‹ Œuvres de Goethe. 1Chapitre 33 sur 59 · PREMIÈRE PARTIE · texte numérisé non relu

PREMIÈRE PARTIE

Tout ce qui est sage a été déj& pensé; M faut seulement essayer delepehscrencoreunefots.

Comment peut-on apprendre se connaitre soi-même? g Jamais par la ~meditatÏon, mais; bien par l'action. Essaye de faire ton deVoir, et tu sauras d'abord ce que tu vaux. Mais qu'est-ce que ton devoir ?L'obIigation~du jour. Lemonderaisonnabledoit~treconstdére comme un grand et immortel individu qui accomplit irrésistiblement le néces-saire, et par l'a se rend maître même de l'accidentel.' Plus je vis~plusjc souffre, quand je vois l'homme qui,pro-prement, occupe sa haute position pour commandera la na-ture pour auranchtr lui et lès siens de l'impérieuse nécessité, faire, par quelque fausse idée préconçue, justement le contraire de ce qu'il veut, et, parce que l'entreprise est manqûée dans l'ensemble, se tourmenter ensuite a faire en détail de mauvaise besogne. 4H PENSÉES.

Homme actif et vertueux, mérite et attends: t dés grands–biehYcHiance, des puissants–faveur, des gens actifs et bons encouragement, de là mututùde sympathie, des individus–àfïection.

Dis-niot qui tu hantes, je te dira! qui tu M que je sache a qUoittUt'occUpes/jesauraiceqùëtupcUx~~d Chaque hontme'doit penser a sa mamcre,' car il trouve tou-jours sur son'chemin'unë ~ritë, oU~une sorte dë~vér~é, qUi l'aide à fbUrnir la carrière dé'là viëjsétjlëmentil'he doit pas se laisserla bridë'sUr !e cou; il doit se contrôteri l'instinct pur et siinp!é ne doit pas être làregte de l'homme. UneâctiYitésansDornes, de quelque nature qu'elle soit/finit par faire banqueroute..

nans les'œuvres de l'homme, comme dans celles ~e!a na-ture ) ce sont proprement les vues qui sont surtout dignes d'at-tention.

Les hommes se trompent sUr: eux-mêmes et sur les autres) parce qu'ils traitent les moyens comme bùt/si bien que, par pure activité oh ne fait rien, ou qu'on fait m6mc peut-être le contraire de ce qu'on voulait.

Ce que nous inventons, ce que nous entreprenons) devrait être déjà si parfaitement pur et beau, que lé monde n'eût plus qu'a le gâter nous conserverions ainsi l'avantage de mettre en ordre ce qu'on aurait dérange de reconstruire ce qu'on aurait détruit. w Il est difficile et pénible de dëme!er, de passer au crible, des erreurstotaies, des moitiés et des quarts d'erreur) et de mettre ce qui s'y trouve de vrai a la place qui lui convient; II n'est pas toujours nécessaire que le vrai prëhhc un' corps; ii suf~t qu'il plane en esprit a la ronde et produise l'harmonie, et, comme le son d'une cloche, que, sérieux et doux, il f!6«c dans les airs.

Des idées générales et une grande présomption sont toujours en voie de causer d'affreux malheurs.

< Souffler n'est pas jouer de ia flQte il faut remuer les doigts. Les. botanistes ont une classe de plàhtM qu'ils appellent <H~ onpeutdtrcdefn~ a di9lIom'mês,ihébm plëts :.ce sont~ceux dont les désirs et les'ëfforts ne sont pas'prb-portidnhés a leurs actes et a leurs œ~ Le moindre des hommes peut être complet, s'il se Meut ~ahs tes limites de ses facultés et de ses~ap~tudeSt' mats~de Ke~ nrérogàtivës sonit elles-mêmes obscurcies, détruites, aneanhës. -=.t.<K' 'K'7.

si cette juste propprtton ) rtgoureusemeni exigée ) vient a man-quer. Ce ma! se prôdUtraenM~ pJûs$Ó\iyènt,~e nos joul~t~n enet),qui pourra satisfaire aux exigences ~uhe époque cnn-nemment progressive, et qui ma~ Les hotnmes d'une activité sage, qui cohnaissent leurs f~ et iesemptoient avec mesure et.discernëment/aurbhtsëuts de grands succès dans tes affaires du monde.

C'est un grand défaut de se croire plus que l'on n'est et de s'csHmcr moins que l'on ne vaut.

Je fencontre de temps en temps de jeunes hommes que je ne souhaiterais pas de voir changés m ré<ormcs;'seulemcnt je m'inquiète d'en voir plusieurs entièrement disposés a se laisser emporter a la dérh'e par le torrent du siècle, ct~ la-dessUs~ je voudrais faire observer sans cesse que, dans sa fragite nacelle, l'homme s'est vu mettre la rame a la main précisément pour qu'il obéisse, non pas au vouloir aveugle des nots, mais à la volonté dcsôn intelligence.

Mais comment un jeune homme parviendra t-il par lui-même à considérer comme blamahie et pernicieux ce que tout le monde fait, approuve et encourage? pourquoi ne se laisserait-tl pas entratncrauss~avccses penchants? `~

Je regarde comme le plus grand .mal de notre époque, qui ne laisse rien mûrir, que l'on consomme dans le moment pré-sent celui qui l'a précédé, que l'on dissipe le jour dans lejoUr, et que l'on vive toujours de la sorte, mangeant a mesure ce qu'on gagne, sans faire quelques économies; Nous avons ce-pendant des gazettes pour toutes les heures du jour Une bonne tête pourrait bien en intercaler encore une ou deux. Par 1~ tout ce que chacun fait, poursuit, médite, et même ce .qu'il pro-jette, est tratné devant !e public. Nul ne doit se réjouir pu souf-frir que pour l'amusement des autres, et tout cela cour~ en .t~ '~('i. ~{<&{~<~{~)?. v'tt''i~ dutgence de matson en matson, de ville en ville, de royauma enroyaum'e.'eh~ndecon'~M ioùtcomme'Ies'~ qÙi~oÙ)Pi:jmèi1,I. ,ayapêllr'hè's¥ù:' raient être cômprihiées,' la cô!npressi6n est ~impossible 'dans :~rdre~ circule en frëthissâh~ l'accroissement'de~<ie~esp6u~ dettesj~h~rétrangemineu'~ tf · '~< t:. x 's3 't~ t: dëit~àf¥()lîà'1(~ifà~M.m1h~ij~aâ-¡;Yî'é4M;Í\~Kjé'3t\¿.kÓwn;~(a'6Ît vlYre'aUj'ourd'nuirHéureu~ ïKJ~àfijfêJi¡tli'é~. A't~ .t-U'i'<' < .i~)Ù' 'T.'i~< raçtère modéré et pa!Stb!et pour ne pas étever ai égard du monde'des prétendons'exa~ ntt ¡8ê!1~Jss'é'f;fé~t¿'ëpârÎÜh' ,Mais*' dàiis éhâqûè' sph~¥êi'1j~pHt 1 a\¡{j'Wf'1èi ffiêHaM'ref(fi~¡n Mais, dans chaque'sphère) l'esprtt du~jour le'menacer et ~rien n'est plus nécessaire que de lût faire'ôb~ t6t de quel c6tésàYoiontedoitgouverhért `' ¡i, ,'i L'importance des discours 'et des ac~s les pÏus"inndceh1ts augmente avec îes ànhëes,' et, st j'ai avec qùelqu'uh~dés rela-tions un peu prolongées) je cherche toujours à lui ïaire obser-ver quëHe difMrence !l y a entré la franchise, la confiance et l'ihdtscretion; que même, a proprement parler/il n'y a pas 'entre elles de ditîerencé, mais plut6t qtt'il extste seulement/de ta chose ta plus inôuëhsiVe a la plus pernicieuse) une transuioh Iégère,quidbiiètréobserYceouplutôtse~ C'est un point sur lequel nous devons ëxcrc6r notre tact; sinon, tdutëh suivant la voie par !àquc!!e nous avons acquis la faveur des hommes~ nous courons lerisque delà perdre sans nous en être aucunement aperçus. On. le comprend ) i) est vrai, de soi-même dans le cours de la Yie;rnais ce n'est qu'après un apprehtissage'chèremeht payé, que, par malheur, nous ne pou-vons épargner à ceux~ qui viennent apr~s nous. Le rapport des arts et dès sciences avec là vie varie beaucoup, selon le rapport des degrés où ils se trouvent/selon la'nature des temps et mille autres circonstances c'est pourquoi il n'est facile a personne de se faire la dessus en somme une opinion ëclair~e.

Lapoésie.déplôie surtout ses cucts au début des phases so-ciales, qu'elles soient barbares ou demi-ctvilisées, ou ~lorsqu~ arrive un changement dé culture, lorsqu~ôh apprend a connat-tre une culture étrangère: si bien qu'on peut dire que l'eQet de la nouveauté se déploie tout entier. La musique excellente n'a pas le même besoin de !a nou-veauté jiaucon'frairc~pIùseHe est vieille, et plus on y est ac-coutume,' plus cHe'~M~~ d'é~'ètt y C'est pcut-étre'dans la musique que~ l'àrt par~t.~ ason'degr~ie~lu~~ 'n,lest ¡ pOfni, lK d'~lémcnts tnatéfieis ')' dont il faille tenir' compte elle est ) tout ensemble, la forme et 4e fond, et ennoblit tout ce qu'elle exprimer v La mu~st(~e~est sacrée bu sacrée est tout à <Mt conforthe asa d!gm<e; et ici'~ là.Muàlqù-8 :a sur, la 'vie'.Ja- ptus grande .'innùence,qut resté la memc'dahs tous les. tëtnps:et dans foU<es les ~poqucs\ La musique pro~ être gaie.

