C'est-diro <t Ouvre-t-eUo to spectacle
POHStHS.
47. Le métier de poète est charmant,' mais je le trouve cher h mesure que s'accroît ce petit livre, tes sëqums s'en vont. ~8 QueHë'démence t'a'saisic dans ton' lotsir?~N~scras-tu~pôitit? Gct~nnci!~ i{';rè'? 1<ts-nousentendrëHh'chant phtssa~ei' laissez, je:chàhtorâi bien-tôt tes rois,~ tes grands de la terre, si je coîhprehds un jour !eUr métier nueux qu'aujourd'hui Cependant je chante Be«!hc i' car ies histrions et'Ics poètes'sont très-proches barcnts; i)s se cherchent et se rencontrent'vo!ont!ëM 49. 'A ma'gauche !cs boucs) Àin~i~dira'lë jugeàu dentierjbur: Ht vous, hrebisi rangez-vous paisiu!eh]ëht à ma droite. Bien! Mats it est une chose encorc'qUëron'peut espé-rer de lui; itdira ensuite < Vous,isageS) placez-vous devant moi.
&0.–Youlez-vous ~qUë je fasse ihfaH!ib!cni6ntdcsepigrammes par centaines? Menëz~moiJoin de ma tuattrësse~ &t. Tous les ap6trcs de !ibcrt6 me turent toujours odieux chacun ne cherchait au'fbnd que l'arbitraire pout' soi. Ycux-tu dëtivrer !e peuple? Ose ie servir. Yeux-tu savoir'cômbieh cela est dangereux? Fais-en !'cpi'cuve.
b2. Les rois Yeu!chHcbicnt'!esdejnagogHcs aussi, dit-on; mais Us se' trompent. Us sont; hc!as ) des hommes ainsi que nous. La multitude ne gagne jamais a vouloir pour clle-mcme. Nous !c savons, niais, qui sait vouloir pour nous tous, qu'il le montre l
53. Que l'on mette en croix chaque enthousiaste à sa trentième année) S'il cohnah le monde une fois, de dupe il deviendra fripon.
54. Le triste sort de la France donne à penser aux grands toutefois il doit plus encore faire réfléchir les petits. Les grands ont péri, mais qui a protège le peuple contre le peuple? Le peuple a trouva dans le peuple son tyran.
55. –J'ai traverse des~emps bien fous) et je n'ai pas manqué non plus d'être fou' moi-même, comme le temps le voulait.
56. < Parle, ne faisons-nous pas bien? Il nous faut trom-per la populace. Vois comme elle se montre inepte, comme elle se montre farouche 1 » Ineptes et farouches sont tous les igno--
PO~StHS.
ranfs trompas soyez seulement honnies, et vous amènerez ta pôpùlacearitUmahitc.
&7, Les princes gravent spùveht sUr lecM'vre, apeihe argehtë leur aUgustc image longtemps le peuple s'y trompe les fahàhqùes gravent l'empreinte de l'esprit sur le mensonge et là déraison qui n'a pas la pierre de touche lés tient pour de l'orpûr.
58. Ces hommes sont fbus~ dites-vous des violents ener-gumencs que nous entendons pérorer en France dans les rues et les places? A moi aussi, ils me semblent foUs; mais un ion en liberté débite de sages maximes, tandis que la sagesse, hélas t devient muette dans l'esclave.
&9. Les grands ont parlé longtemps la langue des Fran-çais ils estimaient peu l'homme a qui elle n'était pas fami-lière ) maintenant tout le peuple ravi bégaye la langue des Francs hommes puissants, ne vous fâchez pas ce qui arrive, vousi'avczdcsiret 60. Ëpigrammes, ne soyez pas si hardies. Pourquoi pas? Nous ne sommes que des titres; le monde a les chapitres du!ivrc.
61.–Comme au grand apôtre fut montré un drap plein d'animaux purs et impurs, ami, mon petit livre se montre à toi.
62. –Une epigramme est-elle bonne peut-ctre?. Com-ment pourrais-tu en décider?. On ne sait pas au juste toujours ce que se voulait la friponne.
