‹ Œuvres de Goethe. 1Chapitre 24 sur 59 · PENSEES POLITIQUES · texte numérisé non relu

PENSEES POLITIQUES

Dans une grande inondation, on appela le feu au secours. Aus-sitôt le ciel devint rouge, et nuHe part on n'était eh sûreté a travers forets et campagnes, arrivèrent la course lés éclairs entroupcsnambbyahtes; toute la terre fut embrasée, avant même que les poissons fussent bouillis.

Et quand les poissons furent bouillis, on prépara de grandes fêtes; chacun apporta son petit plat i! était grand, le nombre des convives. Chacun se faisait place avec éffért, et point de pa-resseux t mais !es plus brutaux fendirent taprcsÉe, ëtàvat6rcnt tout sous tenez des autres.

Les anges combattirent pour nous autres justes; ils eurent le dessous dans chaque rencontre; tout fut prec!pit6'sëhà dessus dessous; au diable !à défroqué! Ators ce furent des prières et des supplications. Dieu fut tenté d'y regarder; Logos, pour qui la chose avait été claire de toute éternité, prononça ces paroles < H ne faut point vous gêner osez une fois agir comme dia-htes, remporter la victoire par un moyen quelconque, et chan-ter là-dessus le Te DcMm. »

Ils ne se le font pas dire deux fois, et voilà les diables battus. NaturcHement, on trouva des lors que c'était fort joli d'être un diable.

Au dernier jour, devant le trône de Dieu, parut enfin tchéros Napoléon. Lé diable tenait un grand registre contre lu! et ses frères ~c'était un merveitteux, un maudh grimoire. Satan com-mençadoncaltre.

Dieu iepcre ou Dieu !en!s, l'un des deux, parla du haut du trohC)Si ce n'est pcut~tre memeIeSaint-Rspnt qui prit tout d'abord la parole Ne va pas répéter ce!a devant les orciHes divines t Tu partes comme !es professeurs a))c!)iands. Nous savons tout abrège l Au dernier jour, ce n'est qu'un. Si tu oses le saisir, tu peux le tramer eh enfer.' D Voûtez-vous ctever dans tes campagnes dé Leipzig un monu-ment jusqu'aux nùcs,accoiirez) hommes et femmes, pour cetc-brer une pieuse procession, que chacun jette alors a !a masse compacte, arrondie, la fohe qui tourmente et lui-même et les autres, et notre but ne sera pas manqué.

Si les nobiescavaners et les bcUes dames entreprennent aussi le paisible pèlerinage, nous verrons, imposantes et colossales, grandir nos pyramides.

Les Attemands sont de très-bonnes gens; chacun a pari, ils vont très-loin aujourd'huit pour ta première fois, ils ont su ac-complir ensemble de grandes choses que chacun dise Amen t Et plaise a Dieu que cette fois ne soit pas la dernière!

An prtncé Btucher de Wwhtatadt) te< tteMt'. r. Dans la ha!te et !c combat, dans la défaite et la victoire, sag<< et grand! C'est ainsi qu'il nous délivra de l'ennemi. <. tnMdption gratte eur le podestat de ta statue <r!g~e en Dtohhcur do ittuehtt àRostock, MT)t)eM<tte.

I)ÎËÙ ET LE MONDË~

Vaste monde ettargeYte.TertueMeuorh

de tangues années~ toujours chercher et

toujours fonder, ne finir jamais, poiir sou--

ïfhttgarder t'Mdenavec'Metite, àMueit--

tir te hduTeau avec btenTeii)ance;.une

pensée seretnc et des intentions pures eh

bien, on avance dd moins de queiques pas t

<*)rMB)ntatM.

Ati nom de Celui qui se créa lui-même, de toute éternité en fonction c~aJtricc; en son nom, qui crée la toi, la confiance) l'a-mour, l'activité, là force au nom de Celui qui, si souvent nomme, est reste toujours inconnu dans son essence:

Aussi loin que l'oreille, aussi loin que t'oei! puisse attcmdre~ tu ne trouves que le connu qui lui ressembio, et le vol cnf)amm6 de ton esprit, si haut qu'il s'é!evc, a bien assez du symboICt as-sez de l'image tu es attiré, cntrafne, ravi ou que tu t'avances, te chemin et le lieu se parent tune comptes plus, tu ne calcules plus le temps, et chaque pas est l'immensité. Que serait un Dieu qui donnerait seulement l'impulsion du de-hors qui ferait tourner l'univers en cercle autour de son doigt? Il lui sied de mouvoir le monde dans l'intérieur, do porter la nature en lui, de résider lui-même dans la nature, si bien que ce qui vit et opÈrc et existe en lui ne soit jamais dépourvu de sa force, de son esprit.

