‹ Œuvres de J.-L. de Guez, sieur de Balzac (volume 2)Chapitre 56 sur 90 · A MONSEIGNEVR LE CARDINAL DE LA VALETTE · texte numérisé non relu

A MONSEIGNEVR LE CARDINAL DE LA VALETTE

General des Années dn Rov en Italie.

MONSEIGNEVR

Quoy que je sois le plus inutile serviteur que vous ayez, et que de vous le dire, ce ne soit point vne Nouvelle qui mérite de passer les Alpes ; Neantmoins, puisque le zèle donne du courage à Fimpuissance, et de la valeur aux cho* ses viles, je me hazarde encore de parler à vous, et de vous faire souvenir dVne vieille passion, que je conserve tousjours en mon ame, et qui vous a tousjours pour objet.

Autant qu'il y a d'Hommes dans le Monde, autant à présent, ou peu s'en faut, il y a des Spectateurs qui vous considèrent. Au moins, Monseigneur, vous ^stes regardé de tous les yeux du Monde Chrestien. Et si c'est apparemment en Italie, où le commun Ennemy va faire ses grands et ses ex-

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tresmes efforts, vous ne cloutez pas que vous n'ayez entre vos mains les espérances de plusieurs Princes, et le destin d'vne infinité de Peuples.

le suis attentif, aussi bien qu'eux, à la conclusion de cette fatale Année, et nous tournons nos vœux et nos souhaits du mesme coslé. Mais de vous souhaiter autre chose que des forces, qui soient proportionnées à la Puissance qui vous attaque, ce seroit ignorer que la Nature et TArt vous ont donné tout le reste, et qu'ayant heureusement adjousté TExercice à Tlntelligence, rien ne sçauroit manquer à vostre Travail, si vous ne manquez d'instrumens pour y employer.

Ce sont, Monseigneur, des moyens humains, qui sont entièrement nécessaires aux entreprises humaines, et desquels les seuls Faiseurs de Miracles se peuvent passer. Sans ces moyens la Valeur débile et impuissante commence seulement les Sièges, et menace les Ennemis. Sans eux on peut faire des Duels, mais non pas des Guerres ; et avec eux vous en pouvez achever vne, dont le succez estonnera la Postérité, et asseurera le repos de nostre Siècle.

Cela encore ne suffit pas, et j'oubliois vn mot qu'il faut adjouster. Outre que l'Argent, les Officiers, les Soldats et les Canons ont leur part en ces choses esclatantes et publiques, il est nécessaire, Monseigneur, que la Fortune s'en mesle ; qui est vne puissante Cause, mais vne Cause estrangere, absolument libre, tout à fait indépendante, et dont les effets sont tellement séparez de l'Homme, que souvent il n'y contribue pas mesme sa présence et son tesmoignage. S'il n'y a pas moyen d'estre aimé et favorisé d'elle, il faut pour le moins n'en estre pas haï ny persécuté.

• De toutes ces pièces jointes ensemble se forme la haute réputation, et naissent les grands evenemens. Les actions qui font le plus de brui^t dans l'Histoire, ont eu besoin de toutes ces aydes pour estre conduites à leur fin : Et si le Ciel et la Terre ne les refusent à vos armes, vous aurez vn

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jour rang parmy les Pères de la Patrie, les Libérateurs des Nations^ les Vengeurs des Princesses opprimées et des Princes Orfelins. Vne vertu semblable à la leur, et secondée de la mesme sorte, produira de semblables actions. La France les appellera sa gloire, et Tltalie son salut. La renommée les chantera, et moy, Monseigneur, je les escriray.

Trouvez bon cependant, s*il vous plaist, que je vous regarde aujourd*buy par vn endroit moins exposé à la veue du Monde, et que remettant à vne autre fois ces Actions pleines de lumières, j'en considère vne plus obscure à la vérité, mais que vous venez de faire sans le secours de personne, et qui estant le pur ouvrage de vostre raison, ne çauroit estre attribuée à vostre Fortune. C'a esté au contraire cette infidèle Fortune, à laquelle il a fallu tenir teste; et qui ayant choisi dedans et dehors le Royaume, les malheurs qui vous dévoient estre les plus sensibles, vous a fourny matière d'affliction pour plusieurs années, mais n'a pu vous faire perdre vne heure de ce que vous devez à vostre Charge.

L'Armée n'en a pas marché plus lentement ny plus en desordre; les Ordres de la guerre n'en ont esté baillez ny moins bien, ny moins à temps. On n'a point remarqué d'intervalle, dont le Party contraire eust pu profiter, quand il eusl esté adverty de toul. Vn feu égal a tousjours donné chaleur aux affaires; et les mesmes yeux au mesme instant se sont acquittez d'vn devoir par leurs Larmes, et des autres par leur Vigilance.