63. Plus il est commun et plus il est près de l'envie, de la malveillance, plus vite, assurément, tu comprends le petit poème.
C4.–CMoé jure qu'elle m'aime; je n'en crois rien. Mais elle t'aime, me dit un connaisseur fort bien t si je le croyais, tout serait perdu.
65.–Tu n'aimes personne, Philarque et moi, tu m'aimes si passionnément). N'est-il donc pas d'autre voie pour m'en-chatner ?
66. Est-ce donc un si grand secret de savoir ce que c'est t. Qui aime te pouvoir. que DieU et t'honnne et !e inonde? î~dn, mats personne n'ahne a J'entendre, et ta. chose reste secrète.
67. Je pins beaucoup endurer. La plupart~ des choses dcsagrcabies,jc tes sôunrc avecuh Cpn~agctrahqùntë, coininc un dieu me t'ordonne. It eh est cependant qùeIqucs-Uncs, H en est quatre, quj me sont aussi odieuses qu~ le tes ser-pents la fumée du tabac, tes punaises, fait ct~ 68. –Des longtemps je me serais ptu il vous parler nb ces petits animaux~ qui, gentiment et vite, passent deçà, dc!& jisressembtcnt a de petits serpents, mais its ont quatre pieds., Ils courent, ils rampent, et glissent et tratncnt légèrement teur petite queue. Voyez) ils sont !ci) ils sont !at A présent, i!s ont disparu ) Où sont-ils? QueHe crevasse, quelle ttcrbe, arccuciHi tes fftgiti<s? Si vous me le perfne«cz ddsormais,J'appe))craiccs bestioles dcs!6zards, car je m'en servira) sôuvcntencorc, comme d'une agréable image.
69. Oui a vu des lézards peut se représenter ces gen-- <i)!cs n)!c«cs, qui vont et viennent sur ïa p)acc. HUcs sont vives et mobiles, et scgiissent, s'arrêtent et babiHent.ct/dans leur marche rapide leur vêtement frémit derrière elles. Vois, elle est ici 1 elle est lit 1 Si tu perds une fois sa trace, tu la cherche-ras en vain elle ne reparattra pas de sitôt. Mais, si tu ne crains pas les taudis; les ruet!cs, tes petits escaliers, va, cours, tandis qu'elle t'amorce, entre après elle dans sa caverne. 70. -Ces cavernes, que sont-cncs?. Si vous demandez a le savoir) ce livre d'épigrammes deviendra, peu s'en faut, un lexique. Ce sont de noires maisons dans d'étroites ruciies. La belle vous mené au café, et se montre empressée, mais noA pas vous.
71.–Deux des plus fins lézards se tenaient toujours en-semble l'une presque tMp grande, l'autre presque trop pe-tite. Les voyez-vous toutes deux en même temps, !e choix vous est impossible chacune, prise à part) vous sonhterait la plus belle.
72. Les saints avaient, dit-on une bienveillance particu-- ). Il. faut donc lire et la croix Ma!s Goethe n'a fci en yuo que l'ascétisme: it a rendu plus d'une fois hommage au doux et sublime Crucifié.
POëstES.
lierepour'lë pécheur et h pécheresse c'est justement aussi ce quej'eprouve.
73. Si Jetais mcrcdëTamiIle/et si j'avais'~ n~ccssairè je voudrais ~tre'joyeuse et hdelé, caresser, embrasser mon v mari. Voila parmi ses chansons' ordinaires ,"cë qu'une don-xclle nie chantait '& Venise, et je n'entendis jamais de plus tôu-chahteprière.
74. Je ne puis m~ct6hiier que les hommes aiment tant'tes chiens ) car l'homme, ainsi que 'le chien, est un misérable gueux.
7&. Jesuis~péut-~h'e devenu téméraire ~ce h'cst'pas mer-- Veine. 0 dieux, vous savez/et vous he savez pas seuls) que) moi aussi, je suis pieux et tide!c.
