SEPTIÈME PARTIE
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-j~ii:. ..L ,i, La première et la'dernière' chose qu'on exige du génie) c'est l'amoUpde~aYérité. r Celui qui ést'et qui reste vrai'cnVcrs'IUi~méme et les autres possède le plus bel attribut des grands talents. Les grands talents sont le plus beau thoych de réconciliation. Le génie exerce une sorté'd'ubiquité, en gênerai, aVaht l'ex-penence~enparticulier~après.
Un scepticisme actif s'etTorce sans relâche de sc~àihcrc IUi-même; et~ par une expérience réglée) de parvenir a une sorte decertitudecohditiohhene..
Lé trait gênerai d'un pareil esprit est la tendance a recher-cher si a tel ou tel objet convient rëeHeinéht tel ou te!attribut, et l'on se livre a cette recherche afin de pouvoir appliquer, avec sûreté, dans là pratique, ce qu'oh a reconnu comme fonde. Ce qu'il y à de plus exceUcht au monde est une vive intelli-gencé, qui s~àitache, dans un but pràtique.'a ~bbjët te plus ~s proche.
'La perfection est la loi du ciel, la tendance a la'perfection, la loi de l'humanité." J> Ce ne sont pas seulement les facultés innées, mais aussi les facultés acquises, qui constituent l'homme.
L'homme est sumsamment pourvu pour tous les vrais be-soins terrestres, quand il se ne~a ses sens et les développe de telle sorte, qu'ils ne cessent pas de mériter sa confiance. Les sens ne trompent pointa mais le jugement trompe. On ne conteste pas a'là vue'qu'elle sait apprécier la distance des objets qui se trouvent à coté et au-dessus les uns des au-tres mais on ne veut pas le lui accorder de ntéme, lorsqù'ils sont les uns derrière les autres.
Et pourtant l'homme~ qui n'est pas supposé stationnaire) maismobile.rëcoit, dans ce cas, la leçon la plus sûre par le moyen des parallaxes.
A bien considérer là chose, la doctrine de l'usage des angles corrcspohdahts se trouve ici comprise.
L'animal és~ instruit par ses organes; l'homme instruit les siens et les gouverne.. i~/ Ahaxagore enseigne que tous les ànimau~ ont la raison activer mais non là raison passive) qui est comme l'interprète de l'esprit. CARACTËRË jmF. Énergie) bàsede tout.Tins immédià~ un juif, même le plus chétif et le plus petite qûi'ne trahisse ùn6 tendance prononcée, une tendance terrestre~ temporelle) ac-tuelle. < ~j.
La langue des juifs à quelque chose de pathétique. Toute provocation immédiate a l'idéal est dangereuse) surtout quand oh l'adresse aux femmëletteSt D'une ~manière ou d'une autre tout homme marquant s'entoure~ d'un sérail plus 'ou moins esihetique,moraletreltgieu~- Toute grande idée qui se produit dans. le. monde comme un' évangile~ est, pour le peuple encroûté et pédant, un scandale, et, pour l'homme d'une'culture étendue; mais superiicicllé, une.folie< '?.
Chaque idée se produit ~comme un h6te étranger) et, lors-qu'elle commence a se réaliser, il est diMcile de la distinguer d'une fantaisie et d'une rêverie.
C'est la ce qu'on a nommé, dans le bon et le mauvais sens, idéologie, et c'est pourquoi l'idéologie était si antipathique aux hommesdu jour) pratiques etexpéditifs.
On peut reconnattre l'utilité d'une idée, et pourtant ne savoir pas l'utiliser parfaitement.
Je crois un jûieut c'est une belle et louable parole mais reconnattre DieU) où et comment il se révële~ c'est proprement la béatitude sur la terre.
