‹ Œuvres de Goethe. 1Chapitre 28 sur 59 · PREMIÈRE PARTIE · texte numérisé non relu

PREMIÈRE PARTIE

!Ue,YelutCdisàrCMasoda)ibus,o)i:h

Cr<debat)tbr!s,neque,st mate cesserai, unquam

Dccurrehs a)io, ncque s! bène i qnj fit ut omnts

YcUra pateat vetuti descripta tabelta

Vitasents.

Vita sents. (!torat.S<rtn.,tt,30.)

(Luct)!u5 ~vait <ioutume de tonner ses M)Sreta à

ses livres comme à des amis fidèles, tt, que le succès

Mt heureux ou malheureux, it he changeait pas de

méthode i de là vient que toute la vie du vieUtard*

est exposée, comme dépeinte dans un tableau wttf.) Je te mets à l'ordre dujour~ mot décrie', car les drôles, les gueux de m6me trempe, poursuivent leurs manœuvres. < Pourquoi t'écarter de nous tous et de nos opinions? Je n'écris pas pour vous plaire, mais pour vous apprendre quelque chose.

1. Le titre allemand porte J~nfM appn'tO)*M (~tO~tttM), par opposition am XëntcB, assez vives et farouches, que SchiUer et Goethe publièrent au nombre de plus de quatre cents dans l'~tmanath des ifutM en n~. Ce titre de Xentcs est emprunte au huitième livre de MartiaL 2. )i n'est point prouv6 que Lucllius soit mort, comme on t'a prétendu, à quarante-six ans, et le mot «n~est probablement Ici dans le sens propre. 3. Xenios.

PHNSHHS.

Mais celaest-itsagcet bon? Veux-tu blèsset <tn)is et enne-mis? Les hommes faits ne m'occupent pius~ c'est aux petits ËIsquejcdoispchser.

Ht vous ne devez pas, vous et vous et vous, rompre d'abor «. avec mot ce que je fais pour l'amour des petits-fils, je lé fais pourvoustous, Excusez !a parole vive, excusez !e babil car maintenant il ne serait plus très-opportun de balancer comme jusqu'à ce Jour.

Celui qui vit au milieu de l'histoire du monde dcvrait-~tse régler sur le moment? Cchn qui sait regarder et tendre vers l'avenir est seù! digne de porter la parole et de tenir la iyrc. « Dis-nous à quor pensent les méchants? A troubler la vie d'autrui, à mener joyeuse vie voilà ce qu~ils estiment une bonne affaire.

Quél est donc ton dessein ?. d'aHUnter aujourd'hui une nouvelle flamme? » Je veux être lu de ceux qui ne peuvent plus m'entendre.

J'ai Vécu heureux pendant un long jour et une courte nuit; le soleil allait se lever, quand je m'eveil!ai pour le nouveau jour.

'Tes élevés défirent te faire une question. Il nous Serait agréable dé vivré longtemps sur la terre; quel précepte veux-tu nous donner là-dessus? Vieillir n'est pas une science; c'en est une de supporter la vieillesse.

Selon vos combats vos succès, si Dieu vous donne, avec la volonté, la force et les moyens.

Cette haute tbrét de pins, je la plantai dans ma jeunesse. ËUe fait mes délices). On va bientôt l'abattre comme bois a brûler.

La cognée retentit, déjà toutes les haches brillent le chêne tombe, et chacun débite sa part.

Un vieuxhommc est toujours un roi Léar.Ccqui travaiHa, combattit, avec lui, la main dans la main, est passé depuis longtemps; ce qui aima, sounrit, avec lui et a cause'de lui, s'est attaché ailleurs; la jeunesse est ici pour c!)e; ce serait tb!ic de lui dire Viens, fais la vieille avec moi.

< Pour éprouver la bienveillance, pour témoigner la tienne.

PRNS~RS.

vieillard, va voyager. 'Mes amis sont de moych âge; ils com-posent une be!!e paroisse a Jan'ôndcj inémc 'au loin~Hs ~ont appris dejmoi)'à\'ëc des sentiments fidèles. Ils n~ont pas souffert aniohsujct,'jen'ai p6int'd'excuses a ieurfairè~J'a~ un nouyeau persohhàgê! nous n'avohS~p~~gler entre hous~ nous sommes ensemble cdihme ëh'paradis~ Cela va fort mal 'dans le monder c'est'cnv~âih~e~ honnête, que vous êtes laborieux il nous veut apprivoisés, il nous veut m~me nu!s. y Je me laisserais 'bien .volontiers instruire par les saints hommes et tes sages, mais il faudrait que ce'fut vite tait! tes longs discours ne hie plaisent pas. A quoi faut-i! s'appliquer enfinï A cohhàure te monde et âne pas le mépriser: Si vous avez prolongé votre carrière autant que moi, tachez, comme moi, d'aimer là vie.

Il faut que je perde ici tranquiticment ma peine et montra-vai! il faut que je laisse dire tout ce que je sais niieux.

Cessez donc de vanter, d'étaler votre sagesse, ta modestie vous siérait mieux a peine avez-vous commis les péchés de la jeunesse, que vous commettez les péchés du vieil âge.

L'amour ne veut point de compagnons, mais là souffrance les cherche et les ménage; !e courant de la vie, f!ôt après f!ot, porte l'un comme l'autre.

Solitaires ou bien ensemble, parmi l'amour, parmi les souf-frances, t'un avant, l'autre âpres, i)s détogeront tous deux.

C'est chose malséante dans ]a vie, et mauvaise encore a !a fin~ de pourchasser la renommée vous n'aurez pas été célèbre cent années, que personne au monde ne saura plus rien de vous.

Puisque les dieux t'ont fait le beau présent de !a vie, sache en jouir d'un cceur joyeux et content. S'il te parait Mcheux d'en sortir, ne prends pas mal la chose; tout le monde en juge comme toi.

Laissons les choses passagères, qu'elles aient bien ou ma! réussi ) Nous sommes au monde pour nous éterniser.

Ai-je mérité cette peine dans mes vieux jours? Ce qUë j'ai sounert de mes pères, maintenant il me faut lé souffrir de mes petits-nis.

Qu. veut résister à la foule? Je ne lutte point contre elle, je h laisse passer elle flotte et se démené et balance et tour-billonne, et puis ennhclle'reYicht a < Pourquoi ne t'ëxpliqucs-tu pas et les laissps-tu passer? Ceïameregarde-t-il/s't!shemeconi)prehnëhtp~ < Dis-moi cominëhit tu peiixsôun'rir si doucement tes ma-nières arrogantes de la Mie Jeunesse? 'A vrai dire, je~Ia trouverais insupportable, si je n'avais été insupportable moi-même.

J'écoute même avec plaisir le bavardage de 1~ jéûnësse~: ce qui est neuf résonne, ce qui es vieux cliquette. Pourquoi ne veux-tu pas fustiger vertement les tous, les no-vices ? Si je n'étais pas vieux avec honneur, comment pour-rais-je souurir les jeunes gens?) < Eh bien~ quëdeYohs-hôus faire? Veuille nous le dire a pré-sent? Faites ce qu'il vous plaira, seulement ne m'ihterrogex pas.

< Comment fais-tu, rusé compère, pour t'arranger àYcc tout le monde2 Je ne nie pas les talents, quand même ils me déplai-sent.

Un homme a beau se surfaire, it n'atteindra pas les étoiles; on le rabaisse trop, et bientôt tout se compense. Filez toujours,a votre manière, pour envelopper le monde dans la coque moi, dans ma sphère vivante, je sais jouit' de là vie.

OEuvre maladive n'est pas de mon goût que les auteurs com- = mencent par se guérir.

Si je fais voir les défauts de l'espèce, on pourra me dire: < Fais toi-même quelque chose de bien.

Homme fort) ne sois pas si trauquiHc, lors même que les autres ont peur. Qui veut effrayer le diable doit crier fort. Toi aussi, dans tes beaux jours, tu t'es quelquefois tour-mente. Je n'ai jamais mal calculé, mais j'ai souvent mal compté.

