma belle, et j'ai su du mattrc les conditions. Mais Icprix n'est pas péu'dè chose) car, le dernier mot; c'est Hélehe!

ELLE. La fortune et la grandeur ne purent nous unir i l'amour a t-il pris ce chemin?. Je vois venir mon digne frère t quand il saura ces choses, que va-t-il se dire?

Effet & dta<ance.

La reine est dans la grande salle, ou brûlent mille bougies. Elle dit au page Ya/cOUrs, apporte-moi ma'bourse pour te jeu. Tu la trouveras, a portée de ta main, sur le bord de ma table. L'enfant court d'un pas agile il est bien vite au bout du château. j Et près de ta reine, en ce moment, la plus belle.de ses femmes prend Un sorbet. La tasse se brise soudain près de ses lèvres. C'était affrcuk à voir. Quel embarras) quelle confusion 1 C'en est fait de la robe magnifique) La dame court/elle fuit; d'un pas agile, vers le bout du château.

Le page revenait en courant et rencontra la belle éplorée. Personne n'en savait rien, mais chacun d'eux portait l'autre dans son cœur. 0 bonheur) 6 sort favorable I!s s'embras-sent, et l'un contre l'autre se pressent. Caresses, baisers à plaisirl.

Mais enfin ils s'arrachent il ces douces étreintes. Elle court dans son appartement; le page s'avance vers l'auguste reine, à travers les épées et les éventails. La princesse remarque le pourpoint taché. Pour elle, rien d'inaperçu c'était Une autre reine de Saba.

Elle fait appeler la grande maîtresse. Nous avons disputé naguère, et vous avez soutenu obstinément que l'esprit ne peut rien &'distance; que la seù!e\présence laisse des traces; que rien n'agit de loin, pas même les astres du ciel: > Voyez .pourtàhtt Tout â~i'~ c6t~s" ;'Íà:'d¿~éé liqueur est répandue, et aussitôt, bien loin d'ici) elle a gâte le pourpoint du~âge. Songe a t'en prû6Urer un neuf, et, parce que je suis charmée qu'il m'ait servi dé preuve, je le payerai i sans cela, quelle remontrance t

t<<t etoete <mt ehemtme.

Il était un én~t qui ne voulait jamais se rendre a l'église, et, le dmitànche, il trouvait toujours une excuse pour prendre le chemin des champs.

Sa mère 'lui dit 1 La cloche sonne î c'est un ordre qu! t'est donné) et, si tu neveux pas t'y soumettre, elle viendra te chercher.

L'enfant se dit 'La cloche est la-hàUt pendue au benroi. 'Déjà il a pris le chemin de la campagne, comme s'il fuyait de l'école. La cloche, la cloche ne sonne plus} la mère a radoté. Mais, la derrière, quelle horreur! la cloche vient branlante) 1 Elle branlé vivement; il peut le croire peine. Le pauvre enfant, saisi de frayeur) -va vient comme dans un rêve là cloche le couvrira.

Mais il prend tout droit son élan, et) d'un pas agile, il court, a travers champs, buissons et bois, à l'église, a la cha-pelle.

Et chaque dimanche et chaque jour de fête, il se souvient de sa mésaventure, et n'attend pas que le premier coup de cloche l'invite en personne.

Le Mète Eetmrt < Oh! si nous étions plus avant t Oh! 1 si j'étais à la maison t Elles viennent, voici déjà la nuit horrible, Ce sont elles, ce sont les méchantes soeurs! Elles se glissent) elles approchent, et nous trouveront ici. Ëtles boiront la bière que nous avons été t. Le fidèle Ectart avertit tout le monde, dit le proverbe allemand, com-menté dans le Hvre que Sébastien Frank a consacré à l'explication des pro-verbes de son pays. Et ta chronique de Thuringe de J. H. de Fatkenstein rap. porte la tradition qui sert de fond & ce petit poéme. quei'ir a grand'peihe~ et ne nous laisseront que tes cruches vides.

