‹ Œuvres de Guillaume de MachautChapitre 19 sur 85 · XX INTRODUCTION · texte numérisé non relu

XX INTRODUCTION

forteresse (vv. i 1 7-1 20). On peut reconnaître entre certains vers de Deschamps et certains vers de Machaut des ressemblances significatives. Mais ce qui rend ce rapprochement tout à fait saisissant, c'est que Deschamps introduit, lui aussi, dans son lay le « vaillant Roy de Behaingne », qu'il glorifie comme le modèle des rois et dont il rappelle, comme Machaut, les « faiz » et les « diz » (vv. 176-206). Malgré les dissemblances qui subsistent entre les deux poèmes et qui s'expliquent en partie par la différence de la forme, strophique chez Deschamps, narrative chez Machaut, il y a dans cette combinaison des mêmes éléments plus qu'une simple coïncidence. Deschamps connaissait le poème de Machaut, lorsqu'il composa à son tour son « moult notable dictié » sur les devoirs des princes. 11 s'en inspire de même pour le Lay du Roy (n° VIII), où l'on trouve des ressemblances non moins significatives avec le Confort d'ami '. Ce sont les preuves les plus manifestes du succès qu'obtint le poème de Machaut. Il ne le cède, sous ce rapport, à aucune de ses autres œuvres.

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