POUSIKS.

Dans l'intérieur est aussi un univers: de iM'usagc louable des peuples, que chacun nomme Dieu, et mcmesbn Dicù~ ce qu'il connaft de menteur, lui abandonne le ciel et la terre, le craigne et,s'il est possible, l'aime.

tt'&me <tu mohtté*.

Dispersez-vous de ccsamt banquet dans toutes les régions. Hianccz-vous avec enthousiasme, travers les zones les plus voisines, dans l'univers eUcrempussez! 1 Déjà Yous bercez dans des lointains immenses l'heureux songe des dieux,.çt,vôus urUIeZ) astres nouveaux, narmi les astres, vos i'reres,'dans les champs semés do~iuntt~re; Puis vous courez, puissantes comètes, dans des espaces tou-jours plus grands le labyrinthe des soleils et des planètes en-trecoupe votre carrière.

Vous vous emparez brusquement des terres informes, et vous dcploycx'votrc jeune force créatrice, afin qu'eltcs s'animent, qu'elles s'animent do plus cn.plus, dans leur vol mesuré. Et, faisant votre période, vous produisez dans les airs émus les fleurs diverses vous imposez à la pierre, dans tous ses abî-mes, ses formes permanentes.

Alors, avec une audace divine, tout s'efforce de.se surnasser; l'eau stérile veut verdoyer ci cimquc grain de poussière s'anurte. Ainsi, par une luye amiealc),vous dissipez la nutt des vapeurs humides; puis les. vastes plaines du. paradis resplendissent, émaillées des plus riches couleurs..

Bientôt s'éveille, pour contempler la douce lumière,, une mul-titude aux mille formes, et vous êtes, saisis d'etonnement dans les campagnes Jtcurcuses, premier, couple d'amants! 1 Bientôt s'apaise une,ardeur sans.bornes dans/rechange déli-cieux des regards, et vous recevez avec reconnaissance la plus belle vie, qui émane de l'être universel et que vous lui rendez:

~hutt~Mh et tetômt.

Pour se retrouver dans l'inuni~i'indhidu s'CYanouit'Yçlon-tiers. La se dissipe tout ennui. Au lieu du.brûlant désir, de ià t. Le potnt de départ de cette pièce est pris dans la phUoMpMu de Scheliing.

pônsmSi fougueuse volonté;' aUlict) des tatigantes~cxigehccs} du rigou-reux devoir, s'al~andonucr est une Jouissance. Ame dH monde, Y!ens~h6us~pen6{rcr ) Ht la nbl~ë~ fonction de nos fol'ccstsct'a dé lutter nous-mcmcs~C ~l'cs~'it 'dc'i'uhi-v6rsrt)Èbohs'g~hies~qtu;nëûs aiment~nëU3<16'ndu)s'M nient, insHtUt6urs subinnës{ .Ye~CcItit'qdt cr~ 'è'r~à;tolit: Ht, pour trahstbrmpr la cr~ation~atin qlt'c!!c hc se retranche pas dans l'imm6b!lhe;bp~ctac~bhcterncne vivante. Ce qui n'ctait'pas veunnaihtcnan~~prcndrc 1' soleils, com'më terres cô!6rccs~ët'hèdoif'jamais~r~ nfauTqu'iI'së'mctïvb~qu't! ;fôi'rnè d'abord) puis se iransforh~ë;s'i!.semMë~ë reposa ce n'est qu'ùhe~àpparcncé. L'essence é~ sans cesse "en tôutes'choses, car tout doit tomnër *dahs le néant, s'it Yeut'pei'sisterdansretre.

fMithment.

Aueuh 'ctrë ne peut tomber dans le' neàht l'essence eterhcHe ne ccsse~de'sc mbuvbir'eh tous; attacne~-voUs a' ]A' substance avec bonh'eur.rLa sub'stànce est !mp~i'iss'aM6) car des !o)s con-servent iestreso! s vivants dont runivcrs à fatt sa parure. La vente ctaif' irouvcô depuis iôngtemps cUc a rcuni les nÓb]ês'csprit~{ràritièlue v6tflé;"siÍéhc'ild 'saisiti l';¡':irdc M torlé, nobles cspri<s'I'dh<tque vëritc, sachez iasatsirt Fits d6!A tcrt'Ct rendez grâce au sage qui lût apprit a'dr6u!er autour du'soi6ii, et prescrivit sa scûur là rdUt6'qu'éUed6)t'sUivre. Ht tnaihtenant portez votre vue au dedans de vous-mêmes vous y trouvcrcztc centre doht aucun esprit ne saurait douter. Vous n'y manquerez pas dé règ!o,car Ja conscience indépendante est un solëi! pour votre jour mora).' y6us devez ensuite vous ner aux sens; leurs impressions ne sont jamais fausses, si votre raison vous tient c~ciu6. D'un vif regard, observez avec jôië~ct'marchez avec fermeté comme ave( souptcssc, a travers, les campagnes dç là terre féconde. Usez modérément de l'abondance; que !a'raison soif partout présente, quand là vie jouit db la vie; ainsi t6pass6'cst stable, j'avenirest d<!}A vivant, ]e moment est rcternite.

