‹ Œuvres de Guillaume de MachautChapitre 75 sur 85 · V. 3140-44. Il nous semble que le poète veut dire ceci · texte numérisé non relu

V. 3140-44. Il nous semble que le poète veut dire ceci

a S'il le faut, vends, pour te défendre, tout ce que tu possèdes, jusqu'à ta chemise, mais garde-toi de donner en gage ton héritage, quoi qu'il puisse t'arriver, car tu risquerais qu'un autre (en le dégageant) ne s'en emparât. » Comparez la recommandation faite aux vers 3899-3902.

V. 3192-99. Ce passage aussi manque de précision et de clarté. On entrevoit bien ce que l'auteur veut dire : « La défaite ne doit pas abattre le courage d'un chef; agis, là aussi, avec calme et prudence, quel que soit le cas (accident) qui puisse t'arriver (v. 3194. Mettre une virgule après prudence). La victoire n'appartient pas à celui qui se laisse aller au découragement. (C'est dans ce sens qu'il faut interpréter le mot desconjitiire; voy. au vers 175 1). Rien n'est plus nécessaire (dans ces moments) que sens et mesure, soit en combattant soit en se retirant (v. 3198-99) ». Mais comme ces pensées sont maladroitement exprimées ! V. 3409. La virgule après sauvegarde est à supprimer. V. 3443. Nous conservons dans le texte la forme soie? du manuscrit A. La graphie n'empêche pas que ce ne soit une deuxième personne du singulier, comme doie? au vers 3490. Voy. aussi joue? v. 3883 var., qu'aie? v. 3904 var. Nous aurions de même dû garder soie? au vers 3b23.

V. 3484. En lisant qui pour ou, on obtiendrait un texte meilleur; mais nous n'avons osé corriger une leçon plus difficile, confirmée par tous les manuscrits.

V. 3556. Si nous rejetons ici, contrairement à notre principe, la leçon Ja du manuscrit A, c'est parce que nous la considérons comme une erreur qu'il était facile de commettre. La négation qui suit amenait presque mécaniquement un^Apourla renforcer. Le copiste de A, quelque consciencieux qu'il soit, a, comme les autres, ses moments de défaillance.

V. 36o5-i7. Jeu de rimes sur les racines veil, vail, vel et vil. C'est pour des raisons de clarté qu'au vers 3617 nous écrivons vueille avec le groupe j3, au lieu de veille avec oc. Pour Machaut, -ueil et -eil sont équivalents.

V. 3634- La leçon isolée de A n'est sans doute qu'une erreur du copiste.

V. 365o. 11 faut rétablir dans le texte la leçon et, commune aux manuscrits FBK. Il est vrai que A trouve un

appui dans E et dans la leçon primitive de M. Mais c'est une erreur si facile à commettre après la négation du vers précédent, qu'on est en droit d'admettre que les différents copistes l'ont introduites indépendamment. Aussi M l'a-t-il corrigée de lui-même.

Var. 3659- Ajoutez : FMK leur.

V. 38i8. Ce vers rappelle singulièrement le refrain du rondeau du Roman de Fauvel :

Porchier mieus estre ameroie Que Fauvel torchier.

Mais ce n'est sans doute que la recherche d'une rime léonine qui a inspiré cette comparaison au poète.

V. 3894. Quoiqu'isolée, la leçon de A, pensée, me semble préférable à celle des autres manuscrits où le pluriel nettes a machinalement entrainé le pluriel pensées. Les deux leçons sont acceptables.

'V. 3934-35. Le même axiome, avec une légère modification, figure déjà dans le Dit de l'Alerion, vv. 13-14 : Bien penser, bien dire et bien faire Et eschuer tout le contraire.

V. 3955. La leçon de A, couars, a été écartée : elle ne représente sans doute qu'une faute de lecture.

V. 3958. Lire en couvent. Voy. le Jugement don Roy de Navarre, v. 2108; Remède de Fortune, v. 3o88.

V. 3978. Les deux derniers mots du poème, m'en chaut, ont certainement été choisis pour rappeler le nom du poète.

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