hipression proyerbiate en )'crse, selon Chardin, IV, tM
5G5 Si tu ne veux pas être impudemment dépouillé, cache ton-or, tondépart~tàcroyàhcc.
D'où vient que l'on entend partout tant de bonnes choseSt tant de sottises? Lés jeunes répètent ce que les vieux ont dit et croient que cela leur appartient..
Ne te laisse en aucun temps chtratner a contredire les sages tombent dans l'ignorance lorsqu'ils disputent avec les igno-rants., « Pourquoi la vérité est-elle si loin? Se cache-t-elte dans les abîmes? Personne ne comprend au bon moment. Si l'on savait comprendre au bon moment, la vérité serait proche, serait épanouie) elle serait aimable et dôùce. A quoi bon chercher oit s'écoute la bienfaisance? Jette tes gâteaux dans la rivière Sait-on qui tes inangcra'? Un jour, que j'avais écrasé une araignée, je me demandai si j'aurais dû le faire Dieu l'avait appelée comme moi à jouir de la vie.
La nuit est sombre~ auprès de Dieu est la lumière. Pour-quoi ne nous a-t-ii pas faits de même sorte?
Quelle assemblée confuse ) 1 A la table de Dieu, ont pris'place amis et ennemis.
Vous m'appelez a\'arc donnez-moi de quoi gaspiller. Si tu veux que je te montre le pays, il te faut d'abord monter sur le toit.
Celui qui se tait a peu de chose à craindre: l'homme reste cacliésôusia langue.
Un ma!tre qui a deux valets n'est pas bien servi Une maison o{< sont deux femmes ne sera pas bien balayée. Bonnes gens, vous en restez là et vous ne savez que dire auto.! ~)/<a" Pourquoi dites-votis encore homme et femme? 1 Il est écrit Adam et Hve.
Pourquoi je remercie Allait hautement? Parce qu'il a séparé la douleur et la connaissance. Tout malade devrait se dés-espérer, s'il connaissait le mal comme le médecin le con-naît.
t. Allusion une légende orientale, tirée du Cabus et traduite par D!etï. (Comp. t'Mf~t'atfe, ch. xt, v. t.) a Le mattre l'a dit. raroto dos disciptes de Pythagore.
DIVAX.
C'est folie qac chacune son tour fassevaloir son opinion particulière s s*n est vrai que Man) signifie MU'nfMton a Mcu, vivons et hiôuronstoUs en t~am.
Qui vient au monde b~tit une maison neuve', puis il s'en va et la caisse à un deuxième, qui la dispose d'autre sorte et nul n'achevé le bâtiment Celui qui entre dans;ma maison peut critiquer ce que j'ai souffert bien des années, mais il se morfondrait devant la porter sijehevôUIaispasIesoufrrir.
Maure) sois content de cette maispnhctte on eh peut bâtir de p!us grandes) mais on n'y gagne rien déplus.. Te voi)a pourvu a jamais de biens que nul ne saurait te reprendre deux amis sans soucia une coupe, un recueil de chansons.
« 0"cn'a-t-i! pas produit, ce Lokman,que l'on disait si laid ? La douceur ne réside pas dans le roseau c'est le sucre qui est doux.
L'Orient a passé la Méditerranée et a pénètre citez nous avec gloire il faut aimer et connaître Ilariz pour entendre Catdôron.
l'ourquoi parer une de tes mains beaucoup plus qu'elle n'avait droit d'y prétendre?'' Que pourrait faire la main gauche si elle ne parait la droite ?
Quand on mènerait à la Mecque l'âne de Jésus-Christ, il n'en serait pas mieux dressé, et resterait toujours un âne. A fouler la bouc, on l'étcnd, on ne la durcit pas. Mais, si vous la battez violemment dans un moule solide, elle prend une forme vous verrez des pierres ainsi faites; les Hu-ropccns les nomment pisé.
Ne vous affligez pas, bonnes Ames, car celui qui ncpcchepas sait, a la vérité, quand les autres pèchent, mais cchu qui pèche est des lors en bonne position il sait clairement en quoi ils ont bien fait.
< Tu n'as pas rendu grâce tant de gens qui t'ont fait du 1. Les Persans, dit Chardin, ont uno forte répugnance & )ogcr dans la maison où leur père est mort. Chacun en fait bâtir une on en ac'juicrt une qu'il dispose à sa fantaisie. f bien. Je n'en suis pas tombé malade leurs bienfaits vivent dansmbhcœur.