Par monts et par vaux, sans cesse erreurs nouveltes, et nous revenons dans les plaines) Mais c'est trop vaste ci trop ouvert nous recherchons bientôt labyrinthes et montagnes. La conversation peut-elle exister, si nous n'usons les uns envers les autres de mensonges plus ou moins déguisés? Un ragoût mêle de vérité et de mensonge telle est la cuisine que je préfère, Conna!ssez-Y6us lejeu~où, dans un cercle joyeux, on cherche un sifflet) qu'on ne trouve jamais, parce qu'~ l'msù du cher-cheur/on l'attache aux basques de son habit, c'est-à-dire a son derrière?' Vivre avec les tous ne vous sera nullement dtfftcite devez seulement autour de vous des petfies-maisons; songez ensuite (cela vous apaisera d'abord) que les gardiens des fous sont des tous eux-mêmes..

Point de pays où j'aime mieux voyager que ceux où les con-tradictions foisonnent. Chose'plaisante! Personne heveut accorder aux autres le droit de se tromper..

Le tronc veut battre contre le tronc; ce que l'un pëutiairc l'autre le peut aussi; il y a de la moelle dans tous les os il y a un homme dans foute chemise.

Le dindon est nerdesacollcrcttC) la cigogne de son long cou;Ia marmite se moque dé la chaudière t elles sont noires toutes deux.

Que volontiers je verrais chacun s'enorgueillir, s'il pouvait, comme le paon, taire la roue 1 « Pourquoi donc les gens du bel air ne doivent-its pas me plaire? De plusieurs on vante l'embonpoint, ce n'est que de l'enflure.

« Ils chevauchent, ils courent: qui les arrête? Quels sont les cavaliers? « L'orgueil et l'ignorance. Laissez-les courir I ils pourront aller longtemps ils ont en croupe la honte et l'op-probre.

« Comment donc as-tu sitôt recueilli tant d'honneur et d'in-jures ? » Si le loup restait dans le bois, on ne crierait pas après lui.

LES AMis. Oh laisse les lamentations; puisque, après les plus mauvais jours, on goûte de nouveau la joie. Jos. Vous vous raillez de moi l quand le poisson est boui!li, que lui sert-il que la rivière coule?

Que veux-tu faire de ces vieux sots? Ce sont des boutons qui ne boutonnent plus.

Laisse-les couchés dans l'erreur; cherche prudemment à t'enfuir: quand tu te seras sauve en pleine campagne, n'en-tratnepcrsonncaprcstoL AvécJajoiëet la candeur du jeune agC)~~ les léçons de l'expérience t qùc'cela te réussisse et te profite jusqu'au bout. Tu veux te coucher dans !a certitude~ moi) j'aime !a tuftc ih-terieurc st nous n'avions pas le doute, ou serait donc l'heu-reusecërtttUdé? <, Detessën<tmchfs,!equct veux-tu qu'on envoie apr~s to! dans rctcrntto? Ïl n'appartint a aucune confrérie; i! fut simple amatcUrJusqu'alanh.

e Cependant tu faisais tant6i ceci <ant6t céîa ctait-cc sérieux? étatt-ce un badihage?' Quoi qù'H pût arriver, Dieu sait que j'ai traYante en conscience.

< ~tais cbmmcht se <ait-H quctout perde aussitôt son mérite et son importance a tes yeux? Ce qu'on tait intéresse, mais non ce qu'on a fait.

Pensif et rêveur). Quoique chose te manque, avduc-Icsans actoûr. B Je suis content, mais, avec cota, je ne suis pas a mon aise.

Veux-tu savoir la tm de la vie? So!sgai. Si tu ne peux, sois content.

DEUXIÈME PAHTIE

MÈLRE AVEC LES PROPHÉTIES DE BACtS*.

Nous a~'ons été peut-être trop antique voici maintenant des leçons plus tnodcrncs.

< Tu étais autrefois si c!oigne de t'ostcntation oft !'as-tu ap-prise à un tel excès? C'est en Orient que j'ai appris l'ostenta-tion mais, dépuis que je suis de retour dans l'Occident, j'ai t.YoycxpagetM.

PHXS~ES:

trôuveet je trouve, pour me tranquiUiser,de3 Orientaux par centaines..

Htcc que pensent les hommes m'est indinereht; je voudrais seulement m'accorder avec moi-mémet Mais nous sommes deux~ et, ~dahs le mouvement'de !à vie, 'nous sommes u !c~ un LÀ. L'un aime a demeurera l'autre ~oûdràtt courir/Cepen-dant il est aussi un nibyën de s'entendre avec soi-même âpres un Joyeux examen) Une action rapide.

Ht si parfois l'action amène tout autre chosë~ hâtons-nous de saisir le bien qui hôus arrive à l'improviste. Ce que vous~pehsez ou penserez ne me regarde potnt;'bohhes gens, âmes d'ëhte, ce que vous voulez, je l'ai tait eh partie. Il reste beaucoup a faire. Puisse aUcun ne rester oisif) Ce que j'en dis est un aveu, pour votre instruction et la mienne. Le monde devicnttôus les jours plus Vaste et plus grand que votre con-duite soit aussi plus parfaite et mcilteure (H faudrait dire tnëineurc et plus parfaite), et chacun sera mieux accueilli. Comme l'étoile, sans hâte mais sans trêve, que chacun se meuve autour desôn fardeau.

Jcsuis d'humeur joyeuse, innocente et sereine, et je pourrais commettre une faute sans être coupable.

Oui, !a Véritable voie, c'est de ne pas savoir ce qu'on pense, lorsqu'on pense tout vient comme par grâce.

D'où vient que l'on souffre tant de maux, et cela sans pêche? 1 Personne ne veut nous entendre) Des que la force active disparait) tout est prébende et rien ne vit plus. « H y a bien des choses que nous ne pouvons comprendre. y Vivez toujours, les'choses s'arrangeront.

« Comment peux-tu te posséder si bien? Ce que je biame, il mefautl'admettre.

< ttacis est rcssusei<<! ) < Oui, en tout pays, ce me sembte. Il a partout plus d'autorité qu'ici, dans ces courtes sentences. Dieu fit l'homme a son image, puis il descendit tui-meme ici-bas, homme doux et bon.

Un peuple barbare avait essayé de se faire des dieux, mais tes maudits étaient plus affreux que des dragons. Qui voudrait porterplus loin t'outrage et la moquerie? Dieu se transibrmcraitenmonstrcs) 1 Je ne veux donc, une fois pour toutes, souffrir, aucune bête dans la saltc' des dieux. Les odieuses (rompes d'clephants, les noeuds de serpents'entrelaces,.la tortue primitive, enfohe~~ dans le marais du inonde, Vingt têtes de rois sur un seul tronc. c'est de quoi nous réduire au désespoir, si le pUr Orjeht ne les engloutitpas..

L'Onenî tes a des longtemps ~engloutis Kalidasa et d'autres y sont parvenus~ avec !a grâce du poete~ ils nous ont délivrés de la prétraifte et des monstruosités. Je voudrais moi-même vivre aux Indcs/si seu!cmenti! n'y avait pas eu descuipteurSt Quevëut-dhde pius. aimable? Sàcouhtaia, Nala~ appettcht ia baiser~ et Megà-Dhôùtâ~ Je messager des nues, qui ne l'adresse pas volontiers aux âmes fratcrneHes?

< Ce que les gens guéris apprécient, te ier) avec les ma-nières de le mettre en œuvre) veux-tu le fuir et le haïr ab-solument? Dieu m'ayant deve dans l'echello de l'humanité) je ne veux pas laisser les stupidcs déments agir sur moi a rebours..

Quand, à ma grande surprise) le nombril m'aurait dit à l'oreille de faire le moulinet, de me tenir sur la tête, cela pour-rait passer pour dejoycUx bambins, mais nous eh restons a la vieitle coutume de tenir, si possible~ la tête haute. Les Allemands sont de bonnes gens. Chacun dit Je ne veux que le bien, et le bien doit surtouts'cnfcndro do ce que nous estimons ) mes compères et moi le reste est une en-nuyeuse anaire, et franchement je l'estime fort peu. r Je n'ai rien contre la multitude, mais, si elle se trouve une fois dans l'embarras, elle ne manque pas d'appeler les fripons, les tyrans, pour chasser le diable.