Une musique qui meië le caractère' sacré avec le profane est impie, et une musique de second ordre/qui se plait a exprimer des sentiments tait)lës/doù!ourcux, mélancoliques, es car elle n'est assez sérieuse pour être sacrée, et elle manque du caractère ës~entiet de l'autre) la gaieté. La samtè~é'de la musique d'égliseet ta gaieté, la malice des mélodies populiurcs, sont les deux p6les sûr lesquels tourne la véritable musique. Sur ces deux points, elle produit constam-ment un cnet infaillible, le recueillement ou la danse. Le mé-lange égare; l'anaiblisscmeni tourne a la fadeur) et, si la musique veut se rabattre sur le poëine didactique ou descriptif, ou sur quelque chose de pareil, elle devient froide. La plastique ne produit un véritable effet qu'a son plus haut degré; tout ce qui est médiocre peut imposer. par plus d'une raison; mais, dans cet art, toutes les oeuvres médiocres causent plus de troublé que de plaisir. C'est pourquoi la sculpture doit chercherun intérêt qui tienne au sujet,et elle le trouve dans les images des hommes marquants mais ici encore elle doit atteindre un haut degré, si elle veut être a la fois noble et vraie.

La peinture est le plus libre et le plus commode de tous les aits. Le plus libre, soit parce què~ en considération de la ma-tiereet du sujet, même quand la peinture n'est qu'un métier, ou qu'elle est a peine un art; on lui sait gré de bien des choses et l'on prend plaisir en elle; soit parce qu'une exécution tech-nique, quoique sans génie, excite la surprise de ignorant y comme du connaisseur,' ~n sorte qu'il ~sunit que ~pemiure s'élève en quoique mesure jusqu'~l'art,~pour avec ttné plus grande favcurt La da~is lés coûl~ürst d~r s le dessin, dans les rapports nlutueIsdM objets vis~ ~& plaisir, et, comme l'œil est d'ailleurs accoutumé à. tout voir, tt <, ;estntôihscnoque'd'ùh objet éti paf cOris~qijefit 'â{fs;~U\ 'd'une miage difforme, que l'oreille d'une dissdnàhcc~ la plus laide m~agë; parce'qu'on est habitué & votr des ot~cts plus taids encore/Que seulement ]e~ soit donc un pctt artiste) et tt trouve d'abord un pubitcpms nombreux qu'un musicien'de même <a!eht. Du moins le pethtre médiocre peut-il toujours travaitJerseut, tandis que le musicien Yuigairc "est oblige de s'associer avec d'autres, afm de produire quelque effet par t'ensëmble.

A la question de savoir s~ dans l'examen des productions de l'art, on doit ou l'on ne doit pas comparer~je repondrais dé la manière suivante Le connaisseur accompli doit comparer, parce que l'idée plane devant lui il à compris ce qui peut ë t doit être effectué; l'amateur en voie de se former, fera plus de progrès, s'il évite de comparer, et s'il considère isolément cha-que mérite par la se forment peu a peu lesentiment et l'mtël-ligence de ce qui est plus général. Comparer n'est proprement pour les ignorants qu'un moyen commode pour se dispenser déjuger.

L'amour de la vérité se montre en ceci, que l'on sait décou-vrir et estimer partout le bien.

J'appelle humanité historique celle qui est cultivée de telle sorte que, dans l'appréciation des services et des mé-rites contemporains, elle prend aussi le passé en constdé-ration.

Le plus grand bien qui nous revienne de l'histoire, c'est l'enthousiasme qu'elle produit.

L'individualité provoque l'individualité.

Il faut réfléchir que, parmi les hommes, il en est un grand nombre qui, sans être productifs, veulent dire il leur tour quel-que chose de marquant, et c'est ce qui fait cc!orc les choses ies plus singulières. Les penseurs sérieux et profonds sont dans une fdcheuse po-sition vts~a~visdu public.

Si ~oh Yeut~ue'je'pre~ë l'orenie à~~ d'auJrti,i;:je;'de~ mandé qu'elle ~sôit exprimée d'une manière positive du pro-btémàtique~j~n ai assëz.en moi-même..

Là superstitioh~ appartient' a Ïa nature de l'homme) et) i lorsqu'on pènse'Ia'bahhir.tout& tait, ette se réfugie .dans les coins 'et lés' réduits les plus singuliers; d'au elle se remontre tout a coup, lorsqu'elle croit pouvoir te taire avec quelque sûreté Nous cohhattrions mieux beaucoup de choses, si nous ne voulions pas les recohnahre trop exactement 1 un objet ne commence à être saisissable pour nous que sous un angle de qua~âhte-cinqdegrcs.

A proprement parler; les microscopes et les télescopes trou-blent chez l'homme la pureté du sens.

Je nie tais sur beaucoup de choses, car je n'aime pas dé-concerter les hommes, et je suis charmé qu'ils se réjouissent oujemechagrine.

Tout ce qui àuranchit notre esprit, sans nous donner l'em-pire sur nbUs-memes~ est pernicieux.

JjC sujet d'une (cuvre d'art intéresse plus les hommes que l'exé-cution ils peuvent saisir l'un en détail ils ne peuvent embras-ser l'autre dans son ensemble. De la vient la mise eh relief de certaines parties, après quoi, si on l'observe bien, l'euet de l'ensemble ne manque pas non plus de-se produire a !a fin, mais a l'insu de chacun.

La question ou le poète a-t-il pris cela? ne se rapporte non plus qu'au sujet. Quanta l'exécution, personne n'acquiert d'ail-leurs sur elle aucune lumière.

C'est l'art, et particulièrement la poésie, qui règlent scuts l'imagination il n'y a rien de plus horrible que l'imagination sansgout.

Le maniéré est un idéal manqué, un idéal subjectif: aussi l'esprit ne lui manque-t-il guère.

L'objet du philologue est la convenance de la tradition écrite. Un manuscrit est la base de son travail; il s'y rencontre des lacunes réelles, des fautes d'écriture, qui produisent des la-- 4lb cûhes dans !e sëns~ ët,~ ehfg~héral ~toutes les autres imperfec-tions que l'on peut ravotr retcyer rmanuscn~ ;H~e troUve alors une seconde copie ;'une troisième la cqltatioh atdëto~ôufs~plus~àdécouYrtr i~ la ~~9Ji.d.it~ :g~: ,a tradtfton/Lcp!ii!ologue~ i9i1i ~-e( il ',i1eiÍi~n,d~ son'seüs intérieur dè'~isifetYd'expo~~ ext~neùrs~I~~nYenance'de~œ qui (¡Iè)céUIW;; Et ctiri~üde iliautpourceia'uh~ Mèreetappro!ond!edel'auteûr~ y:j Qin4r~ un certain degré de tbrcë d'ihvehtton, on ne doit pas trouver imauvàis que le phitotbgUe se croie pdahs~, tes choses dç, goût, uh discernement, qui hëanniôinshd' !e servira pas ;tp~ours t)ieh~ 'J y' 'q -~ij.

L'objet du poète est l'exposition. Ëltc est excellente~ quand elle rivatise avec'la réalité~ c'cst-~dire 'quand ses pciniurçs sont rendues teHement vivantes par l'esprit~ que. chacune peut;se croire'eh présence ~dcsobjets/'A~son: plus hautisomm~ Ia 'poésie semble tout extérieure .plus clie se retire.dans~l'tntd-ricur, plus e!!o tend à s~abaisser.. t. Ccl!e qui .se ~borne & ex-primer l'intérieur) sans l'incarner dans un objet extérieur, du sans faire sentir celui-ci a travers .celut-la} est, idans,run;,et l'autre cas le dernier degré par lequel la 'poésie aboutit & îa vie ordinaire. r~ A l'ëloqucnce appartiennent tôUs le~ avantages,de ;Ia;poés!e et toUs ses droits elle s'en empare et ;en abuset ,ppur, obtenir dans la vie'civi!o certaines prérogatives extérieures) momen-tanées, morales ou iminoralcs. ?!

Un talent développe avec une vérité et une.grandeur natu-relles .quoique d'une mani&re sauvage et. itourmentce, est lord Dyron et c'est pourquoi l'on n'en trouvera guère qui lui soiahtcdmparables..

ïjc mérite propre de ce qu'on appelle des chants populaires, c'est que leurs motifs sont pris directement dans. !a nature! i 'mais cet avantage, si'le poète cultivé savait s'y prendre) i) il pourrait aussi le mettre a profit.

Cependant les chants populaires l'emportent toujours en ceci, que lès hommes de là nature savent mieux être brefs que les poètes cultives. La lecture' de Shakspèare est dangereuse f pour les talents naissants il les oblige a le reproduire ~ét ils s'imaginent qu'ils seprbduisëht'cux-memes~ ~t' i:~ :L; 4; Nul ne pè'ut porter; de jugeMënt' '1iià'pàs éù !ut-niemë~ùhe'h~s<6tre/ ÎI en e~ Aliemandsnëpeu~éntJùger en littérature q\1'Îlsiont eux-mêmes une littérature.j; On ne vit véritablement que lorsqu'on jouit de 'là biehvëit-lance"d~l{d.itrcslr\:r', j ¡:j ..1;0, ).

lanee'des~àutrcs~~ La pieté h~èst pas un but,.htais u~ la plus pure trànqùiutte de;l'Âthe a !a plus ~àUte:cU][fur6. Aussi pëût-pn observer que cëux.quia~ comüiè objet et comme but deviennent pour la plupart des; hypo-crites. 't-y.

