PREMIÈRE SECTION
L'équation proposée est de la forme
(l) Xi/>,-|- \,/)-2-^. ■ .-H X„/J„= >,3,
où X| , Xo, . . . , X„ sont des fonctions holomorphes en a;, , .r.,, . . . , x,,, exprimables par des séries dont les termes de degré zéro sont nuls et dont les termes du premier degré se réduisent respectivement ù
C PROPRIÉTÉS DES FONCTIONS tlÉflNIKS PAR I.KS ÉQUATIONS AUX DIFFÉRENCES PARTIELLES.
f/vpotkèse I. — SI l'on représente les parties réelles et imaginaires de A,, )vj, . . . , À„ par les coordonnées de n points dans un plan, ces n points sont tous d'un même côté d'une certaine droite passant par l'origine, ou, ce qui revient au même, le polygone convexe à l'intérieur duquel se trouvent les points X,) Xo, . . . , X„ ne contient pas l'origine.
Hypothèse II. — Les quantités ).,, ^j, ...,/« ne satisfont à aucune relation
de la forme
m^Xï-^ m^li-h. . .-h m,,!,, — 11,
où m2< • • • . 'Un sont des nombres entiers positifs.
Théorème 1. — .Si ces hypoilièses sont satisfaites^ le module de V expression
^ntiXi — Xi ,...•.■ • 1 ■ >
(ou 1 indice i varie de i a n)
S ni,- — 1
est toujours plus grand qu un certain nombre positif K, quand on donne aux nij des valeurs entières et positii'es, mais d\xilleurs quelconques.
En elTet :
1° Cette expression n'est jamais nulle, car, pour qu'elle le fût, il faudrait
que l'on eût
2;m,X, — Xi = o.
Or, toutes les fois que m, > o, le point dont les coordonnées sont les parties
réelles et imaginaires de
est à l'intérieur du polygone convexe qui enveloppe tous les points ),,; or ce polygone n'enveloppe pas l'origine. (Le cas m, = i, m2 = •••="'« ^ o est réservé.)
Si au contraire /??, = o, on n'aura pas non plus
mjXoH- m3X3-t-. . .+ /w^X,,— X, = o,
en vertu de l'hypothèse IL Donc
2° Cette expression ne tend pas vers zéro quand les m tendent vers l'infini, d'une manière quelconque, mais en restant entiers positifs.
PROPRIÉTÉS DES FONCTIO?iS DÉFINIES PAR LES ÉQUATIONS AUX DIFFÉRENCES PARTIELLES. Cl
En effet, supposons que m,, «i^, •••) "i/i tendent vers l'infini, de manière que
OÙ les a, et a, sont des quantités finies, déterminées, positives et d'ailleurs
quelconques.
On aura
2/?i,X,— X, Sa,X:
Hm
2 nii — I Sa,
Or "y'' ' est rej)résenté par le ccîiitre de gravité de n masses égales respectivement à a,, a^, . . . , a„ et placées aux points )>|, ).,, . . . , ).„.
Ce centre de gravité est à l'intérieur du polygone convexe circonscrit aux
points X,, Xj, . . . , ).„. Donc
S g.- Xi ^ ^ o.
Donc on peut choisir un nombre positif K tel que
S«iiXi— X,
mod — > K.
Théorème II. — Il existe une infinité de fonctions holomorphes qui satisfont à V équation
OÙ s =X| -\-x., +. . .-\-x„.
En effet, faisons dans l'équation (2)
Z = Xi— Xk\
il vient
Pi=l, Pk = — i,
et l'on voit aisément que l'équation est satisfaite. Soit maintenant
où H=: «M + a, d'où
•^'^^>=[s-(U + a)S']^' il viendra
Pi=f'(S).
en PROPRIÉTÉS DES PONCTIONS DÉFINIES P*R LES ÉQUATIONS AUX DIFFÉRENCES PARTIELLES.
et, par conséquent, le premier membre de l'équation (2) s'écrira
S — (nM-H a)S2
nH^"-m-^-">-
, — aS
Donc la foncliony(S), qui est une fonction holoinorphe, satisfait également à l'équation donnée.
11 en sera de même des fonctions
où K|, K.., . . ., K„ sont des constantes quelconques.
CoROLLAiRK I. — Pcimii CCS J'oiictions , il y en a u?ie qui est représentée par une série dont les ternies du premier degré se réduisent à x,.
En eflet, / (S) est représenté par une série dont le premier terme est S. Si donc on fait dans l'expression (3)
Kl = — ) Kj = Kj = . . . =: K„ = — — ,
celle expression devient une série que nous appellerons a (.2), et dont les termes du premier degré se réduisent à X\.
Corollaire II. — Si M et a sont réels positifs, H et — q — seront réels positifs, et tous les coefficients de la série f{x) sont réels et positifs.
Théoré;me 111. — Si les hypothèses I et II sont satisfaites, Inéquation (1) admet une intégrale holomorphe, et une seule, dont les ternies du premier degré se réduisent à x,.
i" Il existe une série, et une seule, qui satisfait formellement à l'équation (i) el dont les termes du premier degré se réduisent à x,.
En efTet, si une pareille série existe, on obtiendra le coefficient du terme en
•*' i •*' 2 • ■ ■ ^ Il 1
en diflérentianl l'équation (1) ni, fois par rapport à x,, . . ., m„ fois par rapport à x„, el en égalant les r à zéro. Posons, pour abréger,
Jm,4-m,+ ..,+m„IJ