Depuis soixante années, je vois les hommes se tromper gros-sièrement et jo me trompe fort bien comme eux, et, comme ce sont labyrinthes sur labyrinthes, où trouverez-vous une Anane?

Jusqu'où cela ira-t-il encore? Tu tombes bien souvent dans les choses abstruses nous ne pouvons te comprendre. C'est de quoi je fais pénitence c'est un de mes pèches. Hegardez-- 1. Le poEte indien, auteur do ~aMU))<a!a et de .Mf$Q-Mt6)<<a.

36$ moi comme Un prophète. Beaucoup penser, sentir davantage etpeu parler.

Ce que je .voulais dire ) la censure ne me le défend pas. Dites toujours sagement ce qui profite à cImeUh, ce .que vous devez faire, vous et les autres jvous~àurcz, je vous cassure, assez de choses adiré pour nous dccùpcriôngtëmps.. 'i- 0 douce liberté de la ;presse! EnHn nous sommes contents. Elle fait tapage de fotreïëh foife~ MK~M/c~M~ Venez, impri-mons tout) agissons sans relâche, mais qu'il ne sounle mo~ t ceh)iquthë pense pas comme hôUs) l La sainte tibërtd. de: !a presse, quëtle utitite, quels fruits, quel avahtage.Yous oure-t-e!Ie ? YoUs en aYëz là demohsfration certaine un profond mépris de l'opinion publique. Tout !e monde ne peut tout endurer l'un étude ceci, l'autre cela. Pourquoi ne le dirais-Je pas? Les idoles indiennes me ibnt hor-reur. Une peut rien arriver de plus cf!royab!c aux hommes que de yotr l'absurde incarne.

On peut dire beaucoup de sottises, on peut m6mc en écrire; sans que ni le corps ni l'âme soient tués; tout reste comme au-paravant mais la sottise exposée devant nos yeux a un pouvoir magique parce qu'elle tient les sens enchaînés, l'esprit de-meurecsclave.

Je ne veux pas non plus les ménager) ces tbUes excavations de grottes, ces fouilles sombres de Troglodytes, jeu ridicule do muftes et de boutoirs, absurde fabrique d'ornements c'est une jolie architecture) Que nul ne les prenne pour modèles, ces temples d'éléphants et de grotesques. ils se raillaient de saintes rêveries on ne sent là ni Dieu ni la nature.

Je les ai bannis pour jamais mon anathcme frappe les dieux à plusieurs têtes, tels que Vichnou, Cama, Urahma, Siva, et même le singe Hannemann. Et l'on veut que le Nil m'intéresse t Les dieux a tête de chien sont en grande estime t Oh ) si je pou-vais expulser de mes salles Isis et Osiris l Poètes, mes amis, modérez-vous sans tarder: ils finiront par énerver Shakspearc lui-même.

Soyez francs et hardis dans l'exposition si vous n'avez rien à exposer, supposez quelque chose.

Ce qui arrive a l'un arrive a l'autre; personne de si savant 364 4 qui ne dut voyager et un'pàuvre diable arrive aOss! 'de -p)ace en place les fcmincs savent ce qui lui est Mon le Mot suit !S ffoti

J'éntrechcahipaghërCômmént seconduiné~h là batatllé, magnanime après !â victoire, cbihpatissant aVec les belles .amoureux. Si j'étais soldat, telles seraient mes maximes.

Donne-nous une règle pour là Èonduitëdu'~ 'i>')t¡ bas ) eh temps de paix} que 'chacun bàtaycdevant~sa pôrtcT en guerre, si l'on est vaincu, que t'oh' s'accommode avec !à troupe.

Si le jetine homme est absurde ) il tômbërâ'dàns'ae longues peines Ieviei!!ard hëdôit pas être absurde, parce qu'il n'a pas longtemps a vivre.. -`

-Pourquoi nous as-tu appelés absurdes? 11 n'y a d'absurde que le pédant. 'Mais; si je veux vous appeler pedahts~'il faut d'abord que je puisse me recueillir.

Titius, CaittS) que tout le monde côhhait.) mais, quand j'ai bien observe la chose au grand joUr, l'uh toUché l'àUtrede si près, qu'a Jànhhûus sommes tous des pédants.

J'estime avoir gagh6 beaucoup d'oser être pédant tout a mon aise.

Si tu fais tes affaires, et si tu les fais bien, tiens ferme et fais honneur a ton état mais, si tu tiens les autres pour mau-vais, te voUa toi-même un pédant)

Ce qu'on pense est indifférent, mais non pas ce qu'on fait: si l'on réussit, c'estbieh; si l'on échoue, c'est toujours mal.

D'année en année, itfautapprehdre beaucoup de choses étran-gères: efforce-toi, quelle que soit ta vie, de rester toujours toi-même.

Si je connaissais le chemin du Seigneur, je lé suivrais de grand cœur en vérité; si l'on me conduisait dans la maison de la vérité~ bon Dieu) je n'en sortirais plus.

e Louange, honneur, tes paroles) Nous voyons que tu es un sage. 'Il semble que cesoitd'hier, parce que c'est d'au-jourd'hui.

Je voudrais vous faire la plus précieuse conndence il fau-drait d'abord regarder dans votre miroir Si, à cette vue, vous êtes resté joyeux, comme la uancée avec

365, sabcHé parure, demandez-vous si vous pouvez sourire de bon cœur a toutceque VôUs voyez.

Avez-vous menti en paroles ou par écrit, c'est un poison pourYOusètpouftesautrcs.

X ne s'est Jamais occupé de la ~cri(6 il l'a fr~ là contradietion maintenant il croît mieux Savoir tout, il !e sait autrement.

Tun'aspas raison! B Cela peut être, mais, de le dire, cela n'importe guère i ayez plus raison que moi, ce sera quelque chose.

Ils arrivent de tous cotes, du nord, de l'est ) du sud, de l'ouest, et d'autres plages encore, et accusent celui-ci.e! celui-1~ de n'avoir pas fait leur volonté, et ce qu'ils ne. veulent; pas souffrir} les autres doivent le hatr également Mats pourquoi m'afmger) moi vieillard, de ce qu'on n'aime pas ce que j'aime? Et cependant it est quelque chose de constamment aimable et dans les discours et dans les pensées, de même que nous fai-sons plus de cadeaux aux belles femmes qu'aux laides. Il reste donc quelque chose a quoi nous rendons hommage, quand même nous ne le comprenons pas bien nous le recon-naissons, nous l'excusons .nous ne pouvons nous eh séparer. Parte, cette vérité, qui nous importune, comment pourrions-nous la coucher dans la bière, si bien qu'elle ne s'en relevât jamais? La peine ne sera pas grande chez les Allemands pour la société polie t voulez-vous être délivrés a jamais de la vérité, étoùnez-la avec des mots.

Il faut répéter sans cesse «Ce que je dis, je le pense. Si je blesse tel ou tel, qu'il me blesse a son tour ouvertement. Je l'apprends par la'gazcttet.t. Dans un lieu honorable et respecté, celui-ci, par son langage violent, empêche celui-là de s'arranger à son gré.

Ce que l'un veut arranger, l'autre ne veut pas le souffrir; deçà, de!&, il faut disputer c'est l'esprit du temps. La vieillesse me fait-eUe faux bond? Reviens-je à l'enfance? Je ne sais qui extravague, des autres ou de moi. Dis-nous d'où vient qu'en certaihscas tues tout fait incon-solable ? D C'est que tous les hommes se travaiUent a refaire ce qui est fait. Et qUahd ce qu'.on auraitarëfairescrait peut-être fait aussi, je te le demande sur i'itphheur, par pu commehceribns-nùUs ?. Retourner une chose ne:mene pas loin nous mettons tout bonnement les bas ai'ehYcrs etnous les portons ainsi.. Ht~ s'ils doivent rctourher.lc ~aux, iis recommencent sur nouveaux fraisa its laissent toujpurs'dormirfîe vrai~ et s'ima-ginent qu'avec le faux les choses iront aussi bien. Et puis de nouveau l'on s'arrête, et l'on se demande pour-quoi ce!a ne veut pas hônpIUsàHer.