Keppler disait < Mon suprême désir est de voir aussi inté-rieurement, de voir également au dedans de moi, ce Dieu, que je trouve partout dans le monde extérieur. Ce noble esprit, sans en avoir conscience) sentait qu'a cet instant même, le prin-cipe divin qui était en lui se trouvait dans la plus intime liaison avec le principe divin de l'univers. La raison critique a r~eté là preuve; téléologique d6 l'exis-tence de Dieu i soit! mais ce quin'a pas de valeur comme~ prettvè, doiten avoir pôUrhôûs~ comme sen~~ iIiv~q~i i de nouveau toutes les'pieUsës tentatives de; cëjgenï'e, ~depuis la &rM<o!~p!o~~us~û~ la ntp/tot~o~ PpUrrions-nous ne pas sentir, dans l'éclair, le tonnerre et là tempête, le .voisinage; (ruhe'puissancë sup~neure? et dM P~~fù,l~ ?fl~~h,i dans les tiëdes baleines de la brise, un être aimable qui vient à nous?' QuËSTioN. QÙ~esi-ce que là prëdest!natioh?; REPONSE. D~eu est plus puissant et plus sage que nôUs~ c'est pourquoi il fait de .` Musse!ons6hp!àtstrt LivREs APOCRYPHES. Il serait Intéressant de recuetiHr encore une fois ce que l'histoire nous fournit dëj~sUr ce sujct/et~d~ tnohtrër que ces livres apocryphes, dontles églises furent inon-dées des les premiers siècles de notre ~re, et dont hotrc canon est encore infesté, sont la véritable cause pour làquëUe~ a au-cune époque de l'histoire ecclésiastique et politique~ le christia-nisme n'a pu se développer dans toute sa heaUté et sa pureté. Le mal incurable de ces disputes religieuses consiste en ce, qu'un parti Yëut ramener a des contes et a de vains mots le plus haut intérêt de l'humanité~ tandis que l'autre songe a l'établir sur une basequi n'inspire de connauce à personne. La tolérance ne devrait être proprement qu'un sentiment transitoire; elle doit conduire à la reconnaissance du droit. To-lérer c'estoffenser.
La foi, l'amour et l'espérance sentirent un jour. au fondde leur être, dans une heure de calme et dé sympathie, une impul-sion plastique; ils se mirent a l'œuvre.ensemble et produisirent une aimable ngure~ une Pandore, dans un sens plus .élevé, la patience.
« J'ai bronché, sur les racines de l'arbre que j'avais planté. Celui qui a dit ces. paroles doit être un vieux forestier. Une feuille poussée par le vent semblé souvent un oiseau. Un chameau teigneux'porte néanmoins la charge de bien des ânes.
t. B~wu),tonne[re;'<tt0 (en composition), netge. Le moiheau'sai~irc~ qUc'pënsb' !a'cig6ghe! i~ Où les laMpes brûlent~' il y a des taches d'huile où les cierges brûlent,il ~y'a des mouchées les flambeaux du ciel brillent seuls pUrs et sans tachei r Celui qui manque Ïa'première boutonnière ne réussit pas & bobtonner.
Un enfant qtii s'est brale craint te feu un vieinard que le ieu a souvent grUtecraint~~ chaùuër. i Le présent ne mérite pas que nous fassiohs'qUelque chose pour ]ut) carccqutexiste'peutdisparanrcbnun moment. C'est pour le passe 'et l'aYenir que hoûs devons travailler :'poUr le pass6, afin de rcconnaMrc ses mérites; poUr l'avenir} ann de chercher aluidohher plus dé Valeur.
Que chacun se demande' avec quet instrument, ;lc cas étant dônhe, il pourra agir et !I agira en efTet sur son temps. r, Que' persbnne~h'imaginc qu'on l'ait attendu comme un saû-- Vcur..
Le caractère) dans les grandes et les petites choses) consiste à ce que l'homme s'applique avec persévérance a l'ceuvrc'doht ilsesentcapahle. ` Celui qui veut et qui doit déployer de l'activité n'a qu'~ con-sidérer ce qui convichi au moment, et) par !a) il vient a bout de sa tache sans difucultci C'est l'avantage des femmes,si elles le comprennent.
Le moment est une espèce de public: H faut le tromper, afin qu'il croie que l'on fait quelque chose. Alors il nous laisse agir et poursuivre en secret l'oeùvr6qu!'fcra l'admiration'de la pos-térité.
