LIVRE DES MAXtMES
Je sèmerai, dans ce livre des talismans cc)a tait un contre-poids. Celui qui piquera avec une aiguille crédule, partout une bonneparoïc le réjouira.
Ne demandez rien aiijour présent) a ta nuit présente, que !e jour, la nuit de la veille ne vous ait donné.
Qui est ne dans les plus mauvais jours se trouvera bien mcmedesmauvais.
A quel degré une chose est facile celui-là le sait; qui l'a in-ventée et qui s'en est rendu maitrc.
La marée monte sans cesse, la terre ne la contient jamais.
Le destin t'éprouve, il sait bien pourquoi; il te voulait tem-pérant t obéis eh silence.
li est jour encore, que l'homme fasse son œuvre la nuit s'avance, ou nul ne peut travailler,
Que veux-tu refaire au, monde? II est déjà fait; le souverain créateur a pourvu à tout. Ton lot est marqué, poursuis ta car-rière la route est commencée, achevé le voyage. Souci et cha-grin n'y changent rien; ils te jettent sans cesse hors de l'équi-libre.
Quand~'opprimé se plaint que lessccourS) que l'espérance, lui sont refusés) il reste toujours le baume d'une parole ami-cale.
Que vous vous êtes conduits avec maladresse, quand la for-tune est entrée dans votre maison t "La belle no l'a point mal pris, elle est revenue deux ou trois fois.
Que mon héritage est vaste et magnifique t Le temps est mon domaine, le temps est mon champ. &64 Fais ic bien purement pour l'amour du bieiï transmets cet h6ritage& ta famine quand ni6mci! tes en-fants, tes pétits-chtants y trouveront !cu~ Ainsi le dit Enveri, te meilleur des hommes, qui sait ce qu'il y a déplus profond dans tcscceùrs et de plus ctev~ dans les es-prits! « Hn tous lieux, en tout temps, tu trouveras ton avantage dans la justice, la sagesse et l'ihdtHgencc.
Pourquoi te plaindre de tes ennemis? Pourraient-ils jamais être tes amis, des hommes pour lesquels une nature comme !a tienne est, en secret, un reproche éternel? 1 Il n'cstpas de sottise piusihsupportabic que d'entendre les sots dire auX sages qu'i!s devraient, dans les grands jours, se montrer modestes.
Si Dieu était aussi mauvais voisin que je le suis et que vous l'êtes, nous aurions tous deux peu d'honneur en partage. Il laisse chacun comme!! est..
Avouez-le ) les poètes de l'Orient sont pius grands que nous ~utrcs poètes de l'Occident; mais, en quoi nous les atteignons tout à tait, c'est dans là haine de nos pareils. Chacun veut être partout au premier rang c'est ainsi qu'i! eh dans le monde. On passerait a chacun l'arrogance, mais seu-lement dans ce qu'il entend.
Que Dieu nous épargne sa colère t Les roitelets prennent de ~avoix.
L'envie vcut-cHesc déchirer, laissez-la manger sa faim'. Pour imposer le respecta ii faut ctre bien hérisse on chasse avec le faucon toutes les hetcs, excepte !c sanglier. Quescrt-ila la prctrai!!ede me barrer !e chemin? Ce qui-'ne peut être saisi en face, on ne le discerne pas non plus oNi-' qucmcnt.
H vantcractnommeraunhcros avec joie, celui qui combattit lui-même hardiment nui ne peut rcconnattre le mérite de l'homme, s'il n'a pas lui-même enduré le chaud et !e froide Fais le bien purement pour l'amour du bien ce que tu tais ne te reste pas, et, quand même ce!a te resterait, ce!a ne restera pas pour tes enfants.