Ouand on est vieux on doit plus agir .que lorsqu'on. ëtàit jeunet' ;I.h~ j- .t.

Un devoir accompli baisse toujours comme l'impression d'une dette,pàrce qu~onihe s~est janiais satisfait soi-m6me en-tièrement.

Il n'y à que' l'homme; indin'erent qui remarque les défauts il suit delaqûë) pour lesrccohhattre, il nous ifaut aussi deve-nir indifférents) mais pas au dela.dc ce,qui esthécessairc, Le plus grand bonheur est ce qui corrige' nos défauts et qui réparenosfautës.

Sais-tu lire, tu dois comprendre sais-tu écrire~ il faut .que tu saches quelque:chose{ peux-tu croire/tu dois concevoir ) si tu demandesy tu t'obliges; si tuexiges, tu n'obtiendras pas; et, si tu es éclairé ) tu dois te rendre utile. < Nous ne reconnaissons personne que celui'qui nous est ui'!c:' · nous reconnaissons le prince~ parce que nous voyons, à l'abri de son nom~la propriété assurée; :n0us attendons de lui pro-tection contre les adversités du dehors et du dedans.. Le ruisseau est ami du meunier qu'il sert) et volontiers il se précipitesur les roues que gagne-t-il a serpenter nonchalam-ment dans la vallée? 1 Celui qui se contente de l'expérience pure et qui agit en con-séquence) possède assez de vérité dans ce sens, le jeune en-fant est sage.- .Cette théorie en elle-même n'est utile qu'en tant qu'elle nous fait croire a l'ënchathëment des phenome~ Toute idée àbstrattë est mise & la portée de l'entendement humain par l'àpplicatidnYet c'est ainsi* que ) par l'observation et la pratique l'ehtehdemëhthutnain arrive a l'abstraction. Qui demande trop, qui aime le complexe, est expose aux égarements. v i" Raisonner par analogie n'est point condamnable t l'analogie a cet avantage, qu'elle ne conclut pas et qu'elle n'établit pro~~ premënt rien comMe définitif~ au contraire l'induction est funeste, parce qu'elle à devant lës~yëûx un b~t qu'on s'est pro-posé) et que, le poursuivant de toutes ses forces~ elie entraxe avëcëllélëfauxëtlëvrai.

L'intuition orf/tHau'c, la vue exacte des choses terrestres, est l'apanage de la raison universelle.

L'intuition pt<fe du monde extérieur et intérieur est très-rare. Là première se îhànifeste dans !e sens pratique dans l'action immédiate; iaSecohde, d'une manière symbolique) principa-lement par lés mathématiques) dans les nombres et les tor-mUlcs par le' langage ) d'une mâhière primitive ) SgUrée, comme poésie du génie comhte proverbes du sens cotumun. Cequi est loin de nous agitsurnôUs parla tradition; La tra-dition ordinaire doit être appelée historique i une autre) plus élevée) parente de l'imagination, est la tradition mythique; Si l'on cherche derrière celle-ci quelque chose encore ~quelque signincation, e!!e se transforme en mysticisme. EHe devient d'ailleurs aisément sentimentale, en sorte que l'on ne s'appro-prie que ce qui parle au cœUr.

Les influences dont nous devons tenircompte~si nousvoM-lons véritablement êtresecondés) sont celles qui préparent–qui accompagnent qui coopèrent–qui soutiennent qui avancent qui fortifient qui retiennent qui achèvent. Dans la spéculation, comme dans l'action, il faut distinguer l'accessible de l'inaccessible! sans cela on fait'peu de chose dans la vie comme dans la science.

Le sens commun est le génie de l'humanité t. En français dans l'original.

41& Le sens cdmhiuh}qù'ii faut a~ le'gé~iede' l'humanité, doit ctre'observé d'abord dans ses Si nous examinons a quoi l'humanité l'applique voici ce que nous trouvons L'humanité est assujettie a des besoins 1 ne soht-i!spàssatis<ai<s,él!e se montre impaM~ sâtis-faits, elle pàràtt indifïeréhte. Par sa condition propre se meut donc entre ces deux'états, et il emploiera sa raison, ce qu'on homme la raison humaine,' a satisfaire ses besoins âpres quoi, sa tache est de rëmplir~lës vides de l'ihdifrérënce. Cela se réduit-il aux plus ëtrottes limites ) aux choses les'plus né-cessaires ,~1~ réussit encore mais si les besoins s'élëyeht, s'its sortent dû cercle des choses communes~ lésêns commun n'est plus sùMsànt; il n'est plus le génie; la région de~l'érreUr est ouverte a l'humàhité.

ït ne se fait nën d'insensé que la raison ou le hasard ne puisse redresser ;'rien dé sensée que là raison et le hasard ne puissent mènera mal.

Toute grande idée, aUssit6t qu'elle apparait, exerce une action tyranniqUe aussi les avantages qu'eHë.prodUit ne se changëht que trop t6t en désavantageSt Oh peut donc défendre et vanter toute institution, sit'on rappelle ses commencements, et si l'on sait démontrer que tout ce qu'elle fut au commence-ment elle l'est encore.

Lessing, quisentait avec indignation bien des gènes, fait dire a un de ses personnages~ t < Nul heidoit devoirt.Un homme spirituel et gai disait: Qui veut/doit. Unitrolsicme, sahs~doute Un esprit cultivé),ajouta i. < Qui comprend) veut aussi." Et par la on croyait avoir clos tout le cercle de la con-naissance, du vouloir et du devoir; mais, chez 'l'homme, la connaissance, de quelque, nature, qu'elle soit) détermine en général la Conduite c'est aussi pourquoi il n'est rien de plus cnrayantqUede voir agir l'ignorance.

H y a deux puissances pacifiques, la Justice et la bienséance.

La justice impose le devoir) la police là' convenance. La justice pèse et décide, la police observe et commande; la justice est relative à l'individu, la police l'ensemble.

t. Dans Mathan !< Sogf, acte t, scène tt!. L'histoire 'des sciences~ est; une ~grande fugue, dans laquelle les voix des peuples se font entendre tour a tour.

'DEUXiÈMË-PARTIE.' ,;¡, Pourque l'homme puisse accohmiirt~ exige <Je, !ui~il<autqu'!isecroieplusqu'ii~ Aussriohgtenips que cela'nëva'pas jusqu'à l'absurde~ on le sounrc volontiers..

Le travail fait roUvrier.. ) Certains livres semblent écrits noh pour, nous,instruire, mais pour qu'on sache que l'auteur savait quelque chose. Us fouettent la caillebote) pour voir si elle ne se tournera pasencremë.. .i, Il est bien plus facile de se: mettre dàhsja situattoh d'un esprit qui est plongé dans une erreur complète) que d'un es-pritquiserepattdedemt-Yérites. <:

Le goût des Allemands pour le vague dans les arts vient du bôùsillagë ceux qui bousillent ne doivent pas sounrir le vrai aùtrementils seraient réduits arien. ¡; II est triste de voir.commetjn homme extraordinaire ae&it souvent le martyr de lui-même, de sa situatton,;de son tempSt sans parvenir a trouver un rameau vertt<Burger en est un triste exemple.i: < 1~ plus grande marque d'estime qu'un auteur puisse donner a son public est de'he jamais produire ce qu'on attende mais ce que lui-même, à chaque degré de sa propre culture et.de celle des autres~ regarde comme utile et bon.

La sagesse n'est que dans la vérité.~ Si je me trompe, chacun peut le remarquer, mais non si je mens.

L'Allemand a la liberté du sentiment, et c'est pourquoi il ne remarque pas si la liberté de l'esprit et du goût lui manque. Le monde h'est-il donc~pasâssëz~plëln d'énigmes~ sans que l'on change encore en énigmes les'plus 'simples phénomenesî; Le cheveu le plus'6n jette son bthbre~- Ce que, dans le cours de ma~ vie J j'ai essayé de faire par de tatisses "tendances. J'ai pourtant apprit ehSn a le coin-prendre..

La' libéràiite'~rôcurè'a chacun l'aned fi quand rhUmit~aMompagne~ q, Avant roragè ) là poussière s'6!eve avec ,yt6lencë ~uhe der- inière fois ~'maisenë sera bie~t6t abattue pour longtemps. Même avec la~ volonté !aYec':t'intpntion~ hommes'ont'de~à'pëine a seconhattrë~es;Uns f' ét voici ) dé sùrcrôit, la mauvaise volonté qui dciigure to~ut. Les hominës se'cônna!traient mieux chtro eux, si l'un ~he voulait pas toujours s'égaler a l'autre. –< Les personnes distinguées se trouvent; par conséquent, dans une posittbn'plus défavorable' comme on ne se compare pas avec elles~ on les observe.

Dans le monder l'essentiel n'est pas de c6nnattretes:hommcs; mais d'être, au bon Momeht'plus!habiie que celui qui est placé devant nobs toutes les foires et lés charlatans en rendent témoignage.'- Oh se trouve de l'eau/il n'y a pas toujours des,grenouittes, mais où l'on entend les grenouilles, il y a do l'eau.. Qùineconnatt pas les langues étrangères ne sait point la sienne.

