APRÈS AVOIR LU SON ÉTUDE SUR LE VIEIL ART ALLEMAND
Comme, avec empressement, j'ouvrais ton petit livre, beaucoup d'images connues vinrent me saluer, des images d'or que j'avais vues autrefois, dans mes rêves de jeune homme et dans mes jours d'enfant.
Je le revois, s'élevant hardiment vers le ciel, le pieux dôme qu'a construit la foi allemande ; j'entends les voix des cloches
et des orgues, et, parmi elles, comme de doux gémissements d'amour.
Je vois aussi, en train d'escalader le dôme, d'agiles petits nains, assez effrontés pour en briser les fleurs et la fine dentelle^
Mais on peut, tant qu'on veut, effeuiller le chêne et le dépouiller entièrement de sa verte parure, — un nouveau printemps vient, qui le vêt de frondaisons neuves.