76. < N'as-tù pas vu la hoiine compaghie'? Ton peut Ihre ne nous montre ~uere que !csbate!eurs et !e peuple, et même quc!que chose de plus vil encore. J'ai vu !a bonne compa-gnie. On l'appenc'bohne/quand~elle hë fournit pas matière au plus petit poème.
77. -–Que voulait faire de mdi îa destinée? Il serait'temc-raire de ie demander, car, le plus souvent .elle ne veut pas faire grand'chose du grand nombre. Un poète peut-être?. Ette y serait parvenue, si 'la langue ne se fût pas montrée absôiu-mcntrebeHe.
78. <t Tu te mêles de botanique ~d'optique?.Que fais-tu? 't N'est-ce pas un plus beau succès de toucher un tendre cœur? b Ahl les tendres coeursi. Un charlatan;pcut les toucher. Que mon seul bonheur soit de't'cnicurer', 6 nature) 79. De toutes !cs couleurs,"Ne~oh 'a 'forme'Ie blanc il vous a iait bien d'autres tours de magie blanche, que voUa croyexdepuisùnsicclc*.
80. Tout s'explique bien, me ditùn écolier, parccsthëo-rics que le maître nous a sagement enseignées. Si vous'avez une fois charpente une bonne croix de bois/il se trouvera bieu un corps vivant pour y subir le supplice.
t. 'r'ot((hfr, fleurer, ne peuvent rendra taTivacitëde l'allemand RonREM, BERUHREH.
9. t.'in~nieuse thtorte des couteurs que Goethe a proposée détruirait cette de Kewton. 81. –Si, par de péniMes détours, ûh~jëune homme se glisse chez son àmië~qu~ji prenne ce petit livre il est'a la jfbis amu-sant et cohsdiâtif; e si pml'jour que que jeunéulle attend te bieh-aimé, qu'elle prenne eh màm ce petit livre, et puis te jette de coté quand son amant viendra. y':
88. Comnfë les signes de la vive'jeune nlle~qui/fuhi~e-, ment au passage, se bome à frôler doucement mon bras, Muscs, vous accdrdex au voyageur 'de petits poèmes oh t ré-servez encore a votre ami de plus grandes iavëur~ 83. Lorsque, enveloppe de vapeurs et de nuages, !e soleil nenousehvoie que des heures sombres, comme nous suivons sans bruit notre sentier! Lorsque là pluie fatigue le voyageur~ f comme l'abri du toit champêtre'nous est agréablet Comme on repose doucement durant la nuit orageuse) Mais le dieu revient écarte bien vite les nuages de ton front hnite la nature notre mère.
84. Yeux-tu goûter, avec un pur sentiment, les joies de l'amour; éteigne de ton cceur l'audace et l'humeur sévère. Celle-ci veut'chasser ramour,ce!!e-~t songe à rehchamer à t'une et a l'autre, le dieu malin répond par un soUrire. 85. –Divin Morp!tée~ vainement tu secoues tes aimables pavots mes yeux vei!tënt toujours, si i'amour ne les ferme pas.
86. Tu m'inspires !'am6ur et le désir; je !e sens et je bru!e aimabte femme, inspire-moi maintenant la con-fiance.
87. Ait! je te connais, Amour, aussi bien que personne l Tu portes ton flambeau, et il brille devant nous dans l'obscu-rité; mais bientôt tu nous mènes par des routes confuses c'est alors que ton flambeau nous serait bien nécessaire, hélas ) 1 et le trattre s'éteint t 88. Une seule nuit sur ton coeur) et tout ira bien. Amour nous sépare encore dans la brume et la nuit. Oui, je le verrai le jour ou l'aurore guettera les amants dans les bras l'un de l'autre, où le matinat Phébus les éveiticra. 89. Hst-ce ta sérieuse résolution, n'hésite pas plus long-temps; fais mon bonheur: voulais-tu badiner ma belle? assez de badinage t 1~2 90. Mon silence t'afÏligc? Que d}rà!s-je? tu t)e remarques pas la muette éloquence des soupirs, du regard. Une déesse peut lever le sceau de mes lèvres .c'est l'Aurore seulement s! Quelque jour ellëm'cvë!lle sur ton sein. Oui, qu'alors mon hymne rc-j tentisse a !'approche <'<*s divimtés matmàlcs,' comme la statue de Memhoh doucement chantait ses mystères.