Ht, si vous avez enfm réussi a vous'persuadcr pleinement que ce qui est fécond est seul véritable) vous:sondez la provi-dcncctmivcrscpe; elle gouvernera selon ses vues; associez-vous au petitnombre.

Et comme de tout temps te. ptniôsbptte, le poète, suivant sa propre volonté) produisit en sitchce une œuvre favorite) vous viserez ta faveurlaptus belte, carpressehttrce que sentiront les nobles âmes est la vocation ta plus digne d'envie.

ftMtbmoe'.

Voici bien des ahnces que n]6n esprit~ avecjoie, avec zMe, s'était cuorcé de rectierchcf) de découvrir, comment ta nature vivante opère dans lacréatipni et c'est l'éternelle unité qui se manifeste soUs mille formes; le grand en petit, te petit en grand, toute chose selon sa propre toi sans cessé alternant, se maintenant, près et loin,loin et près; tonnant, transformant.«. Pour admirer je suis ta

t<« tB~tamorphooe des p)an<M.

Ma bien-aimce~it te confond) te mélange infini des fleurs qui peuptent en fbuîo ce jardin; tu entends beaucoup de noms, et, avec leurs sons barbares, l'un chasse l'autre de ton oreille. Toutes les formes sont sembtabtes et aucune n~cst parciltc~ l'autre ainsi l'ensemble décèle une secrète loi, une sainte énigme. Oh! S! je pouvais, mon amie, t'en livrer d'abord te mot heureuscmentt Observeta plante dans sa naissance; comme, conduite par degrés~ elle se forme peu & peu en ncurs et en fruits. HItc se développe de ta semence) aussitôt que lé sein mystérieusement fécond de la terre fait doucement passer le germe à la vie, et confie d'abord,a l'action do !a lumière sacrée, incessamment mobile, la frète structure des feuihcs naissantes. La force sommeillait simple dans la semence; comme un type naissant, renfermés en eux-mêmes, dcmeu~ raient ptiés sous t'enveloppe, fcuittcs, racines et germe, demi-formés, incolores; la graine scchc renferme et garde une tran-quiHc vie; ctto surgit, s'élance, se fiant & l'humidité propice, et se dégage aussitôt de la nuit qui l'environne; mais la forme t. Ce terme appartient proprement à i'histotrc de ta comédie grecque, et d6-sfeno un discours que te poète adressait, par forme do digression, aux specta-teurs. C'est donc ici une sorte d'Avis au tccteur.

POR~HS.