Ainsi parlent les eafhnis~étiis~~ te'pas; Tout a coup semohtre~dévahtëuxUnbon~ieilIa~ SiléhcC) mes enfants' mes petits ëhfantst silcticet Les bonnes soeurs arrivent, altérées de la chasse, et,'siYOUs'Iesiatssez boi~e.'chacùne à son gré, les malveinantes seront biehYëiMahtes poui' Vous; v il dit, on obeit/et lairoUpé horrible s'approche ~01, toute sombre et toute noirc'qu~eI!eest~êllebott)*eUe àvaie au mieux. La bière à disparue les cruches sont vides~pûis eitè murmure ét gronde, là fUrieUse armée, au loin~dâns la'valîee et lès mon-tagnes. `..

Les enfants avec angoisse courent a la maison~ le pieux com-pagnon s'attache a/leurs past t~Petits mignons,' ne s6yez:pas tristes. Nous serons grondes a présent et tbuettés jusqu'au sang. Noh) non, tout irapour le mieux sëùtemënttàisez-vous) écoutez, comme des souriceaux.

Et celui quivousieconsciltc ctquilecdmmande~c'est celui qui volontiers joUe avec les petits enfants, c'est le vieux~ le fidèle Eckart. On vous a parlé toujours de l'homme merveilleux, mais a chacun la preuve manquait vous l'avez maintenant dans les mains~ cette précieuse assurance." D t!s arrivent a la maison; chacun, d'un air timide) présenté la cruche aux parents, et ils attcndcht'Ies reproches et les coups. Mais, voyez-vous) on goûte. Quelle excellente bière) Ué{& l'on a bu trois et quatre fois à la ronde, et la cruche ne tire pas encorcasatin.

Le prodige continue jusqu'au lendemain, et tous ceux qui le peuvent demandent ce qui est arrivé aux cruches. Les souri-ceaux, secrètement réjouis) sourient ils bégayent, hésitent et jasent enfin, et aussitôt les cruches sont taries. Hnfants, enfants, lorsque, d'un air sincère, un père) un maître, un ancien, vous parle, écoutex~ obéissez ponctuelle-ment quand même votre petite langue a de la peine a se tenir, jaser est nuisible, se taire est bon c'est ainsi que la bière on-pliticscruchcs.

Honhemme et bonne femme.

C'est demain que tombe la ~aint-Martm abonne'femme aime son mari; elle lU~pétrit des pdudmgset~ daQÜàpoêle. A présent, ils sont tous deux couches un vent orageux gronde, et bonhomme dit a sa bonne'femme' 'Mets donc te verrou a ta porte t.– C'est a peine st je commence a me re-prendre ~et a me rëchauner i comment irôùverais-je le repos ? y Quand la porte battrait cent ans, je ne là verrouillerais pas. La-dessus, se parlant tout bas a l'oreille, tis font une gageure celui qui dira le:preMier petit mot ira:pôusser le~verrou. Deux voyageurs arrivent vers minuit et hesàveht où ils sont; la lampe 'est éteinte, au foyer plus de flamh~e; on n'entend rien, on ne voit rien.

Quel est ce taudis de sorcière? Là patience nôUs échappe.' Mais ils n'entendaient pas sôumër un mot; citait la faute de la porte..

Hs mangèrent le pouding blanc~ ils mangèrent le noir tout à leur aise. Ddnhd.iemme se disait bien des citoses a eHe-meme, mais sans faire entendre une syllabe.

Puis l'un des passants dit a l'autre Comme j'ai le gosier scctL'armoire est cntr'ouverte et l'on ,5ent la~iqueùr nous trouverons quelque chose a fout hasard.

J'attrape un petit flacon de schnicki Cela se trouve à mer-vciHet Je bois a ta santé, tu bois la mienne, et nous serons bientôt refaits.

Mais bonhomme se levé en sursàutet s'écrie avec menace: < Il le payera cher, celui qui boira mon schnick) ]) Et bonne femme vous fait trois sauts de joie, comme si eHo était assez riche Donhomtne, tu as dit le premier mot, va pousser le verrou

t* dame ttex Btortt.

