‹ Œuvres de J.-L. de Guez, sieur de BalzacChapitre 39 sur 89 · CHAPITRE YIÏ · texte numérisé non relu

CHAPITRE YIÏ

Vostre invention de mettre la Goutte au nombre des peines des damnez, est très-belle et tres-digne de vous, et le sedet , xtermmque sedebit infœlix Nancelus est bien mieux appliqué, qu'il n'a esté dit la première fois. Pour moy je ne suis pas si malheureux, ny si attaché à ma chaise, que ce pauvre Thésée de Touraine. le suis pourtant quelque chose de bien extraordinaire, et qui fait que je ne vous ose dire rien de ma santé, ny de ma maladie. Ce sera du petit Ambassadeur qui n'est pas mal-habile Historien, de qui vous sçaurez les choses estranges qu'il a veuës ioy de l'vn et de l'autre. Il vous dira que ma vie est partagée entre le bien et le mal; que je meurs la nuict, et que je resuscite le matin; que je jeusne, et que je mange trop; que je monte en carrosse toutes les apresdisnées, et que je me mets aussi au lict toutes les apresdisnées, etc.

Quid hoc monetri est mavissime ***, consulendi sunt Augures, Aruspices, aut Apollo etiam Pythius : le veux dire encore vne fois mon Monsieur de Lorme, ou vostre Monsieur le Goust. Quand vous verrez celuy-cv, demandez luy de ma part sa Traduction de l'Enéide de Virgile en Limousin, et les Commentaires qu'il a faits en la mesme langue sur les Grenouilles d'Aristophane. Monsieur de la Thibaudiere m'a juré qu'il avoit veû l'vne et l'autre Pièce. Sed satis est inep-

tiarum, pour vn homme qui s'est plaint, il y a tantost vu Livre, qu'il n'avoit point son Totila ;

, Et sapiens iinein imponit vel rébus honestis.

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