‹ Œuvres de Goethe. 1Chapitre 46 sur 59 · LIVRE DE HAFiZ · texte numérisé non relu

LIVRE DE HAFiZ

Que h'pàroie M<< appelé t'~poùee,'et

t'esprit, t'epout. li connu c<s noce!, celui

qutadmtreHaC.t.

Normèm.

E pôËtN. Parle ) Moltamcd-Schems-Kddin, d'ou vient que ton ri peuple illustre t'a nommé Hatiz?

!tAFiz< Je rends hommage et je fais réponse à ta question c'est que l'héritage sacré du Coran se conserve inaltéré dans mon heureuse mémoire~ et telle est, cet égard, ma pieuse conduite que les maux ordinaires de la vie à atteignent ni moi ni ceux qui estiment comme il convient la parole et la semence du prophète voiia pourquoi l'on m'a donné ce nom. LE poËTE. Mh bien, !!afiz, à ce qu'il me semble, je pourrais te le disputer, car, si nous pensons comme les autres, nous leur ressemblerons: et je te ressemble parfaitement, moi qui ai gravé dans mon esprit l'image admirable de nos saints livres, comme sur le linge bénit s'imprima l'image du Seigneur; moi qui, en dépit de la négation de la contrariété et de la spo-liation pulsai un soulagement secret dans l'image sereine de la foi.

AccnMtton.

Savez-vous ceux que les démons épient dans le désert, entre les rochers et les murailics, guettant le moment de les saisir pour les entraîner aux enfers? C'est le menteur et le méchant. 1. Avec lequel sainte Véronique essuya le visage du Sauveur montant au Calvaire. Et le poète, pourquoi ne craint IL pas de se mêler avec ces gehs-l~?;i.

Sait-il donc quel monde il fréquente, 1m dont la vie entière est un délire ? Un capricieux amour le pousse dans le désert sans bornes; ses poétiques plaintes, écrites sur le sable) sont d'abord emportées par te vent ,11 ne comprend pas ce qu'il dit: cequ'ildit)ilhëléttehdrà"pàs< Mais bnftoIëreM chanson, bien qu'elle contredise le Coran. A vôus~ lumières de là loi t sagës~ pieux et savants hommes, a vous d'enseigner le devoir certain des fidèles Musulmans. Hafiz surtout cause du scandale; Mirza' plonge l'esprit dans le doute dites ce qu'on doit faire; ce qu'on doit éviter.

JFetwm'.

Hànz, dans ses esquisses poétiques; exprime la vérité cer-taine ineuaçable, mais aussi ça et la des bagatelles qui sortent des limites delà loit Veux-tu marcher sûrement) sache distin-guer delà'thériaque le venin de'sërpentimais s'abandonner avec un joyeux courage a la volupté pure d'une noble action, et se garder avec prudence dé celle qui n'a d'autre suite qu'une peine éternelle) est sans doute le mciUeur pour ne pas faiUir. C'est la ce que nous a écrit le pauvre Ëbôusound*. Que Dieu lui pardonne tous ses péchés i

t/AUemand remercte.

Saint Kbousoùnd) tu as bien répondu voita les saints que le poëte désire t Car ces bagatelles qui sortent des limites de la loi, sont justement l'héritage ou il se donne carrière avec au-dace, joyeux même dans le chagrin. Venin de serpent et thé-riaque doivent lui sembler pareils; ni l'un ne tue ni l'autre ne guérit, car la vie véritable est une activité toujours innocente, qui se déploie de manière ne blesser personne qu'e!!e-mcme. Ainsi le vieux poète peut espérer que les houris le recevront t.roëte persan.

9. Mcision juridique, qui fait r~gte en matière de droit ou do croyance. 3. Ébousound (nous suivons l'orthographe de ttammer) fut consulte, en enet, comme muft~ partes hommes Je toide Constantinopie, pour savoir si le Divan do Hanx était t'expression des secrets de Dieu.

Page 1