Faites-YOus une bonne renommée discernez bien les choses: qui voudra davantage se perdra.
Le flot dë~la~pàssion se déchàtne en vain contre la rive in-domptée H jette sur le sable des perles poétiques, et c'est déjà un bénéfice de lavie. :~<t'i LE coM'mENt.Tu as exaucé bien des prières quand même eUeste faisaient tort ce bon homme a demande peu de chose et ce peu n'offre aucun danger: ',¡ LE YtztR. Ce bon homme a demande peu de chose, et, si je l'avais exaucé, il ctaitipcrdUsUrIc-champ.' C'est une chose fâcheuse et qui se voit pourtant) que la Vérité se trame !a suiu) du Mensonge* c'est quelquefois aussi son, plaisir~ et qui osera intefroger une si beilc femme? Si le sei-gneur Mensonge voulait s'associer à la Vérité madame en se-ratttrcs-offensée.
Sache qu'il me déplatt fort que tant de gens parlent et chan-tent. Qui chasse du monde la poésie ? Les pûëtes. t. t'foptëment i <t do i'Hrreur, mais il Mtait un mot masculin.
TIMOUR NÀMËH.
UVRE~ETtMOUR.
t/htrèr et TFimetàf.
C'est ainsi qUe l'hiver !es environnait de sa puissante coicre. Soudant chez les hommes son baleine glacée il excitait contre eux tous tes vents ennemis il donnait 'sur eux Un violent pou-voir à ses orages hérisses de frimas. Il descend dans te consei! de Timour, it l'appette avec menace et lui dit t = Va doucement, marche ientemënt ) malheureux t injuste tyran t Faudra-t-it que tes cocUrs soient phis longtemps brutes, consumes de tes nanuncs? Si tu es t'un des esprits damnes, apprends qUejc suis t'autre. Tu es vieux, je le suis aussi; notre pouvoir engourdit tes terres et les hommes, Tu es Mars, je suis Saturne, astres mal-faisants, et, dans leur conjonction, les p!us formidahtcs. Tu frappes de mort les âmes, tu refroidis les airs mes vents sont encore plus froids que tu ne peux l'être. Tes bandes sauvages font subir aux croyants mille martyres soit! En mon temps, Dieu te vculHe~ on verra qne!qUe chose de pire. Et, par Dieu Je te vaux bien. Qu'il entende l'onre que je te tais! Oui, par Dieu, rien ne saurait) A vieiHard, ëtoignerde toi le froid de la mort, ni ta braise ardente du targe foyer, ni les flamm'es de décembre.
A ftenieth*.
Pour te caresser de parfums embaumes, pour exalter tes joies mille boutons de roses doivent périr d'abord dans tes flammes; Pour posséder un petit flacon qui garde à jamais sa senteur, un flacon svelte comme tes doigts etutes, il est besoin d'un monde; D'un monde de forces vives, qui, dans leu expansion féconde, auguraient déjà les amours de Bu!bul et ses chants qui réveit-lentlesâmës.
Ce tourment devratt-i! nous tourmenter) quand it augmente nos plaisirs ? Des vies sans nombre h'oht-eltes pas été consumées par la tyrannie d$Tim6Urî :<
SÔULËÏKA NAMËH.
MVRE DE SOULË!KA.
Je rtva!s la hùtt, et je croy~; voir )~ lune
dans mon sommeil; mait, quand je m'eveiM.
ttM)eUparntMu<!a!n.
tnthttton.
Ne Mis pas devant te jour, car te jour que tu atteindras ne vaut pas mieux que celui d'aujourd'hui Mais, si tu demeures avec joie aux lieux d'où j'écarte !c monde, pour amener le monde a moi, aussitôt avec moi tu seras tranquille. Aujour-d'hui est aujourd'hui, demain est demain, et ce qui vient et ce qui est passe n'cntratnc pas, ne demeure pas arrêté. Demeure, mon car c'est toi qui t'apportes et c'est toi qui le donnes.
Que Soulcika'fùt charmée de Joussouf, ce n'est pas mer-vcittc il était jeune, et la jeunesse a la faveur; il était, dit-on, beau ravir, elle était bette ils pouvaient faire te bonheur l'un de l'autre. Mais que toi, qui m'as fait languir si longtemps, tu m'adresses tes jeunes regards pleins de flammes que tu m'aimes aujourd'hui, et que tu fasses plus tard mon bonheur, c'est ce que mes chants doivent célébrer. Tu seras a jamais pour moi Souleika.