Que personne n'accoure a Ja précipitée) m6mc avec tes plus beaux présents les Â!temands bnt-i)s a tëmoigner leur recon-naissance,Hsveutent qu'on ieur en laisse le temps. L'habitete) meme'quahdeHe est fausse) agit de jour en jour; do'maison eh maison; t'habilctc,'quand elle est véritabtC) agit dans tous les siècles.

TROISIÈME PARTIE. ..1 Continuez d'être favorables & Uacis t lo mot le plus profond du devin n'est souvent qu'une charade. ''( Yeux-tu te produire comme poète? Ne chante ni les hcros.nt les bergers. Voici Hhode danse, mon amPt et vite un poëme sur l'occasion l On glose sur la personne, on' raisonne sans gène mais qu'avez-vous donc qui vous plaise que votre chère personne, comme qu'elle soit? Qui a quelque valeur attende et se taise 1 !c succès viendra sans bruit. Qu'on se présente comme on vou-dra, !a personne finit par prévaloir, Qu'appcitcs-tu donc pèche? Comme tout le monde, ce que je trouve qu'on ne peut s'empêcher de faire.

Si Dieu m'avait voulu autrement, il m'aurait bàti autrement, i. Selon îo proverbe //t'c MtOfT~, /«'<: M«a. mais) eh me donnant un talent, il m'a confié beautoup. Je l'emploie a droite ët~a gauche; je ne sais ce qui en résultera quand cela ne proutèra plus~il'm'avertira; A la table de noire père céleste, on mange de bon appétit.et l'ori boit rdixiement, et bons et méchants sont repus, quand il faut dire*: JACÉtEccETïBULLUSt Ne me dites pas que je dois loger ici je suis ici plus seul que dehors.

Là vérital)le conversation Me se soutient ni t6t ni tard i dans lajeunesse, on est monotone'; dans la vieiltesse,'oh se répète. < Vieille lune, eh parcourant tes phases tu as bien recule t Les an)iS) et même les maîtresses, n'ont plus a la nh que des phrases..

Tut'es livre dans tes Xénies au traYail leplus ennuyeux du monde. Celui qui écrivit Werther a XXtl ans~ comment peut-il porter la vieaLXXII?

~tous commençons par chanter pleins d'allégresse c Le cerf 3'elance librement travers les bois. garet garet. mais dëjarauaireparâtt difficile; le cerf devient un cerf L il a plus de cors a portert Dans la foret de la Vie et dans les ombres du fourrée il ne sait plus où donner de la tête; il finit par de-venir un cerf LL que Dieu préserve nos vieux jours 1 Avez-vous bien reticchi tout cela? Si la journée est bien rem-plie, il n'en-est point de trop. L'esprit et le sentiment sont nobles et grands; mais, dans l'occasion, l'absurde même vous réjouit. Si tu iaiiiis, que cela ne t'afflige pas; la faute conduit a l'amour. Si tu ne peux te délivrer de ta faiblesse; tu pardon-neras aux autres volontiers.

La jeunesse est fort surprise, quand les fautes portent pré-judice elle se recueille, elic songe à se repentir dans la vieil-lesse plus d'étonnement ni de repentir.

Connhcntpourrai-jevivreavecpIaisiretIongtemps?D Aspire toujours à ce qu'il y a de plus excellent beaucoup de choses excellentes agissent, que l'on rie connatt pas, et auxquelles le temps et l'éternité n'assignent aucune limite'. 1. !ct, deux pensées intraduisibtes, parce qu'ottes jouent sur des expressions sans équivalents dans notre langue,

PËNSRËS.

L'amour et la haine écrits' sur parchemin, yptl~ ce qu'on hait et ce qu'on aime aujourd'hui d'ott viendraient donc l'amour etiatmme) s'iisn'étatëh~ Ne dites rien a demi; complétër~'quëllè peine! Ma's ne dites rien grossièremeht :evrà~ veut une exprcssio~~p~~ <' Ne t'éloignë pas ~sahs retour; apaise-toi dans hotre~M D Tout est ëncoi'ë comme il étàtt~sëûlemëht'pl~ tout ce qu'on tient pour important repose sur des pieds debUes. Ce qut'm~ console dans cette extrémité, c'est que les gens habites trouvent leur pain; que les hommes de courage main-tiennent le pays que les jolies nues serrent le nœud étroite-ment st lés choses continuent de la sorte~ le monde ne sau-rait périr.

i Comment peux-tu te plaire encore dans ce monde, puisque déjà tu connais tout? Je m'y trouve tort bien. La plus sotte chose qui arrive ne me fâche point, parce que je Ja connais. TeUe ou telle pourrait m'anliger~ si je ne les avais déjà mises eh vers.

Je voyais le lac tout uni étendu en épaisse bomllie:une pierre lancée dedans ne pouvait produire aucune onde. Je voyais une mer, iurieusc; soulevée~ mugissante elle battait le rivage la roche, en s'écroulant, M'y laissait non plus au-cune trace.

Trois siècles sont passés et ils ne reviendront pas; ils ont emporté) sans gène, de mal et du bien aussi. Cependant il vous est demeuré de l'un et dé l'autre une abondante mesure. Délivrez-vous de la dépouille mprtct Aimons la vie! Kien de plus délicat que le passé touchez-le comme un fer ardent car il vous avertira soudain que vous vivez aussi dans une époque brûlante.

Trois cents ans sont devant la porte, ci qui apprendrait toute leur histoire apprendrait, sans plus, ce que nous avons appris en trente ans.

L'amour et la passion peuvent s'envoler, mais la bienvciiiancc triomphera toujours..

t Tu nous quittes, chère amet Quel bien nous est ravi) If Lors même que je ne vous manquerai plus, vous me regretterez toujours.

PRNSËHS.

Un homme austère, qui a perdu l'usage des larmes, peut se croire un héros, Mais, s'il soupire, s'il frémit au dedans dé lui-même~ qu'un DMÙ lui donhe. de p~ '< Tu nourris la'pcnséë'dë l'imtnortalitéi peux-tu nous dire tesraisohst e Fort bien) )Ha raison principale, c'est que nous ne pouvons nous eh passer.

f/esprit saisit et médite quelque chose la piumc vite's'excrce sur ce thème Une image fugitive est saisie; mais cHehe se laisscpasfixër.

Kotre plus vertueux effort ne réussit'que dans uti moment d'oubli là rbsë pourrait-elle fleurir, si elle connaissait la ma-gnificence du soleil?

S'il n'y avait pas dû soleil dans notre œil) jamais II ne pour~ rait Voir le soleil si lafôrcc propre de la divinité ne résidait pas en nous, comment le divin pourrait-H nous ravir ? Quelques choses qui s'ôn'rcht a toi dans milte volumes, comme fab!ebù comme vérité, tout cela n'est qu'une tour de BabcI,sH'amoùrneicrçliepas.

Là meilleure chose du monde nous laisse ingrats santé sans argent est presque maladie.

Heureux qui, suivant le droit sentier, se case dans !a retraite! Dans le monde oh ne danse qu'autant que la fortune joue du violon.

Saloiuon, tu te trompesl Tout n'est pas vanité! Au Vieillard lui-même restent le vin et la bourse.

En tous lieux on boit de .bon vin tout vase suffit au buveur i mais, pourboire avec volupté, je me soùhaite une be!!c coupe grecque. · Artistes, n'offrez a l'oeil que de riches couleurs~ de purs con-tours, et, pour satisfaire les amcs~ que votre pensëc, que votre oeuvre, soient saines.

Fuycx les lieux où !a ténébreuse ignorance aime à s'égarer, accueille avec ardeur ce qu'elle ne comprend pas où les rêves de la frayeurse glissent, s'enfuient, étonnés, et oùs'étcndent au loin des espaces immenses.