de la première apparition reste simple/et, même parmi )cs plantes/serëmarquc aussi l'enfant. Aussitôt àp~ alitÍ;e impulsion succède et renouvelle toujours,' hœUds sur hœuds échafaudéc la première figure i non pas toujours' pareille,' i! est vrai car la feuille suivante se développetoujours, tu le vois, avec Une forme diverse, plus étendue;'plus (lentcléë~plus decoupéc en pointes et en !obbS) qui ~soudes aupara~'aht~ repo-saient dans' l'organe inférieur. C'est ainsi seulement que la plante arrive a sa 'plus haute perfection ~qui/dans mainte es-pèce, excite ton étbhncmeht. Déployée en hen'ures et eh dente-lures sans nombre, sUr là feuille vigourctise et luxuriante, la richesse de la végétation seinble être libre et ihnnic cepen-dant la nature, de ses mains puissantes, arrête la croissattce, et la mené doucement a un état plus partait. Elle conduit plus modérément laSé~'e, étrécit les vaisseaux~ et la tbrme annonce d'abord des cncts plus délicats. L~essor des parties extérieures se réduit peu a peu, et les cotes de la tige achèvent de se for-mer mais soudain s'élève, sans feuilles~ le pédoncule délicat, et une merveilleuse image attire l'observateur. Des folioles, en nombre nxe ou indéterminé/se disposent en cercle, chacune a côté de sa pareille; sei'ré autour de l'axe, se distingue le calice protecteur, qui laisse sortir, pour leur développement suprême~ les pétales colorés. Ainsi triomphe la nature dans sa haute et complète manifestation; elle montre membre a monbrC) avec ordre étage. C'est toujours avec une surprise nouvelle que tu vois, sur la tige, la fleur se balancer au-dessus du frcle échafaudage des feuilles changeantes. Mais cette magnificence est l'augure d'une création nouvelle. Oui, la feuille colorée sent la main divine et se replie soudain; les formes les plus délicates se produisent deux a deux, destinées a s'unir; les voila secrète-ment assemblés, les couples charmants; ils se rangent nom-breux autour de l'autel sacré; Hymen arrive a tirc-d'aiics, et des émanations exquises, puissantes, répandent un doux par-fum qui auune tout alentour. Alors se séparent et s'enflent sou-dain des germes innombrables tendrement enveloppés dans le sein maternel des fruits turgescents. M la nature clôt le cercle de son éternelle activité, mais un nouveau s'enlace d'abord au précédent, afin que la chainc se prolonge a travers t tou9!cs agos et que l'cnscmbte yi\ c .c6nunC)l'nt(HYt(l~, ~rottrhe A présent, ômo~amiC) tes i~gai'dsYefsccttcifouIe bigarrée, ..qui ~nq~s'agHCtphts,confusément <,devànt~ Ciyqüa piantc~t'annonce les !o)s~6tcrne!!M;.ch~quef~eM iangagc de pjtus ch .ptus-.d~tinct. ~!a! si tu id~ch!f!'re& ici tes caract&rcs ~sact'ds de .la. d<!ossc, (u 'tes vois. ensuite ) partout, m6tnc quand le trait est change (}ue ia chenHtc'ratnpe'Jcntc-incn~ que !e ,papt!!on {\ oMi~ .en~pt'css~ ) ~uc l'honnnc !ui-n~mc.chang~artistcmcnt~a/Cgurt! nature!~ comme, du germe do' ta connaissance ,< se. tbrma chez) hô~sipéu à peu la doucé haM~de~ramittc se devctôppa avec force' dans notre sein/et l'amour; produisit cnfm des' neurs ct.'dcs ~fruits. Songe avec f[ue!!e -variété !a (nature;, ~d~p!oyah( mincfjfbi'mcs tourt~.tou~ les a pr~t<!6s. a nos sentiments !Joû!siaHss!du!Jour ,prdscnt'.L'amour sacr6 aspire a la suprême jouissance de senti-ments pareils, de vues pareiHcs.'sur ies choses~ann que, dans une, harmonieuse, contcmptattoh, le couple s'unisse~ ct'trouvc temottde supérieur.

it~p!rrh6ma'.

Dans !a'contemplation ~dc~a nature, .Yôus devex toujours considérer l'individu, comme un enscmbtc~ricn n'est dedans, rien n'est dehors, car ce qui est dedans est dehors. Comprenez .ainsi sans rctat'd !c mystère saint ettnanifcstc.

Prenez plaisir a l'apparence n'aie, a l'amusement sérieux; nuitecitosc vivante n'est jamais une,'c!!o est plusieurs toujours.

)L:t Mittnntcrphoso <tcs ntth)t<)tt\t

Si vous osez,.amsi prépare, franchir !e dernier degré de ce sommet, donnez-moi la main,.emportez un Hbro rcgard.sur !e vaste champ do la nature. La déesse dispense de toutcs.parts tes riches dons de la vie; mais Mus éprouver, comme Jcs tcmmcs'mortcHcs~ aucun souci pour ia.suhsistancc de ses en-fants. Cc!a ne tui sicd.poin~, car cHc a établi de deux ~cons ~a loi suprême: cnea borne chaque vic~eUe lui a donne.des besoins mesures, et a répandu sans.mesure des dons tacites a

'). Ceqx'on ajoute au dtscours. Dans!to'U)6atfo antique, certaino'paitia du cnant des chœurs. C'est ici uno !orto (Mpi)ogue.

