‹ Œuvres de Goethe. Tome 1Chapitre 91 sur 109 · LIVRE DE SOULEIKA · texte numérisé non relu

LIVRE DE SOULEIKA

Je voudrais bien réduire ce livre, afin qu'il fût aussi serré -que les autres ; mais comment voulez-vous abréger pages et paroles, quand la folie de l'amour vous entraîne dans les lon-gueurs ?

Regarde, bien-aimée, ces riches rameaux en bouquet; laisse-moi te montrer les fruits entourés d'une coque verte et piquante.

Ils sont dès longtemps suspendus, pelotonnés, tranquilles, ne se connaissant point; une branche flottante les berce pa-tiemment :

Mais, par une force intérieure, mûrit toujours et se gonfle le noyau brun; il voudrait se faire jour et verrait le soleil vo" lontiers.

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