11 y a des hommes qui mettent leurs connaissances a là place du discernement..< En conséquence des violentes.agitations qu'ils ont éprouvées, il y a quelques t:tats chez lesquels une certaine exagération s'est développée, dans toutes lés directions, en ce qui touche l'en-seignement combien la chose est nuisible, on le sentira plus généralement dans la suite, mais des directeurs hahilesf et consciencieux l'ont parfaitement reconnu des a présentt Ces hommes excellents vivent dans une sorte de désespoir, parce qu'ils regardent comme inutile et pernicieux ce qu'ils doivent enseigner 'et'propager scion la teneur dé leur office et 'des règlements.
Itn'es~'nen de'plu~s'tris~~ al'absolu''danscemond~ ':ès~l{iliŒU~ili)ékt~mnité}Ê\Îf ~~fubiè pcut-~tre, en cette année 1830, plus déplacée quejamàis. ¡': i AYanr!a~ë%iut!on~ ~iHHîHÓhlllprM; toHtse' tra~s-forma'6n'ex)gënces~ 'J DeMYoir'si une hatton'peu~t mûrir, c'est u~ 't"t\ -<rîff .i-t~.<, ~i't~î-~f-' ~~f~t'f~tjt't~~i~f~ï~t ·1 Je répondrais oui, si tous tes hpmtncs pouYatent nanre âgés de trente ans': mats,c6mn~e là' je~nesse~séra'toujours p'resoMp-tueusé et ta vieitiesse Ittmjtde, l'nbmme est toujours a'!a'gène bntreTd~ ét``il d~v't:Íl¡~: tÁhl bién qùemat,'s'ârrahgeretset!rë~ ` Cequi s'imprime dans tes gazettcs'd~~ prôduttpasuh'boncnet, parce qùet~ ~'6n parler. Ce que tes libéraux pubttent se iatt"touJoùrs1~ parce que le gouverner ne pouvant agir, veut du moins pouvoir user de !a pàro!6. K Qu'its chantent poUrvu qu'ils payent disait Ma-zarin, comme on !ut montrait des couplets satiriques au sujet d'un nouvel imp6t. ` Si l'on est resté quelques mois sans tire les journaux, et qu'ensuite on les lise eh masse, on reconnaît ehnn combien de temps oh perd avec ces papiers? Le monde" Mt''touj6urs divise en partis il l'est surtout mamtenant,et, d~~ s~uanon indécise, le'gazetier earesse plus bti mqinsTûn ou l'autre parti, et nourrit de joUr en jour l'inclination .bu l'antipathie secrète, jusqu'au moment Ou la décision arrive chnn, et ou l'on est en extase devant le fait accompli, comme devant une divinité. Quel avantage ce serait dans la vie, si l'on pouvait s'aperce-voir plus tôt, si l'on apprenait a tcmps~que l'on n'est jamais mieux avec sa maitresse que lorsqu'on loue son rival (Alors le cœur de la belle s'épanouit) tout souci de vous blesser, toute crainte de vous perdre disparaissent elle fait de vous son con-fident, et vous vous persuadez avec joie que c'est à vous que le fruit de l'arbre appartient, si vous avez assez de bonne humeur pour abaudonn'cr aux autres les icuilles qui tombent. On regarde comme la femme la meilleure celle qui, au défaut du perc/est eh état do le remplacer auprès de ses enfants. La vanité est .une. passion de gloire personnelle t ce n'est pas poùrsës qualités, ses mérites, ses actions, que l'homme vain veut être estimé, honoré, recherché c'est pour sa propre per-sonne aussi la vanité convient-e!!e surtout à une beauté h-ivole. 'v)r,' Un homme Y~f, mécontentée la condutte d~ùne d~ne,'8'écria: Je YôudràisTépoùser, seulement aHn dé pouvoir On n~a reproché, avec une aimable et gracieuse .vivacité, .).r' i~ .)~~t.ju;~j~)'f.tP~ :t- ;n.)' dexpnmer plus yplontters mes idées sur. les littératures étràn-gëres que sur la hotre et c'est pourtant~uhe chose to(tte'hàtu-- *t -ii' "t ,),).
reiïe ou bien les étràngersnapprènnënt pas cequejedis sûr leur compte, ils ne s'en mquieteht pas, 'oti bien tts le soufrent doucement oh n'est pas impoli de loin mais, de près, il faut, comme dans la bonne compagnie, ne rien avancer d'offensant or, toute d~apprpbatfon est considérée cq~ une offense. Le classique est ta saht~, !e romantique la maladie.. Ovide resta classique môme dans l'cxit il chërcheson mal-heur, non pas en lui, mais dans son éloignement de la capitale du monde.