en trouyer;~éIle'faY6rise'dbÏtceMeht Ics'jôycux'e~faitts'p6t)r'su!)vciih' ~tëUrs'!)CSoins~iY6rs. d'un ma!tre, ils prennent l'essor selon leur destinée. Chaque'aniinal 'est 'son'bUt a~ut-'m~më) il <sort parfait'du sein'Uc~a~tdtùrc~ct~pt'~dutt ~M :,p¡ú'fâîts.< 'TÓÙsf"lès membr~cs~scfaçohhcnt~a'ap~~ là plus bizarre conserve ëh'sëcrétie'typc'prim~ boùche'ëst~hfibilea.'prendre'la nburriturëconvë~ queUësmacttoircssdtëht faibles, soicht'édcntcds'ô de Hcnts puissantes~ 'dans 'chaque circonstance -un'ôrgan& ap-proprie'pt'dcurë'aux à~ti'cs mërnbrcs'!a'nourriture.cs~)ieds aussi 'qu'i!s 'soient longs/qu'ils' soient dourfS) se mëuvQnt''con-stah~entuans une par~iteUiarmonie'aVcc'rtnstmCtîdc~'ani-mat et~scs'bésoihs. 'Ainsi'uhc santë pUre'ct'parfaite'est trahs-mise par'Ia hiôre a éhacun de ses enfants,'car.tous'Ics mcmhrcs vivants, sans secontrcdirc jamais, concourent ensemble à la vie. Ainsi !a conformation détermine Icgenre dévie de l'animai, et le genre de vie'rcagit pUissan)mcnt'~Ur toutes !cs formes. Aihsise thohtreipermanentctia~structurc organisce, qui'se.plie au changement par ucs agents extérieurs. Mais~ a l'intérieur, ia force des plus'noMes crcaiurcs se prouve circonscrite~dans le cercle sacre de l'organisation vivante~NuIIe dhinitc n'étend ces Hm!tes 'la -nature les 'respecte car iC'est seulement 'dans cette mesure que le parfait était possible.

Toutefois, a l'intérieur, un-espritfsomble lutter violemment et voudrait briser le cercle,'pour donner le libre choix aux formes comme à la volonté: mais, ce qu'il essaye, il l'essaye en '.vain. Knetïct il se porte vers tels'ou tels membres; il les doue puissamment; mais en'revanche d'autres'membres déjà lan-guissent ;.l'effort de la prépondérance détruit toute beauté de .la'fbrme et tout mouvement~pur. Si tu.vois donc quelque avan-tage particulier accorde.a une créature, ,demande d'abord .pu elle sounre ailleurs 'de quoique 'défaut, et 'cherche .avec .un esprit investigateur, tu trouveras aussitôt la clef de toute or-ganisation. Ainsi nul animal dont la mdchoire supérieure est toute armce de dents ne porta jamais de cornes sur'le front. Il est donc absolument impossible a la.mère éternelle de for-mer le lion cornu, quand elle y emploierait toutes ses forces, parce qu'e]!e n'a pas assez de matière pour p!anter au comp!ei tes rangées des dents et (aire aussi pousser des bo!set des cornes.

Que cette idée de puissance et de bornes) d~rbitraire et de lois, de liberté et de mesure) d'prdrc'mobtte,~ et de dctauts, que cette be!!e idëe te charme La sainte Muse te la présente avec harfnohic/ t'tnstruisaht avec une dducë con-trainte. Le penseur mpraliste, l'honiihe actif, l'artiste créateur, ne saurait s'cIeYeraùneplusI'autepensëc} le sOuveràin.'qu! mérite de l'être ne jouit que par eHe de sa courdhhë. Méjpuis-toit chef-d'ocuvre de M nature tu tesehs capable de concevoir après cite !a pitis subtime pehsëe a.!âqùe!Ie/ en créante eHe s'éleva. Ici, arrête-toi et tourne tes regards charr~re~ exa-mine, compare, et reçois par ]a bouche de la !Muse l'aimabie et parfaite certitude que tu vois, que tu ne rêves pointt

Ahtéptrrhéma'.

Observez donc, d'un regard modeste, te chef-d'œuvre de t'ouvrierc ctcrnctte; comme une pression du pied fait mouvoir des nts sans nombre. Les navettes passent et repassent) les fils ,se croisent et cheminent un citoc produit mille combinaisons; iet cela, c!)c ne t'a point amassé en mendiante ette t'a ourdi de toute éternité, afin que le A!a!trc éternel puisse avec confiance passer la trame.

fafolët primt~tTe~

(Po~!e orphtque'.)

AAtMHX. –o~tE.

Contmc dans !c jour qui t'a donné au monde le soteit était là pour satucr les ptauëteS) tu as aussitôt grand! sans cesse, d'âpres la loi selon taquctte tu as commence. Tctte est ta des-tinëc, tu ne peux t'échapper a toi-même; ainsi parlaient déjà tes sibylles, ainsi les prophètes; aucun temps, aucune puis-sance, ne brise la forme empreinte, qui se dcvctôppe dans le coursdetavic.

t. C'est la contrc-pattio de t'&pirrhtma, p)ac6 5 la suite de la Métamorphosa desptantes.

Oa trouvera, a )a suite des Pensées de Goethe, un commentaifo qu'il a donné !u!-memc sur ces strophes.

T'TXH L'ACCtDÉKTEL.

Cependant autour de la ngûurcuse hmite circule aVec grâce un élément mobiîè,! qui chemine à~ec nous et autour de hoUs ¡ on ne reste pas solitaire, on se forme en société, et i~on agit vôtontiers comme ùh autre agit i'dahs'!àv~ sont tàritbt dés chutes, tantôt des rechutes; c'est un jeu frivote) quise joue jus-qu'au bout; déjà lé cercle des ans s'est arrondi en si!cnce; la tampe attend !a uamine qui embrase.