Le guetteur, au milieu de la nuit, regarde la-bas les tombes à la file rangées. La lune éclaire tout de sa lumière; le cime-tière se voit comme en plein jour. Soudain une tombe s'ébran!e et puis une autre. Il se montre ici une femme, là un homme, en blancs et tramants linceuls. Et l'on veut se réjouir soudain; oh l~ve le p'cd pour'le branle; pour la ronde; pauvresèt rtches.'jcunes et vieux. Mais les linceuls gênent là danse ) et, comme ici la pudeur ne règne plus, chacun se secoue, et voila lés suaires épars sur les tombes.

Et la cuisse se lève, et là jambe gigotte~ Ce sont des gestes Mxarresi Puis:cëla cliquette et cràqu~~ par=ci 'pâ¡'-là~ "tomÍ))Õ si l'on battait des baguettes eh mesure. Le guetteur trouve la chose risible, et le malin, le tentateur, lui soume à l'oreille 'Va~ dérobe uh des linceuls.' Aussit6t fait que dit) puis il s'esquive prdmptentënt derrière les pol'tes sacrées. Et toujours la lune brille vivement pour la danse horrible qu'ils poursuivent. Mais ehnh celui-ci, celui-là i' s'ccupse; l'unapr~s l'autre se promène enveloppé, et zcst! il est sous le gazon; Uh seul piétine et trébuche le dernier) et tâtonne et fouille le long des fosses, mais ce n'est pas un confrère qui l'a si grave-ment offensé: il uàife le linceul dans les airs~ Il secoue la porte de la tour elle le repousse, ornée et bénie) heureuse-ment pour le guetteur; elle brille de croix métalliques. H faut qu'il ait sa chemise il n'a point de relâche; II ne sau-rait non plus longtemps rénéchir. Le drôle s'accroche aux or-nements gothiques et grimpe de saillie en saillie. C'en est fait du pauvre guetteur. Lé fantôme s'approche de volute en vo-lute) semblable a l'araignée aux longues pattes. Le guetteur pâlit, le guetteur chanceHC) il rendrait volontiers le drap. Mais une griffe (c'en est fait, il a cessé de vivre), une griffe de fer accroche le bout du linceul. Déjà s'obscurcit la lune palissante; la cloche sonne UN coup, un coup de tonnerre, et lé squelette tombe la-bas en débris.

t<'appren<< Mrctef'. :`

Le vieux ma!tre sorcier s'est donc une ibis absenté) Et main-tenant ses esprits vivront aussi à ma guise; ses paroles, ses'ac-tions et ses pratiques J'ai tout observé, et, avec la puissance de l'esprit je ferai aussi des miracles.

1. L'idée est empruntée au ~t).~{'6'j! de Lucten. AI!ez,.àllëZ) cheminez; "què'pour mon service l'eau coulé, et, à flots, lat'ges) abondants, qu'elle s'épanche pour le bam ) Et viens mamtehânt, vieux balai, prends ces méchantes gue-nilles. Tu as été longtemps valet accomplis ma volonté. Pose-toi sur deux.'jambes, uhe~tete par-dessus, et vite, vite, cours aveclepotàeàu..

Allez, allez, cheminez~ que pour mon service l'èau'c~ et, à flots larges, abondants, qu'elle s'ëp~hchë poMr'lè bain) Voyez, it court) il.descend sur !a grève.'Vraiment, it est déj~ a ta rivière, et~ aussi prôtnptt qùe'l'ëdà!r, le revoici avec~une cruche pteme. Déjà ipour la seconde fois t Comme l'eau monte dans la cuvet comme chaque vase'sërcmplitt Arrête, arrête, nous avons de tes dons pleine mesure. Ah! j'y songe. malheurt malhëurt.;t. Le mot) je l'ai oublié. Aht le mot par lequel ehiln il devient ce qu'il~était) Ciel, il .court et se hâte de porter t Que n'es-tu ie vietix bàlail Toujours il apporte nouYelIe potée. Hélas têt cent fleuves s'élancent sbr jnoi!