9l. Quel agréable jeu t Le disque, échappe de la main, revient vite au fil s'enrouler) C'est, ainsi que je semble jeter mon ceeur tour a tour a chaque belle, mais il revoie aussitôt sur ses pas.
92. Oh! comme j'observais autrefois toutes les saisons de l'année! Comme je saluais la venue du printemps et soupirais après l'automne mais l'été ni l'hiver ne sont pms depuis que l'aile de l'amour abrite mon bonheur, un éternel printemps m'environne.
93. <t Parle, comment vis-tu? Je vis, et quand des siècles et des siècles seraient donnés a l'homme) je souhaiterais que demain fut pour moi tel qu'aujourd'hui.
94. –0 dieux/comment vous remercier? Vous m'avez donne tout ce que l'homme implore, mais presque rien selon la règle.
95.–Dans le crépuscule du matin, gravir la plus haute cime, te saluer des l'aurore, messagère du jour, ctoite char-mante, attendre avec impatience les regards du roi des cieux. délices du jeune homme, que de fois, la nuit, vous m'avez attiré hors de ma demeure! Maintenant vous m'apparaissex, messagers du jour, célestes regards de ma bien-aiméc, et tou-jours trop tôt parà!t le soleil.
96. Avec un air de surprise, tu me montres la mer elle paratt en feu. Comme la vague enflammée roule autour du 'navire en sa course nocturne! Cc!a ne m'étonne point les no(s enfantèrent Aphrodite, et, pour nous, du sein de la déesse ne -'s'cst-il pas élancé une flamme, son fils 1 97.–Je voyais briller la mer et scintiller la vague amou-reuse; les voiles fuyaient vivement avec un vent favorable; i mon coeur n'éprouvait aucun regret; bientôt, vers la neige des montagnes se retourna mon regard languissant au midi, que de trésors je laisse) Mais il en est un dans le nord, un grand ai-mant, qui me rappelle avec une force irrésistible. 98.–Ahhnûnamte\'apartn~ËUcs'cmbarquct,Ë~ mon roi, puissant prince ehchatnc les tempêtes t < Insensé, me crie le dieu, ne crains passes tuneuses tcinp~tes crains Je souff!e desaitcsdet'Amburdôucemeht balancées.* 99. EUe était pauvre et sans habits, la jeune n!!c, quand je ns sa conquête f ators eHc me plaisait hue, comme eUc me piait encore aujoUrd'tfui.
100. Souvent je me suis égaré) et j'ai retrouvé ma route; mais ce ne fut Jamais ptus heureusement. Maintenant cette jeune fo!tc est mon bonheur si c'est une erreur enco~) dieux sages, cpargncx-moit et ne me !~6tex que Ja-bas sur le froid rivage.
!0i. –Midas, i! fut triste ton sort dans les mains trem-blantes, tu sentats, YieiHard affame, la noUrnture transtbrméc en mctat pesant. Hn parci! cas; les choses se passent pour moi plus gaiement ce que je touche devient d'abord Sous ma main une vive poésie. Douées Muscs, je ne résiste point seulement, quand je presse ma mignonne contre mon cœur~ ne me !a chan-gez pas en fab)e.
102. Ah i ma gorge s'est un peu ennec," disait ma mie avec angoisse. Tais-toi, mon enfanta tais-toi têt retiens cette parole: la main de Venus t'a touchée cHe t'annonce sans bruit que bientôt, hc!as! irrésistiblement, cïïe déformera tonjoH corps. Hicntot c!!e gâtera cette tai!!e c!pgantc, cette charmante gorge-rctte; tout enHura la robe la plus nouvctte n'ira plus. Mais sois tranquille, la ncur qui tombe annonce au jardinier que te doux fruit se gonfle pour mûrir en automne.
