‹ Œuvres de Goethe. Tome 1Chapitre 27 sur 109 · VIII. — Lettre de l'amante · texte numérisé non relu

VIII. — Lettre de l'amante

Un regard de tes yeux dans les miens, un baiser de ta bouche sur ma bouche.... Qui a connu, comme moi, cette volupté, autre chose lui peut-elle bien sembler aimable ?

Éloignée de toi, devenue étrangère aux miens, je promène sans cesse mes pensées à la ronde, et toujours elles rencontrent cette heure, cette heure unique.... Alors je commence à pleurer.

Et puis insensiblement les larmes s'essuient. Je me dis : « Il aime sans doute! Il sait me trouver ici, dans cette solitude. Et ne devrais-tu pas atteindre au loin?

Écoute le murmure de ce souffle d'amour. Mon unique bon-heur sur la terre est ton affectueux souvenir : qu'il m'en vienne un signe de toi !

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