LA NYMPHE DE LA SOURCE
Si tes pas t'ont conduit vers l'heureuse vallée Où la source murmure au milieu des roseaux, Souviens-toi, voyageur, que sa paix embaumée Est due à la fraîcheur qu'y répandent mes eaux.
Ce sont elles qui font les fleurs douces éclorc, Et verdir l'arbre vaste, agréable à tes yeux. Et si, dormant auprès de son âme sonore, Tu vois, nue à tes pieds, la Nymphe de ces lieux,
Vénère-la. Reprends ton chemin sans offense, Contente-toi de l'ombre où tu t'es abrité, Du bruit mélodieux qui s'ajoute au silence, Et de la coupe bue à mon flot argenté.