L'erreur est fort bonne tant que nous sommes jeunes, mais il ne faut pas la tramer avec nous dans la vieillesse. Tous les travers'qui vieillissent sont un résidu inutile et rance.

Grâce a la déraison tyrannique du cardinal de Richelieu, Corneille s'était mépris sur lui-même.

La nature tombe dans les spécialités comme dans une im-passe; elle ne peut traverser et ne veut pas rebrousser de la vient la ténacité de la culture nationale.

La métamorphose~ dans le sens le plus élevé, opérée par 1. Ce mot est en français dans l'original. assimilation et communication, acquisition et perte, a été dé-peinte par bante.excenemtneht. t; .)' Chacun a dans sa nature; quelque chps~~qui.; s'il t'exprimait ouvertement, ne manqueratt pas d'exctteMa répugnance. Ouand l'honimerénéd)itsùr son physiqueou son morale il se trouve ordmairement malade. c, C'est un besôm de la nature, que l'homme s'assoupisse jquei-quefbis sans sommeil de ta l'usage du tabac, des liqueurs fortësetctel'ôpiùmt L'important pour l'homme actif est de faire le bien quant a sàvotr si !e bien se pratiquer it n'a pas s'en inquiéter. Tel iràppe~àu hasard le imur avec !e marteau~ qui/pense atteindre chaque fois !ateted'unc!oU..

Les mots français se sont formes de m6ts latins) non pas écrits, màispàr~St Ce qui existe acctdenteHement) a quoi nous ne découvrons, pour le moment ~aucune !oi ni delà nature ni de ta iibertc, nous t'appelons commun.

La peinture et !e tatouage des corps est un retour a l'ahimautë. Ëcrire t'histMre est une manière ,de se décharger du passé. Ce que l'on ne comprend pas, on ne iepossMe pas. Tout homme a qui l'on communique une idcc féconde ne devient pas producteur it lui vient la-dessus l'esprit quelque chose que tout le monde connatt.

Faveur~ comme symbole de la souveraineté, exercée par de faibles hommes.' H n'est rien de commun, qui, s'il est exprimé d'une manière grotesque, ne paraisse humoristique..

Il reste toujours assez de force a chacun pour accomplir ce dont ii est convaincu.

Il n'importe guère que la mémoire faillisse) pourvu que le jugement ne fasse pas défaut dans l'occasion.

Ce qu'on appeue poètes de la nature sont des talents qu'on encourage de nouveau vivement) et qu'une époque de i'art, raninéc, languissante, maniérée avait repousses. Ils ne sau-raient éviter ]a platitude, et l'on peut donc les considérer comme rétrogrades, mais ils sont régénérateurs et déterminent de nouveaux progrès.

PENS6ËS.- Aucune dation ne parvient a être jtigée que* lorsqu'elle peut se juger elle-même 'mais elle'n'arrive que !tres~iard a ce grand avantage.; Au lieu ~e contredire mes paroles, ils devraient agir'selon ma.pënsée. '< Les ennemis d'une œUvre de génte~ jahÍaÎsqú~Jfâpper suriës charbons ârdehtsyq~ ;féJaili!sschÚde'lt?ÛteS: pâtts'~¡et mettent !e feUqa its n'auraient pas atteint sans céta. i;;j L'homme ne serait pas ta plus noble créature de ta terre)'s'il n'était pas trop nobie pour ë!të.«:f't Lesan6tehnes;d~coUYériës se YôteHt'de'~ quelte~peine Tycho Brâhétie s'est-it pas dôhnëe pour déindh-trcr que les comptes sont des astres réguliers, ce que Séhèqué avait recônnudepUistohgtempst a Combien do temps n'a-t-on pas disputé pour et contré les antipodes)~ !l fautlatsseracertains esprits leurs idiottsmes. w On peut voir de nos jours des productions qui sont nulles sans être mauvaises elles sont huHes~ parce qu'elles manquent de fond; elles ne sont pas mauvaises, parce que les auteurs ont devant les ycUx Une forme générale de bons modèles. La neige est une pureté menteuse.

Celui qui à peur de l'idée nnit par n'avoir plus même !à notion.

Nous appelons bon droit nos mattres ceux de qui'nous ap-prenons toujours tous ceux de.qui nous apprenons ne méritent pasceiitre. .!).' :S ;.i

Toute poésie lyrique doit être très-raisonnable dans l'en-semble et un tant soit peu déraisonnable dans les détails.

Il en çst.de vous comme de la'mer) a qui l'on donne des noms.divers, et qui n'est toujours'en déHnitive que de l'eau salée.

L'ctogc qu'on se donne sent mauvais, dit-on cela peut être; mais, pour juger quelle odeur a le blâme injuste d'autrui, le public n'a point de nez. w

Le roman est une épopée subjective, dans.laquelle l'auteur demande la permission de traiter te monde a sa manière. s'agit donc seulement de savoir s'il a une manière le reste ira desoi-memc.

GOETXE.–t 1 2Ï H y a des natures problématique~ ah hauteur de la position dans laquelle elles se trouvent~ et que nulle position ne satisfait i de la résulte le déplorable combat 4ahs lequel la vie se consume sans jo~ Ce que noua faisons de véritable bien, nous le faisons le plus <OttvehtctaHt;t~et~t'e<;artO:

En YOyage~un gai compagnon est une cMàtser~~ v La boue .est brillante quand le solëil~~v~ r~Lpmëumer; s'imagine que le blé croit uniquement pour faire allersonmôulin. :t > nëstdimctied'~ le momênt â indtttétélÍt il nous ennuie; s'il est bon) il faut le porter et, s'il est mauvaise le.trather.

L'homme le plus Iieùreux est celui qui peut relier la un de saiYieàYeciécommencemëht.

L'homme est si bizarre dans ses contradictions) qu~ii n'en-dure aucune gène pour. son bien et qu'il soùure toute espèce de'contraihtepoursa perte.

La prévision estsimple,là!rétrospecii6h est multiple. ',¡ Un état qui attire tous les jours de nouveaux chagrins n'est pas l'état nbrinalt- En cas d'imprudence, rien n'est p!us ordinaire que de cher-cher laressourccd'unëéchappatoire.' v.

Les Ihdous du désert font vceu de ho pas inanger do poisson. 'I! en est des opintons qu'on hasarde comme des pions qu'on fait marcher en avant sur le damier ils peuvent être battus, mais ils ont engagé Une partie qui est gagnée. C'est une chose aussi certaine'qu'étonnante, que la vérité et l'erreur découlent d'une même source c'est pourquoi on doit éviter souvent d'ébranler l'erreur;'parce qu'en même temps on ébranle la vérité.

La vérité appartient .&'l'homme, Ferreur au temps aussi a-t-on.dit d'un homme extraordinaire 'Le malheur'des temps a causé son erreur, mais la force de son âme l'en à fait sortit' avec gloire'.

-tChacuna ses singularités et ne peut s'en défaire, et pourtant

Goethe a donne cetto citation en français.

PHNSËHS; bien des gens se perdent par leurs singularités, souvent par les plus innocentes.- Celui qui ne~présume pas trop de lui-même vaut beaucoup plusqu'ilne~cr6it/!

Dans l'art çt la science, comme dans Inaction et la pratique) l'essentiel est de saisir lesobjets nettement c) de les traiter coh-' formémeht&téur nature.

Si) dans l'ag~ avàticë, des hommes sages et rënécins estiment peu la science, cela tient Uniquement a ce'qu'ils ont trop-exigé d'elle et d'eux-mêmes.

Je platns. les personnes qui se~récnënt;sur l'instabilité des choses humaines et se perdent entrenexions sur le n tèr-1 restrc f nous sommes; justement ici-bas' pour rendre impéris-sable cequi est périssable, et cela ne peut se faire que si nous saYônsapprecier l'un et l'autre. .t c r Ce que les Français appellent <oM<'MMreest une prétention que la grâce tempèret On voit de la que les Allemands ne peuvent avoir de <oM<'ttUrc.' leur prétention est claquante et dut'C)'Ieur grdce humble et doucc clless'excluent l'une l'autre) et ne pcu-ventsoconcilier.

Si un arc-en-eiol dure un quart d'itcure, on ne le regarde plus. Il m'est arrivé, et il'm'arrive chcore, qu'utte œuvre d'art me déplaise au premier coup d'ceil) parce qu'elle dépasse ma portée; mais, si j'y soupçonne quelque mérite, je tache d'y atteindre, et alors je ne manque pas de faire les plus agréables découvertes j'apprends~ connattro dans les choses de nouvelles qualités et enmoidenOuvcllestacUltés.

La foi est un capital,particulier, secret, comme il existe'des caisses publiques d'épargne et de secours, ou l'on puise~ pour donner aux gens le nécessaire dans les jours do détresse ici le croyantse paye) dans le stience, a lui-mcme ses intérêts. Le véritable obscurantisme ne consiste pas a empêcher la pro-pagation du vrai, du lucide et de l'utile, mais à répandre le faux.

Comme je m'occupais pendant ces derniers temps, avec plus de suite, des biographies d'hommes peu marquants et d'autres qui l'étaient beaucoup, j'en suis venu a penser qu'ils pourraient être considérés, dans le tissu delà vie sociale, les uns comme la

PHNS6ËS.

chaîne ) lés autres comme là trame tes premiers~ donneraient proprement la largeur du tissu lès seconds, la solidité; la ~rcë, avecquelqùe dessin qut s'y joindrait peut-être. A leur tour, 1 cisëàUx de là Parque déterminent la longueur, a laquelle tout !e reste doit se soumettre. Nous ne poursuivrons pas plus loin la comparaison.