Non/je ne puis le sou~t'ir plus longtemps. Je vais le saisir t c'est de la malicet Aht toujours monangoisse augmente. Quèlte minel Quels regards!

0 rejeton de l'enfer t Vêtit-il noyer toute la tnaisoh?Jevois <teja par chaque porte courir des torrents. Un maudit balai, qui ne veut pas entendre t SoUche que tu étais, reste donc tranquille! Ne veux-tu pas cesser enfin? Je te prendrai, je te saisirai, et, le vieux bois, avec la hache tranchante, vite je le couperai. Fort bien) voiia le trà!neur:qui revient) Que seulement sur toi je tombe, ô lutin, tu seras terrassé) =Le tranchant poli a grand bruit le frappe. Vraiment, c'est! bien ajusté) Le voila en deux morceaux) Maintenant je puis espérer, et je respire libre-s ment.

Malheur) malheur) Les deux parts déjà se dressent, comme des serviteurs tout prêts. A mon secours, puissances supé-rieures) l Kt ils courent) L'eau gagne do plus en plus dans la salle et l'escalier. Quel effroyable déluge) Seigneur et mattrc, entends mes cris). Ah) voici le maître ) Seigneur, la détresse est grande. Les esprits que j'évoquai, je'ne puis m'en défaire.

GOETUE.–t 1 a LE MAITRE: Dans le coin~ balài,'bàlai) Que cela'nhissët car tui seul~ pour son service, comme esprits, le vieux maître vous appelle.

JL~tMeéeteCoM~OM)' Un 'jèuhê hoDÍtrie:éflût 'vent) d ¡ Atbèheg, à èorlIÚhè~étl¿orè; Îfi, Un jeune homme était venu d'Athènes à Corinthe~ éncôre~hcbnnu dans ce Iteu. II comptait sur la bienvëinànce d'un citoyen. L'hôspitaittë UhissMt les deux pères, et ils avaient) dès Ie~ jeune age,nancé!ànUeetIe6ts; Aia)s serâ-t-H bienvenu~ s'il n'achète pas ~chèreoient là ia-- .Veur? Il est encore païen avec les siens.'et ses h6tes sont déjà chrétiens etbaptisés.ient-il à germer une croyance nôuvelle, souvent I~amdur et la ndelité sont arrachés comme méchante ivraie. ~r' Déjà toute la maison reposait en silence, et le père et làntle; r la 'mère seule veille encore; ~elle reçoit l'hôte' avec !à~p!us grande bienveiHance. Aussitôt il est mené dans la chambre dé parade. Prévenant ses désirs, elle'étale devant lui le vih et la nourriture, et, après avoir ainsi pourvu a ses besoins, elle lui souhai<e;une bonne nuit.

Mais devant cette table bien servie ne s'éveille point le désir le là nourriture; la fatigue fait oublier le boire et le manger, si bien que) iout;habit!é, il se couche sur le lit; et il est sur le point de s'endormir, lorsqu'un étrange convive ouvre !à porte et s'avance.

A la lueur de sa lampe, il voit une jeune fille, vêtue et voilée de Manc~ entrer dans la chambre avec un modeste silence; Un bandeau noir et or entoure son front. En le voyant, saisie d'c~-froi~ elle lève avec surprise une main blanche.

Suis-je s'écrie-t-eHe) si étrangère dans la maison, qu'on ne m'ait rien dit de notre H6tet Aht voilà comme on me retient dans ma cellule Et maintenant ici la honte me saisit soudain. Poursuis ton sommeil sur cette couche; je m'en vais bien vite comme je suis venue.

Reste, belle vierge t s'écrie le jeune homme, qui s'élance de sa couche. Voici les dons de Cérès et deBacchus, et'tu

h Le sujet est emprunta & Phlégon de Tralles, et'se trouve dans son recueil DMth(M!Mm<)'t'~<<'UtM. amènes l'Amour) chère ehfanit Tu es pale de frayeur viens' mon amie, et voyons si lèsdieuxsontpropices.