Le romantisme a déj~ disparu dans son abtme i après lés hor-ribles productions des derniers temps, il ne semble guère pos-sible de descendre plus bas.
Les Anglais et les Français nous ont surpassés en ce genre: des corps qui pourrissent tout vivants, et qui se complaisent dans l'observation déta!ll~e de leur décomposition; des morts qui demeurent en vie pour la perte des autres, et qui nourris-sent leur mort sur ie vif. Voil~ où nos faiseurs en sont arri-vés. Dans l'antiquité, ces phénomènes apparaissent seulement comme des cas très-rares de maladies t, chez tes modernes ils sOntdevenUsendémiquesetépidémiques.
La littérature ne se corrompt que dans la mesure où les hom-messe.corrompent.
Que dire d'un temps où l'on doit porter envie aux morts ? Le vrai, le bon, l'exçeHent, est simple et toujours sonblablëà lui-même, sous quelque forme qu'il apparaisse l'erreur, au contraire, qui provoque le blâme, est infiniment variée et di-verse en elle-même elle n'est pas en lutte avec le bon et le vrai seulement, mais elle se combat aussi, elle se contredit elle-n~emè; c'est pourquoi) dans chaque littérature) les exp du blâme doivent l'enaportersurcëlles~~ ÍlélÕge, Chez les Grecs~doht la poésie et la rhétorique ëtaientsi~ et ppsittyes, l'approbatton.se rcn~ souvent qUela dés-approbattoh chez les Latins, c'est le contraire, et, plus la poésie et l'éloquence dégénèrent, plus le blâme se développera et t'élogësereduira.
H y a des~enthpusiastes empiriques) qui apprécient les bonnes prodûcttOMs nouvelles avec jusdce) mais avec extase, comme si autre chose excellente hé s'était jamais vue. SÂcôuNTAtA/0'est ici que le poète àpparàitd~ sublimer Comme réprésëhtaht de la condition la plus hatureUe) des mœurs les plus douées, delà tendance morale la plus pure, de la plus'digne majesté et de là plus sérieuse piété, il peut risquer des contrastes vulgaires et risibles. !!ENRi IV DE SHAKSPEARE. Si noUs avions perdu toUtcequ'on ajamais écrit en ce genre etqui nous est parvenu, on pourrait rétabiir partaitement la poésie et la rhétorique au moyen de cet ouvrage.
EuLËNSPlËGEL'. Toutes les principales plaisanteries du tivre roulent sur l'idée que tous les hommes parlent au ugUré, et que Hulenspiegcl prend ce langage a la lettre.
MYTHOLOGIE. LMa'c (~ cM~nce*. Quand on traduit,H faut aborder mémo l'intraduisible mais c'est alors seulement qu'on s'aperçoit que là nation, que la langue, sont étrangères. t-es sujets qui intéressent le plus le sentiment comme la rai-son, l'expérience comme la réflexion, on ne doit les traiter que de vive voix. La parole prononcée expire aussitôt, si d'autres, appropriées a l'auditeur, ne la maintiennent vivante. Que l'on observe seulement ce qui se passe dans la conversation si la parole n'arrive pas déjà morte a l'auditeur, il la tue aussitôt par les contradictions, les définitions, les réserves, les diversions, les écarts et les mille incongruités de la conversation. La parole 1. T)'t< Eu~Mpt~tt est un roman du genre picaresque, de la 6n duquin~ z~me siècle. U est encore poputairo en Attemagno. t:utensp!e(;et (d'où est venu, par corruption, nûtro mot Mpt'~fe) est le type des ouvriers vagabonds i sa vie et ses extravagances sont le sujet du livre.