Lés livres ont aussi leur htstoire, qui ne leur peut être ravie. Celui qu! jamais ne mahgeasohpainthoùillédë larmes) qui ja-mais ne passa lés tristes nuits a pleurër~assis sur sà;coùche, ~!ui-la ne vous conhàtt pas, ô puissances cëlëstès ')''Ces vers; d'une mélancolie pro<ohde; une reine accomplie répétait dans le plus crue! exil, rédùtte a une extrême détresse. ` EUë prit en aftection le livre ba se trouvent ces paroles et t)ien d'autres expériences pénibles, elle eh tira une douloureuse consolation. Ôsëràit-oh jamais déprécier cette mnuence, qui déjà sedéploiédahs l'éternité?

On est ravi de voir dans la salte d'Apollon delaYit!àAIdo-brandini) a Frascàti, avec quel bonheur le Dominiquih encadre les métantorphoses d'Ovide dans 'les paysages les plus conve-nables. A cette vue, nous aimons a nous rappeler que les plus heureux événements nous ont fatt une impression doublement agréable, lorsqu'il nous a été donné d'en jouir dans une magni-fique contrée et même que la beauté du Heu prête aux heures insignifiantes un haut degré d'intérêt.

La vérité est un flambeau, mais un flambeau formidable: t c'est pourquoi nous ne cherchons tous à passer devant qu~en clignant les yeux, et même avec la crainte dé nous brûler. Lés sages ont entre eux beaucoup de points communs (ESCHYLE.) Un défaut de sens particulier à des hommes d'ailleurs sensés,! est de ne pas savoir arranger ce qu'un autre dit, mais sans rencontrer exactement la manière dont il aurait dû le diret ). Passage tiré des Années d'apprentissage de Wi)he)m Meister. Voy. t. Vt, p.tM.

2. La reino Louise do Prusse, octobre par sa beauté, ses vertus et ses mal-heurs.

3. Peut-être le fragment ~t de l'édition Didot: '0; oe~t !t(.4( oo~{ ~o~ x~tta.

PHNS~RS.

tout hommë~ parce qu'il parle, croit pouvoir parler de la parole.

Il suffit de victflir pour efre~plùs indulgent t je ne vois corn' mëhrcaucUnefaùté'qué je n'eusse comm L'homme'd~act)6h est toujours' sa~~ il n'y & ditothme'consciencieux qije te contem~~ Les ttëureUx crbicht-its~donc que le mathëureùx doive;; comnie iih giadiatëur~ périr devant eux avec grAce/ ainsi que t'exigeait ta pôputacë'roinaihe ?

Qùëlqu'un demandait a timon cé'qu'it 'devait faire enseigner ses cMfahts:<Fais~eur enseigner, répondit-i), ce qu'its ne com-prcndi'oh~jamàis; v U y à des personnes a qui je veux du bien/et je souhaiterais qu'ilme fût possible de !ëùr vouloir du mieUx. L'un des frères brisait les pots, l'autre les cruches i ménage ruineUx' ne meinë'qu'on jette les yëttx, par habitude, sur une montre arrêtée, comme si èl!e marchait encore, on adresse un regard a Une he!!e, comme si elle aimait toujours.

La haine est un mécontentement actif, l'envie, un mecônteh-temcnt passif il ne faut donc pas s'étonner que l'envie se change siviteenhaine.

Le rhythme' a quelque chose de magique, il va jusqu'à nous fairecroirequèlesublimënousapparticht.

Le dilettantisme, traite sérieusement) et la science/cultivée mécaniquement, deviennent de la pédanterie.

Les maîtres seuls font avancer les arts les protecteurs avan-cent les artistes, c'est fort bien, mais les arts n'en sont pas tou-jours avances.

La netteté est Une distribution convenable de tumiëre'et d'ombre (HAMÀNN)'. écoutez) I Shakspearc est riche en tropes admirables, qui naissent d'idées personnifiées, et qui ne nous siéraient pas du tout/mais qui sont chez lui parfaitement & leur place, parce que, de son i. L'illustre jMn-Geptge Hamann (H30-H88), surnommé le Jfoge du A'of'J, & cause de la tendance mystique et de l'obscurité qui régnent parfois dans ses ouvrages. temps; l'aHëgorie régnait dans tout le dpmame de l'a~ nt~~ÚŸe aussi des comparaisons où nous n'iriôns'pas en cherchera par exemple) dans le Itvi'e. L'impnmerie 6taH dej~ mvehtée~~d~ plus de cent ah9j; néanmoins Un livre paraissait encore;un objet sacré, comme nous le voyons pâ~ les reliures du temps. Un livre était donc pour; le.noble; pocte~ une'citose vénérable et chère. Aujourd'hui nous brochons tout, ct~npus h'avohs guère de respect ht pour lareliurcni pour son cont~- ~on~tcu~ ~eSc/a~euuc/<e~estUn r~ma~ 4'h~s-toire et de morale. SÏ la lecture en est fatigante, o~ s'en trouve amplemcht dcdo!hmag6. Il sera pour certainesclàsses Hn6sym-bolique de la meilleure espèce. Ce n'est pas un livre de lecture, mais iliaut ravoir lu. r La plus ibile de toutes les; erreurs est cçlle de ces bonnes jeunes têtes qui croient perdre leur~originalite, en reconnais-sant les vérités que d'autres ont déj& reconnues. La plupart des savants sont haineUX quand ils réfutent ils regardent uu homme qui se trompe comme leur ennemi mortel. La beauté ne peut jamais avoir une idée claire d'elle-même. Aussitôt que l'on eut égalé la poésie subjective, pu, comme on dit, sentimentale, a la poésie objective) < expositive (et il ne pouvait guère en être autrement, car, sans cela, il aurait fallu rejeter toute la poésie moderne), on dut prévoir que, si même de vrais génies poétiques venaient a nattrc, itss'attache-raient toujours a peindre la douceur paisible de la vie intime plutôt que l'universalité de la grande vie du monde. Cela s'est réalisé au point qu'il existe une poésie sans figures, a laquelle on ne saurait pourtant refuser toute approbation. ). Les Mémoires de Jean de Schweintchen(t&$2-t6i6) nous représentent un prince anetnand du se~~me siecte, qut partourt en vagabond tes vi))es de t'em-pfre, poursuivant les t'e)!es femmes, jouant et Lùvant. tant qu'ëhnn )t est de-poutUé de sa principauté.

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.t!f< Il est beaucoup plus facile de recohnaitrel'erréur~quede~é-couvrir là vérité t l'erreur est a la surface, il est possible de la démêler la Yerite repose dans la profondeur; pënëtrer jusque-la n'appartient pas tout le monde.; .t,; ,~t ,t i. Nous vivons tous du passe~ et le passé nous engloutit. > Lorsqu'il nous faut apprendre .quelque chose de grand ) nous nous réfugions aussitôt dans notre misère naturelle, et.cçpendant nous avons toujours appris quelque chose, i;. i,; ,hi..r. Les Allemands ne tiennent point a rester unis; mais du mpms à rester <' chacun pour soi 'chacun, quel qu'il puisse~trû~ ado)ic un poursoi "particulier, qu'il nese laisserait pas ravir de bon 'cceun Dans la pratique, le monde moral se compose surtout', do mal\cil!anceetd'envië.

La superstition.cst la poésie~ de la vie) aussi n'est-ce pas; u.n mal pour le poëted'ôtre superstitieux.

La vie, si vulgaire qu'elle paraisse et si, aisément ,qH'cHe semble se contenter de la routine ordinaire- entretient et.notu'rit toujours dans le sitence certains désirs plus élevés, et citer-chc de tous cotés les moyens de les satisfaire. ,J

Singulière chose quctia conHance) Si l'on n'entend qu'une seule personne, elle peut s'égarer ou se tromper si l'on prête l'oreille à plusieurs, elles sont dans le même cas, et d'ordinaire on ne parvient point a.én déduire la vérttét

On ne doit souhaiter à personne des liaisons-impures, mais elles sont pour celui qui s'y laisse entraîner accidentellement la pierre de touche du caractère et de toute l'énergie dont un homme est capable. ,¡

PËNS~HS.

Un honnête homme d'un esprit borné perce souvent a jour la fourberie des ptus habiles faiseurs~ Celui qui ne sent point d'amour doit apprendre a natter, au trement il ne peut réussir~ On ne peut ni se protéger ni se défendre contre ta critique i it faut la braver) et peu a peu ëtié le souure doucement. La muttitude ne,peut se passer d'h~ talent, et tes hommes de talentiù~soht toujours a~ chargea Celut quisupporte mes défauts est mon maître, quand même il serait mon valet.

De haut eh bas ou de bas eh haut, les mémoires doivent tou-jours se rencontrer.

QuàÎ1don impose ~i.bJgeiis¡des'd'e~¡ôir¡rèt :'qüioriiJ.e' Veut létic Quand on impose aux gens des devoirs et qu'on ne veut leU r accorderâUcUhsdroits, il faut les bien payer.- Ce qu'on appene le romantique d'une contrée est un secret sentiment du sublime sous la forme du passé) OUt ce qui revient au même, de la solitude, de l'absonce, dé là retraite. Le magnifique chant d'église ~m Cfe< ~)~t<$ est tout par-ticulièrement un appel au génie c'est pourquoi it parle avec puissance aUx airhés fbrtes et sublimes.