Puisque Souleika est désormais ton nom, il faudrait que je 1. Joussouf, c'est Joseph, t'usât do la beauté chez l'homme, t'A'ionis do l'Orient; Soutethaest la premietc femme de Putiphar. Joseph fut remis à s~ surveiUance par !o roi tui-mecM. (Hossnoet, première partie, page ~0.) fusse nommé aussi. Quand tu chanteras ton bich-aim6, que son nom soit Hatcm Mais c'est seulement pour qu'on me recon-naisse, ce n'est point présomption celui qui se homme cheva-lier de Saint-Gcorge ne croit pas aussitôt être un saint Gcorge. Je ne puis, dans ma pauvreté 6trc MatcmTliat', celui qui donne tout,, je ne saurais être Hàt6m;Zogra!/ te p!us opulent des poètes mais tesaVoir tous les .deux en.Ytien~est pas tdttt fatt condamnable. Recevoir) dispenser !es dons du bonheur, sera toujours une grande joie. Jouir l'Un de l'autre en s'aimant sera tcdcliccdu paradis, >,
'Ma<è)itt' Ce n'est pas l'occasion qut fait le Ïarron~ cite est eue-memele plus' grand des larrons, car cite m'a dérobe le reste d'amour qui subsistait encore dans'moncoct)i'.
HÏÏe te l'a livre, le suprême bien de ma vie, teHement que, réduit a l'indigence) je n~attcnds désormais ma vie que de toi. Mais dej~ ta pitié me parle dans ton regard ctmcelaht comme t'escarboncle, et je jouis dans tes bras d'unè destinée nouvctte.
Sontctha Hnchantcc de ton amour, je ne fais a l'occasion aucun re-proche si cite fut aussi pour toi un tarron, combien je meitc-- Hcitedularcint 1 Mt pourquoi dérober? Donne-toi a ton amie par un libre choix il me serait trop doux de croire..<. Oui) c'est moi-mOnc qui t'ai voie) 1 Coque tu as donne si sagement te procure un magnifique avantage; mon repos, ma Vie norissante, je tes donne avec joie t recois ce don t Kcpiaisante pas; ne dis pas que tu csrcduit at'indigcnce: l'amour ne nous rcnd-it pas riches? Quand je te presse dans mes bras, mon bonheur égatc tous tes bonheurs. Celui qui aimo.ne s'égare point, quelque obscurité qui i'en-- 't. Ainsi surnomma setohd'fterhciot,d'aprcs uttô'tribu qui a dunnûMn non) à un district de l'Arabie. Il ttait c&t&t)M))ar )iMra)it&. Wurm ne trouve pM d'indications certaines sur llatem Zo~tai.. Ytronhe si LcHa et Medschnoun ressuscitaient, ils apprendraient dcmoHechëminde l'amour.
Ëst-i! possible) 6 mon 'àmiè'qUe je te couvre de baisers? Est-ce que J'entends le son de ta voix divine? La rosé semble toujours hnpossiNe, incdhcëvablelc rbsstgnol.
StonteHnt.
Comme je voguats sur t'Ëuphrate, t'anneàu 'd'or que j'à! reçu de toi naguère ghssa de mbh doigt dans l'eau prbfbndc. Vo!!a ce que j'ai rêve. L'aUroré brUtait dans tncs yeux a tt'a-- Yers les arbres; par!c) poète, parle, prophète, que veut dire ce songe?
Ha<emt Je suis prêt l'cxp~qucr. Ne t'ai-jç pas conte souvent comme !e doge de Venise se marie avec !a mer?
C'est ainsi que l'amtcau est tombe de ton doigt dans !'Eu-phrate. 0 doux songe, tu m'inspires mille chants ccicstcs t Moi) qui courais de i'Indostan Damas, poUr me'rcndrc & !a Mer Hougc avec !anouveHe caravane, Tu me maries avec ton neuve ) avec cette terrasse, avec ce bocage; ici mon Ame te sera dévouée jusqu'au dernier baiser. Je connais bien les regards des hommes; ils disent J'aime, je !ahgùis, je désire; morne je désespère! Ht mille choses, qu'une jeune fille connatt. Tout cela m'est inutile; tout cela ne peut me toucher. Mais, Hâtent tes regards donnent seuls au jour la lumière, car ils disent « Eue me p!att comme nuUc chose ne saurait me plaire je vois des roses, je vois des lis, honneur et ornement de tous les jardins; puis des cyprès, des myrtes, des violettes qui naissent pour la parure de la terre; et elle est merveilleusement parée, cHe nous environne de surprises, nous recrée, nous restaure/nous hénit, si bien que l'on se sent guéri, et que l'on voudrait retomber malade. '.Tu vis Sou-leika, et tu trouvas la santé dans la maladie et la maladie dans la santé tu souris en regardant de mon côte, comme jamais tu n'as souri au monde. Et, ce regard, Souteika entend son tan-gage éternel < Elle me p!ait comme nulle chose ne saurait me plaire.* D
<!tn~ebMebm'.
