PROLOGUE
Habits noirs, bas de soie, manchettes blanches et cérémonieuses, discours doucereux, embrassades... Ah ! s'ils avaient seulement des coeurs !
Des cœurs dans le sein, et de l'amour, de l'amour brûlant dans le cœur... Ah ! je suis assourdi par leur ramage, ramage mensonger d'amour.
Je veux gravir les montagnes où sont de pieuses cabanes, où la poitrine respire avec liberté, où souffle un air plus libre.
Je veux gravir les montagnes où s'élancent les sombres sapins, où les ruisseaux murmurent, où les oiseaux chantent, où les nuages passent avec fierté.
Adieu, salons polis ! Hommes polis ! dames polies ! Je veux gravir les montagnes et laisser sous mes pieds votre fourmilière.