Bannissez de vos toiles la verdure limoneuse de l'enfer de Dante conviez à la source claire l'heureux naturel et le travail. Ainsi donc, mes chers fils, tenez ferme dans votre position,

CCETHE t car te bon, l'aimable, le beau~ sont ta vie même pour le lien delavie.

t Ne sohges-iu pas àusst a faire un testament? 'Point du tout t En se séparant de la vie, ilKaut se sëparer de jeûnes et vieux/qui suivront tous de tout autres voies. < Ainsi ce que nous entendons~ M/que nous lisons de toi, a donccoulé de tohcœUrî* Serait-il défendu de plaisanter sur cequinouschagrine? 1 Us se traitent les uns et tes autres d~gbistes, et pourtant chàctUi neveut que sustenter sa vie. Si tel et tel sont égotstes, songe que tu l~es toi-môme. Tu prëiehds vivre a ta mànière< eh biéh) veille toi-même à tes intérêts! Alorsvôusposséderez le secret de vous aider fous les Uns les autres, mais ne laissez pas s'in-trodùirc parmi vous celui qui fait tort aux autres pour être quelquechose.

Unjeusièmbrouiiié me trôubtovcritabjement les hommes a6nt en si grand nombre et lejoUr est si long t Voilà soixante et seize ans écoules il serait temps, ce me semble, de vivre en paix~ chaque houveau jour devient plus sage malgré lui; Amour triomphe ainsi que Mars le guerrier. Que laisseront-ils enfin subsister, ces bâtais importuns ? Au-jourd'hui affirme obstinément que hier n'a pas existé. Si des hostilités surviennent, reste tranquille, reste sUen-cieuX) et, si les gens te nient le mouvement, promène-toi de-vantieurnez.

Je vous dirais volontiers en confidence une chose bien viciHc. L'évidence serait facile à reconnaître, si le temps ne se consumait pas lui-même, et, enseignant sans cesse, n'instruisait peu. Qui est le sage? Qui est le fou? Tous tant que nous sommes, nous demeurons tels qu'auparavant.

« Qu'as-tu donc? Tu n'es pas inquiet et tu n'es pas.non plus tranquille tu me sembles chanceler, comme si tu atiais tomber dans Un sommeil magnétique. Le vieillard sommeille ainsi que i'cufant, et, en hommes, que nature nous a faits, nous dor-mons tous ensemble sur des volcans.

QUATRIÈME PARTIE. .4 Poursuivez votre œuvre, XéhiesinofrBnsiyes~'Ie poète n'est jamais courbé par l'âge. Votts laissâtes Werther, l'extravagant, agir a sa guise t apprenez maintenant comment extravagùc la vieillesse.

Voicti'avahtâgedu poëtefcomme la société examine, apprccic, elle est aussison juge il est Màmé,it est loue, et demeure tou-jours un poète.

Monjournalbourdonne auprès du tournebroche; il n'est pas de livre plus facile & faire qu'un almanach.

Si j'appelle, personneneveut m'entendre. Ai-je mérité ce traitement? Personne ne voudrait plus obéir, mais chacun serait charmé d'être bien servi.

Quand lëmaftre se verra-i-i! content? Lorsqu'il comman-dera avec sagesse à des gens honnêtes, qui entendront te ser-vice, et qu'il les laissera gagner quelque chose. < Quel est l'homme inutile? Celui qui ne sait ni comman-der ni obéir.

< D'où vient, dis-moi, que les hommestc laissent? Ne croyez pas pour cela qu'ils me haïssent. Il se perd aussi chez moi/le goût de converser avec qui que ce puisse,étre. Jusqu'à la hauteur du nez, cela peut aller encore, mais ce qui est au-dessus, ils ne peuvent le voir.

Tel est l'homme, tel est son Dieu c'est pourquoi Dieu fut si souvent ridicule.

Si je vais, le dommage sera plus grand; si je reste, cela n'ira pas mieux.

« Sois une fois sincère eh quoi trouves-tu la littérature allemande le plus défectueuse? Nous avons plusieurs grandes qualités, mais ça et la ne se voit que la plus déplorable insuf-fisance.

PËKS~R~ 37~ Au ndni du diable, quels sont vos noms enfin? Dans lé Mer-cure allemand, pas une trace du père Wieland, qui se voit sur ta reimrc bleue, et,après les rimes les plus maudites, le nom deGieim) Pardonne-moi tu ne me plais pas/et, si tu ne critiques) tu fais la grimace/dùand tout le monde loue et applaudit. Si Von couvre ceci par devant et que cela reste découvert par dcrri&re.iiïaudra dire que c'est de la décence t < Mais je t'en prie comment peux-tu trouver du plaisir a poursuivre une œuvre si morcelée ?" Prenez-y garde pour. les gens comme il faut, on ne peut entreprendre, on ne peut écrire autre chose.

e Pourquoi si dédaigneusement éloigner de toi Ja jeunesse? Us sont tous genins et charmants, mais Us ne voûtent rien apprendre.

Les aimab!es Jeunes esprits sont tous de !â même trempe! ils m'appeltent leUrmattreet n'en font qu'a leur fantaisie. On se démené d'une étrange façon, on se donne beaucoup de peine nul ne veut devenir quoique chose) chacun veut l'être déjà.

e Tu ne veux pas t'eiotgner de l'antique t Le moderne est donc sans aucune valeur? Il faudrait rapprendre sans cesse, rap-prendre encore ) Et, a rapprendre, on ne vit pas. c Un mot agréable du moins, pour nous autres Jeunes gens!' Hh bien, jeunes gens, je vous chéris de tout mon cœur, car, au temps ou j'étais jeune pussi, je me chérissais moi-même bien plus que maintenant.

Je n'envie rien, je laisse passer les choses, et je sais toujours me maintenir a i'cgai de plusieurs; mais voir sans envie de jeunes bouches bien dentées, c'est !a plus grande épreuve du vieillard.

Artiste, pour t'ennoblir toi-même, triomphe avec modes-tie laisse-toi louer aujourd'hui, blâmer demain et payer tou-jours.

Mutant, j'avais mis dans ma tête que le monde était un badi-nage charmant, comme si c'était père et mère: et puis je trouvai autre chose.

Les gens sages ne me plaisent pas (je me condamne aussi

PENS~HS.

moi-même quelquefots)t Us se disent prévoyants, quand ils agissentalaprëcipitce. "'> Les enfants ne lisent pas Térehce comme !e lisait Grotius. Cctterénexion me fâchait dans mon enfance: il me faut y souscrireaUjottrd'hui.

Eh bien~resiste, tu te feras honneur. Tu veux donc te re-poser avant l'Iteure de la récréation? Je s~is trop vieux pour rieh blâmer) et pourtant assez jeune encore pour taire quelque chose.

Tu es tin homme bizarre! Pourquoi te taire devant cette figure ? Ce que je ne saurais loUëft je n'en parie pas. ''Avec une activité variée) tu t'es conduit maladroitement' 11 Sans cette bizarrerie) je ne serais pas a!!ë s! !pin.. Fais-nous donc conhattre ce que tu as u demi termine. b Cela ne fait que nous égarer et nous le bruterons. Tu ne veux donc pas nous accorder, quelque chose'Tu peux faire cependant ce que maint autre tait. <.Si!cs gens peuvent m'cn)p!oyeraujourd'hUt) je suis l'homme qu'il ieurfaut. Tout cela n'est pas de ma sphère pourquoi me faire tant de soucis? Les poissons glissent et nagent dans l'étang) et ne s'in-quiètent pasdelanacclle.

Nui ne doit vivre avec !c monde, que celui qui veut s'en servir~ ~tes-vous bon a quelque chose et paisible~ dûnnex-vous au diable) plut6t que de faire ce que le monde veut. Que t'apprcndrai-je avant tout? Apprends-moi a sauter par-dessus mon ombre.

Us voudraient bien être libres; cela peut être longtemps in-différent mais quand les choses vont au pire, on invoque on saint, et, si les vieux ne veillent pas nous délivrer, on s'en t'ait bien vite un nouveau dans le naufrage, tous gémissent que l'un soit aussi impuissant que l'autre.