Le beau est Une manifestation de lois secrètes de la nature que) sans cette révélation~ nous n'aurions jamais connues~ Je puis promettre d'être sincère, mais non d'être impartial. L'ingratitude est toujours une sorte de faiblesse t je n'ai ja-mais vu que les hommes capables se soient montrés ingrats. Nous sommes tous si bornés, que nous croyons toujours avoir raison on peut donc se figurer un esprit extraordinaire, qui non-seulement s'égare, mais qui prend même plaisir a s'égarer.

Une activité modérée et pure~ pour l'accomplissement du juste et du bien, est une chose très-rare pour l'ordinaire, nôUs voyons les cfibrts de la pédanterie qui retarde et do la té-mérité qui précipite.

Le mot et l'image sont des corrélatifs qui se cherchent sans cesse, comme nous le voyons assez dans les tropcs et les mé-taphores. Do tout tcmps~ ce qui fut dit ou chanté à l'oreille t. Goethe cite le mot français, et i) eh risque la traduction, pour arriver ait cœUr dut: s'ourir) également a t'œil. Et nous voyons, chez un petÏ~c en~nt, dans le li~ de la loi et l'ordre ` desalut, dans la Bibte et l'alphabet le mo~~lancer toujours, SrJ'on~exprimM~~ ne pouvait s6 f)gurer) si l'on ngUràif ce.qui ne poUyait s'exprimer; c'était par<aitc-mentbien) mais on se méprit fort souvent~ on parla au lieu de ngurer) et tl,enj:résulta des monstres mystico-symboliques, màuvaisadôublethre.

Un recdeil d'anecdotes et de maximes est pour l'homme du monde le plus grand trésor, pour.vu qu'il sache semer les pre-mières a propos dans la conversation et se souvenir des autres an bon.moment.

On dtt à l'artiste Étudiez la nature) m~is ce n'est pas peu de chose de démeier le noble du vulgaire, !e beau de l'in-forme.

Ou se perd l'intër~t se perd aussi la mémoire. Le monde est Une cloche fêlée; cUe toque) mais elle ne sonne pas.

It faut sounrir avec bienveiMance t'importunité des jeunes amateurs ils deviennent) dans l'âge mûr, les plus vrais admi-rateurs de l'art et des mattres..

Quand les hommes deviennent tout a tait méchants, ils n'ont plus au monde d'intérêt que la joie mangne.

Les itommes éclairés sont toujours le meilleur ~fe<tot)naf~ de /aco/)MrM~ott.

Il y a des hommes qui ne se trompent jamais parce qu'ils ne se proposent rien de raisonnable.

Ai-Je appris a connaître mes rapports avec moi-même et avec te monde extérieur, je les appelle vérité chacun peut donc avoir sa vérité particulière, et cependant c'est toujours la même.

Le particulier est toujours subordonné au générât le général doit toujours s'accommoder au particulier.

personne n'est mattre de la véritable tbrce productrice, et chacun doit se borner a la laisser faire.

Celui à qui la nature commence a dévoiler son mystère ma-nifeste éprouve un attrait invincible pour l'art, son plus digne interprète

fENSËËS.

Le temps est njt~meme un élément L'homme ne comprend jamais combien il ëst~antnropô-morphe.

Une diuerence qui ne fournit nën à l'espnt' n'est pas une dif-férence: i ~.i~j~ La substitution d'une consonne ~"unë autre poUrra~b~é~ temr 'a uh défaut d~or~ahe ta transformation dës'voyeUés en diphthonguës)~ùnc vaine ànectaiion.

'Oh ne peût~ivre~pôur'tôu lèmohde¡~sûriÓtlt:pour'ux avecquionneYdudratt~ < L'appel a la pôsterue a 'sa 'source dans'un vif ët~ pur sëMu-ment qu'i! y a quelque chose d'impérissable, êt'qùë) s'il'n'ë~t pas reconnu d'abord ~il~Uràehnn~ pour lui là màjonté.~ J, Les mystères ne sont pâs'ëncorë'des'miracles.~ JccnwW~t~ano/f'MC/tta~~o~tmc.

Encourager avec étôurderie,avec passion'~ les tàlehis~pro-- Mcmatiquës, fut un de<aut de ma vie passée, dont je n'ai'jamais pumecorrigeriôutafait. A w Je voudrais bien' être' sincère avec ~oi,sans'quc'ccla! nous désunit, mais c'est 'chose in)possib!c. Tu 't'y prends htat, et tu t'assieds entre deux chaises tu ne gagnes pas des parusahs'ct tu perds tes amis/Oueneen sera l'issue?

Peu importe que l'oh soit un chétif bu un grand personnage, il faut toujours payer sa dettearitumanité. v Les écrivains libéraux ont beau jeu maintenant ils ont pour sûpp!éantstout!epub!ic.

Lorsque j'entends par)erd'< ~Mrd~, je suis toujours étonné de voir cotnbien te§ hommes aiment se payer de niofs retentissants et vidcs~ Une idée no'doit pas ctfé libérale. Oc'c!tc soit forte, so!ide,'comp!ete en-eHe~memô' atin de rcmptir sa mission divine d'être féconde; ta notion doit moins encore être !ibéra!e, car'eHca une tout autre dcstihation. 'Ou done'iaut-ii chercher te libéralisme? c'est dans tes sentiincnts, qui s'ont l'amc vivante. Mais tes sentiments sont ràrements libéraux, parce qu'ils émanent immédiatement de ia personne, de ses rc-lations et de ses besoins ]esp!us proches; Nous n'en (Hrohs pas davantage on peut estimer a cette ihesure ce qu'on entend' tousies jours. Ce hë.sôhi toujours que nos yeux; nos conceptions 1 là nature touteseulesait ce qu'elle veut, ce qu'elle a Voulu ,p .¡ (. ¡, Donne-moi ~ûh'pômt d'appui ~ÂRCHtMÈËE)~ Prends un point d'appùt (NôsE').'Garde toh'pomtd'àppu~(Gi)~~ L'obserYàtèur~c~ ;ïe,r¡.âpp'Ókn~~i1éràl' `dé C<1ù'se r- ét il attribue les pnénomèhes semblables a une cause générale. On penserarenient~iacàùsép~ w Un sage ne fatipoint de petite tolie.~ ~'< ~'< r.: t)ahs toute œuvre d'art, grande ou petite et jusqu'au plus petit detail~tput dépend d~ ".¡; ¡ Il y a une poésie sans figures, qui esttùhe ngùrë.uhiqUe. Un bon vieux examinateur dit a l'oreille d'un cco!ier J~ant t))/t)~ UK~MJ!t/ et il le laisse passer comme adhns~ible.' ,1 L'excellent est insondable t de quelque manière, qu'on s'y prenne.

/Bmt/~uHt Pat~Mnt.t. ~t)tt'U!H m <ah(t<M <a~nf!t<nt, ut <?tMt)<t<nt t'n~t~utt'tt~po~f.

Je me suis attacha aux généralités~'jusqu'au moment où j'ai appris avoir ce que des hommes eminents accomplissent dans tesspcçtalitcs.

On ne sait propt'ement que lorsqu'on sait peu avec le savoir augmente le doute.

Les erreurs de l'homme le rendent particulièrement ai-mable.

Dot)tMt)ft'eMpct'<K'o.

Certains hommes aiment et .recherchent leurs pareits,' et d'autres aiment leurs contraires et les suivent. Celui qui de tout temps se serait permis déjuger le monde aussi méchant que nos adversaires nous représentent serait deYCnu sans faute un bien misérable sujet.

La malveillance et la haine arrêtent l'observateur la surface, mémo quand elles: sont accompagnées de sagacité j mais M~ au contraire, la sagacité s'unit à la bienveillance et a l'amour, elle approfondit l'homme et le monde; elle peut même espérer do s'élever jusqu'au Trcs-Hautt t. Ch. With.Kose, médecin, ~)aMi cnThûnngo, auteur ()e quctques traités de philosophie pppuhire, de mMecine, de mtn~ratogic et de gcotogie. .Un critique angtais~m'aitnbUë~a~oMHUc~~t~ .et je le prie d'en recevoir thés très-humbles rcmerctments; On doit soultaiter a tout honnête Allemand une certaine me-sure e talent poétique) comme le vrai moyen de revêtir sa con-ditton, telle qu'elle soit, de quelque grâce: et de quelque'di-gnité.

Chacun voit là matière devant lut ~celui-là seul en découvre la valeur) qui peut y jouter quelque :choso, et lafonnè'est unsecrëtpôUrIegrandhômbre.

Les hom'nés ) avec leurs incHnatidns, s'attachent a ce qui est vivant !a jeunesse se forme surià jeunesse.

Nous pouvons étudier !e monde con~me nous voudrons il offrira éterneitemënt d'un coté îejoUrctde t'autre !a nuit\ L'erreur se répète sans cesse dans faction )C'esf pourquoi il faut répéter sans rc!ach6)avérjté dans !ë discours. De même qu'it y avait à Rome outre !cs Romains un peuple de statues ii existe en dehors de ce monde réel un monde ima-ginaire', beaucoup plus vaste peu~ctrc, dans iequci vivent !a ptupart des hommes.

Les hommes sont comme !a Mer Rouge a peine !a verge les a-t-eitc séparés ~qu'its se rassembteht de nouveau par derrière.

