‹ Œuvres de Henri Poincaré :Chapitre 48 sur 136 · CAS GÉNÉRAL · texte numérisé non relu

CAS GÉNÉRAL

Dans les deux cas qu'on vient d'examiner, les équations (38) ont été ramenées aux équations (38 bis). En résolvant ces équations (38 bis) par rapport aux x, à s et aux p, on trouvera

Ces équations donnent l'expression implicite de l'intégrale, pourvu que l'on n'ait pas

(j:, = (Jt,= . ..= [JL„-, = o OU lin=0,

c'est-à-dire pourvu que

Les équations (38 bis) montrent que, quand les ^ tendent d'une certaine manière vers certaines valeurs différentes de zéro,

pendant que y tend d'une certaine manière vers zéro, les T tendent vers certaines valeurs finies et différentes de zéro,

Tj^o, 1 2,0, •■•) tjn-^i.Oi

et que, par conséquent, z, les x et les jj tendent vers certaines valeurs finies et différentes de zéro,

2oi *^l,Oi ^2,0, •••! ^n^Qi /'l.o, /'s.O, ■••» Pn,0'

Ces valeurs satisfont évidemment à l'équation

'''(so, a;,,o, ^:,oi ■ • ■■, -^n,», P\,i>, P-'.o-, • • • , /'«.o) = "i

car F est une fonction continue de z, des x et desp, et l'on a vu qu'on pouvait satisfaire à l'équation F = o en donnant à ces variables des valeurs aussi voisines que l'on veut de

^D, ^i,0, 372,01 •••! ^n,0, /'l.O. 7*2,0, ■••, Pn,0-

PROPRIÉTÉS DES FONCTIONS DÉFINIES PAR LES ÉQUATIONS AUX DIFFÉRENCES PARTIELLES. CXXVII

Il reste à faire voir que, pour

X\ ^ .^1 ,0' ^^ ^^ ^^,<ii • • • » ^/i ^^ ^n,Oi

on a

dz dz dz

d^,^P'' rf^=^' d^„-''"'

ou que l'on peut prendre v et les ^ assez voisins de leurs limites pour que

3 — -o = (ar, — a?,o)(/'i,o+E,) + (x.— X.,,0 )(/-)•., 0-^-^2 ) + • .• + (^n— ^«,0 )(/*//. u+ En),

où les modules de e,, e.., . . . , £„ sonl aussi petits que l'on veut.

Or on a

dz dz dz

toutes les fois que

^'=Z^' f''-=d^,' ■••' ''"- dx„

Considérons un instant v, Ç.,, ^3, .... ;„ comme des fonctions holomorphes quelconques d'une variable / qui tendent vers

O, Çî.U, Çs.Oj • • •) $«.0

quand t tend vers zéro.

Remarque. — Remarquons qu'on peut toujours supposer que, pour / = o,

dz dx, d.r, dx„

dt' ih' "dt' ■■■' ~dr

ne tendent pas vers l'infini.

En eflel, un des T est donné par l'équation

où les A sonl des fonctions holomorphes de diverses puissances de t dont les exposants ont leurs parties réelles positives. Si To est la valeur de T pour t = o, on aura

(T-T„)'"+B,„.,(T-T„)"'-' + ..,+ B,(T-T„) + no=o,

où les B sonl de même forme que les A.

Soit <''l°'k+'f'K) celle des puissances de t qui entre dans le développement de B,„K et dont la partie réelle est la plus petite. Si tous les % sonl plus grands que I, tend vers zéro quand t tend vers zéro; or on peut toujours supposer que tous les a^ sont plus grands que i , car, si cela n'était pas , on poserait

CXXVIII PROPRIÉTÉS DES FONCTIONS DÉFINIES PAR LES ÉQUATIONS AUX DIFFÉRENCES PARTIELLES.

)> étant un nombre plus grand que tous les -jt. et Ton aurait

OÙ )>aK > I .

Donc on peut toujours supposer que pour tout / ^ o on a

dT

—r- = o, dt

et par conséquent

dz dx^ dx^ dxn

"dt ^ 'dt ^ ~dt ~dt~'°' C.Q.F.D.

Cela posé, soient ï, une valeur quelconque de /; -i, Xfi, x.,:,, . . ., .r„| les valeurs correspondantes de z et des x ; on aura

■-jy'{

dx, dx- dx^

Cette intégrale existe, puisque les quantités sous le signe /"restent finies. Or on peut prendre /| assez petit pour que />,, p.. . . .^ pn soient aussi voisins qu'on voudra dey;, o, />2.o, • • • » /'« o- Donc

-i--o=f /" rf;-^' j (/>,,o-+-E, )+...+ ( I" rf^-^ j(/;„,o+£«),

les modules des e étant aussi petits que l'on voudra, c'est-à-dire

DEUXIÈME CAS

p., , |j..2, . . . , tjL„| ne sont pas nuls à la fois, ([ji.„ =: o).

Dans ce cas, les équations (38) démontrent que les T s'annulent, et par conséquent aussi z^ les x et les/». Je dis que l'on a en même temps

dz dz dz

r/xi f/ar. " ' ' dx^

Pour cela, il faut faire voir que, quels que soient les n — \ premiers [x, on peut prendre [i.„ assez petit pour que

où mod. Çi <; E|, mod. ^^ <[ Eo, . . . , mod. ç„ <^ e„, e,, Eo) •••)£« étant aussi

PROPRIÉTÉS DES FONCTIONS DÉFINIES PAR I.ES ÉQUATIONS AUX DIFFERENCES PA11TIEI.I.ES. CXXIX

petits ([lie l'on veut. Or on a

Z"^'" , I dz dx, dz rf.r, dz dx„\

J^^ ' \dx^ d\Xn dx« d\i.,i dx„ d\x„ j

ou, puisque, toutes les fois que [j.„(i,

dz dz dz

d'où

z = / dx„ y i>i

Or, on aura pu prendre ;j.„ „ assez petit pour (jue, v.„ variant depuis zéro jusqu'à ;j.„ 0 (de manière que son point représentatif décrive une lit;ne droite), (Ml ait

Dans ce cas, on aura

/• r'"" ax ,

j d'j.„p,— — =t,x, f morl. ', < £, ),

d'où

; = Si;,a:,. c. Q. F. I).

TROISIÈMIÎ CAS.

|J.| = ji, = . . . = ;j.„, = o, |J.„ "■ 30.

En ce cas, les T sont nuls, ainsi que les x, ; et les />; je dis que

dz dz dz

■ dxy dxn dx,i

En effcl, il suffit de faire la substitution (3g) pour être ramené au cas jirécédenl.

Remarque. — La démonstration précédente (deuxième cas) suppose que -7—^. — — -, ■■■■ -j-^ sont finis. Or on peut toujours le supposer, ainsi qu'on l'a vu pour le premier cas.

( *) Voir la ceniarque au bas île la page.

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