2. Goethe a eiDpto)'6 tes mots français. écriteestcncdreplusnMihéurëuse. Personne ne vcu~ H~¡f'qUè. lescitosës auxquelles'il-ës~ en qUcl~Ue'ma~~ c'est ce qui est connue familier, qu'il demande sous une forme difrérente~Mats~es écrits ont l'avantage'dedûrer'et~d~ pOU\'oir attendre le'jour où ilIeUrsë'ra donhéd'agiri i Le raisonnable et ce qui ne l'est pas sont également sujets~ à lacohtradictton.
Ce qu'on exprime de vive voix doit etre'Voué au présen~au moment~ ce qu'on écrit, il faut !e vouer a l'avenir, ula'posté-ritë. "t'i':
La dialectique est le développement de l'esprit de contradic-tion, qui fut dohhé a l'homme pour lui apprendre a'aistitigùer la diu'érchcc des choses.:
Hntre personnes véritablement animées des mêmes senti-ments, la discorde ne peut être de longue durée~on~nit tou-jours pat* se retrouver d'accord mais, quant aux'personnes animées de sentiments contraires, on essaye vainement de s'accorder avec ëUcs; t6t ou tard on' arrive toujours ~a M rupture.
Nos adversaires croient noUsréfutcr, quand ils reproduisent Icuropiniohsansprcndregardca!ah6tre. ` Ceux qui disputent et contredisent devraient'réfléchir quel-quefois que tout langage n'est pas inteUigibic pour chacun; Et toutefois chacun n'entend que ce qu'il comprend~ Jcm'attcnds bien'a ce que plus d'un lecteur me'contrëdira; maiscnnn il devra laisser subsister ce qu'il aUra 'devant lui noir sur blanc un autre m'approuvera peut-être, en me lisant dans le mOnë exemplaire.
Le vrai libéralisme sait rendre justicCt I~t tache dimcile imposée aux hommes progressifs est de rc-connattre !es mérites de leurs contemporains plus âgés, sans se laisser entraîner par leurs défauts.
Il y a des hommes qui ruminent sur les défauts de leurs amis cela ne mené a rien j'ai toujours pris garde aux mé-rites de mes adversaires et j'en ai profité.
11 y a beaucoup de gens qui s'imaginent que, ce qu'ils ap-prennent, ils le comprennent aussi.
Le public veut qu'on le trait': comme les femmes, auxquelles
PËNSÉMS.
il ne faut absolument rien dire que ce qu'il leur plàtt d'en-tendre.
A chaque Age de l'homme correspond une certaine philos~ phie. L'enfant âpparaM comme réaliste, car if est aussi persuadé de l'existence des poires et des pommes que de là sienne te jeune homme,'assailli parsës passions, aoit.pdrier ses regards sur lui-même, se 'pressentir it passe a l'idéalisme," eh re-. vanche, l'homme' fait a tout sûjéi de devenir'sceptique: il a raison de douter si le moyeh~qU'tl a choisi pour arriver âU but, est bien celui'qu'il devait choisif .avant ~'action, pendant I~ac-uon, il àtoutlieu de tenir son esprit en haleine~adh de n'avoir pasëhsUitëTs~àmigër d'un mauvais choix; de son c6~ teviéH~ lard s'attachera toujours au 'Mysticisme il voit qUe miUc choses semblent dépendre du hasard, que la déraison réussit, quela raison échoue) :qùë les biens et les maux se mettent sou-dainement en ëqUi!ibre: tel est le monde, ici il fut, et le grand ~ge se repose en Celui qUi est~qùi fut et qui sera. lorsqu'on vicilht, on 'doit, avec réHexion) faire halte a Un certain degré..
Il sied au vieillard de ne suivre la mode ni dans la manière de penser ni dans la façon de se vêtir.
Mais il faUtsavoiroùl'ônestet où les autres veulent aller. Ce qu'on appelle mode est une tradition momentanée toute tradition entraine avec elle Une certaine nécessité de s'y con-former.
On s'est longtemps occupé de la cntt~xc de /a t'at~t.' je vou-drais une cr~tgue~M 6o)t M?M. Ce serait pour l'espèce humaine un véritable bienfait, si l'on pouvait montrer au sens commun, jusqu'à produire la persuasion, le point auquel il peut at-teindre, et c'est justement autant qu'il faut pour les besoins de !avie.
