CHAPITRE III
DISTRIBUTION DES POIINTS SI.Ndn.llliS.
THÉoniiME II. — Tout sj-sirme de caraclérislit/iics admet des points singuliers.
Première hypothèse. — Les courbes
se coupent en des points non situés sur l'équaleur.
Dans ce cas, ces points d'intersection sont évidemment des points singuliers.
Deuxième hypothèse. — Les courbes
se ((iMiiciil en nu jioiul situé sur Féqualeur.
Su|)posons que ce poinl ne snil ])as sur le grand cercle
nous pf)serons
et, si ni est le degré lie relui des deu\ polynômes X cl Y dont le degré est le plus élevé, nous poserons
(.'éfpialum difrércnlicllc ilcvicnl alcii'S
dz (Il .. JY;" V,-/N,'
MÉMOini-: Sl'R LES COURBES nÉl'lMKS TAK l NE ÉQUATION DIFFERENTIELLE. ^I
pour < ^ a, 3 = o, on a, par hypothèse,
et par conséquent
3X1 = 0, Y, — rX, = o,
c'esl-à-dirc que le point
est un point singulier de l'équation proposée.
Troisième liypol lièse. — Les courbes X ^ o, Y = o ne se coupent en aucun
|ioinl. I<e def;ré de \ esl |)lus i;rand (pic celui de Y. Dans ce cas, lun au moins
des deux pojvniinics \ et ^ est de dcj;n- pair. De plus ^ , c>l divisililc par ;, de
sorte que
Or il est clair que pour
on a
sX, = 3Y.J — /X,= o,
et que par conséquent le point
est un point singulier.
Quatrième hypothèse. — Les courbes X = o, Y = o ne se coupent en aucun point. Le degré de X est inférieur à celui de Y. Dans ce cas on poserait
et, en raisonnant comme dans le cas précédent, on ferait voir que
j = < = o est un point singulier.
Cinquième hypothèse. — Les courbes X ^ o, Y z= o ne se coupent en aucun
point. Le degré de X et de Y est le même.
Si, de plus, Xa et Yo sont les termes du degré le plus élevé de X et Y, on
n'a pas identiquement
arYj — ^Xj = o.
Dans ce cas, le degré de X et de Y étant m, et nécessairement pair, la fonction xY, — jXo est homogène en x et r et de degré m + i, et par conséquent de degré impair.
MKMOinlî SIR I.KS COI HIIKS DKFINIES PAR IMC KOIATION DIFFICRRNTIIÎLLE.
Elle s'aniuilf dom-, soit pourj; = o, soil pourmie certaine valeur finie de — Si elle s'annule pour une eertaine valeur a de — > on aura à la fois pour
juand on aura posé
e'est-à-dire (pie le |)oinl
/ = a, ^ = o, i X| = Yi — /X] = o
sera un point singulier.
Si la fonrlion ,rY.j — jK-^2 s'annule pour :c == o, on posera
et l'on verra, comme précédemment, que le point
est un |)oinl sini;ulier.
Sixirme liypollièse. — Les courbes X et Y ne se coupent en aucun point. Le degré de X est le même que celui de \ ; si, de plus, Xo et Yo sont les termes du degré le plus élevé de X et de Y, on a identiquement