La fcuiHe de cet arbre) que t'Orieht cohnc a mon jardin, nous bH'reûhsensmystérteux~qtiicbar~~ Est-ce Un seUletre~iYafu, qurs'est subdiYtséen~~ 7 Sont-ce,dcux 6tres qui sechotsissent) eh sorte qu'on les prend pouruhseut?
A ces questions, j'ai trouvé Jày~ritabteTeponse ne sens-tu pas, a mes chansons, que je suis unique et jumeau
~enicihtt.' '¡. l' Avoue-le, tu as souvent compose des vers; tu.as adresse tes chants cA et ta; et, ces beaux ouvrages écrits de ta main, tu les as magnifiquement reliés, dorés en marge, achevés jusqu'au dernier point et au dernier trait, donnant maint vohimc une grâce séduisante. Ou que tu les aies adressés, c'était sans doute ungaged'amour? t.
Bttttem.
Oui, regards puissants et doux, sourires enchanteurs, dénts éMouissantcs, longs,cils, qui dardent leurs necites, Hottantes chevelures, épaules, gorges ravissantes, m'ont tait courir mi))c et mille dangers.< Juge comme depuis longtemps Soulclka étaitprophétiséet 1
W<miet)mt Voici le soleit.) apparition magnifique t Le croissant de !a lune t'embrasse'. Qui donc'a a pu marier un pareil couple? Cette énigme, comment s'explique-t-elle? Comment?
Httem.
C'est ie sultan qui t'a pu faire; i! a fiancé !e ptusheau coup!u du monde, pour décorer l'ëtitc, les plus Ya!!tants, de la troupe (idète.- 1. C'est le gingo du ~apon, connu d'abord des p~ptn~ristcs français sous le nom d'arbre aux quarante <'<:)«, prix des premiers arbres do celle espèce qui ont été vendus en franco.
2. 11 s'agit d'un ornement tel que l'ordre du Croissant, institut par SeUm!
DIVAK.
Que cesô't aiissi uhsighe de notre bonheuri'Dej~ je me re-vois~ je'(e revois; bicn-aimee, tu m'appeHeston so!e!t; viens, douce lune, embrasse-mot.
Viens, bien-aimée; viens à toi lè'sbth~de ma c6if!'urë. Le turban h~csi beau que forme de tes mains. Abbàs ) sUr !e tMhe subitmë de t'Ifan n'a pas vu ceindre sa'tete'd'ùne p)tis etegahic coiflure.
C'étah un .turban ta bandëiettë qui tombait en nœuds cie-gants de latcfe d'Alexandre, et t âpres lût, tous les souverains l'adoptèrent comme royàte parure.
C'est un turban qui pare notre roi on l'appelle couronne. Passepour lehom t per!cs et joyaux ) quel'œil soit enchanté! La môt)ssc!ihc est toujours ie plus bctorhemeht. Et ccHe-ct, d'une parfaite blancheur et lamée d'argent, bien-aiméë,Ichs en ceindre mon front. Qu'est-ce donc que la gran* deur? C'est pour moi chose famitiere. Tes regards s'arrêtent sur moi je suis aussi grand que lui t Je demande peu de chose, justement parce que tout me ptatt ¡ et, ce peu de chose, des longtemps le monde me te donne volontiers.
Souvent je suis assis gaiement dans la taverne et gaiement dans l'étroite maison; mais, aussitôt que je pense à toi, mon esprit conquérant se donne carrière.
Tu devrais régner sur les Htats de Timour; commander sa victorieuse armée; Badat<schàn' té devrait'sës rubis, la mer Hyrcanienne ses turquoises.
A toi les fruits secs,'doux comme miel, de Boukhara', le pays du so!eit, et mille poèmes aimables, sur papier de soie (!c Sa-marcande.'
Tu liras avec joie ce que j'ai fait venir pour toi d'Ormux, et comme tout le commerce n'était en mouvement que pour toi; ¡