Ëlôigne-toi) jeune homme) arrête. Je n'appartiens pas a la joie. Déjà le'dernier pas est fait)'hélas! parune inustohma-iadtVe de màbonne mere~ qui/dahs~ juràque jeunesse et nature seraient désormais asservies au ciel. Aussit6t là foule bigarrée des anciens dieux déserta la mai-. son devenue tranquille. Un seul) invisible/dans le ciel et un sauveur, sur la croix, sont adorés. Ïci ne tombent, comme vic-times, ni le bœuf ni l'agneau, mais, chose inouïe t des victimes humaines." >' Et il la questionne, et il pesé toutes ses paroles, dont au-cune n'échappe a son esprit. Est ce possible? dans ce lieu tranquille) ma chère ûancée est'devant mes.yeuxi Kh bien, sois moi t Les serments de nos pères nous ont obtenu la faveur du ciel..

–Tune me posséderas point, âme géhéreuset On te donne à ma jeune sœur. Tandis que je languirai dans ma cellule se-crcte, hélas) dans ses bras pense à moi, àmoi, dont tu seras l'unique pensée, & mo~ qui me consume d'amour) qui bieht6t me cacherai .dans la terre.

Non~ j'en atteste cette flamme sa clarté propice nous annonce Thyménée; tu n'es point perdue pour le bonheur et pour moi tu me suivras dans la maison de mon père/Ma bien-aiméC) reste ici} célèbre avec moi sur-le-champ, célèbre sans apprêts notre festin de noces.* D Et déjà ils échangent les gages de fidélité; elle lui présente la cha!ne d'or~ et il veut lui ofïril' une coupe d'argent d'un travail incomparable. <' Elle n'est pas pour moi, mais donne-moi, je te prie, une boucle de tes cheveux.' :1>, A cet instant sonna l'heure funèbre des esprits alors seule-ment elle parut être a l'aise. De ses lèvres pales, elle but avi-dement le vin couleur de sang; mais le pain de froment, qu'il lui présentait avec amitié, elle n'en voulut pas le plus petit morceau.

Puis elle présenta la coupe au jeune homme, qui la but, comme elle, avec ardeur, avec empressement. 11 invite l'amour ace repas secret. Itélast son pauvre cœur était malade d'amour,

roËsjHs.

Mais elle résiste, si vivement qu'il la prie, jusque ce qu'il tombcéplorésurlelit.

Elle s'avance et se couche auprès de lui. Àh) qu'avec dou-leur je vois tes angoisses! Mais, hélas) si tu touches mes mem-bres, tu scntiras~aYcc horreur ce quc~~ t'ai cachet Elle est Manche comme !à hctgc, mais froide comme la glace, l'amante quetui'es choisie." Il la saisit avec ardeur de ses bras vigoureux; animé par la force de )a jeunesse et de l'amour «Espère encore de te ré-chauffer auprès de moi, quand même tu me serais envoyée du sépulcre Echange de soupirs et de baisers Torrent d'amoUrt l N'es-tu pas embrasée ) quand tu me sens brûler? L'amour les enchaîne dè nœuds plus étroits; les larmes se mêlent a leurs transports elle aspire avidement les flammes de sa bouche) chacun ne se sent plus vivre que dans l'autre; l'atnant rcchaUue parson ardeur le sang glacé de son amante; mais il né sent point de coeur battre dans la poitrine. Cependant la mèrë/atiardéc aux soins du ménage, vient en-core a passer dans le corridor; elle écoute â la porte, elle ccoutclohgtemps quel étrange brUit ce peut être accents plaintifs et voluptueux du fiancé et de'la iiancée, voix entre-coupées du délire amoureux.

Elle demeure immobile à là porte, car elle veut d'abord se convaincre; elle entend avec colère les serments suprêmes de l'amour, paroles tendres et caressantes. Silence le coq s'éveille). mais, la nuit prochaine, reviendras-tu? Et baisers sur baisers t La mère ne contient pas plus longtemps son courroux; elle ouvre soudain la serrure bien connue. ~Est-il dans la maison de pareilles prostituées; qui d'abord se prêtent aux désirs de l'étranger?. Elle franchit lé seuil et, à la lueur de la lampe, elle voit.t 6 Dieu elle voit son enfant.

