‹ Œuvres de Henri Poincaré :Chapitre 128 sur 136 · VI. — Généralisation des paragraphes III et IV · texte numérisé non relu

VI. — Généralisation des paragraphes III et IV

Quelle est la condition pour que Téqualion (i) envisagée dans le paragraphe précédent ait une intégrale normale, c'est-à-dire pour que l'une des séries normales qui j satisfont converge?

Supposons pour fixer les idées que cette équation

soit de rang 2 et soit

■ es ( ar )

une série normale qui y satisfasse; nous allons chercher la condition pour que cette série converge. Si elle converge, il en sera de même de

ou encore du produit

S = C>5"'3i(/Ï)cp(^ /<),

OÙ l'on a posé

Mais cette série normale S, qui est du premier ordre, satisfera formellement

3l6 SUR LES INTÉGRALES IRRÉGULIÈRES DES K(Jl'ATIONS LINÉAIRES.

à réqiialiiiii

(iiie l'on toriiiern i-oninie dans le paragraphe précédent, en appelant y, ce que devient^ quand on change a; en — x, et en faisant u ^=yy\ et l = x-.

Mais cette étjuation (3) est de rang i; pour qu'elle admette une intégrale normale, il faut donc et il suffit que sa transformée de Laplace (4) admette une intégrale de la forme sui\anl(' :

G{z) étant une fonction entière de :■.

Celte condition est donc aussi nécessaire pour que l'équation (i) ait une intégrale normale.

Je dis qu'elle est également suflisante. Supposons en ell'et qu'elle soit remplie; alors on pourra trouver une intégrale de l'équation (3) qui *oit de la foriiii'

o désignant une lonction holomorphe en - pour / = oo.

Nous avons vu au paragraphe précédent qu'en supposant que le déterminant des équations (5) ne soit pas nul, on aura

yy

dy -^ di u

'di •^' ""lu '' rf^ '

les <ï> et les «!>' étant rationnels en x. Si dans ces équations nous remplaçons u par sa valeur (6), puis que nous les divisions l'une par l'autre, il vient

dv , c d e

— f- = •>. aa; -H o H 1 H -I-

y dx X .r' X'

Car on voit aisément que

d'I II

peut se développer en série suivant les puissances croissantes de

Sin LES INTÉGRALES IRRÉUUHÈBES DES ÉQUATIONS LINÉAIRES. 327

On en déiliiil aisément

■l étant une série convergente ordonnée suivant les puissances croissantes de - • I>a condition énoncée plus haut comme nécessaire est donc aussi suffisante.

Elle l'est encore si le déterminant des équations (5) est nul. Il arrive alors

que l'on a

i/y I du d"'—' u \

yH: " V^' "' d^' '"' dx"'-' ) '

F étant ralgorithme d'une l'onction algébrique. De plus, la fonction F est

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