‹ Œuvres de J. RacineChapitre 101 sur 222 · Voyez ci-detêos, p. aoi, la note 7 de la lettre · texte numérisé non relu

Voyez ci-detêos, p. aoi, la note 7 de la lettre

6. Quetnel. Vojez ci-destos, p. igS, la note 5 de la lettre iSg.

7. Vojez ci-deMos, p. 177, la note 3 de la lettre i5i. Il j a été dit que le contin de Jean-Baptiste Racine qui fut présenté et re* comoiandé k du Fresnoy pour entrer dans ses bureaux éuit le jewie de Romanet.

J. RacuiU va 14

aïo LETTRES.

,698 ^® ^ ramener; mais il me fut impossible de lui persuader de revenir. Elle prétend avoir tout de bon renoncé au monde ; et que si on ne reçoit personne à Port- Royal, elle s'ira réfugier aux Girmélites, ou dans un autre couvent si les Girmélites ne veulent point d'elle. Tout ce que je puis vous dire, c'est qu'on est trèscontent d'elle à Port-Royal, et j'en revins très-content et très-édifié moi-même. Elle me demanda fort de vos nouvelles, et me dit qu'on avoit bien prié Dieu pour vous dans la maison. Adieu : votre mère vous salue.

Suscription : A Monsieur Monsieur Racine, gentilhomme ordinaire du Roi, chez Monsieur l'ambassadeur de France, à la Haye. (Cachet rouge, au cygne.)

l65. DE EAGIKE A JEAlf-BAPTISTE EAGUfE^

A Paris, le 27. février [1698].

Je n'écris point à Monsieur l'Ambassadeur par cet ordinaire, parce que je lui écrirai plus au long et plus sûrement par M. Pierret, qui part après-demain pour l'aller trouver. Cependant vous lui direz une chose, qu'il sait peut-être déjà, c'est que le Roi a enfin récompensé les plénipotentiaires*, que tout le monde regardoît prcs-

Lettbx i65. ->- I. Revue sur l'autographe, consenrë à la Bibliothèque impëriale.

a. Les plénipotentiaires qui avaient signe la paix de Rjsvfick, et qui étaient MM. de Harlaj, de Crécy et de Callières. On peut rapprocher de ce que Racine dit ici les témoignages suivants da Journal de Dangtau : « Samedi 11 [février 1698]. Le Roi donne t M. de Harlay, qui étoit plénipotentiaire à Rjswick, cinq mille francs de pension ; il en avoit déjà cinq, ainsi il en aura dix. — Dimanche a 3. Le Roi donna à M. de Calières, un de ses plénipo-

LETTRES. au

que comme des gens disgraciés. Il a donné la charge de ^^ g secrétaire du cabinet à M. de Callières, à condition que H. de Callières donnera sur cette charge cinquante mille francs à M. de Cressy, et quinze mille à Fabbé Morel. Ce sont soixante et cinq mille livres dont le Roi dcnme un brevet de retenue à M. de Callières. Sa Majesté donne encore à M. de Cressy, pour son fils, la chaige de gentilhomme ordinaire, vacante par la mort du pauvre M. Corneille*, et donne à M. de Harlay cinq mille livres de rente, au denier dix-huit, sur rH6tel de Tille. Voilà toutes les nouvelles de la cour. M. de Ca- Toje eut encore hier quelque ressentiment de son mal; mais cela n*a pas eu de suite, et il espère être en état d*aller i Versailles un peu après Pâques. Il n'a pourtant prâit trop d'empressement d*y retourner, et il se gouvernera selon Tétat où il trouvera sa santé. Nous nous plaignons tous les jours ensemble de ce que M. de Bonrepaux n'est point ici, et il y a mille occasions où nous serions bien heureux si nous pouvions nous entretenir avec lui.

Pai donné à M. Pierret pour vous onze louis d'or et demi vieux, faisant cent quarante livres dix-sept sous, et je les lui ai donnés, parce qu'il m'a dit qu'il n'y avoit rien

tendaîret èi Rjswick, et le premier par qui les négociations de la piix ont commence, la charge de secnkaire du cabinet, qui vaquoit depuis longtemps par la mort de M. BergeTet. Sur cette charge, M. de Calières donnera cinquante mille livres à M. de Crécy, et qoinze mille lirret èi Tabbë Morel, qui lui ëtoient dues par feu ÎL Bergeret; et le Roi donne à M. de Calières un breret de retenue àt Tingt mille ^cus. Outre les cinquAnte mille livres que le Roi frit donner à M. de Crécj, son plénipotentiaire a Ryswick, il lui donne one charge de gentilhomnie ordinaire de sa maison pour •OQ fils, qoi est encore fort jeune. » Voyez aussi la Gaettê du I* mars 1698.

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