CHAPITRE IV
yuoy que die nostre vieux *** avec lequel vous passez de si bonnes heures, depuis que vous êtes à Paris, ny Monsieur du Plessis, ny Monsieur du Vair ne sont pas deux Àutheurs fort réguliers. C'est vn vice de leur siècle, et non pas le leur; car d'ailleurs ils valent infiiiiment Pvn et l'autre. Sans les chicaner, on peut les reprendre en vne infinité d'endroits, soit pour les mots, soit pour les locutions : Et j'ay veû vn Grammairien à la Cour, qui disoit de leurs Livres ce que les Romains disoient de l'Afrique, que c'estoit pourluy vne moisson de triomphes.
Vous ne devez pas vous estonner des migraines dyesprit, que vous avez veuës dans Ip Discours de la Vie et de la
Mort, composé par Monsieur du Plessis. Ce n'est pas la plus audacieuse de ses figures, et nous esplucherons celle-là et les autres, en temps et lieu. Cependant puisque les migraines figurées me font souvenir d'une véritable migraine, dans laquelle Monsieur de Racan fit, il y a quelque temps, les plus belles Stances qu'il fit jamais, je pense que vous ne serez pas fascbé de voir ce que je luy en escrivis. lia chose me plaist, à ne vous en pas mentir, et peut-estre qu'elle ne vous desplaira pas.