‹ Œuvres de Henri Heine (volume 4)Chapitre 47 sur 81 · A EDOM · texte numérisé non relu

A EDOM

Voilà déjà mille ans et plus que nous nous supportons en frères ; tu supportes que je respire ; je supporte que tu délires.

Parfois pourtant, aux heures noires, il te vint d'étranges rancunes, et tes douces petites pattes, tu les as teintes de mon sang.

Aujourd'hui, notre amitié se raffermit et chaque jour la fait plus étroite ; car je commence à divaguer et deviens presque ton pareil.

POÈMES ET CHANTS t ^l

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