EPM. A)tOUR.

Cette flamme ne tarde pas!t.M se précipite du ciel~ ou il s'était envole de l'antique disert, i!'appi'oche, baiancc sur ses ailes aériennes, autour du front 6t du sein, taht que dure le jour de printemps} puis il soibblé fuir it revient 'de sa fuite, et dans la souffrance nait une volupté douce et inquiète à Jafois. Bien des cœurs'se dissipent dans l'universel mais le plus noble se voue à l'unité.

ANAt'KH. NtCEssiï~.

C'est donc toujours comme !es étoiies le voulaient condition et toi et tout désir ne sont qu'une volonté, parce que nous étions liés, et que, devant la volonté, se tait la fantaisie. Ce qu'on aime le'plus est repoussé loin du cœur volonté et caprice se plient à la rigoureuse contrainte. Nous sommes donc libres en apparence, et, après maintes années, plus gènes encore que nous ne le fûmes au commencement.

KAHtS. ESPÉBANCE.

Mais la porte maudite de ces barrières, de ces murs d'airain) i voit tomber ses verrous, bien qu'elle se dresse avec la persis-tance des rochers antiques. Une déesse prend sa course légère et sans entraves; de la voûte des nues, de la brume, de la triste pluie, elle se levé pour nous, créature ailée qui nous donne des ailes. Vous la connaissez bien, elle voltige a travers toutes les zones un coup d'aile. et derrière nous les agcst

r.oËsms.

A<tM'!ph~ré.

Que !e monde e~tgrandet'spac!eux'Que)!e.c!el;6st vaste e ct~sublimehil'metfautttôut saisir .du ~regard,.maisjjo ne) puis biente'cohcevôir." 'Pour te retouver dans'I'infini :commehccjpar séparer et,pùis rassemble. C'est'poûrquoirma 'chanson ai!ée rend grAcc à l'homme qui a répare !os'nuages.

Son~ehtr ~hohnemr & Moward'.

Si la déesse Camarupa '/augus<c et suMime~ planant dans les airs,' passe légère ou pesante, rassemble testphs de son 'YoHe ou les disperse, se p!a!t'au changement dé-formes, tantôt de-meure immobile, -tantôt s'évanouit comme un songe, nous sommes saisis 'd'ëtohnementtet'hous en.croyons à.peine.nos yeux.

Maintënantsedeptoicavecaudace'la force de sa~ propre créa-tion, qui façonne l'indéfini en chose nniG;(ici menace.un non, là flotte un éléphant) le cou d'un chameau, tourné vers le dra-gon une armée s'avancc,'mais cHe ne triomphe pas la force '!a brise contre'des'roches escarpées; te plus ~ndote.messager des nites se dissipe'!ui-mômc, avant d'atteindre les itointains auxquels on aspire.

Mais Howaru, avec~un'pur sentiment, nous offre tCtprécieux avantage 'de leçons nouveUes:: ce qui.ne;pcut~se.saisir,)Ce qui no peut s'atteindre t lui,fie;prcmior,'itiS'en.empare, ittS'cn rend mattre; il détermine l'indéterminé, il.-Io circonscrit,.il le dénomme exactement. tfonncur & toi! Kn voyant les va-peurs monter, former des masses, s'éparpiller) tomber, que le monde reconnaissant se'souviennc de toi 1

Strattttt.

Lorsque,'du tranquille mirôîr des iCaux, un bMuiïtard s'6-lève ctscdép!oic en plaine tout unie, !a !unc,~asso2n!o a l'on-doyant phénomène parait comme un'fantôme créant < des fan-- 1. Physicien et mtttorotogiste anglais.

2. Dans ta mythoto~ic imiicnnc, la dressa qui préside au.t nuages.

POUSIËS.

3!~ tomes alors, ô nature, nous sommes tous, nous l'avouons, des cnfantsamusés et rcjou!s!'Puis~s'ti s'élève contre ta mon-tagne, assemblant couches sur couches; il assombrit au lom ta moyenne région, disposé a'tomber eh pluie comme à monter 01 vapeur. Cumulus:

Cnmutnt.

F Et si'Ï~mposànte masse cst'àppelée dans ~cs''haûtcurs de ratmospherc, le nuage â'an'e<e'cn sphct'c~gninque~t'~n~ nonce, 'dans sa forhio décidée, la puissance (Inaction, et, ce 'que vous cratgncx et même ce que vous cprbuvcz, comme eh haut est la menace, en bàs~~Ietrcmbiement.