Le devoir de l'historien est de distinguer ic vrai du faux le certain de l'incertain, le douteux de l'inadmissible. Celui-là seul écrit une chronique) qui s'intéresse au présent. Les pensées reviennent ) les 'convictions se propagent) les situations passent irrévocàblementt

Hntrc tous les peuples, les Grecs ont rcvé le plus beau rcvcdëlavie.' On peut considérer les traducteurs comme des entremetteurs empressés, qui nous vantent, comme infiniment aimable, une beauté demi-voiiéc ils excitent un irrésistible désir de con-naitre l'original.

Nous mettons volontiers l'antiquité au-dessus de nous, mais non la postérité il n'y a que le père qui n'envie pas le talent de son fils.

Se subordonner n'est pas en général une merveille, mais, dans la ligne descendante, dans ceux qui nous suivent, rccon-nahrc'comme au-dessus de soi quelque chose qui est au dessous).

Tout nôtre tôtir d'adresse consiste a~ sacrifier notre existence pourexistëh Tout cc*quë nous faisons ëf poursuivons est une fatigue heu-reux quinë'seiatiguepas.. .i e L'espérance est une autre :àmë pou < L'amour ési un vrai'~ "II existé aussi dans ~Kommeûhë ihchhatioh à servir de ta vient ta chevàterië des Françàts < un servage~ ¡" "Au théâtre) îeplàisir'de l'cett et de FôrciUë limitc'beau-coupJarenëxiôn. > r, L'expérience peut s'étendre a'l'innhi; ia'thcorie ne peut de nieme s'ëpurër~ et se perfectionner t a l'expérience) le inonde est ouvert dahS.toutes les directions~ là theorie'reste enfermée v dahsteshmitës des facûUés humaines. C'est pourquoi toutes tes conceptions doivent reparaitre, ht it arrive ce cas étrange, qu'au moment où t'cxpérience a pris une extension nouvelle, .e une théorie borhée peut reprendre faveur.

C'est toujours le thème monde qui est ouvert a l'observation, qui estcontempld ou deviné sanscessC) et ce sont toujours les memes'hbmmes qui vivent dans le vrai ou le faux, dans le der-nier plus commodément que dans le premier.

La vérité répugne a notre nature, mais non l'erreur) et cela par une raison fort simple: la vérité demande que nous nous reconnaissions pour des êtres bornés ~l'erreur nous berce de l'idée que, d'une manière ou d'une autre, nous sommes infinis. Voici bientôt vingt ans que tous les Allemands font de la philosophie transcendante s'ils viennent une fois à s'en aper-cevoir, ils devront se trouver bien étranges.. Que des hommes se croient capables de faire encore ce qu'ils ont pu faire, la chose est assez naturelle; que d'autres croient pouvoh'cequ'iisn'ont jamais pu, c'est unechose étrange) mais non pas étrangère.

Dans tous les temps, ce sont les individus seulement qui ont fait avancer la science, ce n'est pas le siècle. Ce fut le siècle t. Pensée de Bussy-Rabutin, que GOtitha cite en français. qui fit .pdrir Socfàte pap:Ie pcusoh; ce fût le siècle qui brûla Jean Huss; les siècles se son~ toujours rM~ La Vrâiesymbolique .es~CelIe où~Ie ~particultcr représente le gênerai non comme un reYe et une ombrer m?!~ comme la ré-vëlation vivante et a'ctuelle~d~

TQutidpat,'aUssno<qu~ dévorer ëUëreel'ét tui-iheme. C'est ainsi que te crédit (papier-monnaie) dévore e~Jui-m~m~e~rarg~ ,La supériorité est souYehtqualtMéed'ëg~~ Aussitôt que les bonhes œuvres et leur m~ ~'viehnent :,à cessër;à senttm'ëhtaiite'! prend leur place chez les p'rôtëstants. C'est exacfcmeni comme'si i'on était capàbte soi-même, lors-qu'on peut recourir a ùn'bon'cbnseH. r Les devises pnt'trait a ce qu'on n'a~ pas et & quoi rôh aspire. Comme de'juste/hous le plaçons toujours devant nos yeuXt.- .ï:

.K Celui qui ne yeùt pas, a lui seut,s6û!evër~une pierre, là laissera'parterre/mcme ayant un secdnd< Le despotisme encourage l'autocratie de chacun, attendu que} du haut jusqu~en bas, il impose & l'individu la'rcspônsà-biii(c,et développe ainsi t'ac(!vitëau'p!us'hautpoinf. Tout ;spinôs!sme dans la iproductioh poétique devient-ma-chiavélisme dans larenexion..

H'iaut payer cher ses erreurs, si l'on veut s'en délivrer: après quoi l'on peut encore s'estimer bien heureux. Autrefois, quand un littcratcur'allemand voulait dominer sa nation) il n'avait qu'à lui faire croire qu'il y avait la quelqu~ùh qui voulait la dominer. Oh était d'abord si intimide, qu'on se laissait rcgenter.par le prcmierYonu.

A'H/ rerM~ Mor~tt~ <a~ ~<a<))~ nc/?xa;t<nt &s< ~MHtpo-- M~~aMon~ua~ttt'a'a't °~ Hest aussi~des artistes de mauvais aloi) amateurs et spé-culateurs .ccùx-1~ cultivent l'art pour l'amusement, ceux-ci pour le gain.

fêtais naturellement sociable; aussi ai-je trouvé des colla-borateurs dans de nombreuses entreprises, et, a mon tour, je 1. Tacite, ~tinafM,XHïj xiï. La citation n'est pas teïtuoUe. me suis fait leur collaborateurs pab la'j'ai obtenu le bonheur de me voir cohtmuer de.vivi~ en'eùxet eux en~ L ,) Toute; mph~activitë inténeure :s'est produite comme une heuristique ~i~ante)qùi)~ reconnaissant une r~glë inconnue'~ Í pressentie, s'eS~rce de la trouver dans le monde .extéHeur et del'yintToduire~ i~=. r !1 y a une, réuéxipn entho~staste .qui est du plus grand prix~ pourvu.qu~n ne selaisseipas ehtramer par/eHe. C'est Mcoleaieme, c'est eHe seule', ,qui est la véritable école préparatoire.r''f:i; /iren,estdere)~ur;~l'ëgard;d cOinme'dû'sônulleil al~gard.de la.vetlle ;'fai 'observé qü'on :,rèvÎfint 'comme; ra-fratcluderër~eu~ÂtaYënt~i'~ ¡" Chacun spuarelorsqu'it ne travaille'pas pour iu~meme on travaille poUr les autres aSh de jouir avec eux. Le çpmprëhensiHe;se rapporte a la ~cuttë sensitive et à l'mtelligençe lui se rattache la çonvehancë, qui 'est intime-ment unie la bienséancei mais la convenance est relative a un moment particulier eta des.ëirconstancesdeterminëesi Nous 'n'apprenons véritablement qu'avec !les livres que nous ne pouvons; juger ~l'auteur d'un livre que .nous pourrions juger deyrait apprendre de nous.

G'est.po~rquoi la Bible est un livre & jamais cMcace; car) aussi longtemps .que le, monde ~existera) personne n'osera se lever et dire ;< Je la saisis dans son ensemble et je la com-prends dans; ses détails. fPûur nous ,<neus disons modeste-ment t.* Elle est vénérable dans l'ensemble et applicable dans tesdétails. Jt Tout mysticisme est iranscendantaL et détache de quelque objet que l'on croit laisser derrière soi. Plus grande et consi-dérable était la chose a laquelle on renonce plus riches sont les œuvres du mystique.. v La poésie mystique de l'Orient a par, conséquent ce grand avantage, que la, richesse du monde, re)etée, par. l'adepte~ ne cesse pas d'être à sa disposition il se trouve donc toujours: au milieu de l'abondance qu'il délaisse, et s'enivre des jouissances dont il voudrait bien s'affranchir.

Il ne devrait pas exister do mystiques chrétiens, puisque la religion elle-même offre des mystères aussi se 'perdent-ils toujours dans I'abstruS)'dâns i'at)~ dÜfWjét{t', v ~'``' Un homme d'esprit a dit.que le mystictsm~~ là diatect!qUeducœur/et'de ta~en etsi séduisàht~parce qu'il met sur lé tapi~de~ l'homme ne serait jamais parvenu par la voié''ordihàire' de l'entenden~ëntt'de'Ia! raison èt~ sent le courage et là force de l'étudier, sans se laisser étourdir, qu'il s'enfonce, s'il lui platt, dans ce~ahtre de trophomus, mais a ses risques et périls.

Les Allemands deVraieht s'abstenir durant trente ànnëës ~de prononcer le mot GËMUTH alors GEMUTH~rëprendra~tpe à peu une nouvelle vie aujourd'hui il hë signifie* a~tre'chbse qu'indulgence pour nos propres iaiblessës' et~ pour cëues d'aUtrui.

Les pr~uges des hommes reposent sur iëcàractèrë~dë cna-euh, aussi les préjuges sont-ils intimement tuns avëc~la~ con-dition et tout a fait invincibles; Ni l'évidence'' ni l'esprit hi la raison h'ontsur'eux lamôindrëinnuehcë.

Certains caractères font sbuveht~e~àfaiblëssë~Ûhë loi. Des Itommes expérimentés ont dit < La prudence derrière laquelle se cache la peur est indomptabJel Les hommes'faibics ont souvent dés idées révolutionnaires ils s'imaginent qu'ils'se trouveraient bien de n'être pas gouvernés; et ne sentent pas qu'ils ne sauraient gouverner ni eux-mêmes ni les autres.

Il en est de même aujourd'hui des artistes allemandsMa branche de l'art qu'ils ne possèdent pas, ils déclarent qu'é!!6 est nuisible et qu'il faut la couper.