< A bien considérer la chose, toute philosophie n'est que le sens commun en langage amphigourique. i
Le sens commun, dont le véritable domaine est la pratique, ne s'égare que quand il se hasarde à résoudre des problèmes plus élevés~ en revanche, une haute théorie sait rarement se démêler dans la sphère où se déploie et agit le sens commun.
En cfl'et) si l'on met do côté les problèmes qui ne peuvent
GOETHE.–t 1 M
PËNSÉRS.
être résolus que d'une !Hanicrc dynamique) bientôt les expli-cations mécahiqucp reviennent a. l'ordre du jour. En ce qui; touche la pratique) l'inexorable esprit est raison, parce que vis-vis de l'esprit ,1'afÏaire principale de la raison estderendrel'espritmexqrable.
Tous les empiriques sont a~ la poursuite de l'idée,.et ils, ne peuvent la découvrir dans la'divcrsité~ tous les théoriciens la cherchent dans le divers, et ilsnèpeuyeht;l'y trouver.~ i Cependant l'un cf l'autre .se rencontrent dans la;vte, dans l'action) dans l'art. On l'a dit bien souvent) mats peu de gens sàYeht.cnprô(!ter. h' L'homme qui pense se trompe surtout lorsque! s'énquie~t de la cause et de l'effet. L'un et l'autre forment ensemble l'indi-visible phénomène. Qui sait le reconnaître est sur le Vrat chemin de l'action) de là pratique~ La méthode génétique npUs conduit déjà par de meilleures voies, mais elle est encpre,insufnsantc: Tous les hommes pratiques veulent;mettro le monde au ser-vice de la main tous les penseurs veulent qu'il soit au service de la tête a quel point ils réussissent les uns et les autres, c'est à eux d'y $ohger. 1" j; LES REALISTES. Ce qui n'est pas encctué n'est pas demandé. Les iDË/~isTEs. Ce qui est demandé ne se;peut cfïëctuer aussitôt.
Chose étrange t qu'on ne s'ayise justement de penser qu~ lorsque la chose a laquelle on pense ne peut être approfondie par la pensée t Qu'est-ce que l'invention ? La conclusion de la recherche. Quelle différence y a-t-il entre l'axiome et l'enthymeme? L'axiome est ce que nous admettons de prime .abord et' sans preuves l'enthymeme < ce qui,nous rappelle beaucoup de cas particuliers, et qui relie ce que nous avons déjà reconnu iso-lément.
Il en est de l'histoire comme de la nature~ comme do tout ce qui est profond, qu'il soit passé, présent ou venir mesure que l'on y plonge plus avant un regard sérieux, des prob~cmcs plus dimçilcs se présentent. Qui ne s'en effraye pas, mais les aborde hardiment, se sent, à chaque progrès nouveau, plus éclaire et plus satisfait.
PEXSÉKS.
Tout phénomène est acccssthle'comme un plan incliné) qui est d'une ascension facile) tandis que te dos du coin est abrupt etihacccssible.
Qui veut s'engager ~dâns une étude doit étré'àbuse ou s'abuser lui-même, a moins qu'une nécessité étranger'e ne le décide irré~ sistibicmeht. Qm se ferait médecth) s'il'voyait tout d'un coup devant lui toutes les horretirs qui l'attendent? ` Combien d'anhëes ne fauf-il pas "faire ''pour M~ôir~seu-lement jusqu'à un certain point, ce qu'on doit faire et commentï Les fausses tendances sënsualistes sont une sorte d'aspiration réeHe, toujours préférable à la fausse tendance qui se manifeste commeaitpirationidéale.
MoM MMEUR. Harmonie du désir passionne. Le dësir :qui aspireaux objets lointâitM;m<us qui se recueille en lui-même avec mélodie/produit le mode mmëur.
La convoitise joue avec le plaisir attendu et avec 16 plaisir passé.' nelui qui cônnait de bonne heure l'assujettissement parvient doucement a la liberté; celui a qui il s'impose tardivement ne goûtequ'unelibertéamere. L Le devoir constsfe a aimer ce que l'on se commande à soi-mcuie.