Et le jeune homme, dans la première frayeur, vt'ut, avec le voile de la jeune fille, avéc le tapis, couvrir sa bien-aimée. Mais elle-même se dégage soudain. Comme par la force de l'esprit, la figure se lève et grandit lentement sur la couche.

a Mère, mère dit-elle d'une voix sépulcrale, ainsi donc vous m'enviez cette belle nuit Vous me chassez de la tiède

POKSIËS.

couche) Ne'me suis-je évente que pour le désespoir? N'est-ce pas assez pour vous de m'avoir portée si jeune dans le lin-ceul,dans la tombe?

Mais un arrêt particulier me' pousse, hors de mon étroit asile, pesamment couvert tes sourdes hymnes de vos prêtres et leurs bénédictions sont impuissantes l'eau et le se~ne peuvent refroidir un cofur ou la jeunesse respire. Àh) la terre ne re-froidit pointl'amour.

Cejetjne hommeme fut promis dans le temps ou le temple gracieux de YénUs subsistait encore. Mère, vous avez enfreint votre parole) parce qu'un vœu étranger, un.vceU trompeur, vous enchamait; mais aucun dieu n'exauce là mère qui jure de refuser la main de sa une.

Je suis poussée hors de la tombe pour chercher encore le bien qui me fut ravi, pour aimer encore l'homme déj~ perdu et sucer le sang de soncœur. Quand c'est fait de lui) je dois passer a d'autres, et les jeunes gens succombent a ma fureur. <Beau jeune homme, tu ne peux vivre plus longtemps; tu languiras désormais cette place. Je t'ai donné ma chaîne; j'emporté une boucle de tes cheveux. Regarde-la bien; demain tu auras blanchi) et tu ne redeviendras brun que la-bas. Mère, écoute maintenant ma prière suprême i étevc un bû-cher ouvre mon étroite, inquiète cellule) rends au repos l'amante dans les flammes. Quand l'étincelle jaillit) quand la cendre s'embrase, nous volons dans te sein des dieux an-tiques." b

t<<' dieM et ta bayad~fe.

(L~gendetndtenne.) Mahadéva) le maître de la terre, descend, pour la sixième fois, afin de se rendre semblable a nous, et de sentir avec nous plaisir et peine. Il consent a séjourner ici-bas il se résigne a~ tout. Qu'il doive épargner ou punir) il faut qu'i! voie les hommes avec des yeux humains. A-t-il observé la ville en voyageur, épié les grands, considéré les petits; il la quitte, le soir, pour aller plus loin.

Et lorsqu'il arrive hors de la vil!e, et qu'il touche aux der-nières maisons, il voit une belle enfant aux joues peintes, une enfant perdue. <Je te salue, o vierge) Merci de l'honneur) 1 Aitchds.je vais sortir. Et qui ës'tu? -Une bayàdere,~ ~'cst' ici la maison de l'amour. Elle ~'ànime~'pour faire sonner en dansant les cymbales, elle sait tourner' à~écgrAce, elle se pencite et seploic e~ bÓîiqffÓt: P Caressante,'elle '~attire vers le seuil, et l'entfàtne vivement dans la maisoh.< Bel étranger, nM cabane ~erabieht~ mince. Es-tu taliguc, 'je" te soulagerai; 'j'aHrài" soin 'de' tes pieds souffrants. Ce que tu veux, tu l'auras, T'ëpos~piàisir'ou' badinage. B ËUe apaise avec cmpr6ssehteht des dou!cûrs~h~ sbngcrcs. Le dieu soùnt~ il observe avec joie ) sous la dégra-dation prôibnde, un cceur humain.