0 tourment sans mesure J'en suis, peu s'en faut, accable Us veulent tous être mattrcs~ et nul n'est mattrc de lui.

Ht quand même on égorge le tyran, il y a toujours beaucoup & perdre ils ne voulurent pas céder l'empire a César, et Ils ne surent pas le gouverner.

Mais pourquoi de nos jours l'anarchie est-elle si fort de mon goût? Chacun vit à sa guise; c'est donc mon avantage aussi jo à74 laisse chacun poursuivre sa pointe, afin de vivré aussi comme il meplait.

v Oh peut donc vivre libre et Joyeux ~personne ~é~ justice, mais aussi vdUs ne la rendez a personne, qu'il tasse bien, qu'il fasse mal~ En somme) comnie on voit )' il 'arrive toujours quelque chose dans le cours du monde. Ce qui arriva jamais de sage bu d'absurde ) oh le nomme Histoire universelle et Ie8 messieurs Brédow* des temps futurs en feront des tabléaux~ôû la jeunesse étudiera avec zèle ce qu'elle ne comprendra jamais. A voir cômmeht va le monde. sait-on ce qui est arrive? Et pourtant c6 qui est écrit est écrit.

Le gôuVernemcht du mônde..<i J'en ai meditd les (ormes du-rant là nuit. En guerre) j'aithc!e despote auguste, le sage mo-narque aussitôt après la victoire! je voudrais pourtant que tous lès intimes ne se réjouissent pas d'abord auprès de lui et avec lui. Ettahdisquc je me livre a ces espérances, voici la multitude qui me prend de~a, delà, et me presse rudement. Des lora je perds toute tracer. Quelle leçon bieu veut-il me donner par la? Que nous ne pouvons tous nous gouverner que peu de temps. Je ne vous blâme pas je no vous loue pas mais je plaisante le drô!e habi!o en a le feu au visage et la~môutarde lui monte àunex.

Et s'il eternue violemment, qui sait ce qui en résultera et tout ce qu'il fera? Apres cela, pourtant, la réflexion) l'esprit) la rai-son, pure, s'il se peut, voila ce qui est bon. AJais bavarderai-je toujours et toujours? Ne porterez-vous jamais sur les choses un libre regard? Ils gèlent a claquer des dents, et c'est la ensuite ce qu'ils appellent critique. Tu dis de singulières choses. Regardez bien, ce sont ba-gatelles. On fait donc le procès au vers et a la rime, quand la vie et la prose disent les choses les plus folles! 1 "Tu marches le front levé, l'ceil ouvert et joyeux. 'Vous ne valez rien tous tant que vous êtes, pourquoi vaudrais-je quelque chose?

Pourquoi es-tu si orgueilleux? Autrefois tu ne maltraitais 1. GabrictGodefroi BrMow, n&&ertincnn73,morten t8t4, auteur (te plusieurs ouvrages d'histoire & l'usage des écoles. pas les gehs~ comme cela. Je serais humble très-volontiers, s'ils voulaient bien me lëpermetfre.

Si je suis stupidë, ils me souffrent) si j'ai raison, ils vont m'insulter.

Nul ne m'oterà maconvicuoni qui J'cntend mieux que moi garde sa croyance t Il est mal à son aise dans sa peau, celai qui regarde dans son cœur. v Dans nos infirmités, où faut-il nous adresser d'abord? Qu6 votre pensée se porte sûr les meilleurs) en quelque lieu qu'ils se puissent trouver.

L'envie doit prouver la richesse, car elle ne se glisse jamais dans les greniers vides.

VeUx-tufairecreverl'énvieuX) renonce ates grimaces.. f Veux-tu que l'abondance afflue chez toi, fais vivre les autres dans l'abondance.

«Ton cadeau est-il bien arrive! 'Ils ne l'ont pas trop mal reçu< Diable 1 elle n'est pas sans mérite, comme je le flaire de loin. Et ils insultent la pauvrette, parce qu'elle vous séduit si fort! Rappelez-vous ) maudite engeance; la perte du paradis Que la belle vous mette seulement dans le sac, elle vous'tiendra lieu de tout.

« Si tu ne te plais pas chez nous, va dans ton Orient. Jemesouhaiteune jolie femme, qui n'y regardé pas de trop près, et qui pourtant sache pariaitement ce qui rendrait mon bonheur parfait.

Si j'avais Dieu et une amie, ma chanson ne finirait pas. Dieu et ma mie) Je les ai trouvés en effet dans mes chants. Laissez-moi le souvenir pou!* joyeux héritage.

K!Ie t'a trompé longtemps tu vois bien aujourd'hui que c'était une apparence. Que sais-tu de la réalité? En était-elle moins a moi?

Tu es trompé misérablement à présent elle te laisse seul. » Ce n'était, je le veux bien, qu'un dehors trompeur, mais je la tenais dans mes bras en était-elle mo.ins à moi?

Nous écoutons volontiers les bons enseignements de toute sorte, mais bien plus encore les satires et les injures.

PRNSËHS.

Note crois pas trop bien couchét un homme averti est a demi sauvé.

Le vin éveillé l~hommë d'esprit! sans feu, Fencëns ne peut répahdrcsohodcUr.

Voulez-vous exciter l'odeur de l'encens, mettez dessous de la braise.

A qui Je souhaiterais~ un meilleur sort?. C'est aux talents étudiés. Il leur manque ceci) cela, l'essentiel. Ils suent et se travaillent et ne parviennent a rien.

< Dis-nous d'une façon plus nette si et comment i tu n'es pas toujours clair pour nous. Donnes gens, savez-vous donc si je l'étais pourmoi-mémë?

« Nous ne cessons de nous tourmenter dans les liens de l'er-reur. Que de paroles compréhensibles vous avez mal com-prises t Vous avez prêté un sens a une parole inintelligible, et il en ?va toujours ainsi pardonne il te sera pardonné. Prehcx ma vie en bloc comme je la mène d'autres passent leur ivresse dans le sommeil) la mienne se couche sur le papier.

Mieux vaut mendier qu'emprunter. Pourquoi deux hommes iprendraient-ils dusoUci? Tandis que l'un en prend'et nourrit de bonnes pensées, l'autre arrive joyeux et donne. Ccsontles meiHcurs intérêts, que débiteurs et créanciers oublient. Je suis pauvre, mais je ne fais pas de moi peu d'estime la pauvreté est chose honorable pour qui sait la porter. J'ai connu d'illustres mendiants, nommés artistes et philo-sophes mais, sans vanité, je ne sache personne qui paye mieux son écot.

« Qu'est-ce donc qui t'a éloigné de nous? J'ai toujours lu Plu-tarque. Et cette lecture, que t'a-t-elle appris? 'Qu'ils furent tous des hommes ainsi que nous.

Caton voulait bien punir les autres, et il trouvait fort agréable de coucher a deux.

C'est pourquoi il se brouilla mal a propos avec sa belle-nlle et avec son fils, et prit une jeune femme, ce qui ne lui réussit pas bien du tout, comme l'expliquait paternellement l'empe-reur Frédéric, dernier du nom.

PË~SËËS.

37~ Pourquoi) en payant & 1à foule, te prbclather toi-mome cx'-ccHent? L'austère Catoh lui-même était tahRuon. Plutarque le luirëprochetr~s-serieusemcnt.

On ihcttrait au monde des enfants tout ëtevcs, si les parents 3 éta!cnte!ev<!s eux-mêmes.

Ce que je supporte dans ma maison, un é)rahgcr te voit des le premier jour) mais il ne le changera pas a son gré, quand il yrpstcraitcèntans.

Ouelque apparence que le monde se dôhne\ le jour ubuse sansccsselëjour.

En revanche, oh est factté d'apprendre que le jour ait détruit lejour.

JevoUs suis importun a tous, odieux même a quelques-uns; mais cela m'est tort ëgal, car c'est mon plaisir dans mes vieux jours, comme ce le fut dans majeuhesso/ de ne m'enquérir ni dcsjeuhesnidesvieux.

Prendre conseil de soi-même sera toujours le meilleur. Con-tent chez toi/content dehors, regarde ici, regarde !a, et con-trôle-toi sans cesse alors jeunes et vieux prêteront l'oreiue a tes discours.