]03. C'est un délice de tenir dans ses bras amoureux la bien-aimée, quand son coeur palpitant nous fait le premier aveu de tendresse; c'est un délice plus grand encore, de sentir les battements de t'être nouveau qui se nourrit et s'agite dans le sein bien-aimé. I)éjà il essaye les élans de la vive jeu-nesse dcj~t il frappe a la porte avec impatience; i! aspire & la tumiere du ciel. Attends quelques jours encore) Les heures te teront suivre avec rigueur tous les sentiers de la vie, comme le destin l'ordonne. Quelque obstacle que tu rencon-tres, ô trésor naissant, i'amour t'a formé, que t'amour soit ton partage 1
po As t M s.
l5'i 104.–C'est amsLqtto~~pard (te tous Mes anits~'jûm~ sais, laissant coufër tes''jours commères heures dahs ta cite ncptuhienne. Tout (ie~~e J'éprouvais, je !'assaiso)inais de doux souvenirs~ de douccs espérances Ce sont tes assaisonnements les plus aimaMes du monde.
PROPHETIES DE BÀCÏS\
~tMhgM Mht les thantt des pMph~!)
doub)(mtnt<(tAr)gM,t~<T<ntt)ienti.
t. On criait fbnc a Caichas et t'en criait-folle à Cassandre, avant de partir pour Ïiion et lorsqu'on en revint. Qui est capable d'écouter !c tondomain et !o surîondemaih ? Personne. J*!t ce que i iavciiic et t'avani-vcitic ont dit,«.qui l'écoute?
2.–Longue, étroite, est !a route*. Aussitôt que tu es ori marche, elle s'élargit { mais tu tratnes derrière toi ~dcs sor-- {tcnts cntrchccs. Es-tu arrive au tcrnite) que !c nœud ton ibtc pour toi so change en ncur, et que la main ~'abandonne h i'itu-fnanite ) 1
3. Non-seutemont Hacis annonce l'avenir; comme initia <! rcvc!o encore ce qui est maintenant secret et cache. Voici des baguettes divinatoires !orsqu'c!!cs sont cncoro sur la tige,
).MM! 'Mhden~tto, menttonn6parCf<~ron, d<~t~M<ton< )8,!<4. Goethe afTecto tcf )o tangua de< oMctot, e! )) est Murent obKt'r, tjuotqucfots )m-p6n6trat)!o. cependant nous avons Cru conTenaMo ')o faire MnnnUro ces stngu-- <tcr< pctft~ po<mM, dont p)u<teurson< <!gur6 dans los X<nto!. Chacune do jMs prophtttM est renfermée dans un quatrain formé dodoui diitiquos. OoethO se (~ropoMtt do (ompo~r autant de prophètes qa'i) y & do jours dans ;t'Mn<e, c~ du recueil on aurait fait do~ tof<t, a la manttro dos Sortes how<rfM' et c()'-- 9«f<!n.f..
f~ chomtn de )a vte. Les serpents sont les soucis ot les chagrins qut accpn)-pa~nent t'ojtp~rienM. La gour est le fruit de t'etperfenco, qui doit proBtcr a no? sct[)t))aMos.
PORSJRS.
elles n'indiquent pas tes trésors c'est seulement dans les mains intelligentes que se remue le magique ratncau. 4. Si !e cb! du cygne se raccourctt) et si, avec un~ GgüuC humaine, I'lt6tc prophétique s'avance sur le miroir liquide~ la beauté laisse tomber de la nacelle le voile argentée et soudain les flots dores courent sur la trace de Poiseau qui nage 5.– J'en vois deux Je vois le grande je vois le plus grand t Tous deux, avec des forces ennemies~ se détruisent l'un l'autre. Ici des rochers et la terre, et 1~ des rochers et les flots Lequel est le plus grand ? La Parque seule nous le dira*. 6.–Un prince voyageur vient dormir sur le scUi! glacé. Que Ccrcs le ceigne d'une couronne tressée sans bruit alors les chiens feront silence un vautour l'éveillera~ et un peuple labo-ricux jouira d'un nouveau sort~.