Il exige des services d'esclave eUë n'en est que plus riante, et les artifices dela jeune nt!c deviennent peu a peu haturë.'Ainsi le fruit succède par degrés a lanetjr. Si'l'obeissànce est dans !c cceur~ l'ambur n'est pas loin. Mais; pour l'éprouver toujours plus durement, celui qui conna!t les hauteurs étales'profon-deurs choisit le plaisir et l'épouvante cf la douleur cruelle' jl baise les joues peintes) cl!c cprôuvc le tôunnent de l'a-moUr; la jeune ulle est éprise; elle pleure pour la première' fois. A ses pieds elle tombe, non pour l'or et ]a volupté. tte)as 1: et ses membres flexibles refusent tout service. Et).pour les douées fêtes de 'la couche, ~cs heures nocturnes disposent le beau tissu, !cvoiie sombre et favorable.

Bien tard endormie parmi les jeux, tôt éveillée) âpres un court sommeil, elle trouve mort sur son coeur l'hôte bien-aimc. Eiles'ccrie et se jette sur lui; ma!scHene!crcvciHe pas, et bientôt l'on porte a !a fossé ehnammécles membres gtaccs. EHc entend les prctrcs, les c)Mnts funéraires. Elle se troub)e et court et fend la presse. Qui es-tu ? Qui te pousse vers la fosse? :8

Elle se prosterne auprès du cercueil; ses cris tendent les airs: «Je redemande mon époux, et je le cherche dans !a tombe. Les verrai-je réduits en cendres, ces membres divins? Il fut a moi, a moi plus qu'a tou<c autre, hélas t une seule doucc nuit. Les prctrcs chantent Nous portons lesvicillards.'aprcs une longue fatigue et un tardif engourdissement; nous portons la jeunesse avant qu'elle y songe.

"Entends la leçon de tes prêtres cet homme n'était pomt ton époux< tu vis eh bàyadèrè.'et tu n'as aucune devoirs L'ombre ` seule suit le corps dans te silencieux empire'des morts ) l'épouse seule sûit'I'époux: c'est a là fois son devoir et sa~gloirë. Sonnez, trompettes, la plainte sacrée < Recevez) 6;dieux;' Fôrnement *des jours; recevez auprès de vous le jeune homme dans la Camme.' -.< Ainsi chanté le chœur)'qui redoUMe'sàns pitié l'ahgoiss~~ son 'amey'et, tes bras étendus) ene 1 s~!ancë' dans le ~mdrtet brasier; mais le jeune dieu l'enteve de lanamme, et làbien-aimee s'envole entre ses bras. La divinité met sa joie dans !cs pécheurs pénitents; avec leurs bras de eu es immortels em-portent dans leciel les âmes perdues! Ï

/~epMt~'

PRtÈttB DU PABtA.

Sublithe Bràhma, màttrë des puissances toutes choses sont émanées de'toi) et tu es~!e juste. b!'as-tu donc créé'que les brahmihes, les rajahs et les riches? Ou bien est-ce toi encore qui donnas l'étrë'aux singes et a nos pareils? On ne peut nous dire nobles; car le pire est notre partage, et, ce que les autres déclarent mortel/cela seul nous multiplie. Qu'il en soit ainsi des hommes; qu'ils nous méprisent, s'il leur plaît; mais toi) tu dois nous estimer, car tu pourrais fouler aux pieds toutes les créatures.

C'est pourquoi) Seigneur, selon ma prière) veuille me bénir comme ton enfant) ou daigne produire un être qui me I!e mon tour avec toi Tu as suscité) même pôUr les bayadcres, une divinité nous aussi/pour te célébrer, nous réclamons un pareil prodige.

t~OE:)M..

Elle va puiser de l'eaU) la belte et chaste épouse du brâhmine illustre, vénéré, intégrer de la plus austère justice. Chaque jour) elle apporte du fleuve sacré le précieux breuvage. Mais ou donc est la cruche, le seau? E)lc n'en a~pas besoin. Pour le coeur innocent) pour les mains pieuses~ l'onde émue se cristalfise en un globe magnifique; Le cœUrjdycUx, l'âme pure,' avec une gracieuse démarche, elle le porte aux pieds de son époux.

Aujourd'hui elle vient, matinale ) prier auprès des'flots du--

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