Les Xcnies cheminent apprivoisées; le poète ne se croit nul-leinent paralyse) mais, s'il vous faut des pointes plus acérées) attendez que les Xénies sauvages se rcvei!Icnt< Faut-il que, dans ma vieillesse, comme une sibylle, j'étale ma figure Plus elle perd de son embonpoint, plus on veut la pcindrc souvent.

« Hst-cc une cause prochaine? Yicnt-clle-de loin? Qu'est-ce donc qui t'accable si fort aujourd'hui a Je badinerais volon-tiers le soir; si le jour était moins sérieux. Dieu a pris lui-même à cœur la droiture nul n'a jamais péri dans le droit chemin.

Si vous suivez les honnêtes voies de la vérité, vous ne trom-perez jamais ni vous-même ni les autres. La bigoterie laisse subsister le mensonge, c'est pourquoi je la hais. Tu aspires a voyager au loin; tu te disposes a prendre un vol rapide sois fidèle a toi-même et fidèle aux autres, et un étroit espace te sumra.

Garde en silence ta pureté, et laisse l'orage gronder autour de toi: plus tu te sens Un homme ) plus tu es semblable aux dieux.

Que nous serviraient les rêves des gazettes, ces fâcheuses éphémères, si nous ne goûtions encore dans un secret asile une heureuse paix?

Ce qui nous arrive do plus fâcheux, nous en sômMes instruits par le jour~ celui'qui.'dans la veiné, aYu aujourd'hui, aujour-d'hui ne l'inquiète pas trop, et celui qui/dans aujourd'hui, voit demain; se rëmueetKës'inquiète pas..

Hier se mohirë-t-il a toi clairement et a décduvert, lu tra-vailles aujourd'hui avec iine Itbre énergie, et tu peux espérer un lendemain qui ne sera pas moins hëurcUx.

A tout travail hot)he{e soit unie la persévérance. Toute voie qui mené a Un but légitime est légitime aussi dans chaque portiônt w Qui joue avec la vie n'arrive jamais au but} qui ne se com-mande pas à lui-même est toujours'esclave.

Perte d'argcnt~tt-përte iel!c quelle) Prends vite tes mesures pour en gagner d'autre. Perte d'honneur)n. grande perte) Couvre-toi de gloire, le monde changera de sentiment a ton égard. Perte do courage, perte absolue) II vaudrait mieux n'être jamais né.

Ycux-tu l'arranger une vie agréable, ne t'inquiète point du passé, et, quand même tu auras fait quelque perte, agis sans cesse comme si tu étais né de nouveau. Interroge chaque jour sur ce qu'il veut, chaque jour te le dira. Prends plaisir à ce que tu fais ce que font les autres te réjouira. Surtout no haïr per-sonne et remettre le reste a Dieu t.Vo)ezta2!~?<(!etfe,pago':90.

PHXSËËS.

CINQUÎËMË PARTIE.

Que pas une heure né réchappe inutile; mets a profit ce qui t'an'hc te chagrin est lui-même une part de la vte~ et les Xenics doivent le recueillir. Tout mérite l'étude et la rimC) si l'on sait bien !edchle!cr.

Dieu vous garde tous, mes frères, des <<M et des Mnx/ Je suis cosmopolite, je suisWcimai'ien. Je me suis fait accueillir de cette noble société par ma culture si vous l'entendez mieux, atlez vous pourvoir ailleurs.

a Ou vcUx-tu te rendre? A Wcimar-Ieha'Ià grand'viHe, qui, d~un bout a i'autrO) renferme beaucoup de bonnes choses. Vous ne me dites rien. de nouveau. J'étais impartait sans doute; ce que vous blâmez en moi) sots imbeciicS) je le connais mieux que vous.

« Mais dis-moi pourquoi tu ne veux pas entendre parler de tes adversaires,?" Mais dis-moi si, dans ton chemin, tu poses le pied a !a place innnonde?

LE jutF. Ils ne cessent de faire des chaussées, tant qu'a la un, a cause des droits dé barrage, personne ne pourra voyager. L'ETUDIANT. Il en ira de même des sciences chacune fait le supplice de son homme.

Qu'est-ce donc que la science? Ce n'est que la moeiïe de la vie. La vie, vous ne la produisez pas il faut que la vie com-mence par donner la vie.

< Comment s'y prend-on pour bâtir un théâtre? En vérité, je le sais parfaitement. On parque ensemble les matières les plus combustibles, et d'abord elles sont en flammes. ). Goethe se p~aU à no faire qu'une cit6 de ces deux villes voisines, dans lesquelles était alors concentré le mouvement HUeraire et scientifique do t'Al-tcmagne.

PEKSÉËS.

e Pourquoi donc cela om'c-t-il tant d'attraits a la foute? Pour-quoi coUrt elle encore au <l)P~trc? 'C'est pourtant quelque chose de plus (tue si l'on i'cgardaft tout uhtmeni par la fenêtre. Le D)c<ttW!e f~ ~'Cottue~n~o)! est bien n6mm6, car, si la conversation est ennuyeuse, chacun peut s'en servir comme de conversation.

Comment pourrions-nous guérir? Nous Savons trouve h! le dedans ni le dehors.

Qu'avôus-hous donc trouve la? Nous ne savons ni le dessus ni le dessous.

Avec ces formes vërsatilëS) la parole semble ne faire que se joucr~mais une parole agit puissamment) quand ta pcnsëc est féconde.

Si lesfriahds vident ta corbeille, garde quelque chose dans ta poche.

Si tu ne Yeux pas que les choucas t'assiègent de leurs cris~ ne sois pas la houle d'un clocher.

On habite les' morts de leur vêtement d'honneur) et l'on ne songe pas qu'on sera bientôt soi-même embaume; on contemple des ruines comnïc un objet pittoresque) et l'on ne sent pas qu'on sera tout a l'heure Une ruine.

Et qu'importe~ hélas! o~ nos amis pourrissent) sous des co-lonnes de marbre ou sous le libre gazon?

Lors même que le Jour lui fait la mouC) que le vivant prenne soin de laisser a ses amis des dons qui jamais ne pourrissent. N'as-tU pas considère toutes ces choses? Hlles sont pourtant dans les statuts de notre compagnie. .l'aurais bien voulu vous satisfaire, mais cela n'aurait abouti a rien. Je suis toujours aussi éloigne de vous, je vous hais, Cyclopes et dévoreurs de syllabes ) Je n'ai rien appris de vous vous saviez toujours mieux l'anairc.

La jeunesse est oublieuse a cause des intérêts partages; la YieiDessc est oublieuse par défaut d'intérêts.

e Brise sur-le champ avec ce drôle il t'a joUe un tour de fri-pon comment peùx-iu vivre avec lui? Je ne saurais faire un effort de plus je l'ai excuse, je ne lui ai pas pardonne (

e Ne fais pas ainsi la grimace. Pourquoi es-tu si rassasie du monde? Chacun ne sait pas ce qui l'avoisine et l'entoure.

PËNS~RS<

« Comment dois-jc.cnseigncr a. mcs.ëntants A cribler l'inutile et le dommagcabIcPYcutllc me l'apprendre, s Apprends-leur) du ciel èi de là terre ce qU'iis ne comprendront jamais, Ne blâme donc, pas) Pourquoi donc blâmera à la main, <U es sur la trace d'un homme qtt~ ne troU\~e'j¡Ú11ais a quoi bonté mcitrë eh .peine de le chercher r, Il ne faut jahiais insulter les méchants; ils feront ngure M côté des bons) mais les bons sauront de qui ils doivent se gar-dersôigncusehient.

OndWqu~jh" <1\;itif des-hoinmés daüs les âges prh¡)Hifs; et

On dit qu'il y avait des hommes dans les âges primitifs, et qu'ils Ylvaient avec les b6tes;' D Mon ami/un coquin est, toujours Un coquin, à pied, a cheval en voiture ne te fié doncjathais à un coquin ni a !a pénitence d'un coquin.

