‹ Œuvres de Guillaume de MachautChapitre 81 sur 85 · V. 1272. Virgule après serement · texte numérisé non relu

V. 1272. Virgule après serement

V. 1309. L' « istoire de Narcisus » est amenée par le souvenir de la fontaine de Narcisse du Roman de la Rose (v. i425-i5o6) ; voir l'Introd., p. XXXII s. Cette histoire a été brièvement racontée par Machaut dans son Motet VII (éd. Chichmarev, t. II, p. 496).

V. 1401. que reprend la subordonnée qui commence au vers i38i. Il faut donc considérer les vers 1399-1400 comme une incidente, pareille à celle des vers 1391-92, et nous aurions, par conséquent, dû la placer entre tirets, au lieu de mettre un point après ouevre (1398) et une virgule après avenant (1400).

V. 1427. Le « mestre » de la fontaine est « Cupido, le dieu d'amours » (v. i382).

V. 1476. Autre cent mil, nominatif pluriel, est sujet de la proposition avec je ; la même idée est déjà exprimée, mais plus clairement, au vers 853.

V. 1487-88. L'idée contenue dans ces deux vers et qui figure déjà au vers 847, forme le refrain de la ballade CCIX (éd. Chichmarev, I, p. 188) :

Et si n'en puis moy ne mon cuer retraire.

V. 1489. On s'attendrait plutôt à une construction comme celle-ci : « Ne je ne porroie avenir... a si merveilleuse fortune ». Mais l'accord des manuscrits est formel: c'est bien la construction impersonnelle que le poète a choisie ; on devra par conséquent la conserver. Il faut donc entendre : Il est impossible que la situation puisse aboutir à un résultat aussi merveilleux, pas plus qu'on ne pourrait atteindre la lune.

V. 1519. La virgule après requeste est à supprimer, ou bien il faut remplacer au vers i520 le point-virgule après tene\ par une virgule.

V. i543. Nous aurions dû conserver dans le texte la graphie seur de A, pour rester fidèle à notre principe de ne pas nous écarter de ce manuscrit sans nécessité impérieuse.

V. 1573. Il se peut que la leçon de A, escrire, ne soit qu'une erreur du copiste, d'autant plus que le mot précédent finit par une dentale dans laquelle le d initial de descrire pouvait disparaître. La leçon descrire des mss. FMBEK nous paraît donc préférable.

V. i58o. C'est par une faute typographique que ce vers ne se trouve pas au même alignement que les autres.

V. 1589. La leçon commune à AFM, a prime, ne donne pas de sens; elle provient visiblement de l'excellente leçon a peinne du groupe $, qui a été mal lue. C'est un des cas qui montrent le mieux la parenté des trois manuscrits de la famille [î, s'opposant à a.

V. 1601. Afin de conserver la leçon commune à tous les manuscrits (excepté K qui ne fait pas autorité), nous avons cru pouvoir considérer la formule je ne say qui comme une espèce de locution analogue à l'ancien français tel y a, rendant l'idée d'un auteur inconnu et vaguement désigné. Mais outre que cette explication présente de sérieuses difficultés, notamment à cause de l'article défini devant escript, nous n'en avons jamais rencontré d'autre exemple. Il faut donc peut-être se résoudre à voir dans quil une graphie pour qui, comme c'est assez souvent le cas, et lire : Avoit je ne say qui escript. Il est vrai que dans ce cas nous aurions à la rime deux fois le participe passé escript, mais c'est une licence qui reparaît aussi quelquefois dans le Voir Dit.

V. i63j. Ici commence une parenthèse qui s'étend jusqu'au vers 1660; le récit ne reprend qu'avec le vers 1661.

V. 1644 ss. Il y a une parenté étroite entre ce passage et la Complainte IV : Quant Ecuba vit la destruction (éd. Chichmarev, I, p. 253-254). Cette complainte a clairement pour objet le départ du duc de Berry pour l'Angleterre (comp. les vers 19-20; 22-25); les vers 33 ss. font allusion à la bataille de Poitiers et à ses conséquences malheureuses.

V. 171 5. La terminaison monosyllabique -iens, de même que -ient à la troisième personne du pluriel (vv. 1753, 1757

et ailleurs), alterne selon les besoins du poète avec les terminaisons -ions, -oient qui comptent pour deux syllabes.

V. 1770 ss. Construction peu claire qui n'a pas laissé d'embarrasser les copistes. Il nous a semblé que, pour obtenir un sens acceptable, il fallait admettre, comme quelquefois ailleurs, un passage brusque au discours direct. Au vers 1770, il faut lire parçans avec B; la leçon de A, par tans, n'est sans doute qu'une faute de lecture, où c et t ont été confondus, comme cela arrive souvent ; percens F n'est qu'une variété graphique; par contre, les copistes de M et E, n'ayant pas compris le texte, ont remplacé le mot assez rare par la leçon erronnéej?ar temps {tans). Le sens du mot est « puissant » (voy. Godefroy s. v. persant) . Au vers 1775, par mi doit être pris dans le sens de « pour moi, quant à moi ». La forme mi, fréquente à la rime, n'est pas tout à fait insolite à l'intérieur du vers ; elle pourrait être amenée ici par une confusion avec l'adverbe parmi. Enfin, pour plus de clarté, nous aurions dû mettre après mi une virgule, au lieu d'un point, et orthographier se (— et) le mot suivant. On obtient ainsi un texte qui donne, croyons-nous, un sens satisfaisant.

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