7. Sept marchent voiles et sept le visage découvert. Ceux-là, le peuple les craint, les grands du monde les craignent. Mais les autres. les traîtres! nul ne lés pénètre, car leur propre visage déguise, comme un masque) le fourbe 8. Hier la chose n'était pas encore elle ne sera ni aujour-d'hui ni demain, et déjà chacun la promet aux voisins et aux amis. Memeon la promet aux ennemis. C'est ainsi que nous entrons noblement dans le nouveau siècle et la bouche et la restent vides*.
9. Les souris accourent en foule sur la place publique le voyageur survient, sur pied de bois, quadruple et bruyant. Au même instant, les colombes volent et passent devant la moisson. Alors, Tola) la fortune t'est propice sous la terrer 10. Chez elle, solitaire, la vierge se parc de soie et d'ori sans être conseillée par le miroir, elle devine le vêtement con-- 1. Comme ViehofT, nous renonçons à chercher te mot de cette énigme. 2. Ces dfxr pourraient bien être la France et l'Angleterre. 3. Cceiparatt faire aitusion à une restauration future en France. 4. Sans attacher un sens particulier au nomliro sept, on peut voir dans les deux classes d'hommes ici désignées) d'une part, les conspirateurs secrets, de l'autre, les tgo!stes, qui marchent à visage découvert, mais qui son<ptut tacitement dangereui.
6. Ces helles promesses sont la liberté et rfgatit6, annoncées par les Françai tuï voisins, aux amis, memeaux ennemis, auxquels on veut tes imposer. Chi-mères dit le poéte. En atténuant, le bonheur matériel s'évanouit. 6. Ënfgme insoluble pour nous. vénable. Paratt-elle en public, elle ressemblé.a la servante. Un seul d'entre tous la conndit: son œil montre a ta vierge sa par-taiteimagë'
1 L Oui, Hots puissants, pousses par Jupïter~ roulez par-dessus digues ètnvàges Vous emportez champs et jardins. Je vois un homme, ti est assis, et sa harpe salue ce désastre~ mais le flot ravissant emporte àussMes chansons*.
la~ Tu as le pouvôirt tu as aussi la culture, et tous s'in-clinent) lorsque, avec Une suite magnifique, tu traverses la place.- Ënnn il est passé! Alors chacun demande tout bas si la justice était aussi dans le cortège dés vertus'.
t3.–Je;vois des murailles détruites et je vois des murailles bâties ici dcs.pnsohniers en foule, la des prisomuers encore. Le monde n'cst-il peut-être qu'une grande prison? Et l'insensé est-il bien libre ) qui se tait une couronne avec deschames? t4. Laisse-moi en repos je dors. –Mais moi, je veille.- Nullement. –Hst-co que tu rêves? Je suis aimé.Assuré-ment tu parles en songe t,– 0 toi qui veilles, qu'as-tu donc? i Vois tous ces trésors Que je les voie? Un trésor se voit-il aveclesyeux?
16. Les clefs sont éparses dans le livre pour résoudre l'é-nigme* t car l'esprit prophétique s'adresse aux intelligents. Je déclare les plus sages ceux qui se laissent aisément instruire par le temps le temps amené a la fois l'énigme et le mot.
t6. Bacis vous révèle aussi le passé: car souvent, ô monde aveuglé, le passé lui-même demeure une énigme devant toi. Qui connath'ait le passé saurait l'avenir l'un et l'autre s'unissent au présent en un tout accompli.
17. Les cieux s'ouvrent et versent la pluie; l'eau dégoutte sur lès rochers et les gazons, les murs et les arbres a la fois. Le soleil revient-il) le bicnFait s'évapore de la pierre la vie garde seule les dons du ciel.
1. Cette vierge est ta liberté, que les !o)s et !es convenances ehchainent, des qu'eXese produit en nutitic. L'homme ~nvitegio qu) taconnatt, c'est !e poète.