LIVRE III
PAG. 33o, COL. I, VERS ir.
Osons à notre tour, par des sentiers nouveaux. Dans les champs de la gloire atteindre nos rivaux.
Sur les portes je peins les exploits de César :
Là, deux peuples divers deux fois suivent son char.
Pour graver sa défaite et tracer notre gloire,
L'Indien me fournit son or et son ivoire.
Ici j'offre l'Asie embrassant nos genoux.
Le Parthe combattant et fuyant devant nous :
Plus loin mugit le Nil qu'ensanglante Bellone,
Et l'airain des vaisseaux se transforme en colonne.
Au milieu je ranime
PAG. 335, COL. 2, VERS i5.
Si leur riche toison fait la pourpre des rois. Sa parure est utile, au lieu d'être éclatante : Le nocher sur les eaux, le soldat sous la tente. Opposent sa dépouille aux rigueurs des frimas. Ses enfants sont nombreux
Le jour au fond des bois, sur la cime des monts. Elle broute la ronce, elle vit de buissons; Et le soir, sous son toit, qu'elle sait reconnoître. Rentre avec sa famille, et vient nourrir son maître. Nourris-la donc toi-même au milieu des hivers. Et tiens sa maison chaude ...
VARIANTES DU LIVRE IV
C'est là que ces mortels, près de leurs noirs foyers, Où brûlent des ormeaux et des chênes entiers, Aussi grossiers que l'ours qui fournit leur parure, Dans un morne loisir coulent leur vie obscure; Passent au jeu les nuits, et, bravant les hivers, u Boivent un jus piquant, nectar de ces déserts.
En des flots de nectar il transforme ces eaux. PAG. 333, COL. 2, VERS 9.
Mais non, pères, eufants, tout périt sans ressource.
L'émail d'un vert gazon, l'asile d'un bois sombre.
Dans leurs regards est peinte une morne tristesse ; Leur flanc est décharné, leur pas se ralentit; Et, penché mollement, leur front s'appesantit.