‹ Œuvres de Goethe. 1Chapitre 23 sur 59 · PO ES!ES · texte numérisé non relu

PO ES!ES

Le souvenu'de la beaut6 est le salut des fils de la terre. Le souvenir de l'amour serait le bonheur, s'il vivait sans cesse.

Le souvenir de l'unité resté, a mon sens, le bien suprême.

~tt<éra<uretttttTeMeH< Comme David chanta royalement aux sons dësa harpe comme le chant de la vendangeuse~ résonna 'dôucemcht au pied du trône; comme le bulbul du l'ersan murmure'autour du t'osicr, et comme brille, en ceintureSauvage, la peau du serpent de pôle & pôle, les chants se renouvellent, danse des sphères, har-monieuse dans le tUhiultë. Laissez tous'Ies peuples, sous le même ciel, jouir gaiement des mêmes biens.

C<nMpenM<<on; L'un marche avec t'aUtrc, et même aussi devant l'autre. Eh bicn/nde!cs/braves et hardis, parcourons !cs sehticrs de!a vict Un jeune soldat tombe peut-être dans les premières ha-taillés; l'autre) dans ses vieux ans, doit passer ia~nuit au bi-vouac mais, qu'i! augmente avec ardeur sa gloire et cette de son maitrc, son dernier apanage est assurément le lit d'hon-neur.

Joutosance <te ta ttp.

Comment peut-on vivre de la sorte? Tu ne ('accordes pas un bonjour) Une bonne son-ce s'approche, quand j'ai tra-vai!!e tout le jour.

Si l'on m'cntrame ça et ta, ou je ne puis rien je suis sépare de moi-même, et j'ai perdu mon jour.

Mais se trouve-t-il qu'on ait besoin de quoique chose, et que je puisse IcMrc/je mets la main a l'ONn'rc, cela marche vite, 1 et j'ai vécu mon jour.

Je ne me sens dans aucun ncu !e temps même n'est plus le temps une parole qui se revoie avec génie agit pour l'éternité.

).LaSu)amite.

2. t.c rossignol. Attusion au ronian persan Ct<< et ~t<~t<< (la Hose et le Rossignol.)

A~otrd'httt et éJterfeHpment.

11 est !mpossib!e de montrer !e jour au jour, qui ne ref!ete que la confusion dans !a confusion; et chaque jour hu-mcme se sent une existence propre et Jeg!timë au Heu de se brider, il ne fait que brider t'aUtrc. H vaut donc mieux que tes )cvrcs setatscnt, tandis que ~esprit continue a prendre des aucs. Hier ne devient pas aujourd'hui; mais on verra les siècles s'eh-gtouttr et trôner tour, tour.

P~èttqne ftnate.

t'ariet Muse, dis au poète ce qu'il doit fàire, car ce monde bcn! est plein des juges les plus bizarres.

J'ai toujours montre dans mes chansons la route droite et claire elles oilt fut toujours les sentiers sombres et mauvais. Mais ce que voûtaient ces messieurs ne me fut jamais parfai-tement connu. S'its savaient leur devoir, !a chose serait bien-tôt dite.

Si tu veux té faire une mesure, vois ce qui mesure le gé-néreux, ce qui parfois aussi le défigure, quand la légèreté s'oublie.

"Cette matière de tes chants, elle édifie, e]!e charme; et, dans la cohue la plus désordonnée, une paisible <~itc te rend grâce.

redemande pas d'autre titre. La volonté pure conserve son droit. Laisse aux archers les fripons, et les fous a l'espèce.

te fou 4pttogMe.

J'ai fait maint bon ouvrage; vous dérobez la louange; cela ne me fâche point j'estime que, dans le monde, tout se compense bientôt. Si l'on me loue pour avoir fait quelque sottise, je ris a part moi; si l'on me Marne pour avoir fait quelque chose de bon, je prends l'affaire tout doucement. Si un puissant me frappe, à me faire soufh'ir, je fais comme s'il avait voulu rire; mais, si c'est un de mes égaux, je sais le frotter bravement. Si la fortune m'élève, je m'en rejouis et je chante in <~ct ~t/o; la roue tourne-t-elle et en suis-je écrasé, je médis Elle se relèvera. Je ne me tourmente point dans les beaux jours d'été de ce que l'hiver reviendra; et) quand les f!ocons blancs arrivent par bà-taiHons~je me promène eh fratnëâu avec dénce. Que je fasse con)mc je Voudrai !e soleil he s'arrête pas pour moi, et tes cho-ses iront toujours du même train, tout le temps de l'ahnabIcYte Le vatct tout/comme !ë maître s'habUtent et se déshabniént chaque jour, que )'ôn s~estime un grand ou petit sire, it faut veiner, dormir, boire et manger' C'est pourquoi je ne m'amige de rien. Faites comme )e fou et vous serez sages! 1

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