DEDICACE
Si j'ai pu souhaiter que, pareil à Ronsard,
De rime à l'autre tempe, Me verdit sur le front le laurier de mon art,
A l'heure de l'estampe,
Ce n'est pas par désir que mon nom d'âge en âge,
Des siècles répété, Gagnât comme le sien l'honneur et l'avantage
De l'Immortalité.
Non ! si je Vai choisi pour patron et pour maître,
0 noble Yendômois, C'est moins avec l'espoir de l'égaler et d'être
Honoré par les Rois
Que parce que, jadis, regardant de ion seuil
Le pin de la prairie, Tu fis bien résonner aux échos de Bourgueil
Le doux nom de Marie!