De cette sorte, Monseigneur, les Sages vaillans supportent les pertes, et le deuil qu'ils prennent est funeste quelquefois ù FEnnemy. Ils piquent et animent leur propre douleur contre la résistance qui leur est faite, et ne permettent pas qu'vne passion lasche et paresseuse, comme la tristesse, gagne quelque chose sur la vigueur et sur l'activité de leur ame.

Les maux domestiques peuvent estre insupportables à ce-

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luy qui est tout enfermé en soy-mesme, et qui ne connoist point d'autre Monde que sa maison : Hais de là il s'ensuit qu'ils doivent toucher moins vivement celuy qui s'espand en beaucoup d'endroits, et qui donne au Public ses premières et ses plus importantes pensées. Vous estes, Monseigneur, en cet estatrlà. Il n'y a plus pour vous d'interest particulier, plus de considération de Famille, plus d'infirmité de Nature. L'amour de la Patrie ne veut pas des hommes partagez. Elle demande les âmes toutes entières. Âujourd'huy principalement qu'vne petite Distraction pourroit reculer vne grande Affaire, et que les besoins de TEstat sont si prèssans, qu'on le dessert pour peu qu'on s'amuse en le servant.

Mais quand il y auroit du temps pour tout, quand il faudroit que cette Affection principale laissast quelque place au-dessous d'elle aux Affections inférieures, vous avez bien monstre que vous sçaviez les empescher de rompre leur rang et de donner de la peine à la Raison. Vous sçavez les tenir. Monseigneur, où elles peuvent demeurer sans incommoder la souveraine partie de l'ame ; cette partie d'où sortent les conseils et les entreprises ; qui délibère, qui ordonne et qui conduit.

Vne si haute Région doit estre pure de toutes les vapeurs du bas Monde, et jouir d'vne perpétuelle sérénité. Le trou* ble et le desordre sont pour les moyennes élévations, et pour les hommes ordinaires. Mais quelle apparence de voir des brouillars et de la pluye au dessus des nues? De voir des Héros cachez dans la foule du menu Peuple; des Héros infirmes et misérables ; qui crient encore à présent et se tourmentent dans les Tragédies d'Euripide et de Sophocle^ qui remplissent les Théâtres de leurs longs et importuns gemissemens, qui ayant eu plus de fougue que de fermeté, sont tombez en des foiblesses, qui ont deshonoré leur affliction! Ils enervoient et effeminoieni la douleur, au lieu de Taguerrir et d'en tirer du service, comme vous faites en cette occa-

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sion : El par là, Monseigneur, vous faites bien voir la différence quHl y a entre la Vertu sauvage, et la Vertu cultivée ; entre les forces aveugles de la Nature, et l'adresse advisée de la bonne Institution.

Il n'est pas certes peu vtile, pour la Campagne mesme et pour les Armées, d'avoir fréquenté le Lycée ou l'Académie, d'estudier quelquefois sa vie, et de méditer ses actions; d'apprendre à tempérer le feu par le flegme, et Timpetuosité par la discipline. Il est nécessaire, si on veut aller plus loin que la Vertu de son siècle, de travailler après les idées rares et parfaites ; de se former sur les grands et anciens Originaux.

C'est ce que vous pratiquez, Monseigneur, admirablement. La connoissance des choses passées, que vous vous estes acquise, n'est pas vne spéculation creuse, qui vous a rempli Tesprit de vaines images. Vous n'avez pas fait de longues et de fréquentes Courses dans l'Antiquité, pour n'en rapporter que les noms des Consuls et des Empereurs, et la façon de leur Robes et de leurs Couronnes. Vostre dessein n'a pas esté d'enrichir vostre Mémoire en ce pays-là ; vous y avez voulu munir vostre Cœur. Et ce n'est pas pour alléguer seulement de beaux exemples, que vous vous souvenez de ce Romain, qui estant entré au Sénat le jour de la mort do son Fils vnique, dit « Qu'il sçavoil bien que la pluspart des « Affligez ne pouvoient souffrir ny la lumière du jour ny la (( présence des hommes. Qu'en cela il ne vouloit point les a accuser de foiblesse, mais que pour luy il clierehoit de (( fortes consolations entre les bras et dans le sein de la Be- « publique. »

le n'ay garde, Monseigneur, de vous proposer cette sorte de Consolation, comme vne chose qui vous soit nouvelle, et beaucoup moins de me mesler de faire moy-mesme le Consolateur, le ne présume pas assez d'vn Art mal appris, et sçay trop le respect que je dois à vne Sagesse confirmée.