Cirrnt.

Mais la hôMe in~putsiôh te tait mohter'tbujours davamage. Une tacite et'divme contrainte est sa (tcitvrancc. Un amas tic nuages se disperse en'nbcons pareHs'~ des ~m6utohs''bpndis-sahts, mùttitù'de' légèrement peignée. 'Ainsi, ce 'qui 'dbuccmMit ict-bas prit naissance, la~haut s'ccdùléehun sans bruit uans~Io giron et aans'!a main du Père.

X<mhn~ Et ce qui s'est amasse la~haut, attire par la~tbrce'de la'tcrre, 'se précipite aussi'avec'tureùr ch orages, se "déploie et se 'dis-perse coihme des 'tégions. 'bestinée active et 'passive de '!a terre) Atais 'ëtevëz vos regards ~avec l'image :'Ia parole'des-cend) car elle décrit; l'esprit veut monter du il demeure éter-nellement. ·'

Bom'& ôtMcr~er.

'Et quand nbus aurons distingué, nous 'devrons prêter a la those séparée les dons de 'la vie et jouir d'une vie con-tinuée..

Si donc le peintre, le poète, familiarisé avec t'analyse de Howard, aux heures du matin ou du soir, contemple et observe l'atmosphère, II laisse subsister le caractère, mais les mondes aériens lui donnent les tons suaves, nuancés, pour qu'il tes saisisse,'les sente et les exprime.

BeqnotttM~t.

(AuchroDMtittc'.) Si tu approches de nous la nature, en sorte ~que chacun en puisse profiter, tu n'as rien inventé de faux, tu t'es assuré ta iaveurdeshommes.

Pouvez-vous morceler la lumière, en dégager couleur après couleur, ou faire d'autres jongleries) polariser des globules, tellement que l'auditeur saisi d'effroi~ soh cbAnne stupéfié ? 1 ~6h vous ne réussirez pas, vous ne not)s mettrez pas de coté: avec ardeur, com<ne notis avons commencé, nous voulons par-veniraubut.

fM~ere~M.

Les prêtres chanteront la messe, et tes ministres prêcheront; avant tout/chacutt se déchargera de son opinion, et mettra sa joie dans ta paroisse qui se rassemble autour de t'ofUciant et, dans l'ancien comme dans le nouveau bégaye des paroles au hasard laissez-moi donc aussi annoncer les couteurs a. ma façon, sans blessures, sans cicatrices, avec le plus véniel des pccités.

Lot du sombre.

Amis, fuyez !à chambre obscure, où l'on vous déchiqueté la lumière et ou, l'on se courbe, avec la plus pénible souffrance, devant des images faussées. De superstitieux admirateurs, il en fut assez de nos jours. Dans les cerveaux devos maftrcs laissez fantômes, prestige et tromperie.

Lorsque; dans les jours sereins, vos regards se lèvent vers le ciel bleu; lorsqu'au souffle du siroc, le char du soleil se couche dans la pourpre enflammée, vous rendez honneur à la nature, joyeux, la vue saine, le corps sain, et vous reconnaissez la base générale, étcrncHo, de la doctrine des couleurs.

Stm)tdoM<et

(Au physicien '.) Dans l'intérieur de la nature. » 0 Philistin 1 Ne pénètre aucun esprit créé. » Veuillez donc ne pas rappeler cette parole t. C'est-& dire au physicien qui s'occupe tics couteuri. 2. C'est Albert de Maiter que Gontho a en vue. moi et h mes frères) Nous pensons qu'à chaque place, nous tommes dans l'intérieur. 'Heureux celui a qui elle montre teulemént la coquille 'Voila les discours que j'entends ré-- )eter depuis soixante ans t Je les maudis~mais tout bas; je me )is mille et mille fois Elle donne tout en abôndàhceetvôloh-iers la nature n'a ni amande ni coquille; elle est toutes ;hoses la fois. Examine-toi avant tout, pour savoir si tu es mande ou coquille.

Mttm*t)tm.

Donc~jë le dis pour la dernière fbis~ la nature n'a ht amande, )i coquiUe! examiné-toi avant tout/pour savoir si tu es nnande ou coquille.

"Nous te connaissons, fripon que tu es) Tu ne fais que des arces mais devant notre nez beaucoup de portes sont closes. Vous suivez une trace trompeuse t ne croyez pas que je ba-dine. L~anlande de la nature n'est-elle pas dans le cœur de l'homme?

JLe* M~et et te* ~em.

~piMËNtbE. Venez, frères) rassemblez-vous dans le bois. !)éj~ e peuple nous assiège il afnue du nord du sud, de l'ouest et [!e l'esté Il souhaite fort qu'on l'instruise/mais sans qu'il lui en coûte aucune peine. Je vous en prie) tenez-vous prêts a le se-noncer vertement.