Lcsenscommun est pur~ a sa naissance~ chez les hommes de constitution saine il se développe de lui-même 'eÏ se mani-feste paruno perception et un discernement décidée du néces-saire et de l'utile. Les hommes et les femmes pratiques s'en servent avec sûreté. S'il fait défaut/les deux sexes tiennent pour nécessaire ce qu'ils désirent et pour utile ce qui leur platt.

Tous les hommes/dès qu'Us parviennent à la liberté,

t. "Sentiment. "On prononce Cx~n))~. donnent carrière à leurs défauts, les forts à l'exagération les (aiblésalanégiigehce..

La lutté de ce qui est ancien, de ce qui dure et persiste avec le développement, la réforrnatipn et là transformation est If même dans tous les temps. L'ordre fmit toujours par athener le pédahtisme spourse délivrer de l'un on détruit l'autre; et il se passe du temps avant qu'on s'aperçoive que l'ordre doit être rétabli. Classicisme et romantisme) entraves des corporations et liberté de l'industne~ maintien et niprcetlemëht de ia pro-priété foncière c'est toujours le même conflit, qui finit par en produire un hôuvéaur Ce que le prince pourrait faire de plus sage serait done de modérer cette lutte, de manière a main-tenir l'équilibre sans que l'un des principes fût détruit mais cela n'est pas donné aux hommes~ et DieuSemble aussi ne pas le vouloir.

Quel est le meilleur système d'éducation? Réponse celui des Hydriotcs. Insulaires et marins~ ils embarquent bientôt leurs jeunes fils avec eux et les forment par degrés au service. Ues que les enfants se rendent utites) ils ont part aux prontS) et/delà sorte, ils s'occupent déjà de commerce) d'échange et de butin. Ainsi se forment des cabotiers et des marins excel-lents des marchands habiles et des pirates intrépides. On com< prend que d'un pareil peuple il puisse sortir des héros qui attachent~ de leur propre main/le brûlot destructeur au vais-seau amiral de la notte ennemie.

Tout ce qui est excellent nous cause un moment de géne/ parce que nous ne nous sentons pas a sa hauteur c'est seule-'ment quand nous lui avons fait place dans notre culture, quand nous l'avons approprié a nos forces morales et intellectuelles, que nous savons l'aimer et l'estimer.

Il n'est pas étonnant que nous aimions tous plus ou moins la médiocrité, car elle nous laisse en repos; elle nous cause lo sentiment agréable qu'on éprouve à vivre avec ses égaux. C'est peine perdue de critiquer le trivial, car il restera le memeétcrncllemcnt.

Nous ne pouvons échapper a une contradiction qui est en nous-mêmes nous devons chercher la lever. Si les autres nous contredisent, cela ne nous regarde pas, c'est leur affaire.

COETHE.–) 1 28 Assez de bonnes et d'excellentes choses existent dans te monde eh même temps mais cites ne se touchent pas. Quel est le meilleur gouvernement? Celui qui nous apprend à nous gouverner nous-mêmes.

Homme de mériter tu ne peux prôfesse~~ comme la prédi-cation ordonnée par nôtre état social, professer est vranncht utile) quand la conversation et là < catéchisauôn s'y asso-cient, comme !a chose se pratiquait dans l'originel mais tu peux enseigner', et tu enseigneras, pourvu que le fait vivifie le jugetnentetlejugémentleiait.

Il n'y a rien & dire contre les trois unités ) quand le sujet est très-simple tmais, dans l'occasion, trois ibis trois unités, heureusement entrelacées, produisent un effet tr&s-agréàble. Quand les hommes se tratnent dans la société des femmes, ils sont filés jUsqu~au bout, comme on dirait une qucaoui)!e. Il peut arriver que des événements publics ou particuliers fassent cruellement sentir a l'homme les coups du fléau, mais, quand la rigoureuse destinée bat les gerbes pleines, elle M froisse que la paille; les grains n'en sentent rien et sautent gaiement sUrl'aire~ sans s'inquiéter de savoir s'ils iront au moulin ou dans lés nouveaux sillons.

~cn de FfM~/tam, ouvrage de la jeunesse de Shakspeare. Modelé sérieux et pur de conception et d'exposition sans au-cune trace de prétention a l'enët parfaitement dramatique, (outàïaitantithéatrai.

Les plus excellentes pièces de Shakspeare manquent c~ et la de facilité elles sont quelque chose de plus qu'eltM ne devraient être, et par la ni6meelles<annonccnt le grand poëtc.

Si vraisemblable que soit l'accomplissement, il admet encore un doute aussi l'espérance, quand elle se réalise, surprcnd-ct!e toujours.

Il faut avancer quelque chose aux arts de tous les pays; l'art ~rcc est le seul dont on reste toujours débiteur.

t~ .supcrta /brmae, belle expression de Jean Second. La sentimentatité des Anglais est humoristique et tendre, t. DOORE~. 2. LEURENt. cc!!c des Frayais populaire et larmoyante, celle des Atlemands naïveeteréalistè." JI L'absurde, présenté avec goût, excite la répugnance et l'ad-miration.

On a dit de la bonne:compagnie quelle mstruit par sa con-versation et qu'ellèfbrme par son silence.

Ouelqu'un disait d'dn;pocme remarquable, dont une~fçmmt ctaitràuteur, qu'ji yavàit; d'énthotisiasime, plus de caractère .que de fortdjj;p!Us;;de rhétorique que de poé-sie, et) en sôhimefquetqueçhqse de Yfrnt.

11 n'est rien dé.plus ef!rayant que l'ighprahce .agissante. H iaut tenir;à distance l'esprit et la beauté/si l'on ne veut pasdcYenir!curesc!aye. .=.. .i Le mysticisme est ta scoiastique du cceùr, la dialectique du senti!nent/ s On n~énage les viciitards çpntme pn ménage les enfants. I,e vieillard perd un des droits de l'homme les plus considé-rables il n'est p!usjt)gé par ses pairs.

Il m'est arrivé dans lés sciences là même çhpse qu~a l'homme qui se levé de grand matin~ et qui, dans le crépuscule, attend l'aurore, puis le soleil, avec impatience) et~ quand l'astre pa-ra!t,sett'onyeéMôui< On dtapute et l'on disputera beaucoup sur t'avantage et l'in-convénient de répandre ta Sibte. Pour moi, la chose est claire ta Bible nuira, comme jusqu'à présent, si l'on en fait un usage dogmatique et fantastique; elle sera utile, comme jusqu'à présent) si on la reçoit comme nourriture de l'esprit et du cœur.

Les grandes forces primitives, développées de toute éternité ou dans le temps, agissent irrésistiblement, propices ou funes-tes, selon les chances du hasard.

L'idée est éternelle et unique; nous employons aussi le plu-riel et nous avons tort tout coque nous. percevons et dont nous pouvons parler, ne sont que manifestations de l'idée; ce que nous exprimons sont des notions, et, dans ce sens, l'idée e!!e-mcmeestunenotion.

Dans l'esthétique on a tort de dire l'idée du beau. Par là on isole le beau, qui ne peut cependant être conçu isolément

PRUS~ËS.

On peut avoir du beau une notion, et cette notion peut être communiquée.

M manifestation de l~idéé, cbrhme ayant lé caractère du beau, est aussi fugitive que la manifestation du sublime) de l'ihgé-nieUx; dti gat~du risible :c*est la raison pour laquelle il est si difttciléd'én discourir.

Oh pourrait donner un enseignement 'vraiment esthétique, si t'en passait avécseséleves devant fouace'qui est digne d~etre sentie bu si ôh le léùrprôduisàitaàna le moment qu'il est a son plus haut période, ci~qu'iissont eux-mêmes le plus accessibles a l'impression. Mais, coMmé cette condition ne saurait être remplie, le professeur devrait mettre tout son orgueil a rendre tellement vivantes chez ses élevés les notions dé manifestations nombreuses) qu'ils devihssentàccessiblësa toutce qui est bon, beau, grand et vrai, pour l'embrasser avec joie, lorsqu'il se présenterait a eux dans le moment favorable. Par la, l'idée fondamentale, dé laquelle tout dérive, prendrait chez eux, & leur insu, une forme vivante..

Quand on observe lés hommes cultivés, on trouve qu'ils ne sont accessibles qu'à une seule manifestation de l'être pre-mier, ou du inoins qu'à un petit nombre, et cela peut suffire. Le talent développe tout dans la pratique, et il li'a pas besoin de prendre connaissance des particularités théorétiques le musicien peut, sans inconvénient, ignorer le statuaire, et réci-proqucmchtt

M faut tout concevoir d'une manière pratique, et viser par conséquent a ce que les manifestations analogues de la grande idée, en tant qu'elles sont produites par des hommes, agissent convenablement l'uhesur l'autre. La"peinture, là plastique et la musique sont indissolublement liées; cependant l'artiste voué a l'un de ces arts doit veiller a ce que les autres ne lui fassent pas de tort le sculpteur peut se laisser séduire par le peintre, le peintre par le mime, et tous trois peuvent se trou-bler tellement l'un l'autre, qu'aucun ne demeure ferme sur ses pieds.

Un réalité,' la danse mimique serait fatale & tous les arts plastiques et a bon droit heureusement le charme sensue) qu'elle produit est fugitif, et, pour charmer, il faut qu'elle exa-gerë~ heureusement aussi, cela rebute d'abord les autres ar-tistes; toutefois, avec de ta prudence et des précautions, ils peuvent apprendre d'elle beaucoup de choses.

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