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Mais véritablement j'ay pensé que je pouvois vous remettre devant les yeux ce que vous avez leu autrefois de vostre vertu en la personne dVn autre. Et j'ay pensé encore, que vous ne pouviez trouver mauvais qu'on eust dit de vous par avance, en la langue de la Majesté de TEmpire : Hvmg

CASVM NEQVE VT PLEAIQVE FORTIVM VIRORVM, AMBITIOSE ; NEQVË PEA LAMENTA AG MŒBOREH, MVLIEBRITER TVLIT ; SED Uf LVGTV BEL- LVM INTER REMEDIA ERAT.

Voilà, Monseigneur, comme se purgeoient les Romains, quand ils avoient quelque desplaisir qui leur pesoit sur le cœur; Voilà leurs Remèdes contre la Tristesse; qui sont efficaces et pujssans, qui estoient propres à leur ferme et robuste constitution. Les Grecs en ont cherché de plus délicats et de plus subtils ; Et sans parler de la Musique et des Vers, qu'ils ont souvent employez avec suécez en de pareilles maladies de Tame, il y avoit parmy eux de pleines boutiques de persuasion ; Il y avoit à Athènes des Magazins de Philosophie et de Rhétorique, c'est à dire de bon sens, rafiné et doré par le discours.

Les Barbares ont aussi voulu se consoler. Mais estant plus faits de corps que d'esprit, leurs consolations ont esté plus matérielles et plus grossières. Apres avoir hurlé long-temps, et s'estre arraché les cheveux et déchiré le visage, se lassant enfin de TAffliction, ils se sont advisez de la noyer dans le vin, et de choisir la bonne chère pour le dernier charme de la mauvaise fortune. C*estoit en effet vne espèce de charme et de sortilège, qui couvroit vn mal par vn autre, et adjoustoit la perte de la raison à celle du Frère ou de TAmy.

Toutefois vous m'advotierez, Monseigneur, qu'il y avoit encore plus d'innocence en ce remède barbare, qu'en celuy que pratiqua Tennemy et le Victorieux des Barbares. Cet homme, qui vouloit traiter d'égal avec Dieu, et ne pou voit reconnoître de Supérieur en ce Monde ny en Tautre, se figurant que le Ciel estoit autheur d'vne perte qu'il avoit

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faite, se résolut d'en tirer raison. Il offensa poar cet effet toute la Religion de son pays. Il dit des injures à toutes les Divinitez de œ tenips-là, et fit renverser leurs Autels et leurs Simulacres. Hais il s'en prit particulièrement à Esculape, comme à Tinvenleur de la Médecine, et commanda qu'on mist le feu à son Temple, parce qu'il avoît laissé mourir la personne qui luy estoit ohere. H s'imagina ce prince superbe, que sa douleur trouveroit quelque satisfaction en vne si extraordinaire vengeance, et qu'Alexandre se devoit consoler de cette façon.

Vous et les Romains l'entendez bien mieux ; Et tuy-mesme connut bien-tost qu'il n'y avoit rien à gagner contre le Ciel. Car après toutes ces extravagailtes Consolations, il revint à vostre Remède, Monseigneur, et s'en alla à la guerre contre les Cosseïens, qui fut'appellée le Sacrifice des funérailles d'Ephestion. Mais il n'essaya qu'à l'extrémité ce que vous avez esprouvé d'abord ; et son chagrin ne se mit au terme de la raison qu'après avoir fait plusieurs folies.

11 faut donc dire à sa honte et à vostre gloire, que vous n'attendez pas, comme luy, le bienfait du temps, et la fin ou la diminution d'vn accez, dont le commencement se peut empescher. Il faut dire que vous estes Sage du premier coup, et sans tant marchander alentour de la Vertu ; que jamais homme n'a moins délibéré que vous à se bien résoudre, ny n'a sceû mieux vser des Maux qui arrivent en cette vie. Il faut à l'advenir vous alléguer aux Héros qui voudroit languir dans l'affliction, ou la porter hors des bornes de la bienséance, afin qu'ils voyent que quelqu'vn a pu agir en souffrant, et a souffert avec dignité. Il faut conclure par vostre exemple, qu'il n'est rien de si souverain contre les Passions molles et oysives, que l'exercice des vertus viriles et laborieuses ; et que les personnes bien occupées n'ont loysir, ny d'estre malades, ny d'estre tristes, ny de faire des plaintes, ny d'esGouter des consolateurs*

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Que la Fortune, Monseigneur, se rende encore plus ingénieuse et plus sçavante qu'elle n'est à faire du mal, afin de vous rendre malheureux, elle se retirera avec deshonneur de devant vostre Vertu, et ne forcera point les retranchemens où vous Tavez mise. Qu'elle vous apporte tous les jours vne mauvaise nouvelle, elle vous trouvera tousjours prest à vous consoler dans vne bonne action. Qu'elle heurte vostre vaisseau par tous les endroits et le couvre de toutes les vagues, elle ne vous empeschera pas de tenir pour cela le gouvernail droit.

