‹ Œuvres de Goethe. 1Chapitre 32 sur 59 · SEPTIÈME PARTIE · texte numérisé non relu

SEPTIÈME PARTIE

Laissez vivre, laissez prévaloir, ce que lé fantasque ppëie à prodamé pourquoi faire Un crime & notre ami d'avoir péché avecson temps? i w Le poète ne veut blesser personne~ lorsqu'il poursuit avec audace son vol rapide si quelqu'un a d'autres pensées, le che-min estasséziàrge.

Voltigez par essaims entiers plutôt que par couples peu nombreux; ne me laissez pas un coté libre; bourdonnez de toutesparts: cela vous réussirai Une mouche seule pique fbrt bien aussi; il n'est pas besoin tout d~abord d'une armée. Comme je vis beaucoup dans la retraite) j'ai coutume de parler peu; mais, comme j'écris volontiers veuillent mes lec-teurs le souffrir..

Il fallait dire « Je dicte volontiers, et c'est encore un dis-cours, où je ne perds point de temps, personne ne m'inter-rompt.

Il en est dés soucis comme des mouches volantes dans nos yeux. Quand nous portons nos regards sur le bel univers, nous voyons botter un réseau gris, une toile d'araignée; elle ne couvre pas l'objet, elle né fait que passer devant; l'image est troublée, si même elle n'est pas assombrie; le brillant univers est toujours le brillant univers c'est dans l'ceil seulement que la chose va mal.

Porte ton mal comme tu peux; ne te plains à personne de ton infortune: s! tu te plaihs a ton ami d'un chagrihi il riposte sur-le-champ parune douzaine. w Ne sôyë~ d'aucune société m~ sr 'v6~ê'fié' siltliz \Ófter l'arme comme U faut; ce que les autres aim~ r ¿éfqU'iÍs' hais:: sent)ï~~utl'atmë~6tl~ ~üs~rr.c.qÜ'jÍifsà rén,t¡~ilÍépr~nO; ce qu'ils ne savent pas, i~fautle'déni~ 'viéhïés'tf~di HÓiÍs,' onIescôntmuënenouYeaU) on s'y Oppose p~~ i!s You~permëitrohi d'aller aussi d'eux mais, si Y6us\àniéz&réûss!r)its sauraient, comme des~c~~ vous contraindra a vo~usr~tràcter~ Avez-vous d'abord établi une cham~ :n6tié éornmé une nuit d~gypte.pa~un tout ehtr~ié plus fin rayon de soleil $ qu'ensuite il passe a travers le prismëi et soudain le rayon sera brise. Vous le verrez, sur mon hënhéur, dëtors comme une 'cordelette septicolôre atl lieu de blanc, ovale au lieu derond croyez-en les paroles du mattre ce qui s'étale ici/sépare l'un de l'autre ,toUt ceià ne faisait qu~uh. Et coMme a/bien d'autres, depuis cent ans, cela h6 vous fera pas unpoilgris.

Amants dédaignés) si vous ne faites pas taire vos lyres mal accordées, vous allez me désespérer tôUt a fait. ïsis se montre eans voile, mais l'homme & la cataracte.

t6s symboles historiques.. < bien fou qui les jugé importants t Il fouille sans cesse dans le vide, et néglige le riche univers. Ne cherche pas l'initiation secrète, laisse sous le voile la'fi-gure immobile. Veux-M vivre, pauvre sot? Regarde derrière toi les libres campagnes.

Rompre l'unité de l'éternelle Idmière, c'est une folie, à nôtre avis, quand même l'erreur vous contente. Que l'un sache habi-lement marier le clair et l'obscur/Ia lumière et l'ombre, et c'en est fait de l'empire des couleurs.

Ils s'aiment tous deux chèrement ils ne peuvent sounrir d'être séparés. Lorsque l'un se perd dans l'autre, maints enfants bi-garrés prennent naissance. Vois avec plaisir dans tes propres yeux ce que Platon a su dès l'origine car c'est le caractère propre de la nature, que ce qui était vérité a l'intérieur, le soit aussi a l'extérieur.

Voila ce que tu ne'leur persuaderas jamais; ils te rangent toi--

PËNSAHS.

même parmi les faibles, faibles d'yeux, fatbies d'esprits Les ténèbres dans la lumière; tu ne pourras jamais !es Saisir. Ijàisse ta chose aux messieurs qûts'onrcht à le démontrer. Dieu soit propice aux bonsécôiiërs!; Plusieurs se fatiguent et se pavanent a contredire) préserve! & se fâcher toUt ce que j'en puis conclure, c'est qu'ils pensent autrement que moi.. ,)!

Commëpn attaque les rots, Granitt aussi est déposer et (ïne!ss, te t!]s, est aujourd'hutJ~ papa. Mais sa ruiniE!' aussi est. :pro-chainc, car )a fourche de Piutond~~menaced'un~ la base primitive; Basaite,c~ 'la~ce¡~4' .[~rid de Fenfer, brise;rocher8, pterres et terres; oméga va devenir alpha $ et notre pauvre monde serait donc aussi, en geognosic, p!ahtesUr!àt~te.

A peine l')t!ustre Wcrner à-t-il tourné !e dos, que t'en bpuleverse/ie royaume de Neptune, si tout !e monde s'ihctme devant Vutcaint je ne puis sitôt m'y résoudre je neSais donner mon estime qu'& la longue; j ai déjà laissé passer maint credo; je prends également en haine les nouveaux dieux et les nou~ yclles idoles.