LES GENS. Holà, rêveurs, il s'agit de nous répondre aujour-d'hui nettement) et non avec des formes obscures. Parlez t le monde est-il de toute éternité?

ANAxAGORË. Je le crois, car tout le temps ou il n'aurait pas encore été, c'eût été dommage.

LES GENS. Mais est-il menacé de ruine ? f ANAMMÈNE. Probablement, mais je n'en suis pas Mché; car, pourvu que Dieu demeure éternellement, les mondes ne man-queront pas.

LES GENS. Mais qu'est-ce que l'innni ?

l'ARMENtDE. A quoi bon te tourmenter ainsi? Rentre en toi-même. Si tu n'y trouves pas l'infini dans l'esprit et la pensée, on ne peut rien pour toi, LES GENS. Ou pensons-nous et comment pensons-nous ? DtûGÈNE. Cessez donc d'aboyer Le penseur pense de la tête aux picds~ot~ aussi vite que t'cclair, se montre ~.tui le quoi~Ie. comment,le mieux.' !< LEs~ GENS. Est-ce qu'une 'amo~ habÏic vrain)cnt en nMt r Atn!NERME~ Dehmhdc-IO!ai(cs<n6tes.\Car- to',t;~hÍ YOue,IasubstancoàimaMectraYi6quiircnd~ etIesautt'es~je}'appeHëMis.v6!phtieirs unc.-aniO)!, <, i, i~s GENS! l'cndànt. !a~ nuit, !c i s6mtheit< se répand-it aussi. surcHc? n .jt"i.7~ P~mANDRE. Hne nc'pcut~e'~pa~~ de toi. 0 c'orps~ ceci est ton anairoj As-tufLiontpns sbhttdOtto~ oHO)goûto uh',i'enos qui!arbstaûrc\ .t.?- LES GENS. Qu'est-ce donc que cette chose qù~on nomme esprit?:' ~LKOBULE. Coi qu'on appoi!e. ordinaifoment. ospritt répond; maisn'inteh'ogcpas:

IjES GENS. !~p!iquc-môi~co que c'est qu'cfre.hem'eux?! CKÀrÊs. Vois l'enfant nu, il n'hésite point; i! s'ciahcc dehors avec son dénier, et cdnha!t'fbrt'ijion'le-g!te des petits pains, je Ycuxdire'la!boutiquodu.h'ob!angcr.

LESGÉ~s! Dis~moi, qui'prduvcra~'itnmo~.aUt~?, ARtSTtrpE: I!. nle;!e. vraitnitdc~ta! vie,.celui qui~tt ot.Iaisse vnro;qu'ittourno toujours~ qu'il torde f6rme;;Ie bpthDieu dé-videra.

LES GENS..Vaut-il<mioux;etre.'<buquosage?;,i; t)EMOQMTE: Gelats'ontond bieh'aussi.tSi lefou'so.oroit assez sage, lesageiuiiaissesa croyance).

LM GENSt Lo'hasard' et!i'iHusion rcgnpnt-iisfsouis?.

1~'icunE. Je reste dans mon orhièrohFprco.Ie hasard a t'être favorable, laisse ri!tusioh'cjouin tes.yeux.; tuttrûuvoras.nront ctp!aisirdanstousdot)X.

LES GENS. Notre Hbrcarbitt'o'ost-i!)monspngp;?f

ZENON, Il ne s'agit que d'essayer. Pcrsis(e dans,~a)Vp!onté, et, quand mcmc tu nnirais par ~iccombot\.cola)ne signifie pas grand'cboso.

LES oHNS. Suisse ne tmechant'?)' r

PELAGE. On peut bien te souu'rir; cepondant tUtâs apRorte.du sein de ta mère un lot insupportable, c'ost'de questionner sot-tement. LES GENS. L'instinct du perfectionnement est-il notre apa-nage ?

PLATON. Si le perfectionnement n'était pas le plaisir du monde tu ne ferais pas de questions. Tache d'abord de vivre avec toi et, si tu ne peux te comprendre toi-mcme, ne tour-mente pas les autres.

LES GENS. Mais l'egoïsme et l'argent dominent! 1 HpiCTÈTE. Laisse leur le butin. Tu ne dois pas envier au monde ses jetons.

LES GEKs. Ëh bien, avant que nous soyons sépares pour jamais, dis-moi ce qui à droit de nous plaire. Les SAGES. Pour moi, la première loi du monde est de fuir les questionneurs. HEURES ET SMSÔN8

CHÎNOiSES-ALLEMÀ~DËS.

Page 1