Suis-je épris d'urie chose, je me dis que le monde me suivra~ mais quelle horreur j'éprouve, si des coquins veulent se joindre a moi) I <Jls te maltraitent soir et matin ne veux-tu pas leur dire un mot? B La raison de commerce .S'uc<~Mur~ ~e/ëH et Ce, a tou-jours du crédit.

Pourquoi ne pas riposter à Koizeboue, qui lance pour te e nuire des traits acéré3? "j'observe en silence, avec une ma-ligne joie~ comme cet ennemi se détruit lui-même. La fraternité de gazette comment peut-elle se former, si ce n'est pour se jouer des bourgeois?

Pardonnez au médecin) car il faut qU'tl yive~ lui et ses en-tants. La maladie est un capital qui voudrait le diminuer? < Nous avons fait parade honnêtement de nos petits mé-rites, et, ce que nous avons donné au public, il l'a toujours paye.' La piété oblige beaucoup, mais l'impiété plus encore. Tu peux voir des gens entendus se tromper je veux dire dans les choses qu'ils n'entendent pas.

L'essieu est exposé à bien des chocs; il ne remue pas. et il se brise enfin.

Que les feux de la Saint-Jean ne soient pas interdits que cette réjouissance né soit jamais abolie) On usèra toujours des balais et l'on fera toujours des enfants. 3É2 Tu peux toujours louer le mauvais tu en recevras sur-le-champ ta récompensé. Tu surnages dans ton bourbier et tu es le patron dés bousilleurs: v Insulter H ce qui est bon ~Tu peux ressayer i cela te réus-sira avec de l'énfôntënc, niais, si les'gëns le remarquent, ils te fouleront dans iàbduë'commè~ lë.`iüérifes: `. Tout gredih de'cette espèce est ëxëcutc par té suivant sois honnête a chaque heure et nul ne te'peut rien. Viens ça, nous hoUs mettons a table. Qui donc une pareille Mie pourrait~elié émouvoir? Le'hiohdë~së décompose comme un poisson pourri: nous ne voulons pas l'embaumer. ,'i Qu'un homme sàgëmedisecequësighinécemicmàciC~etfe conduite équivoque ne peut ni proiitcr ni plaire. Vous nous observez d'un regard obHque, vous vous penchez eh avant, eh'arrière, et ~bus entassez ligne sur ligne. Ëh Ment tiraillez 1'oreiHe du pauvre lecteur aVeë Un moulinet de phrases fleuries: vous ne tenez pas votre homme au piëge. Mes-sieurs W~, K., Fr. avec leurs coups de bec, produiront de l'enet quelque temps encore.

Le secverstucateur ne sait que blâmer; oui, qui ne peut ho-norer ne peut ennoblir.

< Laisse donc aussi ces gens trànqùiUes tu es d'ail!eurs s! doux dans tes Jugements h.. B Qu'ils n'insultent pas tes mauvais poètes, puisqu'ils ne sont pas beaucoup meilleurs. Tu entends, il est vrai, ton avantagé mais tu hé sais pas taire p!ace nette tu sèmes la haine et l'antipathie, et eties germe-ront aussi.

Quelqu'un veut-il prendre des habitudes, que ce soient celles du bon et du beau. Ne faites que le bien le méchant nhit par plier, il finit par servir.

Il suffit que l'on se baisse un pcU) pour que, d'un saut léger, le diable s'élance d'abord sur les épaules du diàNe. N'insultez pas au mauvais drôle qui s'eiïorce avec ardeur de se tourner tantôt comme ceci taht6t comme cela; s'il tire le diable par la queue, il lui en reste un poil dans les mains. Si fort que cela répugne, si fort que cela pue (on ne peut toujours i.Peut-&tr6Wo!tmann,KotMboueetFdM. le savoir), peut-être, si ta chance est bohhé, cela passera-t-il pourdumusc. v La luné doit être dans l'àlman~~ l'aperçoit pas dans les rues. Pourquoi la poltce n'y' prend-elle pas garde? Mon ami, De juge pas si vite tu te donnés uh'air singuH6remeht sage et clairvoyant) quand il fait nuit dans ta cervelle. i Ocriuquës du jour, cntiqUes~Qurfhhdeurs~ pastout si menu; car,'en vérité~ ie plus mauva~~ ~oÕÍe 'sëràit encorëYOtremàitre.

Je ne suis point choqué qu'il se trouve en cette situation, mais, pour dire que je m'en réjouis, il me faudrait "menhir. Avant dé comprendre) je pariais librement) et, maintenant que jecomprénds bien des choses, pourquoi hésiterais-je a parler, pour nous indiquée une route nouveUét C'est encore le vieux <atràs$ devenez donc plus habiles! Ne ibulez pas toujours la même place ) allez en avant t II se iah maintenant béàticoup de curés miraculeuses) qui me sont suspectés, je l'àyôué A'anchéméht; ta nature et l'art font de grands miracles, et puis il né manque pas de fripons. Vivre avec de tels hommes n'est pas fort pénible en vérité ils té comprendront fort bien) pourvu que tu les mystifiés. 0 monde/devant ton gounrc horrible, là bonne volonté ellé-memè s'anéàntti: si la lumière brille sur un fond noir, on n'aperçoit plus la lumière.

Nous nous Unirons à toi, non pasavec amour) ma!s avec respect seulement.t 0 soleil si tu produisais ton effet sans briller!

Us honoreraient volontiers le grand homme) si seulement il était en même temps un coquin.

Tel homme eh raclant du violon imagine d'abord qu'il s'est fait un établissement; dans lés sciences hàtureHes aussi, il exerce ses faibles moyens, et il croit être sur 'le violon, un deuxième, un troisième Orphée. Chacun mèho'l'archet hardi-ment, tente l'aventure, et cela ne produit à la fin qu'une mu-siquédechat.

Tout le monde veut parler, chacun veut marcher moi seul je ne dois ni parler ni marcher.

PHNSRHS.

Hs se ~préparent depuis longtemps un mauvais morceau nous en rions) nous qui savons mieux l'affaire. C'est la un des vieux pèches ils imaginent que de calculer ce sOtt inventer; v:

Et qu'ayant eu si bien la raison pour eux, leur déraison est laràisonméine;' Kt que !cursciehcc étant cxa~~ aucun d'eux h~à l'csprtt tortu. Il he faûtpas rire) n~ne faut pas se séparer des autres) Ils 5 veulcnttous <a!recëqu't)~h ,sà"éi1t jJàs.

Si tu lé ~M, c'est beau sans doute, mais i! faut aussi iecoHi-- ~n~'t! poMM~ est le grand point, pour que fo«/o)'r fasse quelque chose.

Ci-gtt!c plus mâchant poète) Dieu nous garde q~iires-sUscitet Si j'avais attendu pour nattrc que l'on m'eut octroyé la vie, je ne serais pas encore au monde, ainsi que vous pouvez te comprendre, eh Voyant comme ils se dëmcnent) ceux qui, pour sembler quelque chose) voudraient bien me nier. Le monde a beau rejeter ta doctrine, quelques disciples sau-ront l'apprécier) qui seront enflammés de ton esprit, si tu es méconnu de ta foule.

On demande bien une rime pure/mais une pensée pure) te plus noble de tous les dons) vaut à mes yeux toutes les rimes. Chasser du vers les aimables trochées, y coudre, a leur place, de lourds spondées, jusqu'à ce qu'enfin le vers soit forgé, sera toujours un supplice pour moi. Laissez les rimes couler douce-ment, laissez-moi jouir du citant, jouir des regards qui me comprennent.

Tu te moques des gens in /~o, toi qui parais si calme, Dis franchement à la canaille ce que tu penses d'elle. J'ai trouve avec fatigue et travail ce que je cherchais peu m'importe qu'on sache que je maudissais la populace.

Aies travaux m'ont pourvu en suffisance, si fort que la con-tradiction s'agite ils ont dénaturé mes pensées et disent qu'Us m'ont réfuté.

Silence seulement jusqu'à demain matin, car nul ne sait bien ce qu'il veut. Que! vacarme) QueHc fatigue Moi je m'as-sieds d'abord et je sonimeille doucement.

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