Ne te laisse pas ravir ta conviction propre et originelle :.ce que la foule croit est aisé a crotretSôis~çômme de raison, appliqué avec intelligence ce que savent les habiles est diffi-ciiea savoir. ;r ;i Plus on a d'expérience et de savoir, plus on reconnatt que tout tourne dans un cercle; d'abord,on enseigne ceci, on en-seigne cela maintenant c'est une chose parfaitement certaine, que, dans l'intérieur du globe, agit le pyro-hydrophylacium) afin que la surfaçe de la terre ne manque pas de feu et d'eau. En enct, d'ô~ viendrait une chose, si elle n'était depuis long-temps toute prête? Ainsi donc, avant qu'on s'en doutdt, voici lepercKh'chcr* qui reparaît. Mais, je ne rougis point de le dire, nous ne cessons pas de tâtonner des problèmes. Je n'accorde pas qu'il y ait aucun brasier, aucune mer) dans t. Savant m!n6ratog)ste, fondateur <tut)ep(un~tmc. 2. AthanaseKircher', savant jésuite. n6 a Geyscn en JCO~ mo/t en t686 U" de ses nombreux cubages e9t )o jtfUMdMt <)<Kerrat)Ct<t, auquet Goethe fa)t f~ aHuston. Je centre du globe; cependant la'pësantcuragit eh soUve~iné; elle n'est pas condaninée~~ ¡' :{'Í1It\i~pÍir;Íe !)ieu vivant, grace'àt'esprit} qui vivme tout elle change sans inconstance ,~àYec"Uné activité intérieure qui "ne cëssc'jatnais. Voyez seulement! Vous'allez le comprendre. Si Mercure s'élève ou rabaisse", i'atniosphèrë attirée,' relâchée) devient pesante 'ou légère.' Ydti'e ëxp!icati6hhentë~ 'QH¿èhacUn sërépré~ sente comme' il pourra le'nuxcf te~rëuux de t'atinospherc je yeux m'en tenir ~Hermès ) car le bon ptàisir du baromètre est te tyran de M température.

Le vent d~ouest peut gouverner l'atmosphère) pousser Vers rcst !es ndts'ët l~drage, si MercUre se montre endormie tous tes éléments se soulèvent de l'est avec furie/si Mercure sort desonsommei!. r La vie habite dàhs chaque étoile) l'étoite poursuit de bon gré, .avec ses compagnes, la course pure qu'ette a ette-meme choisie; ¡ dans l'intériëuf du g!ôbe, palpitent !es forces qui nous mènent Ma huit et nous ramènent au jour.

Si là même circulation se répète éterne!iement dans l'infmi, si les orbites sans nombre s'entrelacent avec puissance, l'allé-gresse et la vie s'épanchent de tous les êtres, de la plus petite comme dé la plus grande étoile, et toute impulsion, toute lutte; est repos éternel en bleu le Seigneur. Là huit) quand les bons géniesse promettent,' et chassent de ton front le sommeil; quand la lùhc claire et les étoiles scin-tillantes t'environnent dés splendeurs de l-'éternel univers, il te semble que, déjà incorporel, tu t'élèves devant le tr6ne de Dieu.

Mais, quand le jour vient remettre le monde sUr ses pieds, i it pourrait dinicilement te donner ce bonheur) avec la meilleure volonté du matin; à midi, le rêve du matin éprouve déjà une étrange métamorphose.

Dans la vie, conhhc dans la science, applique-toi uniquement a fournir ta course. Si les orages et le courant te poussent, t'entraînent, ils ne seront pas néanmoins tes maures; tu com-prends mieux la boussole, l'étoile polaire et le chronomètre, et la lune et le soleil; tu accomplis, à ta manière, ton voyage

COETHE.–t J M ri avec de pa!sib!cs am!S$ s~rtôutsLiu.Ypts~sans~ là course se termine eh cercle quand il a tait le tour du monde, le navigateur touche avec joie au port d'où il esfp~ Combien le plus petit domaine est fécond, quand oh sait bien le cultiver' .7 Lorsque l'enfant observe d'un regard avide, il voi~ l)~tir la maison paterhcllc, et, quand son oreille commence a se fami~ liartsér,' il entend les sons de la langue maternelle s'il aperçoit ceci ou cela auprès de lui, on lut fait des contes de~ce qui est arrivé au loin 'on le cultiver il grandit il ~roUve tout fait propos; oh lui vante ceci, on lui recoMmandecela; il voud~ bien aussi être qUciqûe chose comment il doit agir, produire, aimer, il le trouve dej!t tout éCrit,,et (ce qui est plus fâcheux encore) imprimé. Voila le jeune homme endoçtrihé, et il nnit par voir clairement qu'il n'est autre chose que ce qu'un autre a été. .~t. -= Je secouerais volontiers la tradittoh, et volontiers je serais tout & fait original; mais c'est une grande entreprise, et qui mené & bien des tourments. Comme aùtochthone, je tiendrais grand honneur dé ne pas être moi-même une tradition par trop bizarre..

Je tiens de mon perc!as<aturc~ la conduite grave, de ma mère l'enjouement et le goût de conter; mon bisaïeul était bienvenu des belles cela perce de temps en temps; ma bi-saïeule aimait l'or et les joyaux je me sens aussi cette fantaisie t or, si les éléments ne se peuvent séparer du composé, que rcste-t-il dans tout le personnage qu'on puisse appeler ori-ginal ?

Je ne puis diviser ma vie, ni !e dedans ni le dehors; je dois donner a tous le tout, pour demeurer avec vous, avec moi; j'ai toujours écrit comme je sens, comme je pense, et, de la sorte, mes amis, je me partage et je reste toujours moi.

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