‹ Œuvres de J. DelilleChapitre 326 sur 413 · REMARQUES DU LIVRE II · texte numérisé non relu

REMARQUES DU LIVRE II

approuver égaleraent l'endroit où Miltoo peint tous ces esprits infernaux, que leur palais n'eût pu contenir dans leur état ordinaire, rapetisses à la voix de Satan, et changés tout-i-coup en nains et en pvgmécs. Cette fiction , peu héroïque , ressemble trop aux aimables extravagances de l'Arioste , mais elle se termine par une comparaison ingénieuse et pleine de poésie. Enfin, ce chant, malgré ses défauts, est regardé avec raison comme un des plus beaux de l'ouvrage : on ne peut rien ajouter, ni à l'éloquence des discours, ni à la magnificence des descriptions ; on y trouve déjà établie avec un art admirable la vraisemblance d'une guerre invraisemblable entre un Dieu vainqueur et des 'anges vaincus.

Les plus gracdes difficultés que le traducteur ait eues à vaincre se trouvent sans contredit dans l'énumération des anges rebelles, et dans les détails géographiques des lieux différents où ils ont été l'objet d'un culte idolâtre. Le traducteur a mis dans ce passage la plus scrupuleuse fidélité, et ne s'est pas permis de retrancher aucun des noms de lieux ou de villes qui se trouvent dans l'original : aussi ce morceau est un de ceux qui ont été le plus goûtés par les personnes des deux nations qu'il a consultées dans l'exécution de cet ouvrage.

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