le parle hardiment dVne ame, dont je connois il y a longtemps la solidité. L'obstination de cette violente Fortune, qui esbranleroit la constance dVn vieux Romain, se brisera sans doute contre la vostre. Mille malices de sa façon ne seront pas capables d'eslever en vostre esprit vn mouvement d'impatience, ou vn commencement de murmure. Qu'a-felle gagné jusques à présent? Elle ne sçauroit vous reprocher. Monseigneur, le moindre péché d'omission, soit contre la Patrie, soit contre la Parenté. Et quelque dangereux choix qu'elle semble vous présenter, en vous monstrant dVn costé vn Père qui vous envoyé des soupirs, et de l'autre vn Roy qui vous fait des commandemens, je la défie de me dire ce que vous oubliez en cette rencontre, pour vous acquitter de l'vne et de l'autre obligation : pour satisfaire à la première et à la seconde pieté, que la Nature exige de vous.

Vous serez donc tous deux, si elle ne cesse, vn continuel Spectacle à toute la Terre ; et on ne vous regardera pas moins sur le Théâtre, Vous et la Fortune, que Vous et les Espagnols. Elle suivra sa coustume, Monseigneur, et vous la vostre ; Elle fera ses Desordres ordinaires, et vous ferez vostre Devoir comme auparavant.

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Ce discours fust envoyé en Piémont à Monseigneur le Cardinal de la Valette, et receû de iuy avec de grands tesmoignages de bonté. Immédiatement après Tavoir leu, il demanda vne plume el du papier, et me fit Thonneur de m'escrire vne lettre tres-obligeante, mais de plus, tresjudicieuse, et du stile d'vne aroe bien préparée à toute sorte d'événement. Fy remarquay je ne sçay quelle discipline, adjoustée à sa première force, et certains termes qui venbient dVn cœur exercé, et dVne habitude de fermeté contre les disgrâces, acquise par plusieurs résistances de la Raison. Ç*a esté, à mon advis, vne des dernières lettres. qu'il ait escrites, estant tombé malade peu de jours après, de la fièvre qui nous le ravit, et qui par la mort Iuy donna le repos, qu'il n avoit jamais pu avoir en sa vie.

Son Eloge se verra ailleurs qu'icy, et peut-estre en plus d'vne langue, car il a fait du bien à des personnes reconnoissantes, qui en entendent plusieurs et qui savent heureusement s'en servir. On peut dire cependant, sans embellir son Histoire, qu'il a fmy avec honneur dans le service et dans l'action ; et qu'ayant égalémenl reiissi à la Cour et à l'Armée, il mérita d'estre pleuré de Tvne et de l'autre. 11 a laissé vne réputation pure et entière : Mais s'il eust vescu davantage et sans malheur, elle eust esté aussi grande qu'elle a esté bonne. Il suffit neantmoins pour sa gloire, qu'il ait esté estimé de celuy qui a le droit de juger, et qui met le prix à la Vertu. le parle de ce grand Roy, regardé avec admiration des autres Roys, et qui préside aux affaires de l'Europe avec tant de bonne conduite de son costé et tant de bon succez de la part du Ciel. 11 crût en cette occasion avoir subjet de regretter vn Serviteur sans reproche; et quoy qu'il trouve toutes choses dans luy-mesme, il advoiia qu'il trouvoit à dire quelque chose, et qu'il avoit fait vne perte. On m'a asseuré que quand la nouvelle Iuy en fut portée, il dit de Iuy cinq ou six paroles considérables, qui feroient de

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rhonneur à sa mémoire, si nous les avions, et auxquelles il n'y auroit rien à adjouster, pour la félicité qu vn homme peut recevoir en ce Monde, lorsqu'il n'y est plus.

Voicy quelques larmes, qu'vne Muse Latine de ma con noissance a versées sur son Tombeau, et que je donne au Public, en attendant Ja pompe funèbre à laquelle il y a de Tapparence que les autres Muses auront travaillé.

Quem formosa procul Rheno, Sabique serentem Lilia sublimi nuper Victoria curru Vexerai, et summas venienti straverat Alpes, Exiguo tegitur Magnus Valeta sepulchro.

Sed late spirant cinercs ; fatoqae superstes Spargit odoralam Tirtutum gloria famam, Stal super, ardentique micans Sapientia cocco, Lacrymal, et mixto Tumulum perfunditamomo. Serta parant Busto Charités, Manesque beatos, Ossaque securis onerant illustria palmis : Dum generis ramos veleres titulosquc palcmi, Fuxaeosque Atavos, Staricœque insignia Genlis, Et nunquam inoritura brevis Miracula ritœ, Ferali memores incidunt marmore Musœ, Et mutœ cilharas Tumulo, calamosquc reponiint